|
Parque de Rescate de
Fauna Sahariana (P)
|
| Mise en ligne :
20 mai 2007 |
|
Parque de Rescate de
Fauna Sahariana
C/ Chamberí, 110
04002 Almería
ESPAGNE
Tél. : 0034 950278208
www.eeza.csic.es
|

entrée du Parque de Rescate de Fauna Sahariana - avril
2006
|
|
|
Parque de Rescate de
Fauna Sahariana - Sommaire :
|
La description qui suit se veut plus narrative et
vivante que les comptes-rendus habituels proposés sur
leszoosdanslemonde.com. Il s'agit d'un choix pour présenter quelques
espaces zoologiques espagnols visités lors d'un même voyage en avril
2006. J'ai gardé un maximum d'objectivité dans les propos et la
description des installations. Vos commentaires sont les bienvenus.
|
|
|

groupe de jeunes gazelles de Cuvier - avril 2006
|
Caractéristiques
Année de création de l'Estación
Experimental de Zonas
Áridas
(EEZA) : 1947
Année de création du
Parque de Rescate de
Fauna Sahariana (PRFS) : 1971
400 animaux appartenant à 4 espèces, ainsi que quelques
tortues grecques
Directrice de l'EEZA : Eulalia Moreno Mañas
Directeur du PRFS :
Gerardo Espeso Pajares
|
|

|
|
|
Conservation et coopération internationale
L'EEZA est membre de l'EAZA
(European Association of Zoos and Aquaria).
Gerardo
Espeso Pajares est le coordinateur du programme
EEP Gazelle dama (Gazella
dama), programme mis en place en 1989.
Teresa Abaigar est la coordinatrice du programme
EEP Gazelle dorcas (Gazella
dorcas neglecta), programme mis en place en 2002.
|

gazelles de Mohrr - avril 2006
|
|

|
|
|
Ma dernière visite : 4 avril 2006
|
|

|
|
|
Descriptif et présentation du
Parque de Rescate de
Fauna Sahariana
A Almería, où nous retrouvons la côte et la mer Méditerranée,
nous avons quelques difficultés pour trouver le Parque de Rescate de
Fauna Sahariana (Parc de Conservation de Faune Saharienne), centre de
reproduction fermé au public situé dans les quartiers pauvres d'Almería
et dominé par la forteresse L'Alcazaba. Il est une entité de Estación
Experimental de Zonas
Áridas (EEZA, Station Expérimentale de Zones
Arides), créée en
1947 comme Institut d'Acclimatation d'Almería ayant pour but de mener
des recherches et des études à propos des ongulés nord-africains. Le
parc de conservation fut, quant à lui, aménagé en 1971, avec l'arrivée
des premières gazelles en janvier. Nous avons
rendez-vous avec Gerardo Espeso Pajares, directeur du centre et
coordinateur de l'EEP Gazella dama mohrr. Il nous explique un peu son
travail et les buts de l'élevage installé dans le Parque de Rescate de
Fauna Sahariana où prospèrent environ 400 animaux appartenant à quatre
espèces : gazelle de Cuvier (Gazella cuvieri), gazelle dorcas (Gazella
dorcas neglecta), gazelle de Mohrr (Gazella dama mohrr) et mouflon
à manchettes (Ammotragus lervia sahariensis). Les très nombreux
enclos de tailles très diverses permettent une flexibilité nécessaire à
un tel élevage, la création de groupes, l'isolement de certains animaux,
l'élevage des jeunes... Nous nous promenons dans les allées sableuses en
observant calmement ces espèces et sous-espèces rares en captivité. Le
cadre, dominé par L'Alcazaba et quelques falaises rocheuses, est
superbe ; l'air de la mer, toute proche, apporte également son
dépaysement.
|
|

gazelle de Cuvier - avril 2006
|
La gazelle
de Cuvier (Gazella cuvieri) est une gazelle de dimensions
moyennes, qui peut peser jusqu'à 35 kilogrammes. Elle porte une robe
foncée caractérisée par une bande noire séparant le dos brun et le
ventre blanc ; une tache noire ovale tout à fait unique et facilement
reconnaissable se trouve au milieu du chanfrein de l'animal. Jusqu'au
milieu du vingtième siècle, la gazelle de Cuvier occupait une vaste aire
de répartition dans les montagnes du Maroc, de l'Algérie et de la
Tunisie, d'où son appellation courante de gazelle de montagne ou gazelle
de l'Atlas. La pression cynégétique et la dégradation de son habitat ont
peu à peu mené à une diminution des effectifs et à une fragmentation de
la population. Actuellement, l'espèce est considérée comme endangered
par l'IUCN et on considère qu'elle ne survit plus que dans de petits
noyaux isolés, avec une population totale comportant moins de 800
individus. Une centaine de gazelles de Cuvier vivent et se reproduisent
à Almería, où est géré un stud-book, et sont parmi les seules
représentantes de leur espèce en captivité.
|
La gazelle dorcas (Gazella
dorcas) est de plus petite taille, atteignant rarement les 20
kilogrammes. Son pelage est d'un beige clair, offrant un camouflage
idéal dans les zones désertiques où elle vit. Son aire de répartition
est relativement vaste, englobant tout le nord de l'Afrique, de
l'océan Atlantique jusqu'aux côtes de la mer Rouge. Cinq sous-espèces
ont été décrites. Son déclin est surtout dû à une forte pression
cynégétique et elle est aujourd'hui classée comme vulnerable. La
population présente à Almería appartient à la sous-espèce neglecta,
originaire de l'extrémité occidentale du désert du Sahara, et oscille
autour de 80 individus. Un stud-book est géré par l'équipe du centre et
a mené à la création d'un EEP en 2002. Plusieurs nouveaux groupes
d'animaux ont été formés depuis, dans quelques zoos espagnols et
européens.
|

gazelle dorcas - avril 2006
|
|

gazelle de Mohrr - avril 2006
|
La gazelle dama est la plus grande des trois espèces
de gazelles qui vivent au centre. Les mâles sont plus grands que les
femelles, pouvant atteindre jusqu'à 75 kilogrammes. Trois ou quatre
sous-espèces sont décrites selon les auteurs. Les individus présentés à
Almería appartiennent tous à la sous-espèce de Mohrr (Gazella dama
mohrr). L'espèce a connu un déclin considérable au cours des
dernières années et elle est aujourd'hui considérée comme fortement
menacée, certaines populations étant même éteintes dans le milieu
naturel. Le Parque de Rescate
de Fauna Sahariana possède plus d'une centaine d'individus et a
fortement développé le programme d'élevage depuis 1989. Plus d'une dizaine
de parcs zoologiques européens y participent aujourd'hui et la
population captive mondiale comprend 300 individus. Des programmes de
réintroduction ont été entrepris dans plusieurs pays africains.
|
|
Finalemant,
le Parque de Rescate de
Fauna Sahariana possède également une cinquantaine de mouflons à
manchettes (Ammotragus lervia sahariensis), appartenant à une des
sept
sous-espèces décrites. Le statut taxonomique de celle-ci est
assujetti à révision et ses populations naturelles sont considérées
éteintes.
|

mouflon à manchettes - avril 2006
|
|

enclos pour gazelles de Mohrr - avril 2006
|

enclos pour gazelles de Cuvier - avril 2006
|
|

enclos pour gazelles de Mohrr - avril 2006
|

enclos pour gazelles de Mohrr - avril 2006
|
|

enclos pour gazelles - avril 2006
|

enclos pour gazelles - avril 2006
|
|

enclos pour gazelles de Cuvier
et forteresse
L'Alcazaba - avril 2006
|

enclos pour gazelles de Mohrr - avril 2006
|
|

enclos pour gazelles de Cuvier - avril 2006
|

enclos pour gazelles de Cuvier
et forteresse
L'Alcazaba - avril 2006
|
|

enclos pour gazelles de Mohrr - avril 2006
|

enclos pour gazelles et fortifications - avril 2006
|
|

enclos pour gazelles de Cuvier - avril 2006
|

enclos pour gazelles - avril 2006
|
|

enclos pour gazelles - avril 2006
|

enclos pour gazelles - avril 2006
|
|

enclos pour gazelles - avril 2006
|

enclos pour gazelles de Mohrr - avril 2006
|
|

enclos pour gazelles - avril 2006
|

enclos pour gazelles
et forteresse
L'Alcazaba - avril 2006
|
|

enclos pour mouflons à manchettes - avril 2006
|

enclos pour mouflons à manchettes - avril 2006
|
|

gazelles de Cuvier - avril 2006
|

gazelles de Cuvier - avril 2006
|
|

jeune gazelle de Cuvier - avril 2006
|

gazelles de Mohrr et gazelles dorcas - avril 2006
|
|

gazelles de Mohrr - avril 2006
|

gazelles de Mohrr - avril 2006
|
|

gazelle de Mohrr - avril 2006
|

mouflons à manchettes - avril 2006
|
|

mouflon à manchettes mâle - avril 2006
|

tortue grecque - avril 2006
|
|

|
|
|

mouflons à manchettes - avril 2006
|
En conclusion, le
Parque de Rescate de Fauna
Sahariana est un centre d'élevage fort intéressant où vivent quatre
espèces d'ongulés peu courantes. De nombreuses études et recherches y
sont menées et le pool animalier permet de peupler d'autres espaces
zoologiques et d'organiser de nécessaires réintroductions dans le milieu
naturel.
|
|

|
|