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Descriptif et présentation d'Oasys
Au nord d'Almería, à Tabernas,
nous atteignons Oasys.
Malheureusement, ce parc zoologique, couplé à un parc d'attractions sur
le thème du Far West, est fermé en cette saison durant la semaine. Avec
un peu d'insistance, nous avons la chance de tomber sur une soigneuse,
originaire d'Allemagne, qui nous propose une visite guidée. Ancien
safari visitable uniquement en voiture, le parc a aujourd'hui été
complètement transformé et rénové. Dans la zone supérieure, nous
découvrons de nombreux enclos sableux, il est vrai récents, mais de
petite taille et souvent peu enrichis, où sont présents successivement
une girafe, des zèbres en cohabitation avec une gazelle dama, des
autruches, des marabouts et des jabirus d'Afrique, puis des cobes de Lechwe, des tigres, des cobes à croissant, des élands du Cap, des bisons
américains, des chameaux, des dromadaires, un couple de rhinocéros
blancs, des wallabies de Bennett et des émeus, un groupe d'oryx
algazelles, deux loups dans un petit enclos pentu, nu et triangulaire,
des cerfs axis avec des antilopes cervicapres et des cochons du Vietnam,
des poneys, ânes et chevaux de Przewalski... Un immense parc rocailleux
héberge mouflons, daims et cerfs élaphes. Un couple d'hippopotames
amphibies vit dans un enclos de taille relativement importante avec un
bassin simple mais bien conçu. Des flamants partagent une installation
avec des makis cattas tandis que la fosse voisine est occupée par un
groupe de lions. Dans cette même zone, nous voyons encore des élands du
Cap, des autruches et des gazelles dorcas, des zèbres de Grévy, un
couple de gayals avec leur jeune, un couple d'ours bruns, sûrement de
Syrie, et une seconde fosse pour le moment inoccupée. Dans une seconde
zone située en contrebas dans une vallée encaissée, la soigneuse Petra
nous guide vers un enclos pour tigres où vit un individu blanc. Juste à
côté se trouve une zone sud-américaine avec deux caïmans à lunettes, des
lamas, des guanacos, des nandous, un groupe de pécaris à collier avec un jeune âgé
à peine de quelques jours, des ragondins. Un grand enclos avec belle
végétation abrite un groupe de cigognes blanches éjointées. Un couple de
lynx, au pelage particulier, les rapprochant peut-être du lynx ibérique,
occupe une profonde fosse. L'enclos des loutres, avec vision
sous-marine, est pour le moment inoccupé. Trois espèces de toucans sont
encore présentées ici : toucan à carène (Ramphastos sulfuratus),
toucan à bec rouge (Ramphastos tucanus) et toucan tocard (Ramphastos
ambiguus swainsonii). Enfin, dans la dernière zone, faisant la
jonction avec les installations du Far West, se trouvent, entre autres,
un amphithéâtre à ciel ouvert pour un spectacle de perroquets, une
petite serre tropicale avec six cages pour primates (tamarin pinché,
maki varié roux, ouistiti à toupet blanc, ouistiti de Geoffroy, tamarin
pinché) et quatre vieux enclos pour fauves (un guépard, deux panthères
noires, un puma, trois panthères tachetées, trois tigres). De toutes
petites volières sont le lieu de présentation de quelques surprises :
caracaras huppés, urubus à tête rouge, harfangs des neiges, grands ducs
d'Europe, un couple de calaos à casque noir (Ceratogymna atrata),
des amazones farineuses du Costa Rica (Amazona farinosa virenticeps),
un couple de calaos à joues argent (Bycanistes brevis), un couple
de calaos papous (Aceros plicatus), quelques touracos violets,
des effraies des clochers... Nous visitons encore une mini-ferme avant
de découvrir un immense vivarium lumineux, aménagé en 2006. Cinq grands
terrariums centraux sont entourés de deux rangées d'une vingtaine de
terrariums chacun, deux terrariums de taille moyenne se trouvant dans
les deux coins du bâtiment. Nous y voyons un immense Varanus salvator,
des Varanus dumerilii, de nombreux petits lézards et amphibiens,
mais la soigneuse Petra nous a déjà accordé beaucoup de temps et nous
sentons qu'il ne faut pas abuser de sa bonne volonté. Avant de partir,
nous jetons encore un œil à un intéressant musée avec diverses
empreintes d'animaux, un des seuls supports pédagogiques de tout le parc. Nous
discutons quelques minutes avec le directeur-vétérinaire du parc, mais aucune langue commune ne permet un échange plus
développé.
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