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Les zoos dans le monde

 

Décembre 2001

 

  • Mercredi 12 décembre 2001
    Mort de Jean Richard.

Jean Richard, fils d'un marchand de chevaux, naquit le 18 avril 1921 à Bessines, près de Niort (Deux-Sèvres).
En 1968, il reconnaissait "nourrir ses lions avec des navets", résumant ainsi une carrière cinématographique sans grand éclat, qui avait servi à financer sa passion, le cirque.
En 1956, il crée le premier zoo privé à Ermenonville dans l'Oise. 
Après beaucoup d'efforts, il monte le cirque Jean Richard à la fin des années 1960. Mais la décennie d'existence du cirque Jean Richard, qui en chemin aura absorbé Pinder, l'un de ses principaux concurrents, coïncide avec la crise de la profession. Finalement, les contraintes financières sont trop dures, et Jean Richard doit déposer son bilan en 1978. En 1973, il est victime d'un grave accident de voiture. Après sa convalescence, Jean Richard reprend le rôle de Maigret, dont il fait sa principale occupation depuis qu'il a abandonné presque complètement le cinéma. En 1984, il avait publié chez Robert Laffont un livre de souvenirs, Ma vie sans filet.
Jean Richard meurt le mercredi 12 décembre 2001 à l'âge de 80 ans des suites d'un cancer.

 


Jean Richard

 

 


livre de Claude Caillé

 

Il a écrit une préface pour l'ouvrage Mon zoo...ma vie de Claude Caillé, directeur du zoo de La Palmyre. Ce livre est sorti en 1991 et nous donne beaucoup d'informations sur le zoo et la vie de Claude Caillé.
En 1971, il a écrit un livre sur le métier de dompteur Envoyez les lions!

 


livre de Jean Richard

 

 


livre de Jean Richard

 

En 1966, il a écrit un autre ouvrage très intéressant Mes bêtes à moi.

     « Il n'y avait pas de dompteur dans ma famille. Mon père s'occupait de chevaux, mais ce n'est pas une raison suffisante pour avoir envie de posséder des lions... si ce n'est pour manger les chevaux. A huit ans, je disais qu'il y aurait chez moi, plus tard, des lions et des tigres; ce à quoi ma mère répondait: "Mais oui, mon petit..." et n'en pensait évidemment pas un mot.
   Cette anecdote vous prouvera ma ténacité précoce: j'avais douze ans. C'était à Niort, où la ménagerie du dompteur Marcel et de Martha la Corse s'installait pour un mois. Les jeudis et dimanches, ma mère me laissait à deux heures dans cet établissement et m'y reprenait à six heures.
   Je connaissais par coeur la belle collection de fauves de Martha la Corse et même le boniment de parade, dont le souvenir d'une phrase restera toujours gravé dans ma mémoire:
   "Mesdames, Messieurs, vous verrez t'ensuite les terribles hyènes à mâchoires d'acier d'Abyssinie, surnommées t'à juste titre les fossoyeurs des Indes."
   Je restais des heures devant la cage d'une hyène, fasciné par l'écriteau suivant: "le fauve est à qui entre avec."
   Mes nuits étaient agitées par des rêves de hyènes. J'en parlai à mon père une fois... puis deux fois... et puis encore... J'aménageai le poulailler pour recevoir la hyène. J'en reparlai à mon père, jusqu'à une notoire paire de gifles, qui fit s'envoler mes espoirs de jeune belluaire.
   De dépit, fourche et fouet en main, je pénétrai dans le poulailler et je m'attaquai à un pauvre coq, que je rendis furieux en trois séances de dressage en férocité.
   Il fallut, non pas le tuer, mais l'abattre.
   Une vocation était née...
»

(extrait de Mes bêtes à moi)

 


Jean Richard et un guépard

 

 


Jean Richard et Prince âgé de 12 mois
« Je le promenai en laisse jusqu'à dix-huit mois, jusqu'au jour où je m'aperçus que l'animal en laisse, c'était moi! »

 

     « Depuis lors, attiré surtout par les fauves, j'ai toujours été un assidu des cirques, des ménageries et des zoos. Et dès que j'ai possédé un propriété qui me permettait de le faire, j'ai commencé à avoir des animaux. J'en ai eu d'abord peu, puis un peu plus. Dans ma famille, on s'est dit: "Ca y est, ça le prend..." Puis, tout s'est aggravé le jour où l'on m'a livré des ours. On a dit: "Là, il va tout de même un peu loin!" C'est devenu vraiment dramatique, le jour où les lions sont arrivés. je n'étais pas chez moi, à Ermenonville; j'avais laissé là-bas mon oncle et ma tante, qui était souffrante, quand sont arrivés trois caisses minables avec un lion dans chacune. Mon oncle m'a téléphoné d'urgence: "Des lions! si tu crois que c'est ce qui va guérir ta tante!" Alors, un grand conseil de famille s'est tenu pour me remettre dans le droit chemin. Et comme je savais bien qu'ils avaient raison, je leur ai dit: "Si au lieu d'avoir les animaux que j'ai là, j'en achète dix fois plus? Et si je fais payer une entrée?" Ils n'ont pas trouvé de réplique, et j'ai sauté sur l'occasion pour monter mon zoo d'Ermenonville. »

(extrait de Mes bêtes à moi)

     « Toutes ces activités, paraît-il, ont plus fait pour ma célébrité que mon métier d'acteur. C'est peut-être vrai. je vous livre, pour terminer cet avant-propos, une anecdote vécue en juin 1965.
   Un jeune boy-scout, d'une dizaine d'années, après avoir visité le zoo, se rendit chez moi, où ma mère le reçut.
   "Madame, je dois faire un article sur le parc zoologique; je voudrais quelques renseignements.
   -Que veux-tu savoir?
   -Tout d'abord, je voudrais savoir en quelle année est mort Jean Richard?" »

(extrait de Mes bêtes à moi)

 


Jean Richard nourrissant un jeune éléphanteau

 

 

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