Saint-Quentin : les nouveaux animaux du parc d’Isle divisent

Saint-Quentin : les nouveaux animaux du parc d’Isle divisent

Messagepar Philippe » Dimanche 09 Octobre 2016 5:29

Les travaux de nouveaux espaces pour accueillir perroquets, chameaux ou suricates ont commencé au parc d'Isle, à Saint-Quentin (Aisne). Non sans provoquer le débat en communauté d’agglomération.

Les suricates ou les pandas roux qui investiront prochainement le parc d’Isle n’y sont pour rien. Mais vendredi 7 octobre au soir, alors que les travaux ont commencé, les futurs animaux accueillis dans de nouveaux espaces ont suscité le débat lors du conseil de la Communauté d’agglomération de Saint-Quentin.
En cause, le budget prévisionnel de la première phase d’aménagement du parc, dont le montant s’élève à 3.025.140 € hors taxes. Celle-ci a commencé en septembre et devrait normalement durer trois mois.
« Il s’agit de construire une fermette, mais aussi une volière pour les perroquets et de créer l’île des petits sauvages, où il y aura des suricates, des porcs-épics et des pandas roux », a annoncé Xavier Bertrand, président de l’Agglomération. Des cheminements seront également aménagés pour cette première phase de travaux, qui devrait être subventionnée à 58 %, par la Région (42 %), l’État (15 %) et le Département (1 %). Il resterait donc environ 1,27 million d’euros à la charge de l’Agglomération. Ce qui n’est du goût ni de l’extrême gauche, ni de l’extrême droite.

« Je passe devant les wallabies tous les dimanches, ça ne respire pas la joie de vivre »

« Vous réaménagez une partie du parc, c’est très bien, mais je suis circonspect sur le fait de faire venir des suricates, estime Olivier Tournay (PC). Mettre des animaux dans des enclos, ça me pose un problème philosophique. Je passe devant les wallabies du parc tous les dimanches, et ça ne respire pas la joie de vivre. »
Sylvie Saillard (FN) juge de son côté qu’il y a d’autres priorités. « L’hiver, nous avons la neige, l’été nous avons la plage, il ne manque plus que le zoo, ironise l’élue. Amazon créé 500 emplois à Amiens, pendant qu’à Saint-Quentin nous adoptons des porcs-épics et des suricates pour trois millions d’euros. Nous, nous préférons l’emploi. »

« Je ne compare pas, mais il y a des priorités »

De quoi faire bondir Xavier Bertrand de son siège. « Comparer des demandeurs d’emploi à des animaux, je trouve ça indécent. Vous remarquerez qu’Amazon s’installe à Boves, du bon côté d’Amiens pour nous, vers Saint-Quentin. Les seuls à décider du lieu, ce sont Amazon. Je suis toujours fier de la plage et du village de Noël. L’idée de ce parc animalier, c’est de renforcer l’attractivité du Saint-Quentinois. Nous souhaitions que le parc soit gratuit, car même si l’entrée était à 2€, certaines familles ne pourraient pas les payer. »
Sylvie Saillard, elle, se défend de comparer animaux et demandeurs d’emploi. « Je ne compare pas, mais il y a des priorités. Les trois millions d’euros vont dans le parc plutôt que dans des aides à des entreprises. » Un raisonnement auquel Xavier Bertrand coupe court. « Les sommes dévolues au développement économique sont bien supérieures à ça. Ce n’est pas en caricaturant que l’on se donne une image de sérieux. » Comparer développement économique et animaux peut parfois s’avérer malheureux.


Les animaux au chaud pendant les travaux
Les travaux du parc d’Isle ont commencé en septembre et dureront trois mois. Pendant cette période, de nombreux pensionnaires du parc seront déplacés au calme et ne seront plus visibles, « pour éviter le stress lié aux travaux ». Ce sera le cas pour wallabies, émeus, lamas, moutons, poneys, ânes, chèvres et lapins. Seuls les bœufs Highland cattle et le porc laineux feront de la résistance.
Le public pourra traverser le site via un passage sécurisé pendant les travaux. Cependant, il ne sera pas accessible la semaine du lundi 10 au vendredi 14 octobre inclus.
Pendant ce laps de temps, il sera également impossible d’entrer dans le parc par Rouvroy. Les promenades en poneys sont aussi arrêtées pendant les travaux, alors que le karting à pédale continue.
Source : Le Courrier picard.
Philippe
 
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Messagepar grievous » Dimanche 09 Octobre 2016 14:13

Et ils comptent les trouver où les panda roux???
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Messagepar raphaël » Dimanche 16 Octobre 2016 20:35

Trois millions pour trois enclos à petits mammifères...
Il y a vraiment un problème dans le fonctionnement public.
C'est à peu près trois fois la Grande Volière de Doué.
Les animaux des zoos sont les ambassadeurs de leurs cousins sauvages. (Pierre Gay)
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Messagepar Philippe » Dimanche 08 Janvier 2017 20:36

Saint-Quentin : chameaux et perroquets attendus au parc d’ici avril

Encore un gros mois à patienter avant que les animaux ne regagnent leurs foyers, en attendant que d’autres ne les rejoignent au printemps.

Commencé en octobre dernier, le projet d’aménagement du parc animalier entre dans sa phase terminale. Si le temps le permet, les travaux devraient prendre fin à la mi-février. « Fin février si l’on veut se garder une petite marge de manœuvre », corrige David Lacave, responsable de la Maison de l’Environnement.

Depuis trois mois, les pensionnaires habituels de la fermette du parc d’Isle ont été déplacés pour que débute la première phase des travaux de mutation de la fermette en parc animalier. Une phase dite de « réhabilitation » de bâtiments datant pour la plupart des années 1970. « Les enclos n’étaient plus adaptés ou plus très visibles, confirme David Lacave. Esthétiquement, le cheminement avait perdu de la cohérence. Maintenant, il y aura une harmonie paysagère. »

Une volière de 150 m²

Meilleure visibilité avec la suppression de cloisonnements, parcours plus épuré, nouveaux bardages pour les enclos, mais aussi nouveaux animaux. D’ici trois mois, la volière de 150 m² et de 4 mètres de haut accueillant 9 perroquets (ara Ararauna et ara Macao), et l’enclos des camélidés qui accueillera deux chameaux trôneront autour du pavillon central.

Un nouvel enclos concernant les chèvres a également été conçu pour permettre au public de pouvoir directement être en contact avec les animaux.

Un îlot des petits sauvages en 2018

Cette première phase de travaux n’est pas encore terminée que les esprits sont déjà tournés vers les suivantes. À la fin de cette année, de nouveaux chemins de déambulation dans le parc seront créés. Une phase transitoire avant une nouvelle période de grands travaux en 2018. « Un gros chantier nous attend avec la création de l’îlot des petits sauvages (qui prendra place en face des wallabies) où l’on retrouvera des suricates, un panda roux, un muntjac (espèce de petite antilope), un porc-épic, et un serval (petit félin ressemblant à un lynx). Ces animaux devraient nous rejoindre en 2019 », conclut le responsable.

D’une superficie de deux hectares actuellement, le parc animalier passerait à 3 dans deux ans. Et dispose encore de 3 autres hectares de réserve pour accueillir d’autres pensionnaires par la suite.
Source : L'Aisne nouvelle.
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Messagepar lagirafedu25 » Dimanche 08 Janvier 2017 21:19

Depuis quand le muntjac est une antilope ? :shock:
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Messagepar okapi » Dimanche 08 Janvier 2017 22:43

Et le serval ressemble à un lynx?
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Messagepar Panda21 » Lundi 09 Janvier 2017 13:12

Depuis que les journalistes disent conneries sur conneries donc depuis la nuit des temps
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Messagepar okapi » Lundi 09 Janvier 2017 16:19

Je trouve cette formule lapidaire tout à fait détestable: non, les journalistes n'écrivent pas c. sur c. depuis la nuit des temps! Nous sommes simplement sur un thème tellement spécifique qu'il génère, inévitablement, des glissades et des sorties de route, mais franchement, cela ne "heurte" que nous et je ne crois vraiment pas qu'il soit normal de réduire ainsi un métier complexe et nécessaire.
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Messagepar didier » Lundi 09 Janvier 2017 17:13

Le métier de journaliste consiste à informer, force est de constater que dans le domaine zoologique, la plupart des articles que l'on peut lire dans les grands quotidiens régionaux ou nationaux sont truffés d'âneries, j'imagine que sur d'autres sujets que je maîtrise moins, ça doit être la même chose, un peu gênant quand même ?
En France , la liberté d'expression est un principe intangible, c'est sur cette base que toute personne peut librement émettre une opinion, positive ou négative, sur un sujet mais aussi sur une personne physique ou morale, une institution .
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Messagepar abel » Lundi 09 Janvier 2017 18:12

Je ne suis pas certain que ce soit la même chose sur les autres sujets que l'on maîtrise moins, en tout cas, pas sur tous. Force est de constater que les journalistes spécialisés en zoos ou en animaux ne sont pas légions, au contraire des journalistes spécialisés en politique, en économie, en musique ou en science. J'ajoute que, comme dans tous les métiers, il y a des bons et des mauvais journalistes, ainsi que des bons et des mauvais journaux (sans vouloir offenser L'Aisne nouvelle, que je ne connais pas). Il serait donc préférable de ne pas mettre tout le monde dans le même sac, surtout quand on utilise un terme injurieux de manière laconique :wink: .
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Re: Saint-Quentin : les nouveaux animaux du parc d’Isle divi

Messagepar Philippe » Lundi 09 Janvier 2017 18:20

Okapi et Abel ont parfaitement résumé les choses. Crier haro sur l'ensemble d'une profession indispensable me paraît injuste et injustifiée. Quelle profession peut se targuer d'être irréprochable ? Et celle-ci n'est pas forcément la plus simple à exercer.
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Re: Saint-Quentin : les nouveaux animaux du parc d’Isle divi

Messagepar Philippe » Lundi 09 Janvier 2017 18:40

Durant des décennies, les articles ont été relus avant leur publication par des secrétaires de rédaction (des journalistes à part entière) chargé d'en vérifier le fond et d'en corriger si besoin la forme. Or, dans un nombre toujours croissant de rédactions, ceux-ci ont disparu, sacrifiés sur l'autel des économies budgétaires. Dès lors, la copie des rédacteurs, souvent pressés par leur hiérarchie d'écrire toujours plus et toujours plus vite, est directement publiée ou mise en ligne.
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Re: Saint-Quentin : les nouveaux animaux du parc d’Isle divi

Messagepar okapi » Lundi 09 Janvier 2017 19:26

C'est d'autant plus stupide de stigmatiser les journalistes! Il y a d'innombrables mauvais boulangers, d'exécrables plombiers et tant d'incompétents dans tous les domaines! Ecrire que tous les journalistes écrivent n'importe quoi est aussi bête que de dire que tous les directeurs de zoo sont brillants!
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Re: Saint-Quentin : les nouveaux animaux du parc d’Isle divi

Messagepar AdrieenCottrel » Mercredi 01 Février 2017 18:46

Les animaux du parc d’Isle de Saint-Quentin arriveront au printemps

Le chantier de la fermette a pris du retard en raison de la météo. Les sentiers devraient rouvrir fin février ou début mars. Perroquets, chameaux et alpagas seront installés plus tard.

Il faudra attendre encore quelques semaines et l’arrivée des beaux jours avant de pouvoir profiter de nouveau du parc d’Isle, et plus particulièrement de sa fermette. En raison des conditions météo de ces dernières semaines, les travaux de construction des nouveaux enclos et de la volière ont pris du retard. « Tout devrait être prêt pour la fin février ou le début du mois de mars », estime David Lacave, responsable de la maison de l’environnement. Le chantier aurait dû s’achever au mois de décembre. « Avec le gel, il était impossible de couler du béton pendant une quinzaine de jours. »

Avec la fin des travaux, les usagers du parc pourront enfin emprunter de nouveau les allées se situant dans le secteur des animaux. En ce moment, au péril de ses chaussures, le promeneur doit emprunter un chemin plutôt boueux passant par l’enclos des wallabies et des émeus, absents du parc comme tous les autres animaux, à l’exception du Highland cattle et du porc laineux.

Si les allées seront de nouveau ouvertes au public, il faudra en revanche attendre encore quelques semaines pour rencontrer les nouveaux animaux du parc. Perroquets, alpagas et chameaux doivent s’ajouter aux chèvres, ânes ou Highland cattle déjà pensionnaires du parc. « Il y a une obligation de mise en quarantaine pour les nouveaux animaux, précise David Lacave. Nous devons aussi nous assurer qu’ils soient accueillis dans de bonnes conditions. »

Les animaux exotiques, en revanche, n’arriveront pas tout de suite au sein du parc. « C’est prévu pour 2019 », annonce le responsable de la Maison de l’environnement. Les nouveaux seront regroupés dans « l’Île des Petits Sauvages ». Il s’agira de suricates (des mangoustes vivant en groupe avec un guetteur), de pandas roux, de servals (des félins de petite taille), de porcs-épics et de muntjacs (des petits cerfs). Mais avant cela, le parc devra à nouveau subir des travaux d’importance qui commenceront dès 2018. Afin d’accueillir les nouveaux dans les meilleures conditions.

Source : Courrier Picard
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Re: Saint-Quentin : les nouveaux animaux du parc d’Isle divi

Messagepar Antoine » Dimanche 17 Décembre 2017 16:29

Un dernier pour la route :

Voici le plan de collection proposé en annexe de la demande d'autorisation pour le parc de l'Isle :

Proposition de plan de collection animalier

En vue de sélectionner le plan de collection animalier du Parc d’Isle, il est important de rappeler le positionnement de cet établissement ainsi que la méthodologie de sélection des espèces animales.

1. Contexte et positionnement
Nous avons retenu plusieurs éléments constitutifs du positionnement du parc animalier du Parc d’Isle :
- Offrir un espace de rencontre entre les visiteurs et certaines espèces animales choisies spécifiquement selon un concept biogéographique.
- Assurer un niveau de bien-être maximal pour l’ensemble des animaux présentés et maintenus sur site.
- Développer un projet touristique attractif pour Saint-Quentin et ses environs.
- Développer un outil de travail efficace, optimal et financièrement viable.
- Imaginer et concevoir un produit innovant et différent des autres parcs animaliers de la région tout en s’inscrivant en complémentarité des offres existantes localement.
- Créer une synergie avec les autres projets et activités du Parc d’Isle.
- Développer une importante programmation d’animations pédagogiques pour renouveler constamment l’attractivité et l’intérêt du lieu pour le grand public, offrir des produits originaux ou personnalisés en vue de séduire de nouveaux segments de visiteurs ou faire revenir le public de manière régulière.
- Avoir un positionnement fort face aux différents publics potentiels et en particulier les groupes scolaires et les résidents locaux.
- Créer un parc zoologique où la conservation de la biodiversité d’une part, la pédagogie et l’éducation à la nature d’autre part, ont une place importante. Transmettre ces concepts aux visiteurs de façon ludique et agréable.
- Se baser sur un concept de présentation biogéographique avec plusieurs zones continentales (Afrique, Asie, Amérique du Sud, Australie, etc.).

Un des éléments fondateurs du projet de développement du parc animalier du Parc d’Isle est qu’il ne s’agira pas d’un simple zoo typique offrant la possibilité d’observer des animaux dans des enclos tout au long d’un parcours déterminé. Le lieu, à la fois urbain et parfaitement intégré dans un espace naturel, devra à la fois participer à la création d’une expérience unique pour les visiteurs, en particulier en termes d’immersion et de participation, et aussi offrir un espace de repos au sein duquel ils apprécieront de revenir.
Le positionnement repose sur la mise en scène d’une rencontre active avec des animaux sélectionnés et non sur l’observation passive d’une nature captive.

Nous avons défini plusieurs mots-clés qui définissent le positionnement du projet :
- Bien-être animal : respect des besoins biologiques de chaque espèce présentée et création de conditions de vie les mieux adaptées.
- Animation / Participation / Immersion : chacun des visiteurs est invité à vivre une expérience et une aventure uniques.
- Spectaculaire : dévoiler la présence d’animaux au grand public doit revêtir un caractère spectaculaire afin d’être efficace et d’intéresser plus que les seuls spécialistes ou initiés. Cet aspect est le support principal d’attractivité, mais aussi d’expériences au sein du site.
- Pédagogie : l’éducation et la sensibilisation du public à la nature, à la biologie des espèces et à la conservation de la biodiversité devra être un fil conducteur constant.
- Intégration : mise en valeur du cadre spécifique du Parc d’Isle et bonne intégration dans le milieu environnant.
- Enfants : une des cibles principales est la famille avec enfants. Il est donc prioritaire d’avoir une offre adaptée à la cible des enfants. Plus encore, il est indispensable de positionner le produit animalier pour que celui-ci soit accessible aux enfants, en contenu et physiquement. L’espace sera ainsi conçu pour que chacun, petit ou grand, puisse le découvrir.
- Diversité : proposer des produits répondant à plusieurs logiques, en fonction des segments de clientèle (enfants, adultes, familles, groupes constitués, etc.), des moments de la journée (matin, après-midi, soirée, etc.) et des saisons.
- Émotion : créer des émotions dans les différents registres (physique, imaginaire, esthétique).

- Évolution / Adaptabilité / Réversibilité : le parc animalier et son concept doivent pouvoir évoluer dans le temps et dans ses contenus et son offre d’animation.

2. Méthodologie du choix des espèces animales du plan de collection animalier
De manière constante et générale pour l’ensemble du projet, nous nous assurerons que toutes les espèces choisies, conservées ou sélectionnées pour compléter le plan de collection, bénéficient de conditions de vie captive appropriées et d’un bien-être optimal.

Les espèces à présenter et à valoriser sont ainsi sélectionnées sur :
* leur capacité à porter des messages pédagogiques,
* le besoin de contribution à leur conservation ex et in situ,
*leur attractivité pour le public,
* le besoin en terme de recherche scientifique,

mais aussi :
* leur capacité à offrir des conditions de travail adaptées aux structures, à l’équipe animalière en place et au mode de gestion mis en place par la communauté d'agglomération du Saint-Quentinois,
* le financement nécessaire à leur présentation et à leur entretien, qui devra être en accord avec l’ambition et l’investissement envisagés,
* les opportunités d’innovations et de créativité, que ce soit en termes de pédagogie, de présentation, d’expérience de visite, etc.
* leur capacité à s’intégrer aux installations existantes et à l’ensemble paysager et naturel du Parc d’Isle (densité des groupes, type de structures, etc.).

3. Commentaires généraux quant au plan de collection animalier
Sur la base du projet de collection animale développée par les équipes de la communauté d'agglomération du Saint-Quentinois, nous avons repris les espèces et les espaces sélectionnés et nous les avons confrontés aux positionnements définis et à la méthodologie proposée.
Ainsi, nous avons défini quinze espaces ou enclos déclinés ci-dessous.
Certains de ces espaces correspondent au plan initial, d’autres ont été modifiés ou densifiés. Nous avons également écarté certaines des espèces initialement identifiées. Le but a bien été de vérifier la faisabilité et l’opportunité des propositions initiales, de les compléter et d’en faire de nouvelles sur la base de notre compréhension du projet.
Ainsi, nous suggérons de remplacer l’espace malgache et ses lémuriens, ainsi que la collection de tamarins, par un groupe de saïmiris et/ou un groupe de macaques. Ces deux nouvelles espèces de primates sont plus faciles à maintenir en captivité et offrent une expérience de visite optimale et enrichie, adaptée au Parc d’Isle, tout en optimisant les coûts d’investissement et d’entretien.
Les plaines sud-américaine et asiatique et leurs espèces respectives dont le tapir terrestre et le tapir malais représentent des idées intéressantes. Néanmoins, le tapir terrestre et ses comparses (capybaras, maras, nandous, etc.) sont déjà présentés dans de nombreux zoos, dont ceux d’Amiens, de Lille, etc.
Par ailleurs, le tapir malais n’est pas recommandé à l’échelle européenne par l’EAZA puisque cette espèce fait l’objet d’un programme d’élevage prospère aux États-Unis et qu’il est peu courant en Europe. De plus, c’est une espèce assez délicate et nécessitant des investissements coûteux (bâtiment chauffé avec bassin intérieur, etc.).
L’espace africain a été revu avec quelques propositions de simplifications. Le serval, animal plutôt solitaire et difficile à valoriser en milieu captif, a été remplacé par un petit canidé dans la zone sud-américaine (voir ci-dessous) qui est un support pédagogique intéressant sur de nombreux aspects (vie sociale des carnivores, canidés, niches écologiques, etc.).
Nous rappelons également que la présentation d’oiseaux en enclos ouverts (donc éjointés ou rémigés) est aujourd’hui fortement déconseillée et sera probablement interdite d’ici quelques années.

4. Surfaces approximatives disponibles au sein du Parc d’Isle
Ce schéma permet d’appréhender les surfaces disponibles et ainsi de sélectionner les espèces ou les espaces à développer. Il ne s’agit pas encore d’un plan directeur d’aménagement qui fera l’objet d’un travail ultérieur. Toutes les espèces et espaces proposés ne pourront, à priori, pas être implantés dans les surfaces identifiées, car ils nécessiteraient une emprise plus importante.

Image

Zone Afrique – Plaine africaine
Cobes defassa ou cobes à croissant en cohabitation avec potamochères d'Afrique ; les cobes pourraient être éventuellement remplacés par des nyalas et/ou des sitatungas ; ces deux dernières espèces pourraient également faire l’objet d’un second enclos, distinct de celui des cobes

Nom vernaculaire /Nom scientifique/Statut UICN/Programme élevage
- Cobe defassa/Kobus ellipsiprymnus defassa/Préoccupation mineure
- Cobe à croissant/Kobus ellipsiprymnus ellipsiprymnus/Préoccupation mineure
- Potamochère d'Afrique /Potamochoerus porcus /Préoccupation mineure/EEP ssp. pictus
- Nyala /Tragelaphus angasii/Préoccupation mineure/ ESB
- Sitatunga/Tragelaphus spekii/Préoccupation mineure/ESB ssp. gratus

Surface approximative nécessaire : un ou plusieurs enclos d’une superficie d’au moins 2500 m² chacun
Difficulté technique et investissement : moyen
Commentaires : ces espèces sont plus faciles à maintenir que des zèbres et des oryx, elles nécessitent un investissement moindre en terme de construction et sont également plus adapteés à un milieu humide comme celui du Parc d’Isle

Zone Afrique – Suricates
Suricates en cohabitation avec tortues sillonnées

Nom vernaculaire /Nom scientifique/Statut UICN/Programme élevage
- Suricate/Suricata suricatta/Préoccupation mineure
- Tortue sillonnée/Centrochelys sulcata/Vulnérable

Surface approximative nécessaire : au minimum 100 m², jusqu’à 400-450 m², nécessité d’un abri chauffé
Difficulté technique et investissement : élevé
Commentaires : espèce très attractive pour le visiteur, sociale et active, possibilité de présenter une colonie nombreuse

Zone Amérique du Sud – Chiens des buissons

Nom vernaculaire/Nom scientifique/Statut UICN/Programme élevage
- Chien des buissons/Speothos venaticus/Quasi menacé/EEP

Surface approximative nécessaire : au minimum 250 m², jusqu’à 600-650 m²
Difficulté technique et investissement : moyen
Commentaires : petit canidé atypique vivant en groupe à proximité immédiate de points d’eau ; remplace le serval initialement prévu car plus actif, plus visible et présentant des comportements sociaux intéressants ; mieux adapté aux particularités du site ; également présent au Zoo d’Amiens depuis 2016 !

Zone Amérique du Sud – Psittaciformes
Si volière d’une surface approximative de 60 m², possibilité de présenter un couple de grands aras (ara militaire ou ara canindé), un couple d’amazones ou de perroquets de moyenne taille et un couple de conures ou autres petits perroquets (par exemple conure soleil)

Nom vernaculaire/Nom scientifique/Statut UICN/Programme élevage
- Ara militaire/Ara militaris/Vulnérable/ESB ssp. mexicana
- Ara canindé/Ara glaucogularis/En danger critique/EEP
- Ara d'Illiger/Primolius maracana/Quasi menacé
- Conure soleil/Aratinga solstitialis/En danger

Surface approximative nécessaire : environ 60 à 80 m²
Difficulté technique et investissement : moyen
Commentaires : l’ara bleu n’est pas un bon candidat puisque cette espèce n’est pas recommandée au sein de l’EAZA Regional Collection Plan

Zone Amérique du Sud – Saïmiris
Colonie de saïmiris, aussi appelés singes-écureuils

Nom vernaculaire /Nom scientifique/Statut UICN/Programme élevage
- Saïmiri à tête noire/Saimiri boliviensis/Préoccupation mineure/EEP
- Saïmiri écureuil/Saimiri sciureus/Préoccupation mineure/EEP

Surface approximative nécessaire : au minimum 60 m² (si enclos fermé) et jusqu’à 1000-2000 m² si enclos ouvert et importante colonie
Difficulté technique et investissement : moyen
Commentaires : ce petit primate sud-américain a vocation à remplacer les différentes espèces de tamarins initialement envisagées, celui-ci est plus facile à maintenir et vit en grand groupe à l’inverse des tamarins qui vivent pour la plupart en couple ; de même, la présentation de plusieurs espèces de tamarins semble redondante et peu adaptée au contexte du Parc d’Isle.

Zone Amérique du Sud – Tamarins
Famille de tamarins à mains rousses en cohabitation avec un couple d’ouistitis mignons, des tortus charbonnières et des agoutis

Nom vernaculaire/Nom scientifique/Statut UICN/Programme élevage
- Tamarin à mains rousses/Saguinus midas/Préoccupation mineure/ESB
- Ouistiti mignon/Cebuella pygmaea/Préoccupation mineure
- Agouti/Dasyprocta sp./Préoccupation mineure
- Tortue charbonnière/Chelonoidis carbonaria/Vulnérable

Surface approximative nécessaire : au minimum 25-30 m²
Difficulté technique et investissement : moyen
Commentaires : si l’option des saïmiris devait être écartée, la présentation d’autres petits primates sud-américains pourrait être envisagée ; le tamarin à mains rousses est ainsi l’une des espèces de tamarins la plus sociale et peut être relativement facilement présentée en cohabitation avec d’autres espèces

Zone Amérique du Sud – Volière d’immersion
L’Amérique du Sud est parsemée de zones humides, dont le Pantanal aujourd’hui considéré comme la plus grande zone humide de la planète. Ces écosystèmes permettent d’aborder, au travers d’une vaste volière d’immersion sud-américaine, les problématiques propres aux zones humides et de mettre celles-ci en miroir des actions menées au sein de la Réserve Naturelle Nationale des Marais d’Isle.

Nom vernaculaire/Nom scientifique/Statut UICN/Programme élevage
- Ibis rouge/Eudocimus ruber/Préoccupation mineure
- Ibis de Ridgway/Plegadis ridgwayi/Préoccupation mineure/ESB
- Spatule rosée/Platalea ajaja/Préoccupation mineure
- Ortalide du chaco/Ortalis canicollis/Préoccupation mineure
- Pénélope à gorge bleue/Pipile cumanensis/Préoccupation mineure
- Geai vert/Cyanocorax yncas/Préoccupation mineure
- Geai acahé/Cyanocorax chrysops/Préoccupation mineure
- Flamant des Caraïbes/Phoenicopterus ruber/Préoccupation mineure

Surface approximative nécessaire : au minimum 500 m², idéalement 800 m²
Difficulté technique et investissement : élevé
Commentaires : il nous apparaît important de conserver une approche biogéographique pour le plan de collection de la grande volière d’immersion ; les espèces proposées ici cohabitent paisiblement au sein d’un espace commun et de ne s’hybrident pas (attention il ne sera possible d’héberger qu’une espèce de geai, en fonction des disponibilités)

Zone Asie – Dholes
Nom vernaculaire/Nom scientifique/Statut UICN/Programme élevage
- Dhole/Cuon alpinus/En danger/EEP

Surface approximative nécessaire : au moins 1200+ m²
Difficulté technique et investissement : moyen
Commentaires : le dhole est un canidé asiatique de taille moyenne vivant en meute importante ; cette proposition a vocation à remplacer éventuellement les chiens des buissons si cette option ne devait pas être retenue, mais le dhole est une espèce plus imposante et qui nécessite également un enclos de grande taille

Zone Asie – Macaques
Groupe de macaques japonais ou de macaques crabiers

Nom vernaculaire/Nom scientifique/Statut UICN/Programme élevage
- Macaque japonais/Macaca fuscata/Préoccupation mineure
- Macaque crabier/Macaca fascicularis/Préoccupation mineure

Surface approximative nécessaire : au moins 1000+ m², voire plus en fonction du nombre d’individus présentés
Difficulté technique et investissement : moyen
Commentaires : cette proposition a vocation à remplacer les lémuriens, ces derniers sont très communs en captivité, nécessitent un bâtiment fonctionnel et chauffé, la gestion de plusieurs espèces de lémuriens en cohabitation est parfois compliquée ; les macaques sont quant à eux beaucoup plus robustes face aux conditions climatiques contraignantes et leurs comportements sociaux sont tout aussi intéressants ; les deux espèces de macaques proposées ont aussi une relation singulière avec le milieu aquatique

Zone Asie – Oiseaux chanteurs
La nouvelle campagne de conservation de l’EAZA « Silent Forest – Asian Songbird Crisis » (http://www.silentforest.eu), lancée en septembre 2017, est l’opportunité de présenter ces oiseaux menacées.

Nom vernaculaire/Nom scientifique/Statut UICN/Programme élevage
- Étourneau de Rothschild/Leucopsar rothschildi/En danger critique/EEP
- Argus géant/Argusianus argus/Quasi menacé/ESB
- Brève à capuchon/Pitta sordida mulleri/Préoccupation mineure
- Petit Tragul malais/Tragulus javanicus/Données insuffisantes/EEP

Surface approximative nécessaire : 30 à 40 m²
Difficulté technique et investissement : moyen
Commentaires : le goura est une espèce particulièrement agressive, cette espèce vit d’ailleurs en Nouvelle-Guinée ; le mainate robuste est quasiment absent des zoos européens et ne pourrait, de toute manière, pas être présenté en cohabitation avec un étourneau

Zone Asie – Pandas roux
Pandas roux en cohabitation avec des élaphodes de Chine et/ou des loutres à griffes courtes

Nom vernaculaire/Nom scientifique/Statut UICN/Programme élevage
- Petit Panda/Ailurus fulgens/En danger/EEP ssp. fulgens
- Élaphode de Chine/Elaphodus cephalophus/Quasi menacé/ESB ssp. michianus
- Loutre à griffes courtes/Aonyx cinerea/Vulnérable

Surface approximative nécessaire : au minimum 300 m², voire beaucoup plus en fonction des cohabitations choisies
Difficulté technique et investissement : moyen
Commentaires : le muntjac de Chine fait partie de la liste des espèces exotiques envahissantes et sa présentation est ainsi peu recommandée, par ailleurs l’élaphode est une espèce moins commune en captivité, qui présente un phénotype plus atypique et étonnant

Zone Australie – Martins-chasseurs géants
Nom vernaculaire/Nom scientifique/Statut UICN/Programme élevage
- Martin-chasseur géant/Dacelo novaeguineae/Préoccupation mineure

Surface approximative nécessaire : environ 25 à 35 m²
Difficulté technique et investissement : faible
Commentaires : le martin-chasseur géant, aussi appelé kookaburra, est un oiseau mythique dans la culture aborigène ; son chant si particulier ressemble à un rire rauque

Zone Australie – Psittaciformes
Si volière d’une surface approximative de 60 m², possibilité de présenter un couple de cacatoès et une colonie de perruches (par exemple perruches ondulées)

Nom vernaculaire/Nom scientifique/ Statut UICN/Programme élevage
- Cacatoès des Philippines/Cacatua haematuropygia/En danger critique/EEP
- Cacatoès à huppe rouge/Cacatua moluccensis/Vulnérable/EEP
- Cacatoès blanc/Cacatua alba/En danger
- Perruche ondulée/Melopsittacus undulatus/Préoccupation mineure

Surface approximative nécessaire : environ 60 à 80 m²
Difficulté technique et investissement : moyen
Commentaires : le cacatoès à huppe jaune et le cacatoès rosalbin ne sont pas de bons candidats car ces espèces ne sont pas recommandées au sein de l’EAZA Regional Collection Plan ; la cohabitation entre un couple de cacatoès et une colonie de perruches peut s’avérer risquée en fonction du tempérament des oiseaux hébergés

Zone Australie – Wallabies
Wallabies en cohabitation avec des émeus

Nom vernaculaire/Nom scientifique/Statut UICN/Programme élevage
- Wallaby de Bennett/Macropus rufogriseus/Préoccupation mineure
- Wallaby des marais/Wallabia bicolor/Préoccupation mineure/ESB
- Émeu d'Australie/Dromaius novaehollandiae/Préoccupation mineure

Surface approximative nécessaire : environ 800-1200+ m² en fonction du nombre d’individus
Difficulté technique et investissement : faible
Commentaires : à terme, les wallabies de Bennett pourraient être remplacés par des wallabies des marais, espèce au pelage un peu plus particulier (aussi appelé wallaby bicolore) et qui fait l’objet d’un programme d’élevage

Zone Europe – Cistudes d’Europe
En Europe, plusieurs espèces de tortues sont menacées dont la cistude d’Europe, la tortue d’Hermann ou encore la tortue grecque. La première souffre également de l’introduction de la tortue de Floride. Cet animal, importé massivement dès les années 1970 pour le marché des animaleries, a souvent été ensuite relâché par ses propriétaires et les dégâts écologiques sur les milieux naturels sont très importants. Le plan national d’actions pour la cistude d’Europe envisage de développer une communication forte au sujet de cette espèce afin de sensibiliser le grand public et de favoriser la diffusion des connaissances sur l’espèce. La cistude d’Europe fait d’ailleurs l’objet de plusieurs programmes de réintroduction à l’échelle nationale.

Nom vernaculaire/Nom scientifique/Statut UICN/Programme élevage
- Cistude d'Europe/Emys orbicularis/Quasi menacé
- Tortue d’Hermann/Testudo hermanni/Quasi menacé
- Tortue grecque/Testudo graeca/Vulnérable

Surface approximative nécessaire : au moins deux ou trois enclos de 25+ m² minimum chacun
Difficulté technique et investissement : faible

Zone Europe – Poissons
Les poissons représentent un groupe d’animaux particuliers qui regroupe plus de 30 000 espèces. Nombreuses d’entre elles sont consommées par l’homme, soit à partir de poissons capturés par le biais de la pêche, soit à partir de poissons d’élevage. Là aussi, les menaces qui pèsent sur ces espèces sont multiples et les problématiques diverses. Un bassin de contact avec divers poissons domestiques, et en particulier des carpes, représente un support pédagogique fort et attractif pour les visiteurs.

Surface approximative nécessaire : environ 10 m²
Difficulté technique et investissement : moyen
Commentaires : cet espace pourrait éventuellement être ajouté dans l’espace de la fermette puisqu’il pourrait s’agir de poissons domestiques

Zone Europe – Visons européens
Le vison d’Europe est un petit mustélidé particulièrement menacé dans son milieu naturel. Inféodé aux milieux humides, cette espèce ne survit plus en France que dans quelques départements de la façade atlantique. De nombreuses menaces pèsent encore sur cette espèce à l’état naturel : fragmentation, pollution et destruction de son habitat, chasse et piégeage, collisions routières, etc. Le vison d’Amérique, introduit en Europe dès le début du XXe siècle, représente également un concurrent pour le vison d’Europe et participe à la fragilisation des populations restantes. La conservation du vison d’Europe en France inclut la création de centres d’élevage ex situ en vue de mettre en oeuvre un programme de renforcement et de réintroduction, ainsi qu’un accroissement de la communication envers le grand public. Le Parc d’Isle pourrait ainsi s’engager activement dans une pédagogie développée quant à cette espèce française particulièrement menacée ! Le vison d’Europe est également un très bon ambassadeur des milieux humides et de la nécessité de conservation de ces habitats particuliers.

Nom vernaculaire/Nom scientifique/ Statut UICN/Programme élevage
- Vison d'Europe/Mustela lutreola/En danger critique/EEP

Surface approximative nécessaire : au moins deux enclos de 120 m² chacun
Difficulté technique et investissement : moyen


+ quelques plans annexes

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Source : https://www.hauts-de-france.developpeme ... Quentin-02

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Antoine
 
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