|
Mars 2006
|
|
Le
Safari de Peaugres a
procédé à la vaccination,
il y a quelques jours, de ses 200 oiseaux, un long
travail qui a nécessité de la délicatesse et du doigté, ceci a d'ailleurs eu
lieu dans tous les espaces zoologiques français. C'est le vétérinaire du parc,
Stéphane Perrier, qui, armé de ses seringues, a dirigé cette opération,
secondé par tous les soigneurs qui ont attrapé les oiseaux et les ont maintenus
pendant l'injection. Le vaccin Nobilis Influenza,
produit à partir de la souche H5N2
et non pas H5N1, a été inoculé
selon les directives officielles : une dose de 0,25 ml pour les oiseaux de moins de 1,5
kg, une dose de 0,5 ml pour ceux de plus de 1,5 kg et enfin
une dose de 1 ml pour tous les membres de la famille des ratides et de
l'ordre des anatidés, quel que soit leur poids. |

Stéphane Perrier, vétérinaire du Safari de Peaugres - mars 2006
Copyright © 2006 Isabelle
Leca Tous droits réservés
|
|

Marie Annick, plus habituée à manier les reptiles, s'est
chargée de la capture des manchots - mars 2006
Copyright © 2006 Isabelle
Leca Tous droits réservés
|
Par exemple, les
autruches, qui ont l'habitude d'évoluer sur un grand territoire du parc
visitable en voiture, ont été rentrées en douceur dans la maison des zèbres.
Une cage de contention, imaginée par Camille Faurel, a été spécialement installée pour permettre à l'équipe de travailler
dans des conditions de sécurité et du meilleur bien-être possible pour
les animaux.
La séance de
vaccination pour la cinquantaine de manchots du Cap a duré presque toute
une après-midi ; la majorité des manchots ont été réunis dans un petit enclos, là encore
créé pour l'occasion, et c'est un par un qu'ils sont passés dans les mains
du vétérinaire.
|
|

cage de contention spécialement installée pour les autruches -
mars 2006
Copyright © 2006 Isabelle
Leca Tous droits réservés
|

1 ml de vaccin pour les autruches - mars 2006
Copyright © 2006 Isabelle
Leca Tous droits réservés
|
|

Christelle Vitaud, à gauche, à vérifier bagues et puces -
mars 2006
Copyright © 2006 Isabelle
Leca Tous droits réservés
|

les manchots ont bien vite retrouvé leurs nids et leurs oeufs -
mars 2006
Copyright © 2006 Isabelle
Leca Tous droits réservés
|
|
Pas
un oiseau n'aura échappé à la seringue, même pas un petit poussin âgé de 48
heures... La loi ne fait pas de sentiments, tous les oiseaux sans exception
devaient être vaccinés. Cette séance a mobilisé cinq soigneurs :
Nolwenn Renault, Matthieu Laurans, Eddy Chebance,
Marie-Annick Goubertier et Géraldine Berthaud, mais aussi Christelle Vitaud,
ancienne vétérinaire et nouvelle directrice du Safari de Peaugres. D'après
Cécile Dubois, assistante zoologique, les vaccinations se sont bien
passées : "Aucun problème à déplorer, nous sommes super contents".
Tout n'est pas pour autant fini, une seconde vaccination sera faite dans
six semaines, les oiseaux seront alors enfin tranquilles pour un an.
A la question
pourquoi un vaccin H5N2 et non pas H5N1, voici la réponse donnée à la presse
par la
Direction Départementale des Services Vétérinaires (DDSV) de
Loire-Atlantique : "Utiliser la valence N2 permettra de
repérer sur l'animal les anticorps pré-vaccinaux et post-vaccinaux". En
effet, il sera ainsi possible de contrôler dans un second temps si l'animal
n'est pas un porteur sain de H5N1. Il suffira
alors de contrôler les anticorps fabriqués par l'animal vacciné : en cas de
présence d'anticorps uniquement anti-H5N2, l'animal
est vacciné mais sain ; si des anticorps anti-H5N1 sont trouvés, l'animal
a été contaminé. Il serait dans ce cas un porteur sain, mais susceptible
à son tour de contaminer d'autres volailles.
Et c'est tout le problème de la vaccination
préventive, voilà pourquoi Bruxelles a assorti son feu vert de conditions
très strictes, parmi lesquelles l'interdiction d'exporter tout animal vivant
vacciné.
Texte et photos : Isabelle Leca
Note de Jonas Livet
Je tiens à préciser un point important : il n'y aucune raison de se
priver actuellement d'une visite dans un espace zoologique. En effet, il y a
moins de risques lors d'une promenade dans un espace zoologique que lors de
déplacements en ville ou à la campagne, car les collections animales des
zoos bénéficient des vaccinations adéquates, des mesures de biosécurité
adaptées et d'un suivi vétérinaire régulier.
|
|
Un tapir de Baird (Tapirus
bairdii) est né le 18 janvier 2006 au
Zoo de Wuppertal (Allemagne). Ce jeune animal, un mâle, a été
nommé Chico. Il a vu le jour après une gestation de 414 jours. Ses parents
sont Susanna et Jasper. En effet, il s’agit de la
seconde naissance d’un individu de cette espèce en Europe. Actuellement, le
Zoo de Wuppertal est le seul espace
zoologique européen à présenter cette espèce de tapir, originaire d’Amérique
centrale. Cet établissement zoologique a obtenu son premier tapir de Baird
en juillet 1994. Il s’agissait d’un mâle nommé Tonka et prêté par le Zoo de
Columbus (États-Unis). Deux autres individus ont suivi le 17 juin
1996 : une femelle nommée Tanya et un mâle nommé Jasper, cadeaux des zoos de
San Diego et de Wichita (États-Unis). Le Zoo de Wuppertal a ainsi débuté sa
participation au programme d'élevage nord-américain, Species Survival
Program (SSP), équivalent de nos EEP. Un événement remarquable a eu lieu
le 26 août 1998 avec la naissance d'une jeune femelle : Susanna, fille de
Tanya et Tonka. Cette naissance fut une première en Europe. Seulement une
cinquantaine de tapirs de Baird vivent à l’heure actuelle en captivité à
travers le monde. C’est donc avec beaucoup d’espoir que les yeux se tournent
vers l’élevage de Wuppertal !
|

Chico, jeune tapir de Baird photographié le 6 mars 2006 |
|

Chico, jeune tapir de Baird photographié le 6 mars 2006
|

Chico et sa mère Susanna photographiés le 6 mars 2006
|
|