Alors que le zoo de Beauval est en pole position pour accueillir les dauphins du Marineland d'Antibes -la décision finale serait prise fin mars 2026- les associations anti-delphinarium continuent de tromper le grand public en évoquant la solution de "sanctuaires marins" qui, soit n'existe que sur le papier, soit n'a pas d'autre réalité qu'une nouvelle captivité en bord de mer, pire que dans un zoo ou parc marin...
Le "Tarente dolphin refuge" : les dauphins dans la cage aux saumons
Dévoilons tout de suite l'imposture, entretenue par les associations One Voice, C'est Assez, Tilikum et autres industriels de la décaptivité, faisant miroiter un espace de 7 hectares, 70000 m2, destiné aux dauphins, vanté avec cors et trompettes comme une porte de sortie à la captivité sur terre...croyable mais faux !
En réalité, si le projet italien a obtenu une concession de 7 hectares dans le golfe de Tarente, le dit "sanctuaire" n'occupera qu'une petite surface à l'intérieur de ce périmètre, sous la forme d'un enclos marin rectangulaire, clôturé par des filets et pontons artificiels, d'une superficie de 1600 m2, 0,16 hectare, pour le bassin principal ...C'est à dire plus petit que le bassin des dauphins de Planète sauvage (2000 m2)...deux fois plus petit que l'espace des dauphins au Marineland (3200 m2)...six fois plus petit que le projet de Beauval (10 000 m2)...
Une farce à l'italienne, une bolognaise aux spaghettis refroidies, une pizza congelée chez Carrefour et servie comme faite maison par pépé Grillo en personne !
Le pseudo-sanctuaire n'aura rien d'un retour au milieu sauvage, mais tout de ces cages à saumons qui fleurissent dans les abers et estuaires, suspendues dans le vide de l'océan, condamnant les dauphins à tourner en rond ou carré comme de la vulgaire poiscaille d'élevage.
"Whale sanctuary project " : les orques n'iront pas au paradis
Et les orques du Marineland d'Antibes ?
La présidente de One voice s'est félicitée de l'option du "sanctuaire" en Nouvelle-Ecosse : "Il y a beaucoup d'espoir. Le sanctuaire canadien est la solution souhaitée, celle que nous défendons depuis cinq ans." Toute jouasse comme une enfant qui a vu le Père Noel, sans se rendre compte que le paquet cadeau est aussi vide que les poches du SDF à barbe blanche.
L'essentiel est désormais connu : les eaux canadiennes sont trop froides (proches de zéro degré l'hiver) pour deux orques habitués aux eaux douces de la Méditerranée ( 10 degrés l'hiver, 23 degrés l'été), sur un site contaminé par les résidus toxiques d'une ancienne mine, les oppositions multiples des pécheurs en mer ou propriétaires des terrains limitrophes...Surtout, rien n'est encore construit, aucune pose des filets censés contenir les orques, et la cagnotte du projet en redemande encore et toujours plus : les responsables ont annoncé qu'il manquait 13 millions pour finaliser les infrastructures, sans parler des frais de fonctionnement, des millions supplémentaires sur des décennies...
C'est là que réside le noeud de l'affaire, ou plutôt le bout de gras des industriels de la décaptivité. Alimenté par une campagne médiatique de longue haleine sur la nécessité d'un sanctuaire marin, les porteurs du projet ont vu les dons affluer de tout côté, pour remplir une tirelire qui jusqu'ici n'a servi à rien, sauf à entretenir le train de vie des uns ou des autres depuis une dizaine d'années. Sans jamais devoir travailler, si ce n'est une petite activité de militant écolo en bord de mer, sympa, tout frais payés par la charité publique. Plus belle la vie !
Une question demeure : Pourquoi l'Etat n'a t'il pas pris en main le dossier depuis 2021 et construit les sanctuaires ou enclos marins dont rêvent certains ?
Par manque de moyens budgétaires ? Par paresse ou inertie ministérielle ? Par le seul souci du quotidien, sans autre horizon que le court terme ?...Ou tout bonnement pour une question de marketing politique ?
Un tel engagement de l'Etat supposerait en effet qu'il dépense plusieurs millions d'euros pour chaque orque ou dauphin sauvé. Une somme qu'aucun Etat au monde ne débourse pour des hommes à la rue, pourtant aussi en danger vital que les cétacés d'un Marineland. Politiquement invendable ?
Les orques à Beauval...solution de la dernière chance ?
Quand le mirage des sanctuaires marins ce sera évanoui, les associations anti-delphinarium discréditées et liquéfiées dans la vallée des larmes, qu'adviendra t-il des orques Wikie et Keijo ?
A l'heure actuelle, le Loro Parque de Ténérife tiendrait la corde, mais la contestation demeure vive chez les associatifs et l'opinion publique.
Le directeur du zoo de Beauval ne se sent pas capable d' accueillir les épaulards...Mais que se passerait-il si d'ici 2027 les deux orques n'ont toujours pas été logées ailleurs qu'au Marineland, et que la structure de leur bassin vienne à s'effondrer d'un coup d'un seul ?
Il n'est pas difficile d'imaginer, dans ce cas de figure, quelles seraient les suppliques des politiques :
" Ecoutez, Monsieur Delord, il s'agit d'une urgence vitale. Nous ne pouvons pas laisser sans rien faire les orques de la côte d'Azur crever la gueule ouverte comme deux morues prises dans les filets ! La France nous regarde, Monsieur Delord, les petits enfants pleurent devant les images des cétacés en péril. Nous savons que vous, le passionné d'animaux depuis toujours, vous le comprenez mieux que quiconque.
Aujourd'hui, Beauval dispose des seuls bassins en France d'une taille suffisante pour faire nager deux orques...Rassurez-vous Monsieur Delord, ce n'est qu'une solution temporaire de quelques jours...enfin quelques semaines... quelques mois tout au plus, le temps de la belle saison, et de trouver une solution alternative, un refuge marin ou un autre...Et puis, avouons-le, les orques côte à côte avec les dauphins ce serait formidable, non?...Unique au monde !
Il va aussi de soi, Monsieur Delord, que tous les efforts accomplis par Beauval mériteront reconnaissance de notre part. C'est un partenariat stratégique qu'il nous faut, une méthode gagnant-gagnant pour tous, all inclusive !
Nous savons que cette loi Dombreval de 2021 est mal fichue, floue, une bouillie de chat donnant de faux espoirs aux professionnels de la décaptivité. Elle méritera un sérieux coup de gomme lors des décrets d'application que nous ne manquerons pas de prendre séance tenante après le sauvetage de Wikie et Keijo à Beauval.
Tout deviendra ainsi clair comme de l'eau de roche : en dessous de 5000 m2 de superficie pour les bassins, plus d'orques ni dauphins en France ; au dessus de 5000 m2, orques et dauphins à volonté !
Pourvu que l'ensemble soit accompagné d'un beau centre de recherche scientifique et pédagogique au standard beauvalien.
Vous voyez, Monsieur Delord, nous sommes sur le même bateau, ce sera notre contrat naturel pour la défense de la biodiversité, une nouvelle harmonie avec le vivant en danger. Les générations futures nous diront merci !
Pour les orques, pour les océans, pour la France, Monsieur Delord ! "
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Les sanctuaires marins: farces et attrapes
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- alex2000
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