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Le Jardin d'Acclimatation
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| Mise en ligne : 7
septembre
2003 |
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Le Jardin d'Acclimatation
Bois de Boulogne
75116 Paris
FRANCE
Tél. : 01 40 67 90 82
Fax : 01 40 67 98 73
www.jardindacclimatation.fr
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entrée du Jardin d'Acclimatation - juillet 2003
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| Le Jardin d'Acclimatation -
Sommaire :
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lama - juillet 2003
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Le Jardin d'Acclimatation - juillet 2003
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Horaires d'ouverture 2003
Le Jardin d'Acclimatation est ouvert 365 jours par an.
Juin
à septembre : 10h à 19h
Octobre à mai : 10h à 18h
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Tarifs d'entrée 2003
Adulte et enfant : 2,50 €
Carnet de 14 entrées : 25 €
Senior, famille nombreuse, émeraude : 1,25 €
Carnet de 14 entrées : 12,50 €
Abonnement annuel : 80 €
L'entrée est gratuite pour les handicapés et les
enfants de moins de 3 ans.
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ticket d'entrée au Jardin d'Acclimatation - juillet 2003
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Le Jardin d'Acclimatation - juillet 2003
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Caractéristiques
Date d'inauguration : 6 octobre 1860
19 hectares
150 animaux
1 200 000 visiteurs
Président directeur général : Jean-Pierre Bardery
Soigneur animalier titulaire du certificat de capacité : Gérard
Christe
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Règlement intérieur du Jardin d'Acclimatation
« 1.
Conserver son âme d'enfant et respecter la poésie du lieu, les poubelles
vous y aideront et les canards vous en sauront gré.
2. Etre élégant en
toute circonstance au jardin, il vous le rendra. Ne pas être torse nu. A
la pataugeoire, c'est le privilège des tout-petits.
3. Aimer se rouler
dans l'herbe lorsque c'est permis sans craindre un petit laisser-aller
de nos amis les chiens, ils sont interdits au Jardin.
4. Laisser les légumes
et les fruits du potager mûrir en toute quiétude, ils se font beaux pour
tout le monde.
5. Venir en vélo au
Jardin, c'est une bonne idée, mais il vous attendra à l'entrée. »
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ours brun - juillet 2003
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Plan
du Jardin d'Acclimatation en 1860
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Plan
du Jardin d'Acclimatation en 2003
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Mes visites : juillet 1994
Ma dernière visite : 25 juillet 2003
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Origines, construction et inauguration du Jardin
d'Acclimatation
Aucun texte ne peut traiter ce sujet mieux que le Guide du promeneur au Jardin
Zoologique d'Acclimatation édité en décembre 1862 et dont voici de
larges extraits.
«
Le Jardin zoologique du bois de Boulogne est destiné "à
appliquer et propager les vues de la Société impériale zoologique
d'acclimatation, avec le concours et sous la direction de cette Société
; par conséquent à acclimater, multiplier et répandre dans le public
toutes les espèces animales ou végétales qui sont ou qui seraient
nouvellement introduites en France et paraîtraient dignes d'intérêt par
leur utilité ou par leur agrément." (Art. 2 de l'arrêté de
concession.)
Le Jardin zoologique du bois de Boulogne est donc l'école pratique de
l'enseignement et des expériences de la Société impériale
d'acclimatation. C'est la réalisation de son programme. Dès l'origine de
cette Société, 10 mai 1854, ses fondateurs annoncèrent dans les statuts
que, pour atteindre le but qu'ils se proposaient, la création
d'établissements spéciaux était indispensable. C'est qu'en effet il ne
suffit pas de transporter les animaux et les végétaux d'un pays dans un
autre, pour les y acclimater ; il faut encore qu'ils y trouvent les
conditions sans lesquelles ils ne sauraient vivre, une hospitalité
convenable, un climat approprié à leur constitution et des soins
intelligents. Or, c'est là ce qui a trop souvent fait défaut dans le
passé ; et ce serait une longue et triste liste que celle des animaux et
des végétaux exotiques qui, importés en Europe ou ailleurs, n'y ont eu
qu'une existence éphémère et n'y ont même laissé de souvenir. Ainsi,
ce n'est point assez que des hommes animés de l'amour du bien public
scrutent les divers pays du globe pour enrichir nos jardins, nos champs et
nos bois, il faut que leur oeuvre soit accueillie et continuée par
d'autres non moins zélés, et, ce qui est aussi essentiel, qu'elle trouve
des conditions matérielles qui en assurent la réussite.
Dans cette vue, quelques établissements furent créés dans les Alpes et
en d'autres lieux par les soins des Sociétés régionales d'acclimatation
établies à Grenoble et à Nancy, et en Auvergne, par la Société mère
elle-même, qui possède dans le département du Cantal la ferme dite de
Souillard, important dépôt d'animaux. Mais cette localité n'est propre
qu'à l'élevage des animaux de montagne, et, pour les autres espèces, la
Société impériale d'acclimatation n'avait pu qu'entreprendre, chez
quelques-uns de ses membres, des essais faits sur une trop petite échelle
pour donner de grands résultats, loin d'ailleurs de la surveillance et
des moyens d'action de la Société. Tout le monde comprit que c'était à
Paris, siège de la Société, rendez-vous général des hommes éclairés
de tous les pays, centre de toutes les grandes impulsions, que devait
être l'établissement capital de la Société. On fit appel au principe
de l'association, si fécond en grands résultats ; une souscription fut
ouverte au capital d'un million, et divisée en 4 000 actions. Plus de la
moitié de ces actions fut souscrite par les membres de la Société d'acclimatation
qui, après avoir conçu la pensée du Jardin, voulurent encore le doter
richement.
S. M. l'Empereur et S. A. I. le prince Napoléon honorèrent l'entreprise
de leur haut patronage.
Dès l'année 1858, une concession de quinze hectares et demi avait été
faite dans le bois de Boulogne, par la ville
de Paris, à cinq membres du bureau de la Société [...].
L'Empereur voulut
bien, de sa main, agrandir le tracé de cette concession, et en porta les
limites jusqu'à près de vingt hectares.
Après
les études préparatoires faites par M. Davioud, architecte de la ville,
et approuvées par un conseil composé de trente-quatre des principaux
actionnaires, on se mit à l'oeuvre en juillet 1859. La direction des
travaux fut d'abord confiée, sous la surveillance d'un Comité choisi
parmi les membres du conseil d'administration, à l'habile directeur du
Jardin zoologique de Londres, M. Mitchell, qui était venu offrir ses
services pour l'établissement du nouveau Jardin. Une mort soudaine ayant
enlevé M. Mitchell, après quelques mois (le 1er novembre 1859), le Comité s'est
chargé lui-même de diriger les travaux. [...]
Quinze mois avaient
suffi à l'accomplissement des travaux ; et un monument, suivant l'expression
d'un des zélés fondateurs de l'entreprise, M. Drouyn de Lhuys, "était
élevé à la zoologie et à la botanique."
Le 1er août 1860, M. le docteur Rufz de
Lavison, ancien président
du Conseil général de la Martinique, fut nommé directeur du Jardin et
chargé de l'organisation des services ; et à M. Albert Geoffroy Saint-Hilaire,
directeur adjoint, fut confié spécialement ce qui concerne l'installation,
l'hygiène, l'éducation et la propagation des animaux.
Le 6
octobre, S. M. l'Empereur voulut bien honorer
de sa présence l'inauguration du Jardin, et le public y fut admis le 9 du
même mois.
»
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Visite du Jardin d'Acclimatation en décembre 1862
Extrait du Guide du promeneur au Jardin
Zoologique d'Acclimatation, décembre 1862.
«
Le Jardin zoologique est situé dans cette partie du bois de Boulogne qui
s'étend entre la porte des Sablons et la porte de Madrid, le long du
boulevard Maillot, dont il est séparé par le saut de loup et par le
chemin dit des Érables. Il a la forme d'une longue ellipse. A l'extrémité
Est, près de la porte des Sablons, se trouve l'entrée principale ; et à
l'extrémité Ouest, près de la porte de Madrid, une entrée sur Neuilly
St-James.
Le plan général
est un vallon à pentes insensibles, dont le milieu est occupé par une
rivière qui, sur plusieurs points de son parcours, s'élargit en bassins
où s'ébattent
en liberté les oiseaux d'eau les plus variés.
Le côté droit (ou
nord) en entrant, dont les constructions regardent le midi, a été réservé
aux animaux habitués à de douces températures. C'est là qu'on voit la
magnanerie pour les diverses sortes de vers à soie, dont l'introduction
en Europe est due à la Société d'acclimatation ; vers à soie du
ricin, de l'ailante et du chêne placés à côté des vers du mûrier.
Les dispositions adoptées permettent au public d'étudier ces animaux
sans leur nuire. Autour de la magnanerie sont des plantations de mûriers,
d'ailantes, de ricins et de chênes.
Plus loin on trouve
la grande volière, composée de 21 logements, chacun avec un parquet, et
de deux pavillons carrés en grillages ; derrière est une infirmerie pour
les oiseaux, et à côté trois parquets d'élevage pour les couvées de
prix. On passe après à la poulerie
contenant 28
logements avec autant de parquets devant et derrière. Cette poulerie est
un vaste monolithe circulaire obtenu par le ciment Coignet, imperméable
à l'humidité, et ne laissant aucune fissure où les insectes puissent se
loger.
Puis
vient le bâtiment destiné aux kangourous.
Le grand bâtiment, qui est au centre du Jardin, renferme les écuries
partagées en dix boxes pour les grands mammifères, hémiones, zèbres,
yaks, zébus, tapirs, etc., etc. Au centre de ce bâtiment est un pavillon
à balcon, dont le rez-de-chaussée est occupé par le buffet ; le premier
étage est un lieu d'exhibition pour différents appareils destinés à l'incubation
artificielle des oeufs ; derrière est une infirmerie pour les mammifères
et le logement de leur gardien.
Le côté gauche du Jardin (ou sud) présente, en remontant des grandes écuries
vers l'entrée, un rucher où l'on peut voir le travail des différentes
espèces d'abeilles et les différentes sortes de ruches où s'accomplit
ce travail ; un Jardin d'essai pour les plantes nouvellement introduites
et l'aquarium, établissement d'un genre nouveau, construit sous la
direction de M. Lhoyd qui jouit pour ces sortes de travaux d'une réputation
spéciale. Cet aquarium, beaucoup plus considérable que celui de Londres,
consiste en 14 bacs de 1,80 mètre de long sur 1
mètre de large chacun, fermés par des glaces à travers
lesquelles on peut observer les animaux marins ou d'eau douce les plus
intéressants et les plus singuliers, et étudier les mouvements et les
moeurs, de ces êtres qu'on n'avait guère vus jusqu'à présent que
dans les armoires des musées. Les bacs que l'on voit,
dans le même
bâtiment, à côté de l'aquarium, sont des appareils de pisciculture.
A l'aide
d'une machine à pression disposée derrière cet aquarium, l'eau de
mer est distribuée dans les divers compartiments, puis reprise,
revivifiée, ramenée à une température convenable et rendue propre à la
vie des animaux.
Viennent
ensuite les fabriques destinées aux mammifères, cerfs, antilopes,
lamas, moutons, chèvres, tatous, etc., etc. Ces fabriques, et d'autres
que l'on aperçoit en diverses parties du Jardin, et qui servent de
logement aux grands échassiers, sont entourées de plus de soixante parcs
enclos d'un grillage léger et solide, qui, tout en retenant les
animaux, leur permet de courir en liberté, de porter leurs regards dans
l'épaisseur du bois de Boulogne et de se croire au milieu de leurs forêts
natales.
Au centre
de l'un de ces parcs s'élève un rocher artificiel percé, à sa
base, d'une grotte qui sert de passage et de lieu de repos pour les
promeneurs, et dont le sommet présente souvent des mouflons à manchettes
et des mouflons de Corse qui s'y suspendent pittoresquement.
Le grand bâtiment
vitré que l'on voit, en retour, à gauche près de l'entrée
principale, renferme la grande serre ou jardin d'hiver ; c'était autrefois la serre des frères
Lemichez, admirée par la population
parisienne au village de Villiers, sous le nom de palais des fleurs. Cette
serre a été agrandie et embellie depuis sa transplantation au Jardin
zoologique. Un salon de lecture chauffé en hiver occupe l'une de ses
extrémités ; à
l'autre
est l'entrée principale indiquée par la marquise qui la recouvre. Les
petites serres que l'on voit alentour sont des serres de reproductions
destinées à l'entretien de la grande.
Cette
installation de serres n'avait pas été
primitivement comprise dans
le plan du Jardin. C'est à une souscription particulière que l'établissement
doit cet embellissement destiné à conserver aux yeux le plaisir des
fleurs et de la végétation, alors que tous les autres jardins
en sont dépouillés.
Pendant les mois de janvier et de février la floraison des camélias fait
de cette promenade chauffée un des lieux les plus curieux et les plus intéressants
du jardin.
S. M. l'Impératrice
a bien voulu assister à l'inauguration des serres le 15 février 1861, et
le lendemain, elles ont été ouvertes au public.
Des conférences
pendant la saison d'été, faites par ceux de MM. les membres de la Société
d'acclimatation qui veulent bien prêter leur concours à l'oeuvre,
font connaître le but que se propose la Société, tiennent au courant
des expériences en voie d'exécution, et fournissent sur les animaux
et les plantes qui se trouvent au Jardin tous les renseignements utiles à
leur acclimatation. »
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Projets d'évolution du Jardin d'Acclimatation en décembre 1862
Extrait du Guide du promeneur au Jardin
Zoologique d'Acclimatation, décembre 1862.
«
Mais pour compléter
la pensée de ses fondateurs
et répondre à la bienveillance dont il a été constamment honoré
par l'Empereur, le Jardin zoologique d'acclimatation, sans s'écarter
du but spécial qu'il se propose, veut prendre une part immédiate
dans les grands services que le règne de Napoléon III rend chaque jour
à l'agriculture française ; c'est dans ce but que l'administration du Jardin vient d'obtenir, en addition à ses statuts, le
droit de répandre, par des expositions et des ventes,
les animaux et les végétaux de choix, d'origine française et
étrangère.
Car le perfectionnement des
espèces déjà acquises lui a toujours paru aussi important que
l'acclimatation des espèces nouvelles ; et elle estime que transporter
dans les provinces du Midi ou de l'Est les
belles
races bovines, ovines et chevalines qui font la richesse de celles du
Nord ou de l'Ouest, c'est encore acclimater. Pour atteindre ce but,
les projets d'une grande vacherie, d'une bergerie et d'une
porcherie, et même d'un chenil (on se plaint généralement que les
bonnes races de chiens disparaissent), sont à l'étude.
Tel sera le
complément du jardin zoologique du bois de Boulogne, créé, comme l'a
si bien dit M. Isidore Geoffroy Saint-Hilaire, avec le concours de tous,
dans l'intérêt de tous, et j'ajouterai, placé à la garde de tous.
»
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Visite du Jardin d'Acclimatation en 1912 et évolution
de 1862 à 1912
Extrait de Histoire des Ménageries de l'Antiquité à nos
jours, Gustave Loisel, 1912.
«
Le plan général du jardin, dessiné par un habile architecte
paysagiste, Barillet-Deschamps, forme un charmant petit vallon boisé avec
pentes douces herbeuses, qui couvre une surface de 20 hectares. Le milieu
du vallon est sillonné par une rivière qui s'élargit en petits étangs
où s'ébattent en liberté diverses espèces d'oiseaux ; à droite et à
gauche de ce cours d'eau se trouvent des enclos pour diverses espèces de
ruminants exotiques, en même temps que pour les grands échassiers ;
enfin tout le pourtour du jardin est couvert de serres, de salles de
fêtes, de restaurants et de divers logements d'animaux : singerie,
chenil, bassin pour otaries, maison de kangourous, étables pour
antilopes, éléphants, girafes et autruches.
En 1861, la société
construisit un aquarium où fut appliqué, pour la première fois, le
système à circulation d'eau continue de W. A. Lloyd ; plus tard furent
construit encore : un panorama, transformé aujourd'hui en arène pour
spectacles d'animaux féroces dressés, un petit musée d'exposition et de
vente dans lequel se trouvent aujourd'hui quelques cages de tigres, de
lions, d'ours et de panthères, un palmarium, une salle de conférences,
etc. Une grande prairie centrale est réservée pour des expositions
ethnographiques, et un emplacement de sports est mis à la disposition des
visiteurs.
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«
Vue du "Lac" couvert de cygnes blancs. Sur la rive, au milieu,
vivarium (servant actuellement de volière) et, à droite, tour du
colombier. »
Histoire des Ménageries de l'Antiquité à nos jours, Gustave
Loisel, 1912
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«
Enclos et rocher des antilopes de l'Inde. »
Histoire des Ménageries de l'Antiquité à nos jours, Gustave Loisel,
1912
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Sous l'influence de ses fondateurs : Isidore Geoffroy Saint-Hilaire, le
prince Marc de Beauvau, le comte d'Epresmesnil, Drouyn de Lhuys et Antoine
Passy, avec le Dr Rufz de Lavison comme directeur, ce jardin zoologique
eut d'abord une belle ère de prospérité et rendit de véritables
services à l'acclimatation. A Paris, ses conférences scientifiques
vinrent fournir régulièrement, sur les animaux et les plantes, tous les
renseignements utiles à l'acclimatation, et tenir le grand public au
courant des expériences faites par les membres de la société ; un
rucher modèle, un petit établissement de pisciculture, annexé à
l'aquarium, et une magnanerie entourée de plantations de muriers,
d'ailantes, de ricins, et de chênes y attirèrent un nombreux public
curieux et désireux de s'instruire. Un élevage régulier, et d'abord
sérieusement conduit, des espèces animales de luxe, de chasse ou de
rapport répandit et vulgarisa les meilleurs types pour l'importation et
la vente. Cette ménagerie devint bientôt ainsi l'intermédiaire obligé
entre les éleveurs de France et ceux des pays étrangers. [...]
La guerre de 1870, et l'insurrection qui suivit, vinrent porter un coup
fatal à ce jardin car tout y fut dévasté pendant les deux sièges que
Paris eut alors à subir. Il se releva quant même, grâce à de fortes
énergies et au précieux concours d'étrangers, amis de la France. Il se
débarrassa peu à peu de ses succursales, tout récemment encore (en
1910) du domaine de Chilly-Mazarin, pour ne conserver que celle toute
voisine du Pré Catelan où est logé, dans des étables bien tenues, un
troupeau de vaches laitières. La laiterie est en effet un des principaux
rapports du jardin, mais la vente d'animaux a beaucoup perdu de son
importance d'autrefois. Pourtant sa collection a atteint l'année
dernière (1910) le nombre le plus considérable d'animaux qu'on y ait
jamais noté, 6 267 individus. Ces chiffres ne doivent pas tromper ; en
réalité, il y a peu d'espèces représentées et ce sont en général
des espèces communes. Nous signalerons pourtant comme animaux
particulièrement remarquables de ce jardin : un élan du Cap qui vient de
mourir après 26 ans de captivité, une mule féconde, âgée de 40 ans,
un hybride de lionne et de léopard qui fut obtenu il y a quelques temps,
2 très beaux hamadryas achetés adultes il y a 10 ans, 10 lémurs, 2
kinkajous, 2 belles chèvres sauvages d'Espagne mâles, 2 magnifiques
hérons soleil ou caurales, qui vivent ici depuis douze ans, enfin une
colonie d'une quarantaine de pingouins aux pieds noirs qui provient de 3
couples importés en 1895 du Cap.
»
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Evolution du Jardin
d'Acclimatation de 1912 à 1954, visite en 1954 et changement
d'orientation
Extrait de Animaux captifs, La vie des zoos,
Pierre Loevenbruck, 1954.
«
Que deviendra le Jardin d'Acclimatation ?
La guerre de 1914 devait porter un coup fatal à notre Jardin parisien du
Bois de Boulogne. Tout d'abord les animaux disparurent les uns après les
autres et les mamans n'ayant plus le temps d'y conduire leurs enfants et
surtout absorbées par d'autres soucis, les promenades à dos de poneys
nains, de chameaux, d'éléphants, qui avec les entrées étaient les
principales ressources du parc, ne rapportèrent plus rien ou presque.
Cependant, après l'armistice de 1918, un effort fut tenté pour le
renflouer. Aidée par la Ville de Paris, la société essaya d'y attirer
à nouveau le public et peut-être y aurait-elle réussi sans l'Exposition
coloniale de 1931 qui révéla aux Parisiens ce que pouvait être un
véritable jardin zoologique et sans la création en 1934 du magnifique
Parc de Vincennes.
Auparavant, les administrateurs avaient organisé des attractions
susceptibles dans leur pensée d'attirer au Jardin d'Acclimatation de
nombreux visiteurs. Un vaste café, un restaurant bien achalandé,
attendaient les consommateurs qui avant d'y pénétrer devaient traverser
la Galerie du Rire, long boyau aux parois de glaces déformantes qui
reflétaient des silhouettes hilarantes, puis de là on gagnait la
Rivière mystérieuse, le Zoo des Petits contenant poneys shetland,
ânons, chèvres naines, enfin de grandes piscines de barbotage pour les
enfants, un toboggan, un waterchute, des jeux de plein air. Il y avait un
manège où l'on pouvait monter à cheval, une plateforme de cirque louée
à un concessionnaire qui y faisait évoluer des éléphants, des chevaux,
des ours, un chenil avec quelques chiens destinés à la vente, des
volières encore assez bien fournies et même des cages contenant encore
des singes, quelques vieux lions provenant d'une ménagerie en
déconfiture et surtout l'ourse Michka, une épave de la guerre. [...]
La guerre de 1939-1945 devait enrayer et définitivement cette fois, la
tentative de résurrection du Jardin d'Acclimatation. Actuellement, il ne
possède presque plus d'animaux à l'exception de deux ours, trois
renards, un blaireau, des chèvres naines et quelques oiseaux.
Le jeudi et le dimanche, il connaît encore une certaine animation, car
les mamans continuent à y conduire leurs enfants qui peuvent y jouer en
toute tranquillité, mais c'est un triste spectacle que celui des cages
vides et des enclos abandonnés. Tout y sent la décrépitude, nous
allions écrire le reniement. Aux portes, de vieux employés excessivement
courtois vous accueillent encore, mais on devine qu'ils n'ont plus guère
confiance dans l'avenir de leur beau jardin.
Et cependant faut-il désespérer ? [...]
Périodiquement, on annonce dans la presse la renaissance du Jardin
d'Acclimatation et presque automatiquement quelques jours plus tard, on nous
fait savoir que, pour telle ou telle excellente raison, le projet n'a pas
pu aboutir. »
L'auteur ajoute en note : «
Ce livre était déjà composé
lorsque nous avons appris qu'une Société privée s'était créer pour
reprendre en main le Jardin d'Acclimatation. Elle projette d'en faire
surtout un parc réservé aux enfants et n'a conservé que les rares
animaux cités plus haut. »
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Visite du Jardin
d'Acclimatation en 1961
Extrait de La France et ses animaux, Réserves,
Aquariums, Zoos, Marguerite Jouve et Pauline Osusky, 1961.
«
Aujourd'hui, géré par la Société du Jardin d'Acclimatation, le jardin
comporte un parc d'attractions, un parc de jeux pour enfants de 3 à 10
ans, un parc de sports pour leurs aînés jusqu'à l'âge de 17 ans, plus
la ménagerie proprement dite.
Là nous trouvons trois lions, deux ours, un guépard, une hyène, des
chacals, une belle collection de singes hamadryas, des paons, canards et
faisans, des sangliers, des blaireaux, un joli troupeau de chèvres du
Sénégal ainsi que des daims mouchetés et, pour la promenade des jeunes
visiteurs, des dromadaires et des poneys. [...]
Le personnel du Jardin d'Acclimatation comprend un chef animalier et 40
ouvriers. Le nombre des entrées en 1959 s'est élevé à un million. »
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manège - juillet 2003
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La vocation du Jardin d'Acclimatation a en effet était redéfinie dès
1952 : il doit devenir un
parc
de promenades, de loisirs de plein air dont les attractions doivent avoir
un caractère instructif, sportif et familial. Un théâtre de
Guignol est ouvert, tandis que les bêtes fauves, trop bruyantes,
disparaissent, et que la fête foraine est continue.
Le Jardin d'Acclimatation est ainsi réaménagé au cours des années
1960.
Quelques espèces animales sont tout de même
présentes aujourd'hui encore.
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Une
des dernières installations animalières est une grande volière,
construite en 1860. Elle est composée d'une rangée de volières, au
nombre de 21 à l'origine, et de deux pavillons carrés aux extrémités.
Sa longueur totale est de 65 mètres sur 5 mètres de hauteur.
L'aménagement intérieur de ces volières comprend beaucoup de
végétation.
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rangée de volières - juillet 2003
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pavillon carré - juillet 2003
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Les espèces présentées dans cette structure sont les
suivantes : tourterelle turque (Streptopelia decaocto), paon bleu (Pavo
cristatus), lophophore resplendissant (Lophophorus impejanus), poule nègre soie
(Gallus gallus), faisan doré (Chrysolophus pictus), perroquet gris du Gabon
(Psittacus erithacus), conure de Patagonie (Cyanoliseus
patagonus) et pigeon capucin.
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rangée de volières - juillet 2003
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pavillon carré - juillet 2003
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Un couple d'ours bruns (Ursus arctos) est présenté dans un
enclos bétonné. L'aménagement intérieur se compose d'un plateau
rocheux séparé des visiteurs par un fossé accessible aux ours. Un
écran rocheux cache les accès à la maison qui se trouve à l'arrière.
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ours brun - juillet 2003
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enclos des ours - juillet 2003
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plateau rocheux - juillet 2003
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écran rocheux et maison des ours - juillet 2003
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ours brun - juillet 2003
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la petite ferme - juillet 2003
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La petite ferme, aménagée en 1971, a
pour but d'initier les jeunes citadins au monde rural. Cette
reconstitution d'une ferme normande regroupe plusieurs corps de bâtiment
et différents enclos. Le premier bâtiment abrite des clapiers et une
porcherie. Un enclos est accolé au second et est occupé par une
basse-cour. Le troisième est une bergerie. Enfin, trois grands enclos
sont occupés par des moutons, des vaches et des ânes.
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clapiers - juillet 2003
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porcherie - juillet 2003
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basse-cour - juillet 2003
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bergerie - juillet 2003
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enclos des vaches - juillet 2003
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enclos des ânes - juillet 2003
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Un groupe de lamas (Lama glama) vit à proximité
de la ferme dans un grand enclos.
Des daims (Dama dama) sont présentés dans une autre partie du
parc et sont accompagnés de chèvres.
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enclos des lamas - juillet 2003
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enclos des lamas - juillet 2003
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lama - juillet 2003
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attractions - juillet 2003
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Le Jardin d'Acclimatation accueille aujourd'hui beaucoup
plus d'attractions que d'animaux.
On pourrait noter, par exemple, la présence à une centaine de mètres
de l'enclos des ours d'un stand de tir tout à fait particulier. Un rail
fait circuler des têtes d'animaux (tels que panda géant, ours polaire,
otarie, chouette, serpent, léopard...) en face des visiteurs.
Ceux-ci sont invités à tirer à l'aide d'un fusil à
fléchettes...
Quelques mètres plus loin, un autre stand pourrait attirer notre
attention. Il s'agit d'une pêche de petits canards en plastique,
attraction typique de toute fête foraine. Le gain, habituellement un
quelconque jouet, est ici un poisson vivant. De petits aquariums et de la
nourriture sont proposés à la vente sur le même stand. |
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stand de tir - juillet 2003
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stand de pêche - juillet 2003
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| En conclusion,
Le Jardin d'Acclimatation fait partie de notre patrimoine zoologique du
fait de son histoire intéressante.
Il n'est plus aujourd'hui un espace zoologique
que par la présence de quelques animaux exotiques éparpillés au milieu
des manèges et attractions.
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ours brun - juillet 2003
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