Zoo de Bâle 2019

Re: Zoo de Bâle 2019

Messagepar Philippe » Dimanche 28 Avril 2019 9:27

Qendrim, le girafon de l'espoir

Né le 27 mars 2019 au zoo de Bâle, Qendrim pourrait avoir le triste privilège de survivre à son espèce: il reste à peine 1400 girafes de Kordofan dans la nature et leur nombre va diminuant.

Il faut être à la hauteur pour naître girafon. Après 15 mois au chaud dans l’utérus de maman, le réveil est brutal : chute libre de près de 2 mètres - avec le risque, infime mais réel, de se blesser, voire de se briser la nuque - tentative de tenir sur ses quatre pattes dans le quart d’heure qui suit et maîtrise de la position debout suffisante pour téter au bout d’une heure, faute de quoi on risque l’abandon.

Mais Qendrim ne s’est pas contenté de franchir tous ces obstacles haut la patte : il s’est présenté au monde avec un poids... lourd de 71 kg, la fourchette allant de 40 à 80 kg pour un girafon, poids néanmoins inférieur aux 80 kg affichés par son frère Osei, « très vigoureux », né au Zolli en juillet 2017. Et grâce à son nom d’origine albanaise, choisi par les soigneurs, il a déjà fait le buzz sur Instagram dans cette communauté.

Tuées pour une dot


Arrivée de Belgique il y a huit ans, sa mère Kianga a été la première girafe du Kordofan à rejoindre le programme d’élevage de cette sous-espèce à Bâle, succédant aux girafes massaï, moins rares dans la nature. Si ces gracieux ruminants sont tous considérés comme menacés aujourd’hui, ayant perdu 40% de leurs effectifs en trente ans, les girafes du Kordofan, reconnaissables au fait qu’elles n’ont que de petites taches irrégulières sur le côté intérieur des pattes, sont au bord du gouffre, en danger critique d’extinction. Il en reste 1400 tout au plus à l’état sauvage et leur nombre continue à fondre.

Il faut dire que ces créatures altières survivent dans des zones de conflits permanents, entre le Tchad, le nord du Cameroun, la République centrafricaine, l’ouest du Soudan et le nord-est de la République démocratique du Congo; elles sont donc exposées aux balles des kalachnikovs en plus de voir disparaître leur habitat, d’être victimes des braconniers qui en veulent à leur viande, laquelle se vendrait pour quelque 70 dollars le kilo en République démocratique du Congo, et à leur queue, qui peut faire une belle dot en RDC.

Avec les cinq pensionnaires de Bâle, dont Xamburu, père de tous les girafons nés au bord du Rhin depuis 2011, on arrive à 87 girafes du Kordofan vivant en zoo dans le monde. Sur leurs épaules, ou plutôt dans leurs gènes, elles portent peut-être l’avenir de leur espèce.

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Kianga, 10 ans, est une mère expérimentée: elle s’est tout de suite mise à lécher Qendrim, son 3e petit, pour le nettoyer.
Source : L'Illustré.
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Re: Zoo de Bâle 2019

Messagepar Philippe » Mercredi 08 Mai 2019 16:45

Naissance d'un atèle de Geoffroy

Dimanche 21 avril 2019, un atèle a vu le jour au Zoo de Bâle. La maman de Quimba, Tequila (23 ans), ne manque pas d’expérience: elle en est à sa septième naissance. Les atèles sont grandement menacés à l’état sauvage.

Arborant la fourrure argentée caractéristique des jeunes, la gracile jeune atèle s’accroche solidement au ventre de sa mère. Quimba attendra d’avoir atteint l’âge de quatre mois pour s’aventurer loin du ventre de sa mère et tenter les premières cabrioles qui font la réputation de son espèce.

Acrobates sans pouces

Les atèles se déplacent par brachiation. Autrement dit, ils se servent de leurs mains comme d’un crochet qu’ils balancent alternativement vers l’avant pour se suspendre aux branches, d’autant mieux qu’ils n’ont pas de pouces. En complément, ils utilisent leur longue queue préhensile comme une cinquième main, telle une sangle de sécurité. Véritables acrobates, les atèles sont très espiègles, surtout les jeunes, intrépides, qui batifolent à qui mieux mieux. Les atèles se distinguent par une autre caractéristique étonnante. Chez cette espèce, en effet, on sait d’emblée qui est le mâle et qui est la femelle. La règle est simple: la femelle est celle qui ressemble à un mâle. Cela tient au fait que le clitoris des atèles femelles est hypertrophié.

Le groupe d’atèles du zoo de Bâle rassemble cinq mâles et six femelles. Le père des petits s’appelle Ferdinand (26 ans). Les quatre jeunes mâles sont aujourd’hui âgés de deux à six ans et quitteront bientôt le zoo de Bâle. Dans la nature aussi, les jeunes mâles quittent le groupe lorsqu’ils atteignent un certain âge. Les mâles et les femelles vivent séparés en sous-groupes et ne se retrouvent qu’occasionnellement. Les mâles défendent leur territoire ensemble.

Régime de fruits pour les atèles

Les atèles vivent dans la canopée des forêts tropicales d’Amérique centrale. Ils se nourrissent principalement de fruits mûrs et accessoirement de feuilles et de fleurs. Dans certaines zones, ils peuvent s’alimenter pendant des mois avec un seul type d’arbre quand vient la saison sèche. Au zoo, leur régime alimentaire prévoit également une proportion élevée de fruits, alors que les autres primates mangent surtout des légumes. En effet, les atèles ont un transit très court – de trois à six heures – qui ne leur permet pas de digérer une nourriture riche en fibres comme les légumes ou les feuilles.

Les atèles sont classés dans la catégorie «en danger» par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Un statut dû notamment au rétrécissement de leur espace vital, mais aussi à la chasse et au commerce d’animaux domestiques. On trouve toutefois des zones de protection efficaces sur leur aire de répartition – parfois avec des fragments de population extrêmement réduits.

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Source : zoo de Bâle.
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Re: Zoo de Bâle 2019

Messagepar Therabu » Jeudi 09 Mai 2019 10:08

Merci pour cet article !
J'en profite pour demander à d'éventuels connaisseurs une mise à jour sur le statut des atèles à mains noires En Europe. Il me semble que l'espèce était bien plus répandu il y a une dizaine d'années, que les individus sont vieillissants et l'on entend peu parler de naissances. De plus, le cheptel est divisé entre plusieurs sous-espèces, ornatus/panamensis à Jurques et Pont-Scorff (combien d'individus?), yucatanensis et vellerosus dans des groupes vraisemblablement appelés à disparaître en raison de la consanguinité (issus respectivement de Prague et Poznan) et la majorité des individus , notamment balois, non identifiés comme ssp particulière.

Est-ce que l'EAZA a définitivement entériné l'élevage de l'espèce au profit des atèles robustes, à ventre blanc et à face rouge (ce qui est déjà plutôt bien et ambitieux) ?
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Re: Zoo de Bâle 2019

Messagepar GPN » Jeudi 09 Mai 2019 10:46

Selon la liste des Ex-situ EAZA Programmes de mars 2019, 3 espèces sont concernées par un programme :

> Brown spider monkey, Ateles hybridus, EEP, (Géré par Florine Wedlarski | Bioparc de Doue la Fontaine) CR

> Colombian spider monkey, Ateles fusciceps rufiventris, EEP, Vacant, CR

> Red-faced black spider monkey, Ateles paniscus EEP (Géré par Jean-Pascal Guery | La Vallee des Singes) VU

Donc si quelqu'un est chaud à reprendre la gestion de l'EEP des atèles de Colombie...
En attendant la gestion de ces primates reste principalement française !
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Re: Zoo de Bâle 2019

Messagepar gibbon » Jeudi 09 Mai 2019 23:46

Il y a eu, pendant les années 1990-2000, des atèles à mains noires à Peaugres. Je ne sais pas s'il y en a toujours.
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Re: Zoo de Bâle 2019

Messagepar gibbon » Dimanche 12 Mai 2019 19:40

Régime de fruits pour les atèles

Les atèles vivent dans la canopée des forêts tropicales d’Amérique centrale. Ils se nourrissent principalement de fruits mûrs et accessoirement de feuilles et de fleurs. Dans certaines zones, ils peuvent s’alimenter pendant des mois avec un seul type d’arbre quand vient la saison sèche. Au zoo, leur régime alimentaire prévoit également une proportion élevée de fruits, alors que les autres primates mangent surtout des légumes. En effet, les atèles ont un transit très court – de trois à six heures – qui ne leur permet pas de digérer une nourriture riche en fibres comme les légumes ou les feuilles.

C'est étonnant, alors que l'on sait aujourd'hui que les fruits cultivés ne sont pas équivalents nutritionnellement aux fruits sauvages consommés par les animaux dans les forêts tropicales, et que ce sont nos légumes (plus riches en fibres et plus pauvres en glucides) qui se rapprochent le plus des fruits sauvages que les singes, y compris les atèles, mangent dans la nature. C'est ce qui a amené le Zoo de Paignton a supprimer complètement les fruits du régime de tous les primates et qui leur a permis d'améliorer l'état de santé de ces derniers. D'autres zoos ont suivi cette voie ensuite. D'ailleurs, à Doué-la-Fontaine les atèles reçoivent des granulés destinés aux primates folivores, plus riches en fibres que les granulés pour primates omnivores/frugivores, qui eux sont donnés aux gibbons et aux cercopithèques.
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Re: Zoo de Bâle 2019

Messagepar Philippe » Jeudi 13 Juin 2019 6:30

Un nouvel enclos pour les bisons

Un don généreux de l’Association des amis a permis l’extension de l’enclos des bisons. Alors que la première étape du chantier est d’ores et déjà terminée, la deuxième devrait débuter cet été.

L’élevage au sein du zoo de Bâle évolue en permanence. Parallèlement à sa participation plus spectaculaire dans le cadre de grands projets, le zoo ne cesse d’améliorer et de modifier certaines de ses infrastructures existantes. En 2013, le Zoo a mis un terme à l’élevage de vaches highland et installé un second enclos pour le troupeau de bisons. Grâce au généreux soutien financier de l’Association des amis, à hauteur de CHF 170.000, d’autres améliorations ont désormais pu être effectuées.

Ainsi, les bisons disposent à présent d’un abri. Car s’ils sont véritablement massifs et s’ils résistent plutôt bien à l’hiver, les bisons d’Amérique du Nord n’en apprécient pas moins les abris. En hiver, ils aiment s’y réfugier, confortablement allongés sur un épais tapis de paille. Pendant les chaudes journées d’été, ils y trouvent un peu de fraîcheur, à même le sol. La construction des abris a permis de remplacer les anciens râteliers, qui étaient certes fonctionnels, mais ne permettaient pas à tous les animaux de bénéficier de nourriture propre tout au long de l’année, comme c’est le cas aujourd’hui.

Le bison est le plus grand mammifère terrestre d’Amérique du Nord, dont il peuple les grandes prairies. Les femelles vivent en larges groupes. Les imposants mâles, lorsqu’ils ont atteint la maturité sexuelle, ne côtoient directement les femelles que pendant la période d’accouplement. Avant l’arrivée des premiers colons en Amérique du Nord, la population de bisons comptait encore plus de 30 millions d’individus. Décimés par des pratiques de chasse excessives, les bisons ne survivent plus aujourd’hui que grâce à des mesures de protection. L’Union internationale pour la conservation de la nature (IUCN) estime la population adulte comprise entre 11.000 et 13.200 individus. Le bison est considéré comme une espèce menacée. Le zoo de Bâle accueille à l’heure actuelle un jeune mâle et cinq femelles.

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Re: Zoo de Bâle 2019

Messagepar Philippe » Jeudi 13 Juin 2019 6:43

Découvrir et explorer : nouvelles mallettes pédagogiques et ateliers inédits au zoo de Bâle

À partir du mois d’août 2019, le zoo de Bâle proposera à la location de nouvelles mallettes pédagogiques et organisera des ateliers animés pour les écoles primaires. Une nouvelle offre axée sur la pratique qui devrait renforcer le rôle du zoo en tant que lieu d’apprentissage extrascolaire. L’Association des amis est à l’origine du financement de ces deux nouveaux services destinés aux groupes scolaires.


Les ateliers et mallettes pédagogiques permettent de transmettre des connaissances zoologiques, de favoriser la compréhension du monde animal et de sensibiliser à la protection de la nature. Conçues selon le plan d’études 21, les deux nouvelles offres stimulent l’apprentissage par la découverte et la recherche. Les ateliers et mallettes pédagogiques ont été élaborés par des spécialistes du Zoo en collaboration avec des professionnels de l’enseignement. Ces deux services sont gratuits pour les groupes scolaires des cantons de Bâle-Campagne et Bâle-Ville.

Ateliers


D’une durée de deux heures à deux heures et demie, les ateliers sont animés par des employés du zoo. Après une brève partie théorique, la priorité est donnée aux activités personnelles des écolières et écoliers ainsi qu’à l’échange sur ce qui a été vécu et acquis.

Dans le cadre de l’atelier « Le grand festin », les enfants apprendront ainsi au moyen d’un jeu ce qu’est une chaîne d’alimentation et ce qu’implique la disparition d’une espèce au sein de cette chaîne. Au pavillon Etosha, ils reproduiront une chaîne alimentaire et observeront les animaux manger. Dans les bâtiments techniques, les écolières et écoliers prépareront de la nourriture pour les animaux du Zoo et renforceront leurs connaissances des besoins des différentes espèces. En comparant les dentitions, ils découvriront la différence entre carnivores et herbivores.

Les autres ateliers sont consacrés aux thèmes suivants : « Dis-moi ce que je suis », « Expédition au zoo », « Construire un zoo » et « Une forêt de singes ».

Mallettes pédagogiques


Les mallettes pédagogiques sont mises à disposition des enseignants, qui peuvent s’en servir de manière autonome à l’école ou directement au zoo. Elles contiennent un grand nombre de spécimens, d’idées de recherches pratiques à effectuer, de matériels pour réaliser des expériences, de jeux et de livres. Les mallettes pédagogiques sont conçues pour aider les enseignants à aborder un sujet avec leur classe. Elles conviennent parfaitement à une utilisation en amont ou en aval d’une visite au Zoo. Chaque mallette pédagogique repose sur une ligne directrice didactique spécifique. La mallette pédagogique « L’habit fait l’animal » permet par exemple d’étudier la systématique des animaux. Les autres mallettes pédagogiques sont dédiées aux thèmes suivants : « Les animaux d’Afrique » et « Le monde sous-marin » et « pingouins ».

Le zoo de Bâle, un lieu d’apprentissage extrascolair
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Le plan d’études 21 souligne l’importance des lieux d’apprentissage extrascolaires car, comme au zoo de Bâle, ils favorisent la rencontre directe et la découverte. En 2018, près de 2.433 groupes scolaires, soit 43.678 écolières et écoliers, ont visité le zoo de Bâle.
170 classes ont assisté à une visite guidée, 60 enfants ont mené une interview avec un professionnel du zoo et huit classes ont réalisé un projet pendant toute une semaine au zoo de Bâle.
Des offres de formation continue pour les enseignants sont également proposées et le travail des élèves dans le cadre de projets en lien avec les zoos est encouragé. Avec les ateliers et les mallettes pédagogiques, le zoo de Bâle étoffe son offre à destination des groupes scolaires et suscite ainsi l’intérêt des écolières et écoliers pour le monde animal et la protection de la nature.

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Source : zoo de Bâle.
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Re: Zoo de Bâle 2019

Messagepar Philippe » Mercredi 19 Juin 2019 22:18

Vingt-sept flamants sont nés au zoo de Bâle

Tandis que les parents prennent grand soin des plus petits d’entre eux, les autres se montrent déjà relativement autonomes et passent la journée à la «garderie», comme le veut la tradition chez les flamants roses.

Pour la première fois, le photographe du zoo est parvenu à immortaliser l’éclosion en elle-même: lorsque la première fissure est apparue sur la coquille, maman flamant s’est penchée sur son œuf pour l’inspecter du bout du bec. Puis elle s’est assise dessus, s’est balancée d’un côté et de l’autre, et lorsqu’elle s’est redressée quelques instants après, un petit poussin tout gris et tout humide était en train de s’extirper de l’œuf. Après avoir examiné son bébé, la mère s’est rassise et a commencé à remettre le nid en état. À l’aide de son bec, elle a fait rouler de petites pierres et de petites mottes de terre et les a alignées tout autour du nid.

Les jeunes flamants roses se retrouvent à la garderie

Les bébés sont nés entre le 8 mai et le 15 juin. Environ dix flamants sont encore en train de couver, mais on ne sait pas si les œufs ont été fécondés et si d’autres oisillons verront bientôt le jour. Bien que les flamants paradent et couvent tous en même temps, leurs bébés sont de tailles très différentes à la naissance. Un phénomène dû entre autres au fait que certains perdent leur œuf et entament « en retard » une seconde couvaison.

Les bébés les plus vigoureux se regroupent d’ores et déjà dans une garderie, telle que les flamants ont l’habitude d’en constituer. En journée, ils s’ébrouent à l’écart dans le marais, sous la supervision de «surveillants» adultes, et retournent en soirée vers l’îlot de couvaison. Les parents rendent visite plusieurs fois par jour à leurs petits afin de les nourrir. À l’état sauvage, ces rassemblements similaires à des garderies peuvent compter des centaines, voire des milliers de jeunes flamants. Les parents reconnaissent leurs petits à leur cri. Ils se chargent de les nourrir jusqu’à ce que les jeunes flamants soient en âge de manger tout seuls, vers 10 à 12 semaines.

À la naissance, le bec des flamants roses est droit

Pour l’instant, les jeunes flamants sont encore gris et les plus petits ont un bec court et droit. Ils n’acquerront leur teinte rose caractéristique et leur bec arqué qu’en grandissant. Du fait de ce fameux bec recourbé justement, on a souvent l’impression que les flamants «mangent à l’envers»: ils se servent du haut de leur bec pour filtrer vers le bas les petites particules de nourriture qu’ils trouvent dans l’eau. Tous les jeunes flamants naissent avec un petit bec tout droit. Avant de pouvoir s’alimenter seuls, les bébés se nourrissent exclusivement du lait de leurs parents, semblable au lait des mammifères. Il s’agit d’un liquide sécrété dans les cellules de la partie supérieure des voies digestives par les deux parents, qui nourrissent donc tous les deux les oisillons.

Les flamants vivent dans les eaux salées, où ils couvent loin des rives, sur des îles. On ne trouve dans leur nid souvent qu’un seul œuf, que les deux parents couvent pendant 28 jours.

La colonie de flamants roses du zoo de Bâle rassemble 108 individus adultes et 27 oisillons. Entre 20 et 30 bébés naissent chaque année au zoo de Bâle.

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Source : zoo de Bâle.
Et le lien vers une vidéo : www.youtube.com/watch?v=cjNy5-BaXRs
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Re: Zoo de Bâle 2019

Messagepar Philippe » Mercredi 17 Juillet 2019 21:48

Des monstres de Gila rejoignent le zoo de Bâle

Des monstres de Gila, également appelés Heloderma suspectum, peuvent désormais être observés au zoo de Bâle. Le terrarium 52 a été réaménagé en terrarium désertique et présente un espace reproduisant les conditions de vie dans les déserts du Sud-Ouest des États-Unis. Trois jeunes monstres de Gila provenant d’un éleveur de reptiles privé suisse y ont été installés.

Les deux espèces qui composent la famille des hélodermes sont les lézards les plus venimeux qui existent. Pendant longtemps, on a pensé qu’il s’agissait des seuls lézards venimeux jusqu’à ce qu’on trouve chez le dragon du Komodo une enzyme pouvant inhiber la coagulation.

Toxique mais pas mortel

D’une longueur d’environ quatre centimètres, les glandes venimeuses des monstres de Gila se trouvent dans la mâchoire inférieure, à la différence des serpents venimeux. Le venin s’écoule le long d’un canal entre les lèvres et la mâchoire jusqu’aux dents, pointues, recourbées vers l’intérieur et longues d’environ six millimètres. Le venin est injecté dans la plaie de la proie le long de sillons situés dans les dents. Contrairement aux serpents venimeux, les monstres de Gila ne relâchent pas immédiatement prise après une morsure, mais inoculent leur venin en tenant fermement leur proie.
Très toxique, le venin agit sur le système nerveux. Cependant, les monstres de Gila ne possèdent qu’une petite quantité de poison, ne rendant pas mortelle une morsure pour un adulte en bonne santé. Les conséquences en sont cependant très désagréables: gonflements importants, nausées, vomissements, hausse de la température corporelle et hypertension. Il n’existe aucun antidote en cas de morsure.

Mode de vie des monstres de Gila

Avec une longueur totale de 50 à 60 cm, le monstre de Gila (Heloderma suspectum) est sensiblement plus petit que le lézard perlé (Heloderma horridum) auparavant visible au Zoo de Bâle, dont la longueur peut atteindre 90 cm. Du fait de son corps massif, de sa tête large et de ses pattes courtes, le monstre de Gila a l’air un peu pataud, mais il peut se retourner en un rien de temps. Son corps recouvert d’écailles bosselées ressemblant à des perles, ses yeux très petits et ses membres courts et puissants sont autant de signes indiquant que cet animal apprécie se terrer dans le sol. Ces animaux vivent dans le Sud-Ouest des États-Unis et au Nord du Mexique, du désert de Mojave jusqu’au désert de Sonora. Bien qu’ils soient aussi visibles dans les zones désertiques, on les trouve surtout dans les savanes sèches et les forêts clairsemées. Cet animal tire probablement son nom de la rivière Gila, qui traverse l’Arizona et le sud-ouest du Nouveau-Mexique.

Pendant la saison sèche, les monstres de Gila survivent dans des trous qu’ils creusent et subsistent avec les réserves de graisse qu’ils accumulent dans leur queue. Ils se nourrissent essentiellement de petits mammifères, d’œufs d’autres reptiles et d’oiseaux nichant au sol. Ils sont eux-mêmes ovipares. Au printemps, on observe souvent des combats ritualisés entre les mâles, préludes de l’accouplement. Cinq à huit semaines plus tard, généralement lors du début des pluies d’été, la femelle pond une dizaine d’œufs qui écloront après quatre ou cinq mois.

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Source : zoo de Bâle.
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