| Zoo de Doué - Visite 12 août 2002
Installé au cœur d'anciennes carrières d'extraction de
pierres coquillières, le Zoo de Doué bénéficie d'un décor troglodytique
remarquable : carrières à ciel ouvert, à-pics rocheux, tunnels et
cascades fournissant un cadre naturel incomparable. Abandonnées pendant plusieurs dizaines d'années, les carrières
ont été naturellement envahies par une végétation aux allures
exotiques.
Bambous, bananiers, palmiers, yuccas et fougères contribuent à renforcer
cette ambiance et immergent les visiteurs dans un autre monde. Chaque enclos est conçu pour recréer un décor naturel
autour des animaux, conjuguant le bien-être animal et le plaisir des
visiteurs.
Le
Zoo de Doué est le premier parc français à avoir
accueilli en 1991 un couple de pandas roux. Ils se sont reproduits de
nombreuses fois depuis cette date.
Le "canyon des panthères" est composé de trois
grands enclos paysagés d'une superficie d'environ
600 m² chacun dans lesquels se trouvent des bassins, des arbres, des
rochers, tout un aménagement correspondant aux comportements de ces
fauves. Un couple de panthère de Sri Lanka vit dans le premier enclos. Le deuxième enclos abrite un couple de panthères des neiges.
Le mâle, âgé de 3 ans, et la femelle, âgée de 6 ans, sont nés en
captivité, l'un en France et l'autre en Suède. Ils ont eu leur premier
petit, un mâle, en 2000. Une autre portée de quatre petits a vu le jour
le 12 juillet 2002. Enfin, le troisième couple
présenté appartient à la sous-espèce des léopards de Perse. Ils
vivent au zoo depuis 1994. La première naissance a eu lieu le 22 juin
2002. Il s'agit d'un mâle et d'une femelle nommés respectivement Igor et Erevan.
Plusieurs cavités rocheuses permettent d'accéder à
une grande volière naturelle. Un des tunnels, de plus de 100 mètres de
long, a été entièrement creusé par l'équipe du zoo entre décembre 1996 et mars
1997. La grande volière abrite de nombreuses espèces d'oiseaux en
totale cohabitation. Une cascade et de la végétation agrémentent le
lieu qui est vraiment impressionnant. D'autres oiseaux sont hébergés à proximité : flamants du Chili
et différentes espèces d'aras. Un petit vivarium abrite quelques espèces dans de vastes
terrariums.
Vous pouvez à présent monter au niveau
supérieur en empruntant un ascenseur vitré ou des escaliers. Vous avez
alors une vue remarquable sur la végétation luxuriante du niveau inférieur. Le
Zoo de Doué abrite depuis 1985 un couple de loups à crinière
qui se reproduit régulièrement. La dernière portée date de 2000 et
les 6 petits ont tous été placés à présent dans différents espaces
zoologiques européens. La curée des vautours est une animation très intéressante
et impressionnante. En effet, les visiteurs se retrouvent au milieu de ces
oiseaux lors de leur repas. Tous les singes présentés au Zoo de Doué (atèles,
gibbons, macaques, colobes...) vivent sur des îles spécialement aménagées pour eux.
Le zoo a été un précurseur en France dans la
construction de ce type d'habitats très appréciés des primates. Trois
espèces différentes de gibbons se répartissent chacune
sur une île spécialement aménagée pour eux : le gibbon à favoris roux
(Hylobates concolor gabriellae), le siamang et le gibbon à mains blanches.
Ils se reproduisent régulièrement.
Les groupes sur les îles se composent, en général, d'un couple,
d'un jeune de l'année passée et du dernier-né de l'année.
Le
Zoo de Doué élève des tigres de Sumatra depuis 13 ans. Le
premier couple, dont le mâle est arrivé en 1988 en provenance d'Allemagne, a élevé
13 petits, qui, une fois sevrés, sont partis dans différents parcs européens
et même en Australie. Le couple actuel est formé du mâle initial et
d'une femelle âgée arrivée d'Allemagne en 1995. Ce couple n'est
plus autorisé à se reproduire, car surreprésenté génétiquement. Le parc possède également un couple de
lions qui provient de cirques et dont on ne favorise pas la reproduction,
car, l'origine génétique de ces lions n'étant
pas déterminée, ils n'ont pas de valeur en termes de conservation. La
plupart des zoos français ont le même problème. Le but est, à la mort de ces animaux, d'héberger des individus d'une sous-espèce
menacée afin d'en favoriser, cette fois-ci, la reproduction.
Les enclos sont de très grandes tailles. Le public a la
possibilité d'observer les animaux à partir de différents points
d'observation.
Le
Zoo de Doué héberge un
couple d'hippopotames pygmées installé dans un bassin qui permet de les
voir évoluer sous l'eau.
Ce couple composé de Marisa, femelle née au Zoo de Bâle le 12 septembre
1989,
et de Clafoutis, mâle né au Zoo de Duisburg le 14 juin 1991, est arrivé en
avril 1998. Ils ont eu un petit
en 1999 et un autre en 2001 : Bagatelle, mâle né le 14 janvier 2001, qui
vit toujours avec ses parents. Le parc présente des
loutres cendrées d'Asie depuis 4 ans. Le groupe est formé d'un couple
reproducteur et de quelques jeunes. Un groupe de manchots du Cap est en prêt d'élevage du Zoo d'Amsterdam.
Le
Zoo de Doué héberge des guépards depuis une quinzaine
d'années. Le couple actuel, originaire d'Afrique orientale, s'est
reproduit pour la première fois cette année et quatre petits ont vu le
jour le 15 avril 2002. Ce sont deux mâles et deux femelles. Leur arrivée
est bienvenue du fait de la rareté de cette espèce et
particulièrement des difficultés d'élevage qu'elle présente. Le zoo a décidé de participer à l'EEP
de l'ours
à lunettes en accueillant pour l'été 2000 un couple d'ours à
lunettes venu au monde en Suisse. Waïka, femelle âgée de 4 ans, est née
Zoo de Zürich et
Tremento, mâle de 5 ans, est né au Zoo
de Bâle. Un enclos de 2500 m² a été construit spécialement
pour eux avec une cascade, plusieurs zones arborées pour qu'ils
puissent construire leurs nids, et des zones découvertes afin que le
public puisse les observer.
Le
Zoo de Doué présente actuellement un groupe de 7 girafes du Niger (Giraffe
camelopardalis peralta). Leur parc a été construit
dans une carrière de belle taille. Elles le partagent avec deux zèbres
et Jeannette, une femelle dromadaire. Le couple fondateur du parc est né au Zoo
du Bois de Vincennes où la sous-espèce est élevée depuis de nombreuses générations.
Sacha et Alice ont déjà élevé plusieurs petits à Doué.
Les dernières girafes nées au zoo sont Boumba, mâle né le 10 janvier 2001, fils de Sacha
et Anaïs, et Majida, femelle née le 7 juillet 2001, fille de Sacha et
Elizée.
Le Zoo de Doué a accueilli durant les mois de
juillet et août 2002 deux sculpteurs de l'île de Bali.
Artistes spécialistes de la sculpture animalière, ils ont effectué des sculptures monumentales dans des troncs de séquoia.
Les espèces sculptées sont emblématiques du zoo : le tigre de Java, un couple de girafes du
Niger, l'ours à lunettes du Pérou ou encore l'hippopotame du Niger.
Le Zoo
de Doué oriente une grande partie de son action vers le développement de
projets de conservation in situ.
En 2001, pour les 40 ans d'existence du parc, Pierre Gay et son équipe ont
lancé le défi de soutenir un nombre symbolique de 40 projets, projets
concernant des espèces et écosystèmes du monde entier : la sauvegarde des
girafes au Niger, la recherche du tigre de Java, la réhabilitation des ours
à lunettes au Pérou...
Les problèmes que rencontrent beaucoup d'espèces sont très souvent dus
aux activités humaines. Ces projets se doivent alors d'intégrer tous ces
différents paramètres et accompagner les populations locales dans une gestion
durable de leurs ressources naturelles.
L'association "Ambassades Animales", créée en octobre 2001 par Pierre Gay, est entièrement dédiée
au financement et au développement des 40 projets. En conclusion, le Zoo de Doué est un grand parc français
qui développe les programmes de conservation in situ auxquels il
participe et qui offre à ses pensionnaires des enclos paysagés de
qualité.
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| Bioparc
Zoo de Doué - Visite 7 février 2010
Février 2010, visite par un froid
glacial à la réouverture après le repos hivernal. La première carrière
semble bien vide depuis le départ des flamants et
des aras vers la nouvelle grande volière sud-américaine, inaugurée en
2009. L'ancienne volière des calaos bicornes est aujourd'hui occupée par
des calaos terrestres d'Abyssinie, mais c'est la restructuration
complète de cette première carrière qui est en cours de réflexion. La carrière des léopards,
qui accueille toujours trois espèces,
devrait également être partiellement remodelée et n'accueillir plus que deux espèces
à terme. Les enclos, pourtant relativement spacieux, apparaissent
aujourd'hui plus restreints et ternes que lorsqu'ils sont sous le couvert
d'une végétation dense. Cette nouvelle visite en 2010 est surtout
l'occasion de découvrir la nouvelle volière
sud-américaine, gigantesque et impressionnante... Elle n'était qu'en
cours d'aménagement lors de mon dernier passage en juillet 2008 et a
finalement été inaugurée au courant de l'été 2009. Elle couvre une
superficie de près d'un hectare, a été creusée au milieu des falaises de
falun et culmine à vingt mètres de hauteur. Près de 300 oiseaux y vivent
déjà et forment un superbe ballet aérien. Je note plus particulièrement
la présence de quatorze aras hyacinthes, de conures de Patagonie d'une
sous-espèce particulière (Cyanoliseus
patagonus bloxami), d'un groupe de flamants du Chili, de
multiples anatidés... Un vieux condor des Andes éjointé vit également au
sol, mais devrait être remplacé à terme par de jeunes individus volants.
L'ajout de plusieurs dizaines d'oiseaux est encore prévu, dont plus
particulièrement le transfert de la colonie de manchots ou encore
l'arrivée de pélicans thage (Pelecanus
thagus), directement du Chili. Un couple de fourmiliers géants
devrait bientôt prendre possession de l'enclos terrestre. La seconde
volière, également aménagée au cœur d'une carrière, mais qui date de
plus d'une trentaine d'années, a été restructurée sur une thématique
européenne. A la sortie de celle sud-américaine, elle fait aujourd'hui
un peu piètre figure, alors qu'elle m'avait tant impressionné en 2002,
lors de ma première visite à Doué. Au niveau supérieur, les îles des primates,
innovatrices au milieu des années 1980, ont un peu
mal vieilli. La superbe carrière des rhinocéros noirs, qui accueille
aujourd'hui un mâle et deux femelles en cohabitation avec 3.0 gazelles
Dama et 3.0 gazelles dorcas ainsi que pintades et oies de Gambie, est
toujours aussi impressionnante. Je reste encore une fois ébahi par la
qualité de cette réalisation inaugurée en 2005 ! Le couple de rares
loutres géantes du Brésil est arrivé en 2007 et une première
reproduction a été enregistrée en juillet 2009 ; seul un des petits a
survécu jusqu'à aujourd'hui. L'enclos des girafes, qui conclut
aujourd'hui ma visite, a été largement agrandi en 2008 et est bordé d'un
sympathique lieu de restauration, Le Camp des Girafes.
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Bioparc Zoo de Doué - Livres

Des zoos pour quoi faire ?
Pour une nouvelle philosophie de la conservation
Pierre Gay,
Delachaux et Niestlé, Paris, 2005
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Projets Nature,
Zoo de Doué-la-Fontaine,
2001-2007
Urban Nomad, Paris, 2007
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1961-2011
de père en fils pour une même passion
Bioparc Zoo de Doué-la-Fontaine
Gay Père & Fils, 2011
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