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Les zoos dans le monde

 

Réserve Zoologique de Sauvage

 

Mise en ligne : 7 août 2005

 

Réserve Zoologique de Sauvage
Château Sauvage
78125 Émancé
FRANCE

Tél. :  01 34 94 00 94
Fax : 01 34 94 04 94
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Ce descriptif de visite, ainsi que les clichés photographiques qui agrémentent le texte, ont été réalisés par Cyrille Vergnes à la suite de sa visite à la Réserve Zoologique de Sauvage le 22 mai 2005. Il est chaleureusement remercié pour sa participation au site www.leszoosdanslemonde.com.

 

 


entrée de la Réserve Zoologique de Sauvage - mai 2005
Copyright © 2005  Cyrille Vergnes  Tous droits réservés

 


grue du Japon - mai 2005
Copyright © 2005  Cyrille Vergnes  Tous droits réservés

 

Horaires d'ouverture 2005

La Réserve Zoologique de Sauvage est ouverte tous les jours de 10h à 17h.
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Tarifs d'entrée 2005

Adulte : 7,50 €
Enfant (3 à 12 ans) : 5 €
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Caractéristiques

Année d'ouverture : 1973
36 hectares
1600 animaux
Direction : René Jamous

 

Ma dernière visite remonte à 1992, en vadrouille du côté de Dourdan, et c'est complètement par hasard que j'y suis retourné... Depuis le temps, je pensais bien trouver portes closes. A ma grande surprise, la Réserve Zoologique de Sauvage est toujours ouverte. Située à 12 km au sud-ouest de Rambouillet sur la commune d'Emancé, ce parc a une particularité : la quasi totalité des animaux y évolue en totale liberté.

Créée par René Jamous, vice-président du Fond International pour la Préservation de la Nature (IWPF), la réserve zoologique a été inaugurée en 1973, sa vocation première étant la sauvegarde d'espèces rares et en voie de disparition. Classé aux Monuments Historiques et parmi les Jardins de France, ce parc de 36 hectares a été au 18ème siècle la propriété de Louise de Maison Blanche, fille naturelle de Louis XIV et de Madame des Oeillets.

 


vue sur le parc et le Château de Sauvage - mai 2005
Copyright © 2005  Cyrille Vergnes  Tous droits réservés

 


vue sur le parc - mai 2005
Copyright © 2005  Cyrille Vergnes  Tous droits réservés

 

René Jamous, ancien homme d'affaires passionné d'oiseaux, souhaitait créer une réserve ornithologique, ce qui explique que les trois quart des 1600 animaux présents actuellement appartiennent à la gente ailée. Aujourd'hui à la retraite, Monsieur Jamous consacre la totalité de son temps libre à l'évolution du domaine. Ainsi, après avoir durant trois ans tenté d'effacer les stigmates de la tempête de 1999, le temps est venu de replanter. Séquoia, cèdre de l'Atlas, pin de Grèce... Ce sont au total pas moins de 50 arbres entre 7 et 12 mètres de haut qui ont pris place dans le domaine.

 

Les travaux de rénovation de l'ancienne serre devrait donner naissance à un nouveau complexe tropical. D'après un article de 1989, une première tranche de travaux avait déjà été exécutée : 24 volières tropicales climatisées, reproduisant le biotope d'origine des animaux présentés. Lors de ma visite en 1992, cette partie n'était pas ouverte au public, elle ne l'ai pas d'avantage aujourd'hui. Des amis, qui ont eu la chance d'y avoir accès avant la rénovation, mentionnaient la présence d'un magnifique couple d'aras hyacinthes (Anodorhynchus hyacinthinus) qui avait retenu toute leur attention.

 


vue sur le parc - mai 2005
Copyright © 2005  Cyrille Vergnes  Tous droits réservés

 


volières dans les dépendances du château - mai 2005
Copyright © 2005  Cyrille Vergnes  Tous droits réservés

 

D'après plusieurs articles de presse, la volière renfermerait également des martins de Rothschild (Leucopsar rothschildi), faisant partie d'un programme européen d'élevage, des motmots roux (Baryphthengus martii), des geais du Mexique (Aphelocoma ultramarina), des martins- chasseurs géants (Dacelo novaeguineae) et des perroquets à gros bec (Rhynchopsitta pachyrhyncha).

 

En ce dimanche de mai 2005, après avoir franchi le lourd portail d'entrée en fer forgé, nous avançons sous une pluie torrentielle. Passé la maison du gardien, un groupe d'émeus (Dromaius novaehollandiae) en liberté nous souhaite la bienvenue avec leur allure débonnaire et leurs grand yeux remplis de curiosité. Ne voyant poindre aucune friandise, ils nous laissent emprunter un petit chemin sur la droite, coincé entre une prairie surplombée de feuillus et la Drouette, rivière classée par le premier ministre de l'époque : "elle figura dans les 6 rivières pilotes dignes de servir de modèle en France".

 


entrée de la Réserve Zoologique de Sauvage et maison du gardien - mai 2005
Copyright © 2005  Cyrille Vergnes  Tous droits réservés

 


la Douette, lieu de vie d'une importante colonie de flamants - mai 2005
Copyright © 2005  Cyrille Vergnes  Tous droits réservés

 

Sur ce cours d'eau, c'est un véritable régal pour les yeux, pas moins de 200 flamants du Chili (Phoenicopterus chilensis) et de Cuba (Phoenicopterus ruber) s'ébattent et se font entendre. C'est la plus importante colonie reproductrice d'Europe maintenue en milieu artificiel, avec 34 naissances en 2003 et une quarantaine en 2004.

 

Aux côtés de cette impressionnante colonie, ce sont aussi de nombreux anatidés qui évoluent sur ce cours d'eau : bernache du Canada (Branta canadensis), bernache néné (Branta sandvicensis), bernache à cou roux (Branta ruficollis), ouette des Andes (Chloëphaga melanoptera), bernache nonnette (Branta leucopsis), oie empereur (Anser canagicus), céréopse cendré (Cereopsis novaehollandiae), tadorne radjah (Tadorna radjah), tadorne de paradis (Tadorna variegata) dendrocygne à ventre noir (Dendrocygna autumnalis), cygne à cou noir (Cygnus melanocoryphus) et cygne noir (Cygnus atratus). La Réserve Zoologique de Sauvage abriterait aussi des cygnes trompettes (Cygnus buccinator), rareté zoologique, même si je n'ai pas eu la chance de les voir. Un couple de pélicans blancs (Pelecanus onocrotalus) niche sur un petit monticule au milieu du plan d'eau et de nombreux canards colverts (Anas platyrhynchos) trouvent ici un havre de paix.

 


la Douette, lieu de vie d'une importante colonie de flamants - mai 2005
Copyright © 2005  Cyrille Vergnes  Tous droits réservés

 


vue sur le parc où vivent en liberté de nombreux wallabies - mai 2005
Copyright © 2005  Cyrille Vergnes  Tous droits réservés

 

Sous une pluie de plus en plus abondante, nous allons, comme les mammifères de ce parc, nous réfugier sous un orme pourpre en attendant que le plus gros de l'averse passe.
Cette attente fut de courte durée. Le retour du soleil rend la suite de notre visite des plus agréables ; quel enchantement au fur et à mesure de notre progression sur les 12 kilomètres de sentiers, entre bois et prairies. Nous voyons sortir des sous-bois un, puis deux, puis un groupe de huit wallabies de Bennett (Macropus rufogriseus) en liberté. Plus loin, deux tâches blanches se dessinent sur une étendue d'herbe verte encore humide, ce sont deux wallabies albinos accompagnés d'un congénère de couleur normale. Contrairement aux deux autres, nous ne le distinguons que tardivement du fait de son parfait habit de camouflage.

 

A l'origine, dans les années 1970, huit wallabies en provenance du Zoo de Berlin (Allemagne) avaient été lâchés dans le parc. Aujourd'hui, ce sont pas moins de 180 marsupiaux qui gambadent et se reproduisent sans grande difficulté. Leur caractère peu farouche nous permet de les observer de très près ; les femelles laissent sortir les petits qui gambadent, et retrouvent la poche marsupiale à la moindre alerte maternelle. Sitôt le rejeton en sécurité, elles s'éloignent de plusieurs mètres, en seulement quelques bons !

 


wallaby de Bennett albinos - mai 2005
Copyright © 2005  Cyrille Vergnes  Tous droits réservés

 

Les wallabies se sont si bien acclimatés à la région que des fuyards ont profité de l'éboulement d'un mur d'enceinte pour constituer, en quelques années, une colonie d'une quarantaine d'animaux aux environs du parc. Les riverains connaissent leurs habitudes, ordre a été donné aux chasseurs de les épargner. Des panneaux  "Attention kangourous" ont été installés par les habitants, ce qui n'empêche pas les accidents de la route ou domestiques. En effet, un marsupial s'est fait récemment renverser par une voiture tandis qu'un second a été retrouvé noyé dans une piscine privée.

 


wallabies de Bennett - mai 2005
Copyright © 2005  Cyrille Vergnes  Tous droits réservés

 


wallaby de Bennett - mai 2005
Copyright © 2005  Cyrille Vergnes  Tous droits réservés

 


vue sur le parc et la Drouette - mai 2005
Copyright © 2005  Cyrille Vergnes  Tous droits réservés

 

Quelque chose bouge au loin dans les fourrés... Cette présence se rapproche, c'est un mâle antilope cervicapre (Antilope cervicapra), bientôt suivi de sa harde composée de femelles et de jeunes de l'année. Ils traversent le sentier en grandes enjambées, puis s'arrêtent pour mieux repartir dans l'autre sens, effarouchés par les cris d'un enfant. Onze spécimens, lâchés dans les années 1970, sont à l'origine de ce cheptel d'environ 130 antilopes aujourd'hui. Les animaux semblent s'être repartis le domaine en territoires bien distincts, on peut ainsi y observer des groupes composés de mâles et femelles, de plusieurs jeunes mâles et des sujets isolés broutant tranquillement au bord de la Drouette, flanqués de quelques paons bleus (Pavo cristatus) et wallabies.

 

Après avoir serpenté dans les allées du parc, en passant par un site rocheux qui offre un magnifique panorama sur l'ensemble, c'est accompagnée d'un nandou d'Amérique (Rhea americana) que la ballade se poursuit. Nous arrivons devant les volières extérieures attenantes au Château de Sauvage. Lors de ma précédente visite en 1992, on pouvait y admirer une colonie reproductrice d'ibis chauves (Geronticus eremita) ; aujourd'hui, hormis les grues à cou blanc (Grus vipio) et les grues couronnées (Balearica pavonina) qui évoluent librement dans le parc, les volières extérieures présentent des échassiers, tels que deux couples de grues du Japon (Grus japonensis), un couple nicheur de jabirus du Sénégal (Ephippiorhynchus senegalensis) et deux couples de la très rare grue de Sibérie (Grus leucogeranus). La Réserve Zoologique de Sauvage serait un des seuls, sinon le seul espace zoologique français, à présenter cette espèce, l'effectif international captif étant très réduit. L'année dernière, les grues de Sibérie de Sauvage ont couvé mais les œufs étaient malheureusement infertiles ; cette année encore, les deux femelles couvent et des petits sont espérés.

 


rare grue de Sibérie - mai 2005
Copyright © 2005  Cyrille Vergnes  Tous droits réservés

 


volières - mai 2005
Copyright © 2005  Cyrille Vergnes  Tous droits réservés

 


rare grue de Sibérie - mai 2005
Copyright © 2005  Cyrille Vergnes  Tous droits réservés

 


aras - mai 2005
Copyright © 2005  Cyrille Vergnes  Tous droits réservés
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En face des volières, sur de vieux troncs d'arbres, des aras araraunas (Ara ararauna) et chloroptères (Ara chloroptera) se font entendre en entamant leur toilette du soir. La visite de ce jardin d'éden touche à sa fin et un groupe d'émeus, toujours en quête de friandises, nous raccompagne vers la sortie.

Si vous êtes dans la région, je ne peux que vous conseiller vivement de visiter ce petit coin de paradis. Vous y découvrirez probablement d'autres espèces, restées trop discrètes lors de ma visite.
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