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Février 2006
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Alan Roocroft en pleine séance de formation à Peaugres -
février 2006
Copyright © 2006 Isabelle
Leca Tous droits réservés
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- Lundi 13 février 2006
Alan Roocroft au Safari de Peaugres.
L'image pourrait porter à sourire : un podologue en train de faire les
ongles des pattes d'un éléphant. C'est pourtant ce qui s'est passé la
semaine dernière au
Safari de Peaugres (France) qui accueillait Alan Roocroft,
consultant spécialiste des éléphants, venu des États-unis pour faire connaître et
partager son expérience des pachydermes avec lesquels il entretient
des relations depuis trente ans.
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Le
Safari de Peaugres abrite actuellement deux éléphantes : Ettie, qui aura
bientôt 40 ans, et Josepha, âgée de 20 ans. Pour les cinq soigneurs qui ont
en charge ces deux animaux, tout n'est pas facile quand on a affaire à des
bêtes de quatre tonnes, qui supportent difficilement l'anesthésie, et qui
restent avant tout des animaux sauvages, imprévisibles et d'une puissance
redoutable. L'établissement a donc décidé de faire appel à Alan Roocroft
pour enseigner certains gestes quotidiens. Lors de sa première venue en
2003, son travail a consisté à introduire de nouveaux concepts dans
l'aménagement des locaux. Ainsi, les barreaux verticaux de la maison des
éléphants sont devenus obliques. En effet, un éléphant peut saisir son
soigneur avec sa trompe à travers les barreaux verticaux, cette possibilité
étant beaucoup plus limitée avec des inclinés. Les soigneurs ne sont, en
effet, à aucun moment en contact direct avec les animaux sans être protégés
derrière d'épais montants métalliques.
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explications théoriques avant de passer à la pratique -
février 2006
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La
seconde visite d'Alan Roocroft aura permis d'appréhender le
medical training (entraînement médical), c'est-à-dire comment apprendre
par exemple à un
éléphant à accepter une prise de sang à l'oreille sans anesthésie. La semaine dernière, Alan Roocroft est revenu pour expliquer
les soins de pédicure, des lésions aux pattes des éléphants étant
souvent source d'infections ou autres maladies. L'éléphant d'Afrique dispose de trois
ongles sur chaque patte avant et quatre aux pattes arrières, ainsi que
d'une couche cornée à chaque base plantaire. Dans la nature, la
corne s'use d'elle même, mais, en captivité, l'animal ne marche pas
assez pour que ce phénomène soit complet. Avec le poids de l'éléphant,
la corne se fend, laissant la porte ouverte aux abcès. Il est donc
nécessaire de la supprimer régulièrement, environ une fois par mois, en
la limant et la grattant. Alan Roocroft a longuement expliqué comment
faire, tout en gardant un œil sur l'animal. La leçon, en anglais, a
été bien comprise et les soigneurs vont maintenant pouvoir procurer un
bien-être supplémentaire aux deux éléphantes, qui seront d'ailleurs rejointes par un
mâle adulte au courant de l'année 2006.
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Alan Roocroft utilise un outillage particulier et adapté aux
soins des pachydermes - février 2006
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démonstration pratique sur les éléphants du safari - février
2006
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Alan Roocroft - février 2006
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Alan
Roocroft a commencé sa carrière en 1967 au Zoo de Chester
(Royaume-Uni) dans le département des éléphants. Après l'Angleterre, il
a poursuivi par l'Allemagne, avant de s'envoler en 1983 pour San Diego,
où il avait la charge de 23 éléphants jusqu'en 2002. Depuis cinq ans, il
parcourt le monde entier, de l'Australie à la Suède, de Mexico à Moscou,
pour aider les parcs à mieux gérer la détention du plus gros mammifère
terrestre. Que ce soit dans l'aménagement des locaux et enclos, dans les
soins médicaux, dans l'éducation et dans la sécurité, Alan Roocroft tire
son enseignement d'une très longue expérience et de plusieurs études,
tant en Asie qu'en Afrique, aussi bien sur les éléphants sauvages que
ceux en captivité. Préférant la méthode douce à la contrainte,
il est de ceux qui privilégient le bien-être de l'animal, tout en
respectant son caractère et en offrant le maximum de sécurité aux
soigneurs.
Texte et photos : Isabelle Leca |
- Dimanche 12 février 2006
Accouplement de rhinocéros au
CERZA.
En cette période hivernale
où chacun prépare peu à peu la saison à venir, la plaine africaine du
CERZA, vaste espace zoologique situé à Lisieux dans le Calvados, est le
théâtre d'ébats pour le moins impressionnants. C'est en effet du côté des
rhinocéros blancs, animaux emblématiques du parc, que se portent tous les
regards. Chris, un des deux mâles présents sur place, a donc entamé le
protocole de séduction le 4 février dernier et, après plus de quarante
minutes d'approches, de reniflages et de préliminaires divers, il a enfin
sailli Gaby, la plus jeune des deux femelles. Cinq minutes décisives...
Rosie, la seconde femelle, les observaient à courte distance.
Les naissances de rhinocéros sont encore rares en parcs zoologiques, surtout
en France, où seuls deux petits ont vu le jour, Gilou en 1992 au
Parc
Zoologique de Paris et Kifarou en 2000 au
CERZA. Il ne reste plus qu'à espérer, une gestation éventuelle étant
tout de même estimée à environ seize mois. |

accouplement de rhinocéros blancs - février 2006
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