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Les zoos dans le monde

 

Juillet 2003

 

 

Réhabilitation de la singerie

Ce projet a consisté en la réhabilitation des volières de la singerie. Les 22 loges destinées originellement pour des primates et des oiseaux ont été fusionnées en 8 loges réservées exclusivement aux primates, plus spacieuses et conformes aux normes actuelles.

 

 


rotonde des singes en cours de rénovation - février 2003

 


singerie rénovée - juillet 2003
Copyright © 2003  Dr Eric Plouzeau, directeur du Jardin Zoologique de la Ville de Lyon  Tous droits réservés.

 

Chaque loge a ensuite été équipée fonctionnellement suivant les exigences biologiques et en fonction du milieu de vie de chaque espèce de primates.
Vétérinaires, éthologistes, paysagistes et animaliers ont coopéré pour définir le contenu de chaque enclos.

Le chantier a été réalisé par les agents du Jardin Zoologique de la Ville de Lyon, ceux du Parc de la Tête d'Or et ceux de la Direction des Espaces Verts, dans le cadre d'un objectif collectif contractualisé.

 

Le résultat visuel, apprécié du public, se traduit également par des améliorations notables du comportement des primates qui font l'objet d'études scientifiques.  Un mémoire de vétérinaire comportementaliste et une courte publication à la Société Française de Primatologie constituent les premiers fruits de ce travail d'équipe.

On peut ainsi déjà affirmer que l'aménagement réalisé par le jardin zoologique améliore le bien-être des primates du Parc de la Tête d'Or.

 


singerie rénovée - juillet 2003
Copyright © 2003  Dr Eric Plouzeau  Tous droits réservés.

 


singerie rénovée - juillet 2003
Copyright © 2003  Dr Eric Plouzeau  Tous droits réservés.

 


singerie rénovée - juillet 2003
Copyright © 2003  Dr Eric Plouzeau  Tous droits réservés.

 


nid construit par les flamants rouges - juillet 2003
Copyright © 2003  Dr Eric Plouzeau  Tous droits réservés.

 

La pêche des pélicans

Les trois pélicans à dos rose, âgés d'environ 40 ans, sont métamorphosés. L'équipe du jardin zoologique a décidé de supprimer le grillage qui isolait ces trois animaux du reste des oiseaux aquatiques. Le résultat est au-delà des espérances : les pélicans ont quitté la plage qui les accueillait depuis 30 ans et naviguent sur tout l'étang. Plus encourageant encore, les trois animaux se sont mis à pêcher en groupe les poissons de l'étang.

Construction de nids par les flamants

Les flamants rouges ont construit des nids. Comme leurs cousins roses de Camargue, les flamants rouges utilisent de la terre humide pour façonner un nid circulaire au dessus du niveau de l’eau. Cette année, il est probablement trop tard dans la saison pour espérer une ponte, toutefois les animaux ont montré un comportement que l'on n'avait plus observé depuis quelques années.

 

Equipement de l’île du gibbon Lulu

Un des plus anciens pensionnaires du Parc de la Tête d'Or, le gibbon Lulu, qui vit sur une île à proximité des flamants roses, a vu au début de l'été son rocher se métamorphoser.

Bambous et cordages forment maintenant un réseau propice à stimuler la locomotion de ce vieux spécimen.

D'abord un peu effrayée par tous ces changements dans son environnement, visiblement peu confiante dans les cordages, Lulu s'est progressivement rassurée et utilise maintenant avec entrain tout le réseau de cordes mis à sa disposition.

Malgré ses 47 ans (un gibbon vit au maximum 45 à 50 ans), Lulu a montré qu'elle pouvait encore étonner.

 


île du gibbon Lulu - juillet 2003
Copyright © 2003  Dr Eric Plouzeau  Tous droits réservés.

 


île du gibbon Lulu - juillet 2003
Copyright © 2003  Dr Eric Plouzeau  Tous droits réservés.

 

Etude comportementale ours à lunettes

Une étudiante de DESS "chronobiologie du comportement" a démarré depuis un mois une étude comportementale portant sur le bien-être des deux ours à lunettes Valéro et Tumayo.

L'étude se déroule en trois phases. La première consiste en un relevé du comportement et de l'utilisation de l'espace par les deux ours. La seconde correspond à la conception et à la mise en œuvre d'améliorations de l'enclos et des modalités de gestion des animaux. Enfin, la troisième phase, semblable à la première, permettra d'évaluer par comparaison l'impact des aménagements sur le bien-être des ours.


ours à lunettes dans son panier d'osier - juillet 2003
Copyright © 2003  Dr Eric Plouzeau  Tous droits réservés.

 

Les modifications retenues pour améliorer l'enclos sont les suivantes :
   > L'arrosage de l'enclos est maintenu en marche pendant une heure après la sortie des ours, afin d'augmenter l'humidité ambiante.
   > Un libre accès entre les locaux intérieurs et l'enclos extérieur est laissé tout au long de la journée, les ours pouvant ainsi choisir la zone qui leur convient le mieux en fonction de l'heure, de la température ou des intempéries.
   > Les soigneurs animaliers cachent des fruits, du riz et du miel dans tout l'enclos extérieur, dans les aspérités du sol, dans les arbres, afin que les ours passent une partie de leur temps à chercher ces aliments, comme ils le font dans la nature.
   > Les deux paniers en osier ont été placés à deux sites facilement accessibles.
   > Un réseau de branches a été installé entre les deux arbres afin de permettre aux ours de passer de l'un à l'autre sans descendre au sol.
   > Des branchages et feuillages sont laissés à la disposition des ours afin qu'ils puissent d'une part les consommer et d'autre part s'en servir pour se constituer des nids ou garnir leur paniers d'osier.

 


Elsa et ses trois petits au Zoo d'Amnéville - juillet 2003
Copyright © 2003  Renaud Fulconis, Chargé de développement pour la pédagogie et la conservation au Zoo d'Amnéville  Tous droits réservés.

 

 

Une nouvelle série de naissances vient confirmer le succès du Zoo d'Amnéville en matière de reproduction.

     > 3 lionceaux (Panthera leo)
Ils sont nés le 3 juillet de l'union d'Elsa et de Bougli, le grand lion à crinière noire élevé au biberon en 1988 par Jean-Marc Vichard, directeur adjoint du
Zoo d'Amnéville. Cette souche de lions de l'Atlas est aujourd'hui importante pour cette sous-espèce exterminée dans les années 1930. Un programme de réintroduction au Maroc est depuis peu envisagé.

     > un saki (Pithecia pithecia)
Né le 4 juillet, ce singe sud-américain appartient à une espèce menacée dans la nature en raison du trafic et de la déforestation. Il fait l'objet d'un programme européen d'élevage (EEP).

 

     > un manchot de Humboldt (Spheniscus humboldti)
L'œuf a éclos le 4 juillet. Ces animaux, improprement appelés pingouins par le public, sont également menacés de disparition et font partie d'un
programme européen d'élevage (EEP).

     > 2 petits cacatoès à huppe jaune (Cacatua sulphurea sulphurea)
Ces perroquets australiens, amicaux et intelligents, sont sortis de leurs œufs le 2 juillet.

     > 2 pythons à lèvres blanches (Liasis albertisi)
La naissance d'individus de cette espèce, rare et peu connue, est exceptionnelle en captivité. Les œufs ont éclos le 5 juillet.

 


jeunes pythons à lèvres blanches au Zoo d'Amnéville - juillet 2003
Copyright © 2003  Renaud Fulconis  Tous droits réservés.

 

 

Le Parc Zoologique de Paris (France) a ouvert sa saison d'été 2003 le 26 juin dernier. Cette dernière est marquée en particulier par la réouverture du Grand Rocher et l'arrivée d'un nouvel okapi.

Après deux ans de fermeture pour travaux, le Grand Rocher accueille à nouveau le public depuis le 27 juin. La réouverture de cet édifice symbolique du Bois de Vincennes va permettre aux visiteurs d'admirer Paris et ses alentours, du haut de son belvédère, à quelques 65 mètres de hauteur.
L'accès au Grand Rocher est désormais gratuit, ce qui constitue une première puisque les années précédentes il était nécessaire d'acquitter un droit d'entrée spécifique.

Autre nouveauté, un billet couplé permettant de visiter le Parc Zoologique de Paris et l'Aquarium de la Porte Dorée est en vente aux caisses des deux établissements. Il est valable 15 jours et son prix est de 11 € (plein tarif) et de 7 € (tarif réduit).

Cette nouvelle saison d'été offrira l'occasion de découvrir le nouveau couple d'okapis, unique en France. En effet, Günther, mâle okapi arrivé à Vincennes le 27 juin 1995, vient d'accueillir Lodja, née le 21 octobre 2001 au Zoo de Rotterdam (Pays-Bas).
   ...en savoir plus sur les okapis...

 


Grand Rocher du Parc Zoologique de Paris - juillet 2003

 

Histoire du Grand Rocher du Parc Zoologique de Paris :

Construit entre 1932 et 1934 par l'architecte Charles Letrosne, le Grand Rocher est encore aujourd'hui une réalisation hors du commun, tant par son architecture que par ses principes et techniques de construction.

Il est recouvert d'une "peau de béton" de cinq centimètres d'épaisseur, sculptée et peinte de façon à créer l'illusion d'un rocher naturel. Par ailleurs, deux grands réservoirs d'eau y sont intégrés : l'un à 6 mètres, d'une capacité de 1 300 000 litres, l'autre à 25 mètres, d'une capacité de 800 000 litres.

 

Au fil des décennies, le Grand Rocher, soumis aux intempéries, a fini par se dégrader au point de mettre en danger la sécurité des visiteurs. En 1982, la direction du parc prend la décision de le fermer au public. En 1994, grâce à une subvention exceptionnelle octroyée par le Ministère de l'Education Nationale, le Parc Zoologique de Paris peut enfin entreprendre la rénovation totale du Grand Rocher.

Véritable cas d'école, cette rénovation mobilise un grand nombre de compétences et fait appel à des moyens techniques exceptionnels. De nouveaux aménagements sont prévus, nécessaires au bien-être des animaux, des visiteurs et au meilleur fonctionnement du parc.

 


markhor (Capra falconeri) sur les flancs du Grand Rocher - juillet 2002

 


volière à la base du Grand Rocher - juillet 2002

 

Ouvert en décembre 1996, il fut à nouveau fermé à la fin des années 1990. Après de nouvelles rénovations, il rouvre en juin 2003.

Aujourd'hui, le Grand Rocher accueille des mouflons sur ses flancs ; à sa base, une grande volière héberge des vautours et une cascade sert d'aire de jeu à une famille de loutres d’Europe. Un ascenseur permet d'accéder aux deux belvédères dont le plus haut, à 65 mètres, est équipé d'une table d'orientation pour repérer les principaux monuments parisiens. Les plus courageux atteindront les points les plus élevés par les quelques 352 marches de l'escalier.

 

 

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