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Les zoos dans le monde

 

Les lions de Peaugres déménagent.

 

 


jeune lion au Safari de Peaugres-août 1999

 

Le Safari de Peaugres ouvre en 1974 et son parc à lions attirent un grand nombre de visiteurs. En effet, le concept, tout à fait innovateur, permet au public de traverser le territoire des lions tout en restant dans sa voiture. L'enclos est de taille gigantesque : 5 hectares !

Mais de nombreux problèmes apparaissent au fil des années. Les consignes de sécurité ne sont pas respectées et les accidents sont évités de justesse.

Un nouveau directeur prend ses fonctions au début de l'année 2001 et réalise dès la pleine saison les difficultés que connaît le parc à lions. A l'automne 2001, la décision de transférer les lions dans un autre enclos, fermé du public, est prise. En mars 2002, les 16 lions de Peaugres sont envoyés à Thoiry en échange d'un groupe réduit. Les visiteurs apprécient dès lors le nouveau tunnel et sont impressionnés par la proximité des grands fauves.

Les lois de plus en plus strictes et l'inconscience de certains visiteurs vont amener la plupart des safaris-parcs à fermer leurs parcs à lions. En effet, les lois imposeront d'ici peu des sas de sécurité à l'entrée et la sortie des enclos, ce qui est presque impossible à mettre en place, du fait du nombre de visiteurs.

 

En 1996, les babouins hamadryas avaient déjà été supprimés du parc voiture du Safari de Peaugres en Ardèche pour des raisons évidentes de sécurité. D’une part, ils causaient de gros dégâts sur les véhicules, au grand plaisir des garagistes mais au grand désespoir des visiteurs.
Mais il y avait aussi des risques physiques pour le public : un babouin adulte a une mâchoire  bien plus impressionnante et bien plus forte que celle d’un pitt-bull. Même seulement un peu énervé, ils auraient pu blesser gravement les gens qui essayaient de les toucher lorsqu’ils venaient sur leurs voitures.
Et pas question de dresser les singes pour qu’ils ne montent plus sur les véhicules : ils faisaient ce qu’ils voulaient. La seule solution était donc de les ôter du parc voiture.

Le problème des singes réglé, il restait le problème des lions, espèce considérée comme extrêmement dangereuse à juste titre. Un lion, même élevé en parc zoologique, reste un prédateur : son réflexe est d’attaquer tout animal, ou homme, se trouvant à portée de griffes, soit pour le manger, soit pour se protéger si le lion se sent en danger.
Malgré la voiture de patrouille se trouvant en permanence dans l’enclos des lions, il était impossible de surveiller tous les véhicules en même temps. En effet, tous les jours, des gens entraient dans le parc à lions avec les vitres fermées puis les ouvraient lorsqu’ils étaient près des fauves afin d’éviter les marques des vitres sur les photos. Sans parler de ceux qui sont descendus de voiture pour aller chercher quelques chose dans le coffre, ou de ce couple d’Allemands qui commençaient à s’installer pour un pique-nique car ils n’avaient pas vu qu’ils étaient dans le parc à lion.

Fort heureusement, les patrouilles de surveillance ont permis à ces gens de sortir vivant de l’enclos, car ils ont été sommés de rentrer dans leur véhicule sur-le-champ. Jusqu’à présent, le Safari de Peaugres n'a connu aucun accident avec les lions, mais ce n’est malheureusement pas le cas de tous les parcs ayant ce système de circulation du public parmi les animaux. En effet, le parc de Thoiry ou Sigean ont eu, eux, des accidents mortels. Le danger est toujours présent, malgré toutes les consignes affichées sur les panneaux ou écrites sur les tickets d’entrées.
De plus, certains jeunes lions prenaient un malin plaisir à arracher les joints de portières des voitures ou à crever les pneus. Dans ce cas, on déclenchait un branle-bas de combat pour pouvoir remorquer la voiture puis changer le pneu en toute sécurité.
En été, beaucoup de visiteurs se plaignaient d’être écrasés par le soleil, pendant qu’ils étaient coincés dans leur voiture en attendant de pouvoir apercevoir les lions.  Lesquels étaient d’ailleurs souvent cachés à l’ombre au fond de leur enclos d’où ils étaient peu visibles.

Toutes ces raisons ont conduit le nouveau directeur de Peaugres à prendre la décision de transférer les lions au parc à pied, et ainsi créer un quartier des fauves au niveau de la passerelle. Tigres, guépards, panthères des neiges et loups ont désormais de nouveaux voisins.

 


panthères des neiges au Safari de Peaugres-août 1999

 

 


tunnel de verre dans l'enclos des tigres au Safari de Peaugres
août 1999

 

Les lions sont visibles depuis la passerelle, mais aussi dans le tunnel de verre, impressionnante construction qui permet de voir les animaux à quelques centimètres derrière une vitre. Celle-ci fait plus de 4 cm d’épaisseur !

Les 16 lions ne pouvaient pas être mis dans le nouvel enclos, car celui-ci est plus petit que l’ancien. Les lions ont été envoyés au Parc de Thoiry (Yvelines), et ce parc a fourni une famille de 6 lions à Peaugres.
Pour les reconnaître, c’est très simple : il y a 2 grosses femelles, 2 petites femelles et 2 mâles. Chez les grosses femelles, Néguelli a le nez rose tout tacheté de noir comme si elle avait embrassé un chien dalmatien ! Alors que Kananga a un nez quasiment tout noir. Pour les 2 petites femelles, c’est encore plus facile : Miacis a la queue beaucoup plus courte que Massaï. Quant aux mâles, Skippy est le dominant, ce qui se voit facilement à son comportement. Il a un nez normal alors que Simba, l’autre mâle, a lui aussi un nez à points noirs.

L’ancien parc à lion n’a pas été perdu pour autant. Différentes espèces d’herbivores y vivent aujourd'hui. Les bisons, qui habitaient auparavant avec les ours noirs, occupent désormais un tiers de l’ancien parc à lions.

 


bison au Safari de Peaugres-août 1999

 

En effet, la cohabitation entre les ours et les bisons posait parfois quelques problèmes : les bisons adultes, beaucoup plus grands que les ours noirs, dominaient ces derniers. Or un des repas des ours était constitué de pommes, de poires et de biscottes : il fallait vraiment ruser pour distribuer cette nourriture faute de quoi les ours n’avaient plus qu’à regarder les bisons manger leur propre repas. Heureusement, les ours se rattrapaient lors du repas de viande ou de poissons, ce qui n’intéressait pas du tout les bisons.
Et il y avait toujours un risque au moment des naissances des bisons : les mères bisons sont très protectrices et chargent tout individu menaçant leur petit, mais il suffirait d’un moment d’inattention pour qu’un ours en profite et attaque le bébé. Dans leur nouveau parc, les bisons sont tranquilles et n’ont plus à ce soucier de ce problème.
Et désormais tous les visiteurs auront le plaisir de voir les bisons, ce qui n’était pas le cas auparavant car les bisons allaient souvent se cacher au fond de l’enclos, dans des zones non visibles du public.

Une partie du groupe de daims a été placée dans une autre portion de l’enclos. En effet, le groupe commençait à devenir important et les bagarres entre mâles devenaient de plus en plus fréquentes et lourdes de conséquences. La moitié du groupe a été installée donc au parc voiture, ce qui améliorera grandement les relations entre mâles. Les mâles, autrefois dominés, peuvent ainsi s’affirmer, puisque qu’ils ne côtoient plus leurs anciens adversaires.

 

Cette page a été réalisée en collaboration avec Cécile Dubois / Safari de Peaugres
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