Nancy cherche un zoo pour ses macaques de Java

Nancy cherche un zoo pour ses macaques de Java

Messagepar Philippe » Lundi 13 Mai 2019 6:24

Il ne reste plus qu’une dizaine de singes à la Pépinière. La mairie, qui souhaite orienter le parc sur la « biodiversité domestique », se démène pour leur trouver un nouveau lieu d’accueil. En vain, pour l’instant. On vous explique pourquoi et comment…

L’histoire des animaux exotiques de la Pépinière est aussi ancienne que L’Est Républicain. Elle remonte à 1889, quand le général Brice offrait des oiseaux sauvages à la ville. C’est à cette époque qu’une grande volière exotique a été inaugurée. Le zoo s’est ainsi développé jusque dans les années 1970. En 1982, la ville de Karlsruhe offrait un ours… et des macaques.

Crocodiles et dromadaires

« On a même eu des dromadaires, des crocodiles, des yacks… », raconte Loïc Delagneaux, chef du service biodiversité urbaine. « Les macaques et notre grue couronnée sont les derniers représentants d’une époque révolue, comme l’étaient Jojo et Victor. » [deux chimpanzés]

La ville de Nancy aimerait bien que les animaux de la jungle laissent leur place à des animaux de la ferme. L’orientation du parc sur la « biodiversité domestique » obéit à une « demande sociale » de plus en plus pressante. Le « zoo » est d’ailleurs devenu « espace animalier » en 2005. Et des chèvres lorraines ont fait leur apparition.

Mais le placement des macaques de Java s’avère très compliqué à la différence de celui des chimpanzés. « Nous avons sollicité tous les zoos mais aucun n’a, pour l’heure, accepté de les recueillir. » La ville est même allée frapper à la porte d’associations de protection des animaux comme elles l’avaient fait pour Victor et Jojo.

« Ils s’entre-tueraient »

« Elle sont réticentes car les macaques crabiers ne sont pas en péril », précise Loïc Delagneaux. « Ils se portent pas trop mal dans leur milieu naturel et ils s’adaptent plutôt bien aux milieux urbains. Nous poursuivons nos efforts. » L’éthologue de la ville de Nancy a même réalisé des « sociogrammes » pour déterminer les affinités entre individus afin de pouvoir scinder le groupe le cas échéant. Mais il n’est pas question de confier les animaux « à un particulier dépourvu de certificat de capacité ».

« On ne peut pas introduire de macaques dans un groupe déjà constitué », explique le directeur du zoo d’Amnéville Michel Louis. « Ils deviendraient extrêmement violents, ils pourraient s’entre-tuer. »

Un poulailler partagé

En attendant, les animaliers continuent à prendre soin des bêtes. Un élevage de grillons exclusivement dédié à leur alimentation a été lancé il y a un an demi. Le groupe d’une dizaine d’individus ne s’agrandira plus, les femelles ayant des implants contraceptifs sous la peau de leurs bras depuis huit ans. 8 ans, c’est d’ailleurs l’âge du plus jeune spécimen alors que le plus vieux en a 30.

En novembre, la Pépinière inaugurera un « poulailler partagé » et son potager qui sera aménagé du côté du parc à daims.

Une architecte a bûché sur le projet afin d’adapter le bâtiment à sa nouvelle vocation et le règlement intérieur est en cours d’élaboration.


25 000 €
C’est le montant du budget fonctionnement de l’espace animalier qui compte 170 animaux, dont une cinquantaine de paons. La moitié de cette somme est consacrée à l’alimentation et le quart aux soins vétérinaires.

Image

Les daims du château de Lunéville ont été « adoptés »

Ils avaient fait leur apparition dans le parc des Bosquets du château de Lunéville en 1960. Le cadeau du Rotary club a eu le temps de faire des petits depuis. On a recensé jusqu’à 40 individus, ce qui a fini par poser un problème d’hygiène vétérinaire.

Le conseil départemental a fait le choix de les placer chez des particuliers l’an dernier. Les animaux ont depuis rejoint leurs nouvelles destinations, en Haute-Marne, en Haute-Saône et dans le sud du département, chez des particuliers qui les ont accueillis comme animaux d’agrément sur leurs propriétés.

« Leur départ s’est effectué en deux fois », nous précise Bernard Barbier, responsable des jardins. « À Chaumont, ils ont trouvé refuge sur un terrain boisé de 130 hectares. »
Source : L'Est Républicain.
Philippe
 
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Re: Nancy cherche un zoo pour ses macaques de Java

Messagepar okapi » Lundi 13 Mai 2019 9:04

Les macaques, ils sont parfaits pour La Tanière, non?
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