Une nouvelle extension à Nausicaa

Nouvelles installations, arrivées et transferts d'animaux, événements...

Re: Une nouvelle extension à Nausicaa

Messagepar candlemass » Samedi 26 Janvier 2019 11:55

Concernant les morses prélevé en nature, j'ai déjà entendu dire que les échanges avec la Russie étaient limités pour cette raison. Je sais que quand Pairi Daiza a parlé de morses il y a quelques années, il était exclu qu'ils viennent de Russie pour cette raison
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Re: Une nouvelle extension à Nausicaa

Messagepar gibbon » Vendredi 01 Février 2019 17:54

Pour en revenir aux requins-marteaux, j'ai visité l'Aquarium de Paris avant-hier, et les requins-marteaux halicornes (Sphyrna lewini) sont très facilement visibles. Il sont deux, l'un est un peu plus grand que l'autre. L'un des deux est une femelle, pour l'autre je n'ai pas fait attention au moment au je l'ai vu de près. Ils vivent avec, entre autres, 2 requins gris (Carcharhinus plumbeus) (1 mâle et 1 femelle), au moins 5 requins à pointes noires (Carcharhinus melanopterus) et des requins-zèbres (Stegostoma fasciatum).
« Les oiseaux ne descendent pas des dinosaures, ce sont des dinosaures à proprement parler. » (Guillaume Lecointre)
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Re: Une nouvelle extension à Nausicaa

Messagepar raphaël » Samedi 02 Février 2019 12:59

Je me posais une question à propos de ces grands projets d'aquarium comme on voit en France ici à Nausicaa et également à Océanopolis.
Il y a des volontés d'accueillir des animaux marins plus rares, plus spectaculaires, des requins, des raies, des loutres marines, et l'on constate un vrai problème au niveau de la mortalité et de l'origine sauvage des individus.
Pourquoi les lamantins sont boudés par les aquariums ? Voilà une espèce plutôt bien implantée en zoo, qui se reproduit bien, qui manque de parcs participants au programme d'élevage, qui a un fort capital sympathie, une histoire originale (la sirène !) et une vraie implication conservatoire.
Pourquoi pas de lamantins à Brest ou à Nausicaa ?
Les animaux des zoos sont les ambassadeurs de leurs cousins sauvages. (Pierre Gay)
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Re: Une nouvelle extension à Nausicaa

Messagepar Antoine6259 » Samedi 02 Février 2019 18:08

La question mérite effectivement d’être posée. D’autant plus qu’il y aurait moyen de construire tout un écosystème autour des lamantins, un peu comme l’a fait le Burger Zoo. C’est sur que le nom attire peut-être moins que le requin marteau, mais eux au moins on sait les élever et les reproduire.
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Messagepar caro62 » Lundi 04 Février 2019 14:43

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Re: Une nouvelle extension à Nausicaa

Messagepar radjha » Samedi 09 Février 2019 0:46

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Re: Une nouvelle extension à Nausicaa

Messagepar jukala » Samedi 09 Février 2019 8:33

L'aquarium ferait mieux d'annuler les morses. A moins qu'ils ne trouvent des individus déjà en parcs (comme Pairi Daiza qui récupère les femelles de l'Oceanografic de Valence).
Bien que le taux de mortalité de jeunes individus capturés ne soient pas aussi haut que celui des requins-marteaux à Nausicaa, après transfert du pays de capture à l'aquarium acheteur.

sinon, 30 millions d'amis ne sait pas ou plus que le requin-marteau est un poisson.
portant à 28 le nombre de cétacés morts
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Re: Une nouvelle extension à Nausicaa

Messagepar Tetraodon » Dimanche 10 Février 2019 6:17

Bonjour à tous,

Je découvre le forum grâce à ce sujet qui traite entre autre des requins marteaux à Nausicaa et de sa forte mortalité.

J'ai essayé de trouver quelle est la part (sur les : 652 750 €) liée aux "frais de capture des animaux (après autorisation de prélèvement en milieu naturel)". Est-ce que dans ces frais une partie est redistribuée à l'aire marine où à lieu le prélèvement ou à des associations de protection des requins ?

En effet, Nausicaa semble soutenir des associations comme Megaptera.

J'aimerais savoir si c'est utopiste de croire que le budget pour cette attraction aura été utile, malgré tout ?

Si on peut justifier : "Si les aquariums sont adossés à des pratiques savantes, ce sont avant tout des lieux où est mis en scène le monde marin pour un public avide de nouveautés."
http://geoconfluences.ens-lyon.fr/informations-scientifiques/dossiers-thematiques/oceans-et-mondialisation/articles-scientifiques/l2019ocean-domestique-les-aquariums-comme-dispositifs-d2019extension-de-l2019ecoumene

Merci
Tetraodon
 
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Re: Une nouvelle extension à Nausicaa

Messagepar furylion » Vendredi 15 Février 2019 21:51

A Boulogne, hécatombe chez les requins-marteaux de Nausicaa

Sur les trente squales qui devaient rejoindre l’aquarium de Boulogne-sur-Mer, seuls deux ont survécu. Cette espèce, menacée d’extinction, figure parmi les plus difficiles à élever.

Par Laurie Moniez
Après trois semaines de fermeture pour son grand nettoyage d’hiver, Nausicaá, l’aquarium de Boulogne-sur-Mer, a rouvert le 26 janvier. Avec un peu de chance, les visiteurs peuvent voir, derrière la baie vitrée de 100 mètres carrés, un requin-marteau (introduit début janvier dans l’aquarium) chasser au milieu de dizaines de milliers d’animaux, poissons-lunes et bancs de sardines. Mais personne ne sait qu’il s’agit en réalité d’un des deux survivants des trente requins-marteaux de l’établissement. « On s’est autopiégés », confie Philippe Vallette, le directeur de Nausicaá, qui se serait bien passé de la polémique. Un comble pour cette institution qui défend et protège les animaux depuis près de trente ans.
2,4 millions d’euros pour la réserve

Face à la mer du Nord, à l’entrée de la ville du Pas-de-Calais, Nausicaá a inauguré en mai son extension, un bassin spectaculaire, dont les dimensions équivalent à quatre piscines olympiques, reconstitue l’écosystème de la haute mer. En vedette de ce nouvel espace de 60 mètres de long et 35 mètres de large : les requins-marteaux. Ce prédateur à la tête en forme de T – une espèce menacée d’extinction – est l’attraction attendue de l’aquarium. Dès 2011, vingt jeunes issus d’une nurserie en Australie sont placés dans une réserve aquariologique à trois kilomètres de Nausicaá. C’est dans ce bassin de 600 000 litres d’eau que doivent grandir les futures stars d’à peine 60 centimètres. La note est salée : 2,4 millions d’euros pour l’aménagement de la réserve auquel il faut ajouter 652 750 euros pour les frais de capture (après autorisation de prélèvement en milieu naturel) et d’acheminement par avion-cargo, puis transport routier, soit près de 33 000 euros par squale.

Problème, un seul survit. « Un champignon latent propre à leur espèce les avait mis en état de faiblesse et ils s’attaquaient entre eux », explique Philippe Vallette. Le requin-marteau halicorne est parmi les espèces les plus difficiles à élever, expliquent les spécialistes. En avril 2018, avant sa réouverture après deux années de travaux, le plus grand aquarium d’Europe renouvelle néanmoins l’expérience et fait venir dix nouveaux bébés d’Australie. Une fois encore, c’est l’hécatombe : les prédateurs s’entre-tuent. Un seul requin-marteau, aujourd’hui en petite forme, a survécu.

La Fondation 30 millions d’amis est montée au créneau, dénonçant « cette débauche de vies animales aux seules fins de divertissement du public ». De son côté, la direction de Nausicaá ne cesse de rappeler que le Centre national de la mer est un outil éducatif et scientifique qui permet de sensibiliser le grand public aux problématiques liées à l’océan. Lui-même océanographe, Philippe Vallette, s’explique : « Notre politique, c’est de passer par l’aquaculture ou par des animaux issus de post-larves [stade de développement situé après la larve et proche du stade juvénile] pour ne pas faire de prélèvement sur la nature et ne pas avoir d’impact sur l’environnement. Dans la nature, une femelle porte six cents à sept cents petits au cours de sa vie et le taux de survie d’un requin-marteau est de un pour deux cents ou trois cents. » Autrement dit, même s’ils étaient restés dans leur milieu naturel, les trente juvéniles étaient pratiquement tous condamnés. Nausicaá refuse donc de parler de fiasco mais évoque plutôt un processus de recherche. « Ce serait un échec si nous avions cinquante ans de recul sur la captivité de ces animaux, mais ce n’est pas le cas, insiste Philippe Vallette. Et, si nous voulons des animaux en captivité, c’est aussi afin que les chercheurs puissent observer leur comportement. »

Le centre national de la mer compte poursuivre sa mission d’information notamment autour des requins. Menacés par l’homme et la pêche, ce sont près de 100 millions de requins qui sont tués chaque année, soit un requin toutes les trois secondes. Le prédateur, dont on recense 500 espèces dans les mers du monde, joue un rôle fondamental dans l’équilibre de la vie océanique. Chaque année, l’établissement boulonnais lance donc des campagnes pour aider à financer des ONG et des études scientifiques. Nausicaá soutient ainsi la Fondation Malpelo, qui lutte contre la pêche illégale et la pêche aux ailerons de requins.

Avec ses 875 000 visiteurs depuis sa quatrième extension, en mai, et un chiffre d’affaires de 24 millions d’euros, Nausicaá a pu financer une expédition de marquage des requins-marteaux sur l’île de Malpelo, dans l’océan Pacifique, pour suivre et étudier les individus. Et, pour mettre fin à la polémique autour de l’argent dépensé pour l’élevage des trente requins-marteaux, le centre aquatique rappelle qu’il s’agit d’argent privé. « On a remboursé toutes les sommes qui nous avaient été prêtées par la communauté d’agglomération du Boulonnais pendant les travaux d’agrandissement, tient à préciser Philippe Vallette. Nos bénéfices servent à réinvestir dans les expositions, à faire de l’éducation ou à financer la recherche. On ne redistribue pas de dividendes à nos actionnaires. » Fin de la polémique ?

Laurie Moniez (Lille, correspondance)

Source : https://www.lemonde.fr/m-le-mag/article/2019/02/15/hecatombe-chez-les-requins-marteaux-de-nausicaa_5423903_4500055.html
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Re: Une nouvelle extension à Nausicaa

Messagepar caro62 » Mercredi 17 Avril 2019 20:07

L'hécatombe continue à Nausicaa. Le dernier bébé requin marteau est mort, quant à l'adulte, il a de nouveau été retiré du bassin il y a une quinzaine de jours et il dépérit

http://www.lasemainedansleboulonnais.fr ... J5q4Ierr2M
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Re: Une nouvelle extension à Nausicaa

Messagepar Philippe » Vendredi 19 Avril 2019 8:28

Pourquoi les requins-marteaux meurent à Nausicaà

L’espèce, menacée d’extinction, avait été introduite dans l’aquarium de Boulogne-sur-Mer dès 2011. Un seul squale a survécu.

Une hécatombe. Sur les trente requins-marteaux halicorne acquis par Nausicaà en 2011 et 2018, seuls deux spécimens avaient jusque-là échappé à une mort prématurée. Mais lundi, l’un des deux derniers survivants, un bébé d’environ huit mois, a été emporté par une fusariose. « L’autopsie a révélé qu’elle a été provoquée par un champignon, latent dans l’organisme des requins, qui se développe lorsqu’ils sont affaiblis », précise au Parisien Philippe Vallette, le directeur de l’aquarium de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais).

Et le dernier squale encore en vie, un mâle de neuf ans qui semble souffrir des mêmes maux, est dans un état préoccupant. « Il ne s’alimente plus depuis trois semaines », soupire Philippe Vallette. « Ça risque de mal finir. Les requins ne tiennent pas plus de cinq semaines sans manger dans la nature », reconnaît-il.

3,3 millions d’euros engloutis

Un bien triste épilogue pour la très médiatique introduction de ce prédateur majestueux à la tête en forme de T à Nausicaà, il y a un peu moins d’une dizaine d’années. Car pour accueillir la star dans ses bassins, le plus grand aquarium d’Europe n’avait pas lésiné sur les moyens.
Dès 2011, vingt requins-marteaux juvéniles avaient été prélevés dans une nurserie en Australie, et placés dans une réserve aquariologique spécialement conçue pour les accueillir, à Garromanche, à 3 kilomètres de l’aquarium. Coût de l’opération : 2,4 millions d’euros pour l’aménagement du bassin d’élevage, et 652.750 euros pour la capture et l’acheminement, soit environ 33.000 euros par tête, selon les chiffres de la Communauté d’agglomération du Boulonnais (CAB).

Mais en dépit des efforts des soigneurs, un seul spécimen a survécu. « Ils s’attaquaient continuellement entre eux, et les plus faibles ont fini par cesser de s’alimenter, avant d’être achevés par ce champignon », assure Philippe Vallette.
Alors en 2018, le Centre national de la mer décide d’investir dans un nouveau cheptel de dix bébés squales, toujours en provenance d’Australie. Pour des tarifs sensiblement équivalents à ceux de 2011, selon La Voix du Nord. Mais là encore, pas un seul requin n’a survécu. Au total, ce seraient donc 3,3 millions d’euros qui auraient été engloutis dans l’opération, selon le quotidien régional. Un montant que « conteste » Philippe Vallette, qui refuse néanmoins de donner un chiffre. « Ce sont nos visiteurs qui ont payé tout cela. Tous les frais avancés par la communauté d’agglomération du Boulonnais pour les travaux d’agrandissement ont été remboursés », évacue-t-il.

Une espèce « pas adaptée à la captivité »


Le seul requin-marteau encore en vie n’aura passé que quelques semaines dans la spectaculaire extension de Nausicaà, inaugurée en mai dernier, qui reconstitue, derrière sa baie vitrée de 100 mètres carrés, l’écosystème de la haute mer. « Quelques jours après son introduction, nous avons constaté qu’il souffrait d’une infection aux yeux », raconte Philippe Valette. Le squale a donc fait son retour dans un bassin annexe pour y être soigné. « Nous l’avons réintroduit dans le grand bassin en janvier. Tout se passait bien, jusqu’à ce qu’il cesse de s’alimenter », se désole le directeur de Nausicaà. Aujourd’hui, l’animal décharné survit tant bien que mal dans sa cuve d’isolement.

Un sort qui n’étonne guère Nicolas Ziani, scientifique référent et fondateur du Groupe phocéen d’études des requins, qui a conduit des travaux sur les requins en captivité. « C’est l’une des espèces de requins les plus migratrices au monde. Elle parcourt des milliers de kilomètres, notamment pour se reproduire. Elle est très sensible à l’apport en oxygène et à l’espace de nage, et n’est donc particulièrement pas adaptée à la vie en captivité », nous explique l’ichtyologue spécialiste des requins et des raies.

« Ces requins ont l’air très costauds, mais en réalité, ils sont très sensibles à la manipulation et au changement de milieu », reprend Nicolas Ziani. « En milieu régulé, si les paramètres - ph de l’eau, oxygène, etc. - ne sont pas reproduits à l’identique, cela induit un stress énorme sur l’animal. A fortiori chez les juvéniles, qui sont plus vulnérables encore. »
En captivité, l’espérance de vie de ces squales dépasse rarement les douze ans, quand ils peuvent vivre une trentaine d’années en haute mer. « Le requin-marteau n’a rien à faire en exhibition, car on le condamne, alors que c’est une espèce particulièrement menacée », s’alarme le scientifique.

« Plus de moyens » pour la recherche


Un constat partagé mais toutefois nuancé par Johann Mourier, chercheur en écologie comportementale des requins au centre Marbec à Sète. « Les requins-marteaux sont confrontés à des problèmes bien plus graves que l’exhibition dans les aquariums, comme la surpêche », souligne-t-il. « J’espère que Nausicaà, qui finance de nombreux projets scientifiques, va en tirer des leçons et réfléchir à sa politique. J’aimais beaucoup leur formule d’il y a quelques années, moins spectaculaire mais très pédagogique. Mais pourquoi vouloir en faire le plus gros aquarium d’Europe et s’obstiner à exhiber des espèces fragiles et menacées d’extinction ? »

« Notre politique n’a pas changé, simplement nous voulons qu’elle soit plus puissante », se défend Philippe Vallette, lui-même océanographe. « Être plus gros, cela veut dire avoir plus de moyens pour financer nos équipes éducatives, qui ont doublé, et nos programmes scientifiques. »
Avec 875.000 visiteurs revendiqués depuis sa dernière extension en mai, et un chiffre d’affaires de 24 millions d’euros, Nausicaà va ainsi financer une opération de marquage de requins-marteaux, en mai, à Malpelo, au large de la Colombie, pour suivre et étudier les individus, avance le directeur de l’aquarium. Qui ajoute, espérant sans doute clore la polémique, qu’il ne compte pas réinvestir à l’avenir dans un nouveau cheptel de requins-marteaux.
Source : Le Parisien.
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Re: Une nouvelle extension à Nausicaa

Messagepar caro62 » Jeudi 25 Avril 2019 20:09

la boucle est bouclée

http://www.lasemainedansleboulonnais.fr ... pQ30n0Ir1w

Ce n’est finalement pas une grosse surprise. Le dernier squale encore en vie, un mâle de neuf ans, qui semblait souffrir des mêmes maux que ses congénères, était dans un état préoccupant. « Il ne s’alimente plus depuis deux semaines », nous confiait Philippe Vallette, directeur du centre national de la mer de Boulogne-sur-Mer, la semaine dernière.

Le requin-marteau avait été retiré du grand bassin pour être placé au calme, dans un bassin annexe. Il était en observation afin que les soigneurs puissent surveiller son comportement. Hélas, il ne s’est jamais réalimenté.

« Malgré les efforts et le dévouement de l’équipe aquariologique, l’état du requin marteau ne s’est pas amélioré. Cet événement est particulièrement triste pour Nausicaá et nous tenons à souligner le professionnalisme de nos équipes et les soins attentionnés apportés quotidiennement aux animaux », communique ce jeudi après-midi le centre de la mer sur sa page Facebook.

Plus de requins-marteaux
Une hécatombe. Sur les trente requins-marteaux acquis par Nausicaá en 2011 et 2018, seuls deux spécimens avaient jusque-là échappé à une mort prématurée.
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Re: Une nouvelle extension à Nausicaa

Messagepar Philippe » Dimanche 28 Avril 2019 20:23

Sea Shepherd va déposer plainte contre Nausicaà après la mort des requins-marteaux

Pas un seul des trente requins-marteaux introduits au Centre national de la mer à Boulogne-sur-Mer n’a survécu. L’ONG demande des comptes.

Sea Shepherd France va déposer plainte contre Nausicaà, après la mort jeudi 25 avril 2019 du dernier des trente requins-marteaux halicornes acquis par l’aquarium de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais). La procédure devrait porter sur des « violations du code de l’environnement » et des « sévices graves envers les animaux », a annoncé un chargé de mission l’ONG de défense de la biodiversité marine sur l’antenne de M 6, comme l’a repéré La Voix du Nord.

Vingt requins-marteaux juvéniles avaient été prélevés en 2011 en Australie et acheminé vers le Centre national de la mer. En 2018, l’aquarium avait investi dans un autre cheptel de dix bébés squales. Mais pas un n’a survécu. Le responsable de cette hécatombe : « Un champignon, latent dans l’organisme des requins, qui se développe lorsqu’ils sont affaiblis », avait précisé au Parisien Philippe Vallette, le directeur de Nausicaà.

Plusieurs spécialistes des requins estiment que cette espèce, fragile et menacée d’extinction, est condamnée en exhibition. En captivité, son espérance de vie ne dépasse guère les douze ans, contre une trentaine en haute mer, d’après l’ichtyologue Nicolas Ziani, fondateur du Groupe phocéen d’étude des requins.

« La présence du requin-marteau à Nausicaá avait pour mission de sensibiliser nos visiteurs à la beauté et à la fragilité de cet animal, de mieux le connaître et observer ses comportements pour apprendre à le protéger encore mieux dans son milieu naturel », s’est pour sa part justifié le Centre national de la mer.

Le requin-marteau est répertorié comme espèce en danger sur la liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature (IUCN). En cause, principalement, la pêche à l’aileron et le braconnage.
Source : Le Parisien.
Philippe
 
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Re: Une nouvelle extension à Nausicaa

Messagepar caro62 » Lundi 06 Mai 2019 18:08

et çà continue, une expertise va avoir lieu
https://www.rtl.fr/actu/debats-societe/ ... 7797549096

L'aquarium Nausicaá de Boulogne-sur-Mer se serait bien passé de cette nouvelle apparition dans les médias, moins d'une semaine après la mort du dernier des 30 requins-marteaux que comptait le centre aquatique. Cette fois-ci, ce sont des centaines de sardines qui sont mortes à la suite d'un incident qui a touché le bassin cylindrique dans lequel elles se trouvaient.

L'information dévoilée par La semaine dans le Boulonnais indique qu'une fissure dans le bassin a provoqué la perte de 30 m³ d'eau, entraînant la mort d'une partie des milliers de sardines de Floride qui s'y trouvaient. "La plus grande majorité des sardines a pu être sauvée", a indiqué Philippe Vallette, le directeur de l’aquarium, auprès de nos confrères.

Le bassin est récent car faisant partie de l'extension de Nausicaá ouverte l'an dernier. La raison de l'incident est encore inconnue, et il est intervenu jeudi 25 avril peu après la mort du dernier requin-marteau de l'aquarium. En effet, Nausicaá a vu son dernier spécimen du genre mourir, tout comme les 29 précédents squales du centre, provoquant une plainte de Sea Shepherd."Je vous assure, il n’y a pas de relation entre les deux", assure le directeur du centre auprès de France 3 Hauts-de-France.
caro62
 
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Re: Une nouvelle extension à Nausicaa

Messagepar Philippe » Jeudi 09 Mai 2019 15:14

Mort des requins-marteaux Sur Nausicaá, Aymeric Caron a-t-il été censuré par Libé ?

Le journaliste Aymeric Caron, originaire de Boulogne, est un fervent défenseur de la cause animale. C’est donc logiquement qu’il a pris la plume pour livrer son opinion sur l’hécatombe qui touche Nausicaá. L’article devait paraître dans Libé mais aurait été censuré, assure Aymeric Caron. Faux, rétorque le journal parisien.

« Étrange censure de Libé qui protège Corinne Lepage et le zoo Nausicaá. Trente requins-marteaux sont morts là-bas. J’ai proposé une tribune à Libé, acceptée avant lecture, refusée ensuite car jugée trop « virulente » à l’égard de Corinne Lepage. Jugez-vous même. »

Ce jeudi 9 mai 2019, le journaliste Aymeric Caron s’est ému sur Twitter d’avoir été empêché de s’exprimer dans le journal Libération à propos de Nausicaá et de la mort des 30 requins-marteaux.

Le défenseur de la cause animale, végan revendiqué, a finalement publié son texte sur Komodo.tv, « le média antispéciste des droits des animaux et du respect du vivant ». Dans ce texte, Aymeric Caron écrit notamment que « pour avoir grandi à Boulogne-sur-Mer, je ne peux que me féliciter du développement économique de la ville et des communes alentour. Mais il est moralement inacceptable que ce développement se fasse sur la peau d’animaux prisonniers de vitrines sur lesquelles ils viennent buter devant le regard ému de visiteurs peu conscients de ce à quoi ils participent ».

Corinne Lepage critiquée


Aymeric Caron s’exprime aussi sur l’engagement de l’avocate Corinne Lepage auprès de Nausicaà. « En fait Corinne, le plus décevant dans votre prise de position est qu’elle révèle tout le chemin que l’écologie politique a encore à parcourir en France, écrit l’essayiste. Car vous démontrez que votre pensée sur la condition animale est restée bloquée dans l’ancien temps de l’écologie, celui où les animaux n’étaient que des entités interchangeables dans des catégories-espèces dont il importait de conserver un certain volume, décidé de manière arbitraire. »

Ce texte a-t-il été censuré par Libé ? « Faux, promet-on au journal parisien. Aymeric Caron, qui est un collaborateur régulier de notre rubrique Tribunes, s’était engagé à nous écrire un article en lien avec les conditions de vie des poissons dans les aquariums. Et au final, sa tribune aborde longuement le cas de Corinne Lepage qui est la cible d’attaques assez personnelles et directes. » Aymeric Caron a-t-il donné un angle trop politique à sa chronique ? Nous avons cherché à le joindre pour lui demander, sans succès pour le moment.
Source : La Voix du Nord.
Philippe
 
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