Zoo de Bâle 2020

Zoo de Bâle 2020

Messagepar Philippe » Samedi 11 Janvier 2020 9:00

Un oursin et une étoile de mer venimeux : les nouvelles recrues du zoo de Bâle ne manquent pas de piquants !

Plus de 15 espèces d’oursins et d’étoiles de mer vivent au zoo de Bâle. Si leurs piquants leur permettent de bien se défendre, la plupart sont pourtant inoffensifs. Deux nouvelles espèces viennent d’intégrer le vivarium. Celles-ci sont en revanche très toxiques pour l’homme.

Avec ses 25 cm de diamètre, le nouvel oursin de feu (Asthenosoma varium) du vivarium est un spécimen particulièrement imposant. Il occupe le bassin 21. Elle aussi venimeuse, l’acanthaster pourpre (Acanthaster planci), une étoile de mer également appelée «couronne d’épines», n’a pas encore été présentée aux visiteurs.

Un oursin doté de capsules à venin


L’oursin de feu a l’air parfaitement inoffensif: ses piquants ne sont pas pointus, mais se terminent au contraire par des sortes de petites perles qui le font ressembler à certains types de coraux. Or ce sont précisément ces petites glandes qui renferment un dangereux venin. Les épines plus longues qui recouvrent le dessous de l’animal ne sont en revanche pas toxiques. On ne connaît pas encore la composition exacte du poison, mais une chose est sûre: il agit sur le système nerveux. Une légère pression suffit au piquant pour transpercer la peau de l’homme et injecter son venin. La piqûre est si petite qu’elle se voit à peine. Pourtant, le venin engendre de fortes douleurs pendant près de 20 minutes. Il peut également provoquer des nausées, un état de choc ou une psychose.

Les oursins de feu appartiennent à la famille des Echinothuriidae (oursins cuir). Leur carapace est constituée de plaques de calcite mobiles qui se chevauchent, à la manière d’un toit de tuiles. Ces plaques leur permettent de se gonfler ou au contraire de s’aplatir afin de se glisser dans les brèches les plus étroites des récifs, desquelles ces animaux nocturnes ne ressortent que le soir. Dans la nature, on trouve des oursins de feu dans la mer Rouge et le bassin Indo-Pacifique, jusqu’au sud du Japon et en Australie. L’oursin de feu se nourrit de coraux. Au zoo de Bâle, il ne peut donc pas être installé dans le bassin des coraux.

Venimeuses et dévastatrices : les étoiles de mer «couronnes d’épines»

Pour l’instant encore tenue à l’abri des regards dans les coulisses du vivarium, l’étoile de mer couronne d’épines du zoo de Bâle possède des piquants d’une longueur de 4 à 5 cm. Son venin agit sur le système nerveux et ses piqûres ne guérissent généralement que lentement. Dans de rares cas, les étoiles de mer couronnes d’épines peuvent atteindre jusqu’à 80 cm de diamètre. On les trouve dans tout le bassin Indo-Pacifique, où elles s’accrochent surtout aux coraux. Une couronne d’épines mange à elle seule jusqu’à six mètres carrés de coraux par an. Or comme cette espèce apparaît souvent en masse, les étoiles de mer couronnes d’épines détruisent parfois des récifs entiers de coraux.
Dans les années 1960 et 1980, les couronnes d’épines ont ainsi représenté un véritable fléau qui a ravagé de larges parties de la Grande Barrière de corail en Australie. Mais au zoo de Bâle, elles se nourrissent essentiellement de poissons et de moules.

Échinodermes

En règle générale, les oursins et les étoiles de mer présentent une symétrie pentaradiée (symétrie centrale d’ordre 5). Avec les crinoïdes, les ophiures et les holoturies, ils appartiennent à la famille des échinodermes, qui rassemble quelque 6.300 espèces. Les échinodermes vivent exclusivement dans l’eau salée, principalement dans les fonds marins. Ils doivent leur nom à leurs nombreux piquants, souvent creux, et mobiles. Ils se distinguent par leur « système ambulacraire », un réseau de canaux qui approvisionne en nutriments toutes les parties de leur corps. L’extrémité de ces canaux est constituée de pieds à ventouses dont les étoiles de mer se servent pour se déplacer.

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Source : zoo de Bâle.
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Messagepar Philippe » Mercredi 15 Janvier 2020 15:19

Un nouvel enclos pour les ragondins

L’ancien enclos des loups du zoo de Bâle connaît un regain d’animation depuis qu’il accueille 16 ragondins turbulents. Ces rongeurs peuvent être observés même en hiver, car ils débordent d’activité durant la journée.


Le groupe des ragondins du zoo de Bâle a quitté son enclos près du pavillon des singes pour s’installer dans celui qui appartenait anciennement aux loups. L’enclos a été préalablement aménagé pour accueillir cette espèce de rongeurs.

Heureux comme des poissons dans l’eau


Ces rongeurs sociables ont désormais suffisamment d’espace pour nager à loisir dans leur nouvel espace. Et les conditions sont encore meilleures pour observer les particularités de cette espèce. Chez les ragondins, les mamelles se trouvent sur le dos, de chaque côté de la colonne vertébrale. Les petits peuvent donc téter pendant que la mère continue de nager. De manière générale, ces rongeurs sont parfaitement adaptés à la vie dans l’eau. Ils imprègnent leur fourrure, extrêmement épaisse, d’un sébum sécrété par des glandes situées au niveau de la mâchoire et de l’anus. Ainsi, lorsqu’ils plongent sous l’eau pour une durée pouvant aller jusqu’à cinq minutes, leur peau reste entourée d’une couche d’air isolante et ne se mouille pas.

De même, ils disposent d’un système de clapets qui leur permet d’avoir les narines fermées en immersion. Ils ont lèvres supérieures fendues, caractéristiques des rongeurs, qu’ils peuvent fermer derrière leurs imposantes incisives orange quand ils évoluent sous l’eau. Pourvus de pattes palmées, les ragondins sont d’excellents nageurs. On peut les observer se propulser à toute vitesse dans les eaux du zoo de Bâle.

La vie de famille nombreuse

Les ragondins se nourrissent exclusivement de végétaux et vivent en assez grands groupes, divisés en sous-groupes. Ces sous-groupes se composent d’un couple vivant avec sa progéniture. Avec une gestation de quatre mois et demi et des portées de six à huit petits chacune, les ragondins sont très prolifiques. Les petits sont poilus à la naissance et déjà fort bien développés. Ils atteignent la maturité sexuelle à l’âge de cinq mois. Une femelle peut élever deux ou trois portées par an.

Originaires d’Amérique du Sud

Les ragondins sont établis au zoo de Bâle depuis 1942. L’espèce est originaire d’Amérique du Sud où ses représentants vivent à proximité des rivières et des lacs. Au début du 19e siècle, ils ont été chassés pour leur jolie fourrure d’un brun roux, avant d’être élevés dans des fermes en Europe. Des individus s’en sont régulièrement échappés, donnant ainsi naissance à une population bien établie en Europe centrale.

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Source : zoo de Bâle.
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Messagepar Philippe » Mercredi 15 Janvier 2020 15:23

Le labre à long museau : un nouvelle espèce au sein du vivarium

Le labre à long museau fait son arrivée au zoo de Bâle. Ce poisson d’apparence discrète emploie une ruse étonnante au moment de chasser.


À première vue, il n’a rien d’extraordinaire. Mais à bien l’observer pendant la distribution de nourriture, on découvre chez le labre à long museau (Epibulus insidiator) une propriété fascinante qui en fait certainement l’espèce la plus spectaculaire parmi les nouveaux venus au sein du vivarium.

Une technique de chasse étonnante

C’est au moment de s’alimenter qu’il révèle son secret: s’il voit passer une proie appétissante, le labre à long museau transforme sa bouche en un tube qu’il projette instantanément vers l’avant. Mesurant normalement dans les 35 cm (exceptionnellement jusqu’à 55 cm), il peut gagner la moitié de sa longueur. Sous l’effet du tourbillon créé, le labre aspire les petits poissons et crustacés.

La forme tubulaire de ses mâchoires protractiles est pratique dans les récifs: même dans les failles étroites ou dans les branches de corail, les proies du labre ne sont jamais à l’abri de son museau. Avant de rétracter ses mâchoires, il aime en confier l’entretien aux poissons nettoyeurs.

Quand les femelles deviennent des mâles


Les labres à long museau sont ce qu’on appelle des hermaphrodites protogynes. Autrement dit, les individus femelles peuvent devenir mâles. Ces derniers recherchent alors des territoires où vivent plusieurs femelles. Le bassin 22 du vivarium héberge actuellement un mâle et deux femelles, avec un autre mâle qui évolue en coulisses. Comme presque toujours chez les labres à long museau, le mâle est brun foncé avec le dos rougeâtre et une tête blanche. L’une des femelles est jaune. Cette robe jaune est la variante la plus rare et apparaît aussi bien chez la femelle que chez le mâle.

Le labre à long museau est présent dans la mer Rouge et dans le bassin Indo-Pacifique jusque dans le sud du Japon et à Hawaï, ainsi qu’en Afrique du Sud et en Nouvelle-Calédonie. Il y vit principalement dans les récifs extérieurs, à des profondeurs allant jusqu’à 45 m. L’espèce n’est pas menacée.

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Source : zoo de Bâle.
Et le lien vers une vidéo présentant ce nouvel occupant : www.youtube.com/watch?v=3Vm8txxEQMw&feature=emb_logo
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Re: Zoo de Bâle 2020

Messagepar Philippe » Mercredi 22 Janvier 2020 17:35

Un nouveau singe-écureuil mâle au zoo de Bâle

Le zoo de Bâle a accueilli un nouveau pensionnaire en décembre 2019 : un singe-écureuil. Depuis, Koru (13 ans) s’est déjà accouplé avec la plupart des femelles du zoo.

Comme c’est généralement le cas chez les jeunes singes-écureuils mâles pendant la période d'accouplement, Koru est actuellement très corpulent et ne passe pas inaperçu dans le groupe. À l'approche de l'accouplement, les singes-écureuils mâles voient leur poids augmenter de jusqu’à 25 % et se distinguent alors par leur forte corpulence.

Koru est arrivé au zoo de Bâle le 12 décembre et a d’abord été placé en quarantaine. Pour qu’il ne soit pas seul pendant cette période, toute la colonie de singes-écureuils a également été placée en quarantaine. Koru a pris très au sérieux sa tâche de jeune mâle reproducteur et s’est entre-temps accouplé avec presque toutes les femelles. La période de quarantaine est désormais terminée.

Échange de mâles chez les singes-écureuils


Les singes-écureuils font partie des rares espèces de singes dont la période d’accouplement est limitée dans le temps. Toutes les femelles sont prêtes en même temps pour l’accouplement. En Europe, la période d’accouplement va généralement de novembre à janvier et c’est le moment le plus propice pour intégrer de jeunes mâles dans des groupes de femelles. Ces dernières acceptent les jeunes mâles sans problème, ce qui n’est pas le cas le reste de l’année. Dans le cadre du programme d’élevage (EEP) coordonné par le Zoo de Bâle depuis 2014, les zoos participant à ce programme s’échangent des mâles afin d’éviter des unions consanguines entre des mâles et leurs filles.

Les singes-écureuils sont également appelés saïmiris. Les femelles vivent en groupes et ne quittent jamais leur tribu. Les jeunes mâles quittent leur groupe quand ils ont atteint la maturité sexuelle (vers 3 ans). Ils vivent alors entre jeunes mâles jusqu’à ce qu’ils soient assez forts pour s’aventurer dans un groupe de femelles et s’accoupler avec elles. Souvent, les jeunes mâles ne restent pas auprès des femelles après la période d'accouplement mais retournent dans le groupe de jeunes mâles.

À la chasse aux insectes

En principe, les singes-écureuils sont des chasseurs. Quand ils sont disponibles en quantités suffisantes, les insectes représentent jusqu’à 80 % de l’alimentation des singes-écureuils. Sinon, ils se nourrissent de fruits, de bourgeons et de feuilles. Dans l’enclos extérieur du Zoo de Bâle, les petits singes attrapent des insectes, des araignées et, parfois, des moineaux.

Le zoo de Bâle abrite 15 singes-écureuils de Bolivie. Cette espèce vit dans l’ouest du bassin amazonien, au nord de la Bolivie, au sud du Pérou et à l’ouest du Brésil. Les singes-écureuils de Bolivie ne sont pas une espèce menacée. L'EEP regroupe 833 animaux répartis dans 78 établissements.

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Source : zoo de Bâle.
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Re: Zoo de Bâle 2020

Messagepar Philippe » Samedi 25 Janvier 2020 9:29

Adieu le lait maternel et bonjour la viande fraîche

Les huit jeunes lycaons du zoo de Bâle se battent pour un morceau de viande avec leurs dents de lait. Jusqu'ici c'est leur maman qui les nourrissait.

À l'âge de 13 semaines, les jeunes lycaons passent du lait maternel à l'alimentation solide. Une étape qui pourrait paraître anodine, mais qui est en fait essentielle dans pour leur développement, explique le vétérinaire du zoo de Bâle, Christian Wenker, dans une vidéo de présentation. Il explique en préambule que les parents laissent les mâles se nourrir avant les femelles.

Les jeunes canidés ont en effet besoin de beaucoup de calcium lors de cette phase de croissance. Le calcium est principalement contenu dans les os et les tendons de la viande consommée. Dans celle-ci, les vétérinaires du zoo ont ajouté un complément minéral pour le bien des jeunes animaux.

Source (avec vidéo) : www.20min.ch/ro/news/suisse/story/Adieu ... e-21218226
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Re: Zoo de Bâle 2020

Messagepar Philippe » Mercredi 19 Février 2020 13:17

Le pavillon des oiseaux du Zoo de Bâle est actuellement en cours de rénovation et sera complété par une nouvelle construction. Pendant toute la durée des travaux, ses habitants ont trouvé refuge auprès d’autres zoos ou dans la station ornithologique de Schutzmatte, qui n’est pas accessible au public. C’est là que se trouve l’animal zoologique de l’année 2020, le mainate religieux.

La station ornithologique de Schutzmatte est située dans la partie non accessible aux visiteurs du Zoo de Bâle, à Binningen. Cette verrière comprend une partie chauffée, une partie fermée non chauffée et une partie ouverte. Pendant les travaux de rénovation du pavillon des oiseaux, la station ornithologique de Schutzmatte accueillera provisoirement ses nombreux habitants.

En novembre 2019, plus de 20 espèces y ont emménagé et s’y sont bien intégrées. Six grandes volières reliées entre elles abritent différentes espèces d’oiseaux, comme les gallicolombes, les touracos et les chardonnerets rouges, entre autres. Treize autres volières sont destinées aux espèces de plus petite taille comme les thraupidés, les guit-guits brillants et les zostérops. Le système mobile permet aux oiseaux de se familiariser en douceur les uns aux autres. Ils ne sont ainsi réunis qu’à partir du moment où ils se supportent.

Une cage de nourriture est installée sur chaque volière. Au moment du nourrissage, le soigneur peut retirer la cage à nourriture, oiseau compris, et l’accrocher à une autre volière. Cela permet de changer un oiseau de volière sans stress, et sans avoir besoin de l’attraper dans des filets.

Espaces bien-être pour les oiseaux


Les volières sont aménagées en fonction des besoins spécifiques des différentes espèces. Le sol des volières est tapissé de différents substrats pour les oiseaux qui vivent au sol par exemple. Buissons et branchages donnent aux oiseaux la possibilité de s’isoler, et plusieurs points de nourriture sont prévus pour que les espèces ne se gênent pas entre elles. Grâce à des lampes chauffantes et à un système de pluie artificielle, les volatiles profitent de véritables «havres de bien-être». Des caméras de surveillance permettent de vérifier à distance que tout est en ordre. Le comportement actuel des oiseaux laisse penser que c’est bien le cas.
Malgré l’hiver, les gallicolombes ont commencé leurs préparatifs amoureux, tandis que les turdidés et les orioles entonnent chaque jour leurs plus belles mélodies. Les mainates religieux font tout particulièrement entendre leur voix. En plus d’être de talentueux chanteurs, ils adorent reproduire les bruits qu’ils entendent.

Lorsque le pavillon des oiseaux aura rouvert ses portes en 2022, la station ornithologique accueillera différentes espèces d’animaux: elle permettra aux espèces les plus sensibles au gel de passer l’hiver ou servira de zone de quarantaine pour les oisillons. D’ici là, si les visiteuses et visiteurs du zoo de Bâle devront se passer du mainate religieux, ils n’auront pas à renoncer à beaucoup d’autres oiseaux. Les pintades flânent dans le pavillon des éléphants, la bernache néné arpente l’ancien «rocher des rongeurs» et les kéas, arrivés en décembre, occupent l’ancien pavillon des chouettes. Les manchots royaux débuteront prochainement leur parade nuptiale, tandis que les cigognes craquetteront bientôt à qui mieux-mieux au sommet des arbres.

Le mainate religieux : animal zoologique de l’année

Bien que le mainate religieux ne soit actuellement pas visible des visiteuses et visiteurs, le zoo de Bâle s’engage activement en faveur de la protection de cet oiseau dans son habitat naturel. En 2020, la Zoologische Gesellschaft für Arten- und Populationsschutz (ZGAP, société zoologique pour la conservation des espèces et populations) et les membres de Deutsche Tierpark-Gesellschaft e.V. (DTG), Verband der Zoologischen Gärten e.V. (VdZ) und der Gemeinschaft der Zooförderer e.V. (GdZ) ont nommé le mainate religieux « animal zoologique de l’année 2020 ».

Pour atteindre les meilleurs résultats possibles en faveur de l’espèce concernée, quatre partenaires engagés allient leurs forces pour mettre en place des mesures concrètes de protection et sensibiliser l’opinion publique. En plus de la Zoologische Gesellschaft für Arten- und Populationsschutz e.V. (ZGAP, société zoologique pour la conservation des espèces et populations), les établissements et membres de la Deutsche Tierpark-Gesellschaft e.V. (DTG, société allemande des parcs zoologiques), du Verband der Zoologischen Gärten e.V. (VdZ, association des jardins zoologiques) et de la Gemeinschaft der Zooförderer e.V. (GdZ, communauté des protecteurs des zoos) travaillent également en étroite collaboration.

La campagne a pour objectif de sensibiliser l’opinion publique à la situation critique de ces intelligents sturnidés et de favoriser la protection de leur espèce. Son extraordinaire talent linguistique a valu au mainate religieux une popularité mondiale, en particulier dans l’espace asiatique, où il est très largement domestiqué. Dans certains pays, les mainates religieux sont même un mets très raffiné. Tout ceci explique que les mainates religieux soient aujourd’hui une espèce menacée d’extinction du fait de l’homme.
Le zoo de Bâle élève des mainates religieux (Gracula religiosa intermedia) depuis 2016. Jusqu’ici cela s’est soldé par une reproduction, qui a permis l’élevage d’un jeune oiseau. En participant à la campagne, le Zoo de Bâle entend contribuer à la préservation des mainates religieux. Dans le cadre de la campagne, le parc ornithologique de Marlow a mis en place un centre dédié à la recherche de partenaires d’accouplement pour les mainates religieux. C’est d’ailleurs ce centre qui est à l’origine de la naissance enregistrée au zoo de Bâle. Les couples sont remis à des zoos participants, où ils sont censés se reproduire. La campagne apporte également un soutien financier à des projets de protection des mainates religieux en Indonésie.
Source : zoo de Bâle.
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