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Zoo Pierre Gallifet
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| Mise en ligne : 20 octobre
2002
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C’est en 1965, au détour d’une page de la revue
"La vie des bêtes", que Madame Saint-Martin, issue de la
haute bourgeoisie parisienne, découvre l’existence
d’une école de dressage au Zoo de Marseille.
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Madame Saint-Martin au Zoo de Marseille en séance de
dressage
milieu des années 1960
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Tous droits réservés
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Madame Saint-Martin au Zoo de Marseille en séance de dressage
avec Jim Frey
milieu des années 1960
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Pendant deux ans,
moyennant 600 FRF (environ 100 €) par mois, elle s’occupe des fauves et
entre dans
la cage de dressage avec Jim Frey, grand dompteur français. Ce dernier lui
apprend
les premiers rudiments du métier.
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| Madame Saint-Martin s'attachera particulièrement à quatre lionceaux :
Kaïlo, Aka, Mambé et Brindille, malades à la
naissance, qu’elle veillera jour et nuit pendant plus d’un mois.
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Madame Saint-Martin et les quatre lionceaux au Zoo de
Marseille
milieu des années 1960
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Madame Saint-Martin au Zoo de Marseille
milieu des années
1960
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Madame Saint-Martin au Zoo de Marseille
milieu des années
1960
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Madame Saint-Martin au Zoo de Marseille
milieu des années
1960
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Madame Saint-Martin au Zoo de Marseille
milieu des années
1960
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chimpanzé au Zoo de Marseille
milieu des années
1960
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Madame Saint-Martin au Zoo de Marseille en séance de
dressage
milieu des années 1960
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Madame Saint-Martin au Zoo de Marseille
milieu des années
1960
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Passionnée des fauves depuis toujours, Madame
Saint-Martin peut enfin réaliser son rêve.
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Et les quatre lionceaux
furent les premiers pensionnaires de son parc, qu'elle ouvre en 1968 au
Cannet des Maures, petit village varois, sur un domaine de 3 hectares
acquis par son époux. Des installations sont
aménagées et d'autres animaux sont bientôt pris en charge.
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tigre au Zoo Pierre Gallifet - années 1970
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puma au Zoo Pierre Gallifet - années 1980
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Madame Saint-Martin, plus connue sous le nom de Brindille,
se fait une réputation en accueillant des bêtes malades, maltraitées par
leurs propriétaires ou abandonnées.
C'est ainsi que plus de 200 fauves vont séjourner au Zoo Pierre Gallifet
durant les trente années de son existence, mais aussi beaucoup d'autres
animaux comme des ours, loups, chimpanzés, daims, mouflons... L'arrivée
d'un éléphant fut même envisagée au début des années 1970.
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La passion dévorante de Brindille a
bien failli lui coûter la vie en 1972.
Lorsque le 25 décembre 1972, Brindille eut le bras
happé par un lion trompé par une veste qui lui rappelait son ancien
propriétaire brutal, on a pu craindre que le parc ne disparaisse à jamais.
Brindille, transportée à Draguignan, puis à Nice et jusqu’en Suisse,
dut subir de multiples interventions chirurgicales.
De cet accident, dont elle se considère pour ainsi
dire responsable, Brindille a gardé des séquelles. La passion, elle, est
restée intacte !
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lion au Zoo Pierre Gallifet - années 1970
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Nadia, lionne de 250 kg, adore les yaourts à la
fraise que lui offre Brindille - années 1970
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Le refuge de Brindille se développe. De nombreux petits
voient le jour. Certaines années, plus de 30 fauves vivent au zoo. Nadjid,
soigneur dévoué,
aide Brindille dans ses tâches quotidiennes.
Le Zoo Pierre Gallifet compte environ 4500 visiteurs
par an, les meilleures années. Près d'une tonne de viande est
livrée toutes les quatre semaines. Les entrées, à un coût plus
symbolique que bénéfique, lui rapportent par an environ 7000 € alors
que la nourriture lui revient à 25000 €.
Et Brindille continue !
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Le parc se fait ainsi connaître et certains directeurs d'espaces zoologiques français viennent la
voir pour avoir des conseils quant à l'élevage des fauves.
Elle est une des premières en France à utiliser un fusil hypodermique
offert par des Américains. Ces derniers lui laissent en dépôt des
animaux lors de leurs tournées européennes.
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tigre au Zoo Pierre Gallifet - années 1980
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Une association est créée. Elle s'occupe des objectifs du
zoo. Elle porte le nom du Docteur Pierre Gallifet, vétérinaire installé
au Cannet, décédé trop jeune et qui avait beaucoup aidé à la création du parc de
Brindille. |

prospectus
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ticket d'entrée - 1990
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| Thierry Le Portier, grand dresseur actuel, s'est trouvé
souvent en compagnie de Brindille dans le monde des fauves. En 1988, Beineix tourne pendant deux jours au Zoo Pierre Gallifet son film
"Roselyne et les lions", fortement inspiré de la vie de
Roselyne Le Portier. D'une certaine manière, nous pouvons penser que
certains éléments de la vie de Brindille ont aussi inspiré Beineix. |

tournage du film "Roselyne et les lions" au Zoo Pierre
Gallifet - 1988
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Enfin, à la fin de l'année 1994, Brindille décide de fermer le Zoo Pierre
Gallifet, les
derniers animaux ne supportant plus la présence des rares visiteurs.
Quelques fauves ont terminé paisiblement leur vie auprès de
Brindille.
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anciennes cages - août 2002
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anciennes cages - août 2002
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anciennes cages - août 2002
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anciennes cages - août 2002
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A présent, les installations sont devenues vétustes et la plupart des
animaux ont succombé à une vieillesse heureuse.
Brindille, quant à elle, s'est lancée dans une autre passion de
jeunesse : la musique et en particulier le fado.
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Brindille en août 2002
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