- Mercredi 30 octobre 2002
Colloque "Zooéthique" organisé par le SNDPZ.
Des professionnels d'espaces zoologiques, et en particulier des
responsables d'établissements, se sont retrouvés la semaine dernière au Parc des
Oiseaux de Villars les Dombes pour participer à un colloque "Zooéthique"
organisé par le Syndicat National des Directeurs de Parcs Zoologiques
français (SNDPZ).
Jean-Jacques Boisard, président du Syndicat et directeur de la
Réserve Africaine de Sigean, a ouvert le colloque mercredi 23 octobre au
matin. Différents sujets, toujours en rapport avec la question de
l'éthique dans les établissements zoologiques, ont été évoqués tout
au long des trois jours.
Première partie : Les relations entre l'homme et l'animal.
De la place de l'animal dans les sociétés humaines à la place de
l'homme dans le monde animal.
L'état actuel des espaces zoologiques ainsi que leur évolution ont été
envisagés. Le problème des nouveaux animaux de compagnie (NAC) a
également été exposé.
Deuxième partie : Codifier les relations entre l'homme et
l'animal. Le droit de l'animal : vers un droit ou vers une codification
des exceptions culturelles de l'utilisation des animaux ?
Peter Dollinger de la World Association of Zoos and Aquariums (WAZA) a
exposé le contexte réglementaire international et Michel Perret
du Ministère de l'Environnement a évoqué les réglementations européenne
et française.
Troisième Partie : L'élevage des espèces animales
sauvages.
Les conférenciers ont tenté d'apporter des critères d'appréciation des
stress et du bien-être. L'enrichissement du milieu de vie a également
été évoqué dans ce cadre. Les droits et les devoirs quant à la
présentation d'animaux ont été exposés tant au niveau réglementaire
qu'au niveau éthique.
Quatrième partie : La conservation ex situ et la gestion des
populations animales.
Bart Hiddinga de l'European Association of Zoos and Aquaria (EAZA) a
rappelé les principes généraux des programmes de conservation. La
génétique a été évoquée avec différents exemples. Les conférences
concernant la gestion des populations ont permis d'entrevoir la
difficulté des problèmes que rencontrent les professionnels d'espaces
zoologiques.
Cinquième partie : La conservation in situ et l'ingérence
de l'homme.
Un exemple de programme in situ soutenu par des parcs zoologiques a
été présenté. Le fonctionnement et les buts de la Conservation des
Espèces et des Populations Animales (CEPA) ont été exposés. Enfin, le
problème de la protection de la faune française a été évoqué et le SNDPZ a
décidé d'intervenir.
Pour finir, les participants se sont regroupés en trois tables rondes
:
La réglementation est-elle un code d'éthique ?
Définition d'un code d'éthique.
Faut-il en adopter un, à quel niveau ?
Ce colloque a donc permis de poser clairement toutes les questions de
zooéthique et d'envisager
des réponses autour des tables rondes. Bien évidemment, la réflexion
existe depuis de nombreuses années parmi les professionnels espaces zoologiques
français. Aucune conclusion définitive n'a pu clore ce débat et chacun
est décidé à poursuivre.
Enfin, je tenais à témoigner du fait que Franck Haelewyn et Aude Desmoulins
du Parc Zoologique de Lille ont organisé et dirigé avec brio ce huitième colloque
du SNDPZ.
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