TIERPARK BERLIN 2018

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TIERPARK BERLIN 2018

Messagepar candlemass » Vendredi 31 Août 2018 13:06

TIERPARK-BERLIN

Date de la visite : 23 mai 2018

Où : Berlin (Berlin-Est)
Am Tierpark 125
10319 Berlin

Accès :
Le moyen le plus simple de se rendre au Tierpark est le métro. La ligne U5 (U-Bahn) fait arrêt juste devant le parc à la station Tierpark. (entrée Bärenschaufenster)
Le zoo possède deux entrées, chacunes équipées d’un parking dont le stationnement coûte 4€.
L’entrée “Schloss” au nord, se trouve à environs 15 minutes à pied de la gare S-Bahn Friedrichsfelde Ost (lignes S5, S7, S75) et l’entrée Bärenschaufenster, célèbre pour son enclos à ours sur la voirie, est à 25 minutes à pied de la gare S-Bahn Berlin Karlshorst (ligne S3). Mais, vu la taille du parc et si vous rejoignez le zoo en transport en commun, privilégiez la ligne de métro U5. Car vu ce qu’il y a à marcher dans le zoo, arriver juste devant ce n’est pas du luxe.
Des trams et bus s'arrêtent aussi devant le zoo. Vous pouvez choisir l’itinéraire idéal via le website www.bvg.de (en allemand et anglais). N’oubliez pas de choisir “Tierpark” comme gare de destination. Il est très facile de se renseigner en français sur le net sur les transports en commun berlinois. L’achat de tickets métro est très simple via des automates dont le programme est en plusieurs langues dont le français.

Prix adulte 2018 : 14€

Website : www.tierpark-berlin.de

Chiffres :
ouverture : 1955
ha : 160
Nombre de visiteur par an : 1,2 million
EEP / ESB : 120

Je pourrais écrire des lignes et des lignes sur Berlin. Ce n’est pas le sujet ici, mais l’histoire de ce parc est liée aux événements qui ont marqué cette ville. Je vais donc essayer de faire au plus simple. Le zoo historique de Berlin se trouvant dans le Berlin Ouest, il fût décidé d’offrir aux habitants de Berlin Est leur propre zoo. Le site choisi fût le parc du château de Friedrichsfelde. D’abord concentré non loin du château, le zoo n’a cessé de s’étendre, la dernière extension datant du début des années 2000 avec la partie des animaux des montagnes. Après la chute du mur de Berlin, il avait été envisagé de fermer le zoo. Mais un nouveau directeur fut trouvé et le zoo intensifia ses collaborations avec le jardin zoologique de Berlin. Les zoos ont maintenant le même directeur depuis le 31 janvier 2007.

Le zoo est tout simplement immense et au lieu d’être concentrés, les enclos y sont répartis de façon espacée. Au détour d’une allée, il n’est pas rare de tomber sur un petit enclos ou sur une volière isolée. Il s’agit de ma deuxième visite, la précédente étant comparable à une visite flash éclaire (accompagné d’un personne qui n’est pas intéressée par les animaux) j’ai essayé de mieux profiter de ma visite cette fois ci.

Ce qui m’a frappé, c’est la taille réduite de certains enclos alors que l’espace disponible est immense. J’imagine que le zoo fait face à des contraintes financières mais aussi spatiales. De nombreux espaces du zoos sont probablement classés et il n’est peut être pas possible d’y faire ce que l’on veut.

Actuellement, l’Alfred-Brehm-Haus (maison des prédateurs) est fermée pour cause de travaux. Il est juste possible de voir les tigres, panthères des neiges, guépards et la grosse volière à rapace qui borde le bâtiment. Le zoo semble avoir débuté un plan de rénovation et modernisation qui avance timidement. Car moderne, c’est probablement le terme qui ne caractérise pas ce zoo. L’esthétisme y est peu présent, on fait souvent face à des grillages verts caractéristiques de ce parc. Les choses y sont souvent brutes, mais sont quand même entretenues.

Le premier enclos se trouve en bordure du zoo et est accessible gratuitement à tous. Il s’agit d’un enclos pour ours à l’apparence rocheuse et rocailleuse et légèrement végétalisé. J’y ai observé un ours baribal. L’enclos est vitré et donne une touche moderne à l’entrée. La surface au sol n’est pas extraordinaire.
Enclos pour ours baribal
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Entrée
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Une fois l’entrée passée, le premier enclos qui fait face est celui des bisons américains. La séparation par un fossé d’eau rend l’espace agréable. Sur la gauche, se trouve un enclos pour les bisons européens.
Enclos pour bisons américains
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Je me suis dirigé vers la droite en direction des ours. Juste à côté de l’entrée, se trouve un enclos où cohabitent chiens de prairie et porc-épics d’Amérique. L'enclos possède une sorte de reconstitution de terrier pour imager le mode de vie souterrain des chiens de prairie. Un bébé porc-épic est né récessement.
Enclos des chiens de prairie et porc-épics d’Amérique
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Porc-épic d’Amérique
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Le chemin vers la partie des ours est une agréable promenade dans les bois qui débouche sur le premier enclos : celui des ours à lunettes. Malheureusement pour moi, seul le mâle était de sortie, je n’ai donc pas pu observer le bébé né il y a quelques semaines. L’enclos est de dimension tout ce qu’il y a de plus standard dans un zoo urbain ce qui est étonnant quand on repense à l’espace parcourus pour y arriver. Il est végétalisé de manière un peu sauvage et les baies vitrée son sérigraphiées avec une impression végétale.
Enclos des ours à lunettes
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Ours à lunettes
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Le deuxième et dernier enclos de cette zone est celui des ours blancs. La zone autour de cet enclos est assez dans le thème.
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Mais on déchante très vite à la vue de l’enclos. La seule végétation est celle qui, au fil des ans, a réussi à s'immiscer entre les rochers de cet enclos d’un autre temps. Un large bassin d’eau entoure cette presqu’île. La seul modernisation semble être une fenêtre intégrée dans le bord du bassin.
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Ours blanc
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J’ai quitté les lieux via un chemin boisé parallèle à celui que j’ai emprunté précédemment et continué en ligne droite, passant à l’arrière des bisons américains. On arrive ensuite dans une zone boisée où vivent plusieurs espèce de cervidés. La zone n’est pas pratique à visiter.

Il y a en fait trois allées, L’allée centrale qui passe entre les enclos, répartis en quatre de part et d’autre, et deux allées périphériques, toutes trois parfaitement parallèles. Mais il faut savoir qu’en empruntant l’allée principale (ce qui me semble le plus facile pour économiser des pas) il n’est pas possible d'observer les cervidés car des plantations ornementales bordent cette allée. Il faut donc emprunter une allée périphérique et ensuite revenir via l’autre allée qui borde les quatre autres enclos.

Les enclos sont tous semblables. Ils sont entourés d’une barrière métallique, boisé et avec des zones ombragées. La première espèce de cervidé que j’ai rencontré est le cerf de barbarie. c’est la première fois que je vois cette espèce en parc.
Enclos des cerfs de Barbarie
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Cerf de Barbarie
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Ensuite, des Sikas du Vietnam
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Sika du Vietnam
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Après une route perpendiculaire qui permet de rejoindre l’allée centrale, vient l’enclos des Wapitis.
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Vient ensuite l’enclos des wapitis nain, appelé également Wapiti de Tule, dont j'ignorais totalement l’existence.
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J’ai continué mon chemin vers les ours malais et je suis revenu faire l’autre allée plus tard. Mais je donne maintenant les détails des 4 autres cervidé présents dans cette zone.

On trouve des sambars (cervus unicolor malaccensis)
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Sambar
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Un enclos pour cerfs de Java (cervus timorensis) mais l’enclos était malheureusement vide.
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Des wapitis de l’Altaï, qui me font découvrir qu’une sous espèce du wapiti vit sur le continent asiatique.
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Wapiti de l’Altaï
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Et enfin, des cerfs de Boukhara (cervus elaphus bactrianus)
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Cerfs de Boukhara
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Les cervidés possèdent des enclos relativement correcte en terme d’espace et de nombreuses naissances y sont répertoriées chaque année.

Je continue donc vers les ours malais mais avant cela, je croise la maison d’hivers des pélicans qui vivent en liberté dans les jardins et étangs du château.
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J’étais passé en expresse chez les ours malais lors de ma dernière visite au Tierpark. La maison fermait ses portes et la soigneuse nous avait laissé rentrer en dernière minute pour voir le bébé qui venait de naître. Se trouvant tout près du grillage, je n’avais retenu dans ma tête que les traits adorables de cette petit boule de poils que j’avais souhaité serrer dans mes bras et ne plus jamais quitter. J’avais fait abstraction complète de ce qui l’entourait. Ce que j’ai vu lors de ma visite m’a fort attristé.

Il n’était pas possible de rentrer dans l’espace intérieur des ours. Je l’ai donc photographié de l’extérieur. Les espaces sont tous petits et j’avais souvenir d’un espace intérieur qui me semblait plus profond.
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La zone extérieur n’est franchement pas terrible. Une cage avec quelques troncs et des arbustes. Comparé à ce que j’ai vu au Burgers Zoo il y a un mois, cela fait peine à voir. J’ai observé un ours dans la partie gauche et deux dans la partie droite.
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Ours malais
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On sent quand même que l’on essaye de faire au mieux avec ce que l’on a. En 2019, les ours malais déménageront dans l’Alfred-Brehm Haus qui est en cours de rénovation.

Trois enclos pour oiseaux se trouvent dans cette zone.
Le premier pour des grues du Japon.
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Ensuite une grue de Sibérie.
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Et enfin, des cigognes orientales.
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Les reptiles vivent dans différents bâtiments qui se succèdent dans cette zone du parc qui longe les jardins rectangulaires du château. Les jardins n’ont absolument rien d’exceptionnel point de vue conception ou botanique. L’entretien ne sert qu’à éviter qu’ils ne deviennent sauvages.

Le premier bâtiment de forme ronde surmonté d’une coupole est celui des tortue d’Aldabra et des tortues sillonnées. Il est assez aride avec un point d’eau et divers points d’ombre pour les tortues.
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L’intérieur est très basique.
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En sortant de ce bâtiment, il y a le bâtiment des reptiles qui était fermé au public. Seul un espace extérieur avec diverses espèces de tortues était visible.
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Liste des tortues présentes dans cet enclos :
Tortue à tête jaune
Tortue brune
Tortue léopard
Tortue des steppes
Tortue de Hermann

Sur la droite se trouve la Krokodilhaus (maison des crocodiles) qui sous ses allures de maison est en fait une serre toute en longueur. On y trouve plusieurs espèces de crocodiles ainsi que divers oiseaux exotiques.
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L’intérieur est une sorte de chemin en hauteur qui surplombe divers enclos où vivent les crocodiles.
La première partie est une zone végétale où vivent divers oiseaux sud-américains. Je n’ai hélas aperçu que deux caurales et des dizaines de moineaux alors qu’il y avait quelques beaux spécimens parmis la liste annoncée à l’entrée de cette zone.
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Liste des oiseaux :
Caurale soleil
Cotinga de Cayenne
Coq-de-roche péruvien
Sporophile petit-coq
Araguira rougeâtre
Manakin à tête d’or
Guit-guit saï
Calliste rouverdin
Calliste septicolore
Tersine hirondelle
Tangara Fourchu

Au sol, vivent des cyclemys dentata ainsi que des rhinoclemmys funerea.
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On passe ensuite dans la partie des crocodiles où diverses espèces vivent dans des enclos sablonneux avec bassins de part et d’autre de la passerelle.
Alligator américain
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Alligator de Chine
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Faux-gaviale de Malaisie
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Crocodile nain
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Dans cette partie de la maison, vivent aussi des cassiques huppés.
candlemass
 
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Re: TIERPARK BERLIN 2018

Messagepar candlemass » Vendredi 31 Août 2018 13:10

Après avoir décidé de reporté à plus tard la faisanderie et les perroquets pour aller manger (finalement ça sera pour une autre visite) on se dirige vers les gibbons pour atteindre le restaurant Patagonia.
Un couple de gibbons à mains blanches et leur petit vivent sur des îlots qui manquent d’ombre à mon goût. Ils sont réunis par une haute structure style baguettes de bambous où se croisent quelques cordages.
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La loge de nuit est de taille assez petite et me rappel un peu, après coup, la loge des langurs de François de Pairi Daiza.
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Gibbons à mains blanches
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Pour arriver au restaurant, je passe non loin des enclos des lamas, vigognes et guanacos
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Je passe aussi près de deux volières. La première abrite des grands-ducs bruyants.
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La seconde des caracaras montagnards.
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Le restaurant Patagonia est un peu ce que l’on appel un “lunch” en Belgique. C’est à dire un endroit où l’on sert une série de plats chauds et froids en self service où à la demande au cuisinier. On y trouve les inévitable currywurst, saucisses, boulettes de viande, frite, pâtes ainsi que des salades à composer. Dans une des salles du restaurant se trouvent des aquariums où l’on peut observer des poissons clown. En Allemagne il y a des consignes sur les bouteilles en plastique. Vous pouvez rendre votre bouteille contre paiement dans tous les points de vente du parc. Inutile donc de vous forcer à finir votre bouteille dans le restaurant où vous l’avez acheté.

En sortant du Patagonia, je suis arrivé tout droit sur l’enclos des buffles d’eau asiatiques qui vivent avec des chèvres domestiques indiennes. L’enclos est plutôt désertique mais possède un gros point d’eau.
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En continuant vers la droite je suis arrivé au bord de la petite île des makis catta dont la loge intérieur rappelle la loge des gibbons. J’ai trouvé l’île assez petite mais assez bien végétalisée.
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Maki catta avec bébé
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Suivent divers enclos semblables assez désertiques où vivent divers ongulés. Ils sont en général de bonnes tailles et ultra simples. Le plus grand est celui des chevaux de Przewalski.
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Un autre enclos de bonne taille, en vis à vis, est celui des Kiangs de la sous espèce holdereri Matschie.
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Kiangs
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Les voisins directes sont les cerfs du père David dont la partie non visible de l’enclos est observable depuis un autre chemin.
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Cerfs du père David
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En face, le plus petit enclos abrite des hémiones (kulan).
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Hémione
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Au carrefour sur la gauche se tient l’enclos d’un sympathique élaphode de Chine (michianus) qui semble fort intéressé par les visiteurs. Son enclos est plutôt forestier.
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Elaphode de Chine
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Derrière l’enclos des hémiones, il y a un enclos ombragé et plus vert parsemé de blocs de rochers qui abrite des takins dorés.
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Takins dorés
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Il y a ensuite un autre enclos avec des takins au pelage plus brun. J’ai même trouvé très brun. Il me semble qu’il s’agit de trois takins doré juvéniles ou des femelles. Leur enclos est entouré d’arbre et je me suis approché des barreaux à travers la végétation.
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Au bout de l’allée se trouve la volière sordide et désertique des macaques japonais.
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Au détour de cette volière, on retombe sur la faisanderie, mais j’ai choisi de rebrousser chemin pour rejoindre l’Affenhaus. Mais avant d’y arriver j’ai croisé d’autres enclos. De retour à l’enclos des hémiones, je continue mon chemin tout droit avec à droite la partie qui n’était pas visible de l’enclos des cerfs du père David et à gauche un enclos forestier hélas vide qui devrait abriter des porte-musc de Sibérie.
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Enclos des grues demoiselles
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Un enclos dégagé, en face abrite des boeufs musqués qui semblaient déjà souffrir de la chaleur du mois de mai. A noter que le panneau indicatif annonçait des boeufs musqués d’Alaska.
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Boeuf musqué
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Enclos des grues caronculées
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Le dernier enclos tout en longueur est celui des takin de Mishmi.
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Takin de Mishmi
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Bébé Takin de Mishmi
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Avant de me rendre à l’Affenhaus, je décide de faire un petit détour par une partie du parc qui comporte de nombreuses volières pour oiseaux. Les volières ne semblent pas récentes, sont propres, assez standardisées et pas exceptionnelles.

La première volière est la plus grande du lot et comporte une faune aviaire australienne. Elle abrite cormoran pie, aigrette à face blanche, canard à crinière, dendrocygne d’Eyton et ibis d’Australie.
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Suivent 3 autres volières plus petites, aux sols herbeux et garnis de quelques buissons abritants grand-duc de Verreaux, grand-duc du cap (sous espèce mackinder) et grand-duc d’Europe.
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Grand-duc de Verreaux
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En continuant le chemin, l’enclos des chèvres des montagnes rocheuses se trouve sur la droite. Il est assez plat avec quelques pierres anecdotiques mais très ombragé. ce qui peut être un plus pour ces animaux lors des chaudes journées d’été.
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Chèvre des montagnes rocheuses
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Sur la gauche, deux volières se dressent. Une petite pour un Grand-duc du Népal et une plus grande qui abrite des harpies féroces.
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Grand-duc du Népal. Il s’agit de la sous-espèce qui vit au Sri Lanka (bubo nipalensis blighi)
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Des grand-ducs turkmènes sont aussi présentés dans cette zone. On peut aussi voir des gayals qui vivent en petit groupe, en face des volière pour aras.
Enclos des gayals
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Gayals
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Volières des aras
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Liste des aras présentés :
Ara rouge
Ara à gorge bleue
Ara de Buffon
Ara Hyacinthe

J’ai terminé cette zone par deux volières, semblables aux trois volières herbeuses du début, qui abritent des aigles martial et des caracaras australe.

L’affenhaus (maison des singes) a subit un lifting. J’insiste bien sur lifting car les infrastructures spatiales sont restées les mêmes. La modernisation n’intervient que sur les matériaux et sur l’aménagement des espaces dédiés aux animaux via les structures grimpantes ainsi que la présence de substrat au sol dans certains enclos. La partie pour les visiteurs s’est égaillée d’une décoration un peu plus “adventure” mais sobre composée de troncs sans écorce, caisses de transport en bois, panneaux didactiques colorés. De quoi casser le style austère d'antan.

Le groupe de gélada possède le plus bel enclos extérieur en terme d’espace. En plus de deux îles de grandes tailles, ils bénéficient d’un pré-enclos de type volière contre l’Affenhaus, relié à la première île par un tronc.
Iles des géladas
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Près enclos des géladas contre l’Affenhaus
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Géladas
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L’intérieur de l’Affenhaus est assez sympa. Les panneaux éducatifs sont bien réalisés et facile à appréhender. Mais ils ne sont que en allemand, mis à part le nom de l’espèce que l’on retrouve en anglais.

En entrant dans l’Affenhaus, le premier vivarium est celui des cercopithèques diane. Au fond se trouve le vivarium des ouistitis argentés et de la femelle tamandua et son bébé (malheureusement non visibles). La zone interne des géladas se trouve sur la gauche et occupe 3 boxes de grandes tailles.
Vivarium des ouistitis et tamanduas (désolé pour le reflet)
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Zone des géladas
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Les espèces sud-américaines vivent dans deux vivariums côte à côte. Le premier abrite des capucins à poitrine jaune et des pacas.
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Le second des hurleurs roux, des sakis à face blanche (non visible) et des agoutis.
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Capucins à poitrine jaune
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Deux espèces de lémuriens se partagent un petit enclos extérieur et possèdent chacun leurs boxes individuels. Il s’agit d’un maki mongoz et d’un lémur noir. Ils partagent leur espace avec des tortues étoilées de Madagascar.

Enclos intérieurs des lémuriens
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Enclos extérieur des lémuriens
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La dernière espèce présente est un groupe de mangabeys à collier. La sortie après leur espace interne était fermée suite aux travaux extérieurs de l’Affenhaus. Je n’ai donc pas pu voir leur enclos extérieur.
Zone des mangabeys à collier
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Chaque espèce possède un enclos extérieur. Je les ai trouvé un peu pauvre en aménagements et structures grimpantes pour des espèces arboricoles. Sur le plan esthétique, on reste dans le style Tierpark et ses grillages verts. Les enclos extérieurs sont en cours de réaménagement. Les travaux avaient lieux dans l’espace dédié aux espèces sud-américaines. Le bâtiment peu esthétique est caché par un mur style faux-rocher. Il faut espérer que le reste de l’enclos sera équipé de structures.
Enclos extérieur des singes sud-américains en travaux
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Cercopithèque diane dans son enclos extérieur
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candlemass
 
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Re: TIERPARK BERLIN 2018

Messagepar candlemass » Vendredi 31 Août 2018 13:15

L’accès à la zone “paysage de montagne” se fait à la sortie de l’Affenhaus. Le chemin est assez pentu par moment et il ne faut pas hésiter à faire des pauses quand on a des difficultés pour se déplacer. Le concepte de cette zone est hyper simple. Si je ne me trompe pas, le lieu est en fait un amas de gravats sur lequel la végétation a repris ses droits, formant une sorte de zone montagneuse qui culmine à 67 mètres de haut. La zone fait 8ha et les chemins de visite contourne les différents enclos, généralement pentus et arborés, de différentes espèces montagnardes intéressantes. Vu la chaleur et n’étant pas seul, j’ai zappé la boucle la plus éloignée afin de ne pas devoir revenir sur nos pas. Je n’ai donc pas vu les chamois et les élans. Des gloutons ont habité dans cette zone, mais ne figurant pas sur le plan, j’ai déduit que ce n’est plus le cas.

Le premier enclos que j’ai croisé est un volière abritant des chouettes de l’Oural.
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La première partie héberge des animaux asiatiques. La première espèce que j’ai vu était un cerf de Thorold. J’ignorais qu’il y avait une espèce de cerf dans cette zone et cette dernière est pour moi une rareté car je n’en avais jamais vu avant. L’espèce qui vit sur les plateaux tibétains bénéficie d’un enclos herbeux avec quelques arbres et de deux pré-enclos. Un de ceux-ci semblait être occupé par un mâle. Je n’ai pas vu d’autres individus mais la dernière naissance datant de juin 2017, je suppose que les autres individus se trouvaient dans le bas de l’enclos dont l’observation n’est pas aisée.
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Cerf de Thorold dans son pré enclos
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Les gorals (Nemorhaedus goral arnouxianus) vivent dans un bel enclos pentu et arboré. Les grilles vertes typiques du zoo sont cachées par de la végétation cassant un peu le style “cage”.
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L’enclos le plus plat est celui des Urials afghans (ovis ammon cyclocéros). Le sol est plutôt désertique et un bloc de roche constitue le seul aménagement. L’espèce semble bien se reproduire au parc.
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Urials afghans
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L’enclos suivant abrite des mouflons de Marco Polo. Les animaux n’étaient pas visibles mais j’ai pu en voir un peu plus loin dans un autre enclos.
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Un autre enclos semblable abrite des markhors.
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Les takins du Sichuan sont une des raretés de cette espace. Leur enclos (photo ratée et non disponible) est pentu, herbeux, arboré et comporte de nombreux rochers où les animaux semblent aimer se reposer. Le parc a déjà obtenu quelques naissances. Avec les takins dorés et les takins de Mishmi, le Tierpark est probablement un des rares zoo au monde qui présente 3 espèces de takin sur quatre, en sachant qu’il n’y a probablement pas de takin du Bhoutan en captivité hors du Bhoutan.
Takin du Sichuan
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En face, un bel enclos abrite des Bharals. Les trois derniers enclos se terminants par endroit en fossé, les clôtures plus basses sont camouflées par des buissons et offrent des points de vue un peu plus agréables à l’oeil que dans le reste du parc.
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Bharals
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Un chemin en cul-de-sac mène à une volière bien aménagée où vit un lynx de l’Altaï.
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Lynx de l’Altaï
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Un autre enclos herbeux et pentu abrite des bouquetins des alpes.
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Après une petite volière qui abrite des harfangs des neiges et une plus grande pour des grues du Canada, j’ai pris le chemin le plus difficile, à droite, vers le sommet de la zone. Ce chemin de terre et gravillons longe l’arrière de l’enclos des chamois. La végétation rend l’observation de ce dernier assez difficile.
Volière des harfangs des neiges
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Harfang des neiges
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Volière des grues du Canada
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Au sommet, une petite volière circulaire abrite des manuls. Je n’y ai pas observé d’animaux. Peut-être se sont-ils abrité de la chaleur.
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Pour quitter le sommet, j’ai emprunter un autre chemins sinueux qui passe derrière l’enclos des bouquetins des alpes et longe un enclos où vivent des mouflons de Marco Polo.
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En repartant ensuite vers l’entrée de cette zone, je suis passé le long de deux grandes volière avec respectivement des gypaètes barbus et des pygargues de Steller.
Volière des gypaètes barbus
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Volière des pygargues de Steller
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Pygargues de Steller
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De retour dans la partie plate du zoo, je longe les enclos des buffles africains. Les enclos sont de bonnes tailles et assez semblables. Le premier est celui des buffles de savane.
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Le second celui des buffles nains des forêts.
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C’est ensuite une des raisons pour lesquels je tenais à revenir au Tierpark et aussi une première pour moi : les généruks. Le parc possède des individus depuis quelques années et a obtenu une naissance récemment. L’enclos recouvert d’hautes herbes fait vraiment penser à une savane africaine. Quelques arbres au fond offrent de l’ombre et un “abris” aux animaux qui semblent chercher la discrétion. Le pré-enclos est entouré de branche d’arbre offrant intimité aux animaux qui s’y trouveraient. Lors de ma dernière visite une autre espèce de gazelle vivait dans cet enclos (gazelle de Mhorr si je ne me trompe pas) et le pré enclos était totalement visible depuis le chemin. On sent qu’un effort a été mis dans les aménagements pour répondre aux besoins de l’espèce.
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Généruks
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Jeune généruk
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L’enclos suivant est celui des oryx d’Arabie. Le bâtiment est identique à celui des généruks.
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Oryx d’Arabie
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Les gazelles de Mhorr et les addax vivent dans un enclos assez vaste avec un point d’observation de part et d’autre, le second se trouvant du côté de la maison des girafes.
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Des ibis chauves vivent dans une petite volière
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Un groupe de magots vivent dans le seul enclos scénarisé du parc, représentant un temple en ruine.
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Magot
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Le chemin qui mène à la maison des girafes est bordé de deux enclos. Celui de gauche est dans le même style que les précédents et abrite des cobes à croissant.
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Jeune cobe à croissant
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L’enclos de droite est dans un style plus forestier et j’y est aperçu, difficilement entre les arbres, un redunca des montagnes (sous espèce fulvorufula)
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La maison des girafes est un bâtiment assez simple au style coloniale. Il est très lumineux grâce aux différentes rangées de baies vitrées qui l’entourent. Malgré son côté rigide et carré, j’ai trouvé quelque chose de beau et d’intéressant dans le design du bâtiment, mélange à la fois de la rigueur et du conformisme de l’Allemagne de l’est (alors qu’il date de 1995) ainsi qu’une volonté peut-être subtile de donner une touche africaine au bâtiment.
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L’aménagement intérieur est très simple. Il consiste en un grand espace bordé de box sur les côtés.
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Sept girafes de l’Ouganda (en fait, des girafes de Rothschild) vivent dans le zoo. Sur les sept, cinq sont nées au zoo entre 2002 et 2014, les deux autres proviennent de Prague et Madrid. Il n’y a pas de cohabitation avec une autre espèce. L’enclos extérieur est de bonne taille, bordé de grillage au fond et côté public la séparation est aménagée pour réduir les obstacles visuels. Il y a un point de vue près de l’entrée du bâtiment et un autre beaucoup plus grand de l’autre côté de l’enclos où un point d’eau sert de séparation près de l’enclos des éléphants d’Asie.
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Girafes de Rothschild
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Dans le bâtiment des girafes, il y a un vivarium avec des rat-taupes nu.
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candlemass
 
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Re: TIERPARK BERLIN 2018

Messagepar candlemass » Vendredi 31 Août 2018 13:18

En quittant cette zone, j’ai fait une étape vers l’intérieur du zoo avant de rejoindre la Dickhäuterhaus. J’ai fait une première halte dans l’enclos des varis. Je trouve cette enclos un des meilleurs du zoo. Il est pourtant très simple dans la conception puisqu’il tire profit du lieu : une parcelle dans un bois. L’immersion végétale composée d’essences locales est d’une densité riche au point que l’on se croirait presque dans une zone tropicale. Le rendu est très naturelle et la densité des végétaux cachent les grillages verts qui entourent cet espace.
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On y trouve deux espèce : le vari roux et le vari noir et blanc.
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Ensuite, je suis passé dans un enclos où vivent des daims de Mésopotamie.
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Daim de Mésopotamie
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J’ai fait une petite halte dans un enclos de contact assez banal pour wallaby de Bennett. Ils semblent avoir accès à un massif forestier derrière l’enclos.
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Un enclos du même style (sans contact) abrite des kangourous gris.
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Kangourous gris
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Je suis passé près de l’immense enclos des guanacos.
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Ainsi que l’immense enclos des chameaux, précédé par un espace marécageux pour les flamants des Caraïbes et les flamants du Chili.
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Volière pour gris du Gabon
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Pour terminer je suis passé le longs de deux enclos de la zone des canidés. Les dholes pour commencer…
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...et les hyènes.
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La Dickhäuterhaus (maison des pachydermes) est un bâtiment imposant qui regroupe des éléphants africains et asiatiques, des rhinocéros indiens et des lamantins. On y trouve aussi quelques espèces plus petites. Le bâtiment est entouré par les enclos extérieurs des grosses espèces. Sans être énormes, les enclos extérieurs des rhinocéros sont dans les standards des zoos urbains. Muret en pierre, terrain en pente sur les bords couvert de gros pavé, un tronc d’arbre et un point d’eau constituent les éléments d’un enclos que l’on a l’impression d’avoir vu partout. Il y a deux enclos, le deuxième étant un peu plus grand que le premier.
Rhinocéros (enclos 1)
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Rhinocéros (enclos 2)
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Rhinocéros indien
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L’enclos extérieur des éléphants africains n’est pas non plus incroyable. La surface est caractéristique des zoos urbains. Il y a deux enclos extérieurs, l’un servant probablement à isoler un mâle. La réputation du parc en terme d’élevage de cette espèce est surprenante au vue des installations. Surtout quand on voit les loges intérieures. L’extérieur est assez désertique dans et autour de l’enclos et dénote fort du côté “vert” chez les rhinocéros.
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Éléphants africains
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A l’entrée de la Dickhäuterhaus, se tiennent un vivarium ainsi qu’une volière vitrée. Dans la volière il y a des damans de Rhodésie.
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Daman de Rhodésie
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Le vivarium se trouve juste à côté de la porte d’entrée et est en fait une fenêtre dans le mur. On peut y apercevoir des cobayes à dents jaunes (galea monasteriensis).
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Cobayes à dents jaunes
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L’intérieur du bâtiment n’est pas extraordinaire. Il est bordé par les petites loges des éléphants et des rhinocéros. Ces loges sont d’un autre temps, surtout pour les éléphants. Les énormes espaces au centre du parc pour les espèces sud-américaines, les chameaux et les dromadaires ne pourraient-ils pas être aménager pour les éléphants?
Box des éléphants africains
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Box des éléphants asiatiques
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Box des rhinocéros
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Au milieu se trouve un bassin rectangulaire à l’image du reste : petit. Deux lamantins des Antilles y tournent en rond avec des guppys, des poisson-chats, des cichlidés à tête rouge et des xiphos. Du côté des box pour éléphants africains, on peut observer le bassin en aquavision. A l’opposé, un plateau surélevé permet d’observer les animaux en surface. Mais dans les deux cas, l’observation n’est pas optimale. une toile a bien été dressée du côté de la baie vitrée, mais l’ombre fournie n’est pas assez importante pour bénéficier d’une bonne vision.
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D’autres espèces plus petites vivent dans la Dickhäuterhaus. De part et d’autre d’une des entrées (il y en a 2) de hauts vivariums se dressent. L’un abrite un tamandua. J’ignorais que j’allais en voir un dans ce bâtiment et ce fût une belle surprise vu que la femelle et son petit n’étaient pas visibles dans l’Affenhaus. De plus, il était très actif.
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Le second vivarium abrite un groupe de tamarins empereur. Des tatous à trois bandes du sud vivent au sol.
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Des plus petits vivariums, semblable à de vieux présentoires vitrés dignes d’un vieux musée des sciences naturelles abritent diverses espèces dont voici la liste :
Pyxide arachnoïde (tortue)
Tortue crêpe
Lézard fouette-queue
Rat épineux de Crète
Rat de Neumann

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Rat de Neumann
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En sortant du bâtiment, on arrive de l’autre côté de l’enclos des girafes. Il reste à voir les enclos extérieur des éléphants asiatiques. Ils sont d’une tristesse déconcertantes. Un premier enclos de petite taille était vide. Il sert certainement à isoler le mâle. Le deuxième enclos est plus grand et possède un point d’eau. Il n’y a pas grand chose à dire… une immersion zoologique dans le siècle passé.
Enclos 1
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Enclos 2
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Re: TIERPARK BERLIN 2018

Messagepar candlemass » Vendredi 31 Août 2018 13:19

La visite continue avec les équidés africains répartis dans des enclos de tailles diverses allant du moyen au grand, juste après l’enclos herbeux des autruches.
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Le zoo possède une belle collection d’équidés africains, à commencer par les ânes de Somalie. Les enclos sont couverts de terres dures et poussiéreuses.
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Enclos des zèbres de Grévy
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Enclos des zèbres de Hartmann
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Enclos des zèbres de Chapman
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On arrive ensuite à l’Alfred-Brehm Haus. Un bâtiment emblématique du zoo qui abrite diverses espèces de carnivores. Actuellement en travaux, son accès est fermé jusqu’en 2019. Certaines grosses espèces sont visibles à l’extérieur. Les petites cages extérieures ne sont plus accessibles et semblent être démontées entièrement dans le but probablement d’offrir aux espèces de plus gros espaces extérieures. En plus des ours malais qui y déménageront et cohabiteront avec des binturongs, on pourra y voir des chats dorés d’Asie, des panthères de Java, des chat-léopards du Bengale, des panthères nébuleuses et des kangourous arboricoles de Goodfellow. Les faux-gavials seront aussi installés dans le bâtiment. Le zoo présente deux espèces de tigre qui vivent toujours actuellement dans l’Alfred-Brehm Haus : le tigre d’Indochine et le tigre de Sibérie. Cette dernière espèce sera remplacée par le tigre de Sumatra.

Il est encore possible d’avoir accès aux deux enclos extérieurs des tigres. Il sont d’aspect rocheux et assez bien végétalisé, surtout chez le tigre d’Indochine.
Tigre d’Indochine
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Tigre de Sibérie
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Sur le côté, se trouve la cage des panthères des neiges dont la dernière naissance date de 2017. Elle m’a rappelé l’enclos de Pairi Daiza avec sa forme et son apparence. Comme quoi, un parc récent peu faire du vieux.
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L’un des points intéressant de cette zone est la grande volière à rapaces. La fausse falaise du fond de l’enclos compense la pauvreté des aménagements intérieurs et offre de nombreux endroits où les oiseaux peuvent se poser.
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Liste des espèces présentes dans la volière :
Bateleur des savanes
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Sarcoramphe roi
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Gypaète barbu
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Vautour de Rüppell
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Vautour à tête blanche
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Vautour fauve
Percnoptère
Vautour de l'Himalaya
Vautour africain
Vautour charognard
Urubu à tête jaune
Urubu à tête rouge

Les guépards vivent juste après dans un enclos herbeux, étroit et en courbe.
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Les deux derniers enclos visibles dans cette zone sont ceux des manchots. Le chemin est ensuite inaccessible suite aux travaux de l’Alfred-Brehm Haus. Ceux-ci sont assez classiques et se compose d’un bassin, d’une plage herbeuse et d’un fond en faux-rocher garni de cavités où les animaux peuvent nidifier.
Enclos des manchots de Humboldt
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Manchot de Humboldt
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Enclos des manchots du cap
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Manchot du cap
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Après être revenu sur nos pas, nous sommes repassés près d’enclos dans la zone des canidés.
En avant plan, enclos des chiens des buissons et juste après celui des loups à crinière. Les enclos sont herbeux et les animaux ont quelques endroits pour se cacher. Les loups possèdent un enclos non visible du public.
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Un enclos un peu plus esthétique abrite des hyènes rayées d’Arabie. L’enclos est semblable à celui des hyènes : un point d’eau, un aménagement à tendance paysagère, un abris en rocher avec entrée type terrier/caverne. Le grillage du fond est tapissé de branchage et casse la rigidité du matériau de base.
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Le chemin continue dans une zone forestière où se situent deux volières.
Volière des martres à gorge jaune
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Volière des lynx roux
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Un enclos forestier abrite des loups ibériques.
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Je suis ensuite repassé près des enclos des camélidés et plaines sud américaines. Dans une maisonnette au bord d’un chemin, j’ai pu voir des cobayes halophile, que l’on appelle aussi mara du Chaco. C’est la première fois que j’observe cette espèce et il y avait des petits.
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Une des plaines sud américaines avec guanacos et maras.
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J’ai zappé l’enclos des pécaris, le dessin sur le plan étant la réplique parfaite d’un sanglier européen, j’ai préféré me diriger vers un enclos non mentionné sur le plan. Il s’agit d'une assez grande plaine avec des nilgauts et des cerf-cochons.
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Nilgauts
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cerf-cochon
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En retournant vers l’entrée, j’ai croisé un enclos pour porc-épic.
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De part et d’autre du restaurant Kakadu qui se trouve à l’entrée, se tiennent des volières de petites tailles. A gauche, on y trouve des loriquets de Mitchell et les lori à collier jaune.
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A droite, on peut observer des martin-chasseurs à ailes bleues, cacatoès corella et des cacatoès à huppe rouge.
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Martin-chasseur à ailes bleues
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Cacatoès corella
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Cacatoès à huppe rouge
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C’est à cet endroit que j’ai terminé ma visite. Le tierpark est impressionnant par sa taille et surtout par sa collection. On y trouve énormément d’ongulés et de cervidés. Les carnivores ne sont pas en reste mais les travaux de l’Aldred-Brehm Haus réduiront probablement le nombre de ces derniers car certaines petites espèces qui étaient présentées ne font pas partie du futur projet.

Il n’y pas de grosses évolutions marquantes depuis ma dernière visite qui date d’au moins 6 ans, mis à part l’arrivée des gérénuks et la rénovation de la maison des singes. Je ne connais pas trop les projets et la situation financière du zoo, mais j’ai eu le sentiment qu’un changement était en cours.

J’ai trouvé le Tierpark assez indigeste. Sa taille immense et ses enclos parfois espacés ne sont pas facile à aborder. Il y a beaucoup de zones vertes entre les différentes zones qui n’en sont plus vraiment. Cela donne un côté très agréable au zoo, mais dans un autre sens augmente le parcours de visite. A la vue de certains enclos de tailles discutables, je me suis demandé s’il ne fallait pas essayer de rentabiliser ou plutôt exploiter les zones vierges et ainsi augmenter certaines surfaces sans pour autant raser ou modifier entièrement le terrain existant.

Si certains espaces regroupent des animaux d’un même continent, ils ne sont pas (ou plus?) définis comme tel. Le plan actuel du zoo (plan papier pour les visiteurs) est devenu plus sommaire par rapport aux précédents où chaque enclos y était périmétré et numéroté. Les animaux sont maintenant parachutés à différents points correspondants à leurs lieux de vies. Il en résulte des oublis (tamandua par exemple qui ne figure pas sur le plan), un effet labyrinthe et une méconnaissance de ce qu’il y a à voir. Le parc possède de nombreuses allées forestières qui cachent parfois un petit enclos ou une petite volière au détour d’un chemin sans que l’on ne puisse deviner son existence. Cette rationalisation des informations prépare-t-elle le public à une diminution des espèces dans le futur? Le Tierpark étant réputé pour ses collections, s’il passe par la case rénovation, il jouera peut être la carte du “plus d’espace pour moins d’espèces”.

Au Tierpark, les enclos sont simples. L'esthétique apparaît dans les nouveaux projets. Malgré ses grands espaces et le nombre d’enclos mitoyens, le zoo est resté dans un format très archaïque. La collection y est présentée successivement. Les cohabitations se comptent sur les doigts de la main. Une grande savane pourrait par exemple regroupé girafes, autruches et une des 3 espèces de zèbres présentent dans le parc. Les gros points noires du zoo sont pour moi les ours malais (dont le problème se réglera pour 2019) et la Dickhäuterhaus (maison des pachyderme). La présentation des éléphants doit se faire d’une manière plus moderne. Si le parc veut conserver ses zones vertes, le seul lieu pour les accueillir est l’immense enclos des dromadaire et chameaux. Un nouveau bâtiment avec un enclos indoor pourrait y être dressé ainsi qu’un espace extérieur avec des vrais aménagements. Les lamantins devraient aussi bénéficier d’un nouvel espace plus vaste et mieux qu’un simple bassin rectangulaire. Les zones actuelles allouées aux éléphants pourraient accueillir diverses espèces après un aménagement, les possibilité sont nombreuses.

Beaucoup d’enclos pour ongulés sont équipé d’un pré enclos, permettant souvent d’isoler un ou plusieur individus. Malgré le côté ancien du parc, pour certaines espèces, ce qui existe fonctionne et semble être adapté aux problèmes que l’on rencontre avec certaines espèces.

Pour visiter ce zoo, il faut une journée entière, de l’ouverture à la fermeture. Si vous voulez profiter à fond des animaux, je vous conseil 2 jours. Ainsi il est plus aisé de répartir le terrain en deux jours avec possibilité de privilégier certaines zones selon les intérêts. Et surtout, on pourra se permettre une visite relax. Car les montées de la zone montagne additionnées au reste du parc ont de quoi épuiser. Je suis arrivé une heure après l’ouverture et partit vers la fermeture. J ai zappé la zone entre l’Alfred-Brehm Haus et les ours polaires qui semblerait abriter des animaux domestiques, oiseaux marins et hiboux ainsi que la faisanderie et les volières à perroquets qui se situent à sa proximité. Je n’ai pas vu non plus les pécaris ainsi que certaines allées au centre…

Point de vue propreté, il n’y a rien à redire. Les enclos sont entretenus et les animaux ont l’air bien soignés. On sent qu’il y a un côté très professionnel dans ce zoo. C’est en tout cas le sentiment que j’ai ressenti après ma visite.

Je suis curieux de voir à quoi ressemblera le projet fini de l’Alfred-Brehm Haus. J’espère pouvoir y retourner d’ici 2 ou 3 ans. Mais en même temps, je me dis que le parc n’aura pas relevé tous ses points noires. Le Tierpark évoluera certainement dans un avenir. J’espère toutefois qu’il ne sacrifiera pas ses magnifiques espaces verts et naturels comme d’autres parcs le font.
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Re: TIERPARK BERLIN 2018

Messagepar éric13 » Vendredi 31 Août 2018 22:20

Merci pour ce compte-rendu bien illustré.
Par son immensité et sa collection, le Tierpark vaut le détour sans contexte.

Effectivement, avec le nouveau directeur, Berlin opère une mutation.
Une mutation ralentie par une bureaucratie à la hauteur de celle que nous pouvons connaître en France...
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Re: TIERPARK BERLIN 2018

Messagepar Therabu » Vendredi 31 Août 2018 22:56

Tout d'abord un grand merci Candlemass pour ce compte-rendu d'un parc en effet tentaculaire.

Quelques corrections tout d'abord :
- l'enclos simple de contact avec les wallabies de Bennett contient aussi des pétrogales des rochers
- il y a bien des tigres de Sumatra au Tierpark, hébergés dans les loges latérales. Le parc vient d'ailleurs de voir une naissance de quadruplés.

Sur ton avis général, je te trouve assez sévère avec bien des installations (éléphants, ours polaires, plateaux des ongulés), certes vieillissantes mais pas tellement dépassées que cela par rapport à ce que d'autres parcs construisent récemment. Je en suis pas choqué par la fosse des ours blancs. Elle est évidemment trop petite, il n'y a qu'un seul enclos (le mâle faisant les allers-retours avec le zoo selon la période de reproduction) et ne représente clairement plus un standard de présentation. Elle est toutefois relativement grande pour une structure de ce type, avec des substrats différents, la possibilité de s'isoler et de se mettre à l'aise dans des boxs accessibles situés derrière la barre rocheuse...Je reste le premier à espérer une nouvelle installation bien plus extensive pour les ours polaires.
Chez les éléphants, je ne vois pas en quoi les boxs intérieurs avec bassins et loges communes sont moins-disant que les installations intérieures des zoos français. Effectivement les plateaux extérieurs accusent plus leur âge.

Le Tierpark est vraiment énorme et vouloir visiter le parc en une seule journée pour une première fois (ou même une seconde fois lorsqu'on a pas pu profiter correctement de la premiere visite) me paraît très difficile, alors même que la ferme des serpents et l'ABH sont fermés ! Cela transparaît dans ton compte-rendu, une partie de la frustration venait du fait qu'il faille tant marcher pour découvrir chaque recoin du parc qui recèle son lot de raretés. Je trouve que c'est pourtant ce qui lui donne son charme. Avoir un tel site, très vaste, alternant espaces boisés avec des arbres centenaires et larges prairies, du relief à certains endroits, au milieu d'une ville est exceptionnel. Si l'on considère également la collection hallucinante et la forte expérience des équipes zoologiques, le Tierpark est selon moi le parc avec le plus gros potentiel en Europe.

Il est clair que le masterplan va conduire à une rationalisation du plan de collection et je pense notamment que l'aspect de collection qui caractérise tant le Tierpark (faisans, cervidés et ovins, équidés, hiboux, grues, carnivores...) sera atténué. On aura certainement plus deux espèces d'éléphants, 4 équidés africains et 3 asiatiques ou la quinzaine d'espèces de strigiformes ! Le masterplan vise également une simplification de la signalétique et du parcours (fermeture de nombreuses allées). Comme tu l'as dit, il est impossible d'établir un parcours de visite pour tout voir sans multiples aller-retours en raison de la configuration des lieux et de l'espacement des installations. Le masterplan se met lentement en place et les changements récents restent encore assez superficiels. Il y a tout de même l'enclos nord-américain des porc-épics, le grand et magnifique enclos des pécaris du Chaco (quel dommage de l'avoir loupé ! ainsi que la rénovation de la volière des chouettes du Chaco qui lui fait face), le spectacle de fauconnerie et la fermeture de la ferme des serpents en plus des gérénuks et de la rénovation de la maison des singes toujours en cours. Avec la rénovation prévue pour l'automne 2019 de l'ABH, je trouve que c'est non négligeable. Evidemment, il va rester encore de nombreux enclos à rénover mais un parc d'une telle taille ne peut être transformer en quelques années.

La maison des pachydermes devrait suivre dans la foulée et être reconvertie en panorama africain accueillant ongulés, éléphants et rhinocéros noirs.Pour ceux intéressés par des plans de l'ABH et quelques images de synthèse, illustrations, vous trouverez au lien suivant (dans le fichier .zip puis 03) Anlagen puis Pläne) de nombreuses informations :

https://meinauftrag.rib.de/public/publications/189768

Il y a beaucoup de zones vertes entre les différentes zones qui n’en sont plus vraiment.
Que veux tu dire par là ?

A la vue de certains enclos de tailles discutables, je me suis demandé s’il ne fallait pas essayer de rentabiliser ou plutôt exploiter les zones vierges et ainsi augmenter certaines surfaces sans pour autant raser ou modifier entièrement le terrain existant.


Je suis tout à fait d'accord, c'est le paradoxe du Tierpark. J'ai un petit masterplan personnel tout prêt dans mes documents, il y en a que ça intéresse ? J'ai trouvé un autre espace pour les éléphants :wink:
Les plaines des camélidés sont classées et je pense qu'il serait difficile d'adapter les clôtures et encore plus de construire le bâtiment nécessaire.

Au Tierpark, les enclos sont simples. L'esthétique apparaît dans les nouveaux projets. Malgré ses grands espaces et le nombre d’enclos mitoyens, le zoo est resté dans un format très archaïque.


Je trouve que c'est justement cette simplicité et ces présentations naturelles qui font le charme d'une visite du Tierpark qui, pour l'instant, ne s'alourdit pas de faux rochers et autres reconstitutions de temples. Ce n'est pas spectaculaire mais en plus d'être totalement atypiques par rapport aux autres grandes institutions, je trouve cela souvent plus jolis que des enclos étriqués entourés de faux rochers. Je pense par exemple aux plateaux des équidés qui peuvent paraîtrent nus mais je ne vois pas de meilleure manière d'héberger ces espèces si ce n'est que de multiplier encore plus l'espace alloué.

Merci encore pour ce compte-rendu !
Therabu
 
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Re: TIERPARK BERLIN 2018

Messagepar addax » Lundi 03 Septembre 2018 16:05

Merci beaucoup pour ce compte-rendu très complet.
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Re: TIERPARK BERLIN 2018

Messagepar candlemass » Mercredi 05 Septembre 2018 12:19

Salut Therabu et merci pour ton point de vue et tes réactions. Merci aussi pour tes rectifications.

Concernant ma sévérité, j'accorde que mon style écris est parfois un peu sec. Ce que tu as pu ressentir sur les plateaux des ongulés ou quand je parle de la manière archaïque de présenter les animaux était en fait une volonté de souligner le style de présentation façon collection des espèces qui était propre aux zoos à une certaine époque. A la différence qu'au Tierpark les enclos sont de bonnes tailles. Le mot "archaïque" était peu être mal choisi car il est vrai qu'il a une connotation plutôt négative, mais ce n'était pas voulu.

Pour les ours blanc, c'est vrai que l'enclos n'est pas minuscule. Mais l'espace autour qui, comme tu le dis si bien, permet un installation extensive traîne un peu à se réaliser et je trouve dommage que ça ne soit toujours pas fait. Mais bon, comme tu le dis aussi, on en peut pas moderniser un parc comme celui là en un claquement de doigt.

Chez les éléphants, je trouve leurs boxes internes petits en fait et assez étroit.

Therabu a écrit:
Il y a beaucoup de zones vertes entre les différentes zones qui n’en sont plus vraiment.
Que veux tu dire par là ?



Je voulais dire par la que dans la communication du parc, il n'y a plus vraiment de zone à thèmes, qu'il soit animalier ou géographique, du fait probablement de la mise en place du masterplan. C'est en tout cas ce que j'ai ressenti lors de ma dernière visite.
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