PAIRI DAIZA 2018

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PAIRI DAIZA 2018

Messagepar candlemass » Dimanche 24 Mars 2019 13:48

PAIRI DAIZA (ex parc Paradisio jusqu’en 2009)

Date de la visite : automne 2018 (certaines photos ont été prises au cours de l’année 2018)
J’ai parfois utilisé des photos plus anciennes. Dans ce cas, la date de prise est indiquée.

Où :
Le Domaine 1
7940 Brugelette

Accès :
En voiture, Pairi Daiza se situe entre Ath et Mons. Divers itinéraires sont disponibles sur le website du parc, rubrique infos pratiques / préparer son voyage / accès.

En train : le parc est installé non loin de la gare de Cambron-Casteau. Cette dernière est accessible depuis la ligne Bruxelles-Tournai avec un changement à Ath ou via la ligne Bruxelles-Mons avec un changement à Jurbise. Il y a un parcours balisé dans le village qui prend au moins 10 à 15 minutes. Pour choisir votre itinéraire idéal, vous pouvez surfer sur le website de la SNCB : http://www.belgiantrain.be

Prix adulte 2018 : 36€

Website : https://www.pairidaiza.eu/fr

Chiffres :
ouverture : 11 mai 1994
ha : 65 (probablement plus)
Nombre de visiteur par an : environ 2 000 000
EEP : coordinateur de l’ara hyacinthe

Plan 2018
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Je comptais poster ce compte-rendu 2018 beaucoup plus tôt mais par manque de temps, il arrive quasi à l’ouverture de la saison 2019. Il y aura évidemment beaucoup de modifications pour cette nouvelle saison par rapport à ce que vous lirez. Je ferai un nouveau compte-rendu en 2019 centré sur ces modifications ainsi que les nouveautés et les quelques manquements de ce compte-rendu.

Cela fait 12 ans que je visite Pairi Daiza. Je l’ai donc connu sous son appellation Paradisio et j’ai vécu au fil des ans son évolution vers ce que le parc est devenu aujourd’hui : un des plus importants sites touristiques de Belgique. Pairi Daiza c’est une success story que personne n’a vu venir. A la base un simple parc ornithologique, le parc n’a cessé de se développer année après année et a complètement bouleversé le concept du parc animalier en Belgique. On n’avait jamais vu ni îles, ni volières de contact dans le pays. Le parc semblait aussi accorder plus d’espace qu’ailleurs à ses pensionnaires, être soucieux de l’esthétique de ses jardins mais a aussi développé une relation familière avec ses visiteurs. La popularité du parc n’a cessé de grandir, permettant au parc d’investir de plus en plus mais, par la même occasion, à se faire quelques ennemis dans le milieu zoologique belge. Un célèbre zoo au nord du pays a d’ailleur mis assez bien de bâtons dans les roues du parcs. Mais la locomotive Pairi Daiza semblait déjà lancée et les bâtons se sont très souvent brisés comme de vulgaires brindilles.

Il est utile de préciser que l’année 2013, juste avant l’arrivée des pandas géants, le parc affichait déjà 1 243 000 entrées. En 2018, le parc a dépassé 2 000 000 de visiteurs. Pour un petit pays de 11 000 000 de personnes, ce chiffre a de quoi faire tourner la tête. Il n’est pas rare de croiser des hollandais, allemands et bien évidement des français dans le parc. Mais l’on commence à croiser également une clientèle plus internationale dont des chinois.

Créé en 1994 par Eric Domb, le parc fut aménagé dans une ancienne abbaye cistercienne fondée en 1148 et découverte en 1992 par son créateur. La légende raconte que si Eric Domb n’avait pas acheté l’abbaye, elle aurait été acquise par une secte. Eric Domb se serait inspiré du parc ornithologique de Walsrode en Allemagne. Comme beaucoup d’investisseur, Eric Domb a investi tout ce qu’il avait dans ce parc, aidé par des fonds d’investissements régionaux et le Crédit Professionnel du Hainaut. Après une ouverture chaotique et un chiffre de fréquentation bien en dessous de ce qui était espéré, le parc n’a généré ses premiers bénéfices qu’après 5 années d’activités. Eric Domb avait gagné son pari.

Ce parc déchaîne les passions et ses fans le défendent souvent becs et ongles. Je n’aime pas trop me désigner comme tel mais j’aime énormément le parc. Toutefois, au fil des ans et des nombreux changements, j’ai parfois un peu perdu de mon engouement.

Dans ce compte-rendu, je me suis basé sur le plan de la saison 2018 pour réaliser mon récit de la visite, monde par monde. Mais j’avoue que sur ce plan, il n’est pas toujours facile de délimiter correctement les différentes parties. De plus, le Website du parc parle de “mondes” qui n’y figurent plus, comme La Lagune, La Porte du Ciel ou la Vallée de La Source. J’ai donc rattaché certaines zones aux mondes selon leur situation géographique ou selon ce qu’elles présentent.

CAMBRON - ABBAYE
Une fois les contrôles de sécurité passés, les visiteurs pénètrent dans le domaine via un porche afin d'accéder aux caisses.
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Après le contrôle des tickets, les visiteurs suivent un chemin pavé qui passe entre la boutique sur la gauche et la ferme des animaux. La ferme est une sorte de cours avec une petite maisonnette en bois entouré d’un petit pré clôturé. Les visiteurs peuvent pénétrer sur le site et évoluer au milieu des animaux en suivant un chemin qui contourne le bâtiment. Il est toutefois interdit de pénétrer dans les pré-enclos ainsi que de marcher sur l’herbe. On y trouve divers animaux domestiques : chèvres, moutons, poules, canards, dindes, un daim,...
Il existe deux autres boutiques, dont une dans le bâtiment blanc au fond sur la photo, qui propose des objets à tendances plutôt ethniques.
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A la sortie de la première boutique, les visiteurs peuvent admirer les premières grosses raretés de Pairi Daiza : les ara de Spix et les aras de Lear. Ils vivent dans une grande volière en verre qui semble avoir été aménagée pour favoriser la reproduction de ces deux espèces proches de l’extinction. Avec les reflets et malgré ce qui a été tendu en hauteur devant la volière, l’observation des oiseaux est très difficiles.
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Il n’y a plus d’ara de Spix à l’état sauvage et il n’en reste que 160 en captivité. Pairi Daiza est le seul zoo d’Europe où il est possible au public d’admirer ces oiseaux. Le parc possède 4 individus (2 mâles et 2 femelles) qui sont arrivés du Al Wabra Wildlife Conservation au Qatar. Avec l’Association for the Conservation of Threatened Parrots, basée à Berlin et qui détient la majorité des aras de Spix en captivité, Pairi Daiza s’est engagé à réintroduire l’ara de Spix dans son milieu naturel au Brésil. Un centre de réintroduction est actuellement en construction sur place… ainsi qu’à Pairi Daiza. Le parc devrait prochainement recevoir d’autres couples.

Les aras de Lear sont au nombre de 6 (3 mâles et 3 femelles) et proviennent aussi du Al Wabra Wildlife Conservation. En Europe, ils est possible d’en voir au Loro Parque (Ténérife), au zoo de Prague et au Harewood Bird Garden à Leeds.

Ara de Lear
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Cambron-Abbaye est la zone qui regroupe la partie historique du site et s’articule autour de la tour de Cambron, haute de 54 mètres.
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C’est au pied de cette tour que se déroule la démonstration de vols.
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Dans cette zone, on trouve la plupart des bâtiments qui datent d’avant l’ouverture. C’est un peu la partie la plus ancienne du parc avec la zone des perroquets qui date de l’ouverture ou encore la crypte des chauves-souris. On y trouve aussi l’Oasis ( ouvert en 2000), le village des rapaces (2007). Il y a aussi la tour Saint-Bernard, qui serait un des plus vieux édifices du site ainsi que le moulin, reconstruit à l’identique.

Le parc est entouré d’une muraille, dont certains morceaux ont été amputés afin de créer des passages où pour la réalisation du futur projet Wilderness. Il existe un petit cimetière des moines non loin de la tour, lui aussi entouré d’un mur, mais celui ci est moins imposant.
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Cimetière des moines
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Le palmier qui se situe à l’entrée près de la volière des aras de Lear et de Spyx serait un des premiers arbres plantés par le parc.
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Dans la continuité de la ferme à l’entrée, un passage permet de rejoindre directement le village des rapaces. Ce passage est ouvert depuis la saison 2018 et permet au flux des visiteurs de se fluidifier plus rapidement dans le parc. On y trouve divers enclos avec des vaches naines ainsi que des alpagas. Il y a aussi un enclos pour cochons d’Inde et quelques enclos pour des poules où vivaient les potamochères à leur arrivée.
Enclos des vaches
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Enclos des alpagas. Une écurie est installée dans le bâtiment au fond de la photo. On y trouve les chevaux qui tirent une charrette de service à travers le parc.
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Le village des rapaces est une succession de grandes volières, dont une de contacte, où vivent différentes espèces parfois en cohabitations.
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Un chemin passe sous des arcades en métal sur lesquels les filets sont tendus. Les volières sont ainsi de part et d’autre en porte-à-faux au dessus des visiteurs. Dans la volière de gauche, il y a une cohabitation entre circaète Jean-le-blanc, vautour moine et milan royale.

Vautour moine qui a pris l’habitude de se reposer au dessus des visiteurs.
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En 2015, un vautour moine né à Pairi Daiza a été relâché en France, dans le Verdon, non loin de Castellane.

Dans le prolongement de cette volière, une plus petite abrite un sarcoramphe roi.
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La volière de droite peut être traversée par les visiteurs.
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Liste des espèces dans la volière de contact :
Aigle huppard
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Vautour charognard
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Vautour à tête blanche
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Palmiste africain
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Vautour africain
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Messager Sagittaire
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Mais aussi Faucon lanier et gymnogène d’Afrique.

En sortant de la volière, on tombe nez à nez avec une petite volière pour faucon hobereau.
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Derrière cette volière se trouve un bâtiment qui a été modifié afin d'accueillir des ours et/ou des loups pour le projet The Last Frontier. (Wilderness)

Plus bas et adossé à la volière de contacte se trouve la volière des harfangs.
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On revient ensuite sur le chemin des arcades en métal pour descendre vers une zone appelée il n’y a pas encore longtemps la Vallée de la Source. Le chemin est bordé à droite par d’autres volières et à gauche par un enclos à la faune sud-américaine.
Volière des pygargues vocifer
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Volière des pygargues à tête blanche (volière des gypaètes barbus et aigles bottés sur la gauche)
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Pygargues à tête blanche
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Gypaète barbu
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Aigle botté
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Volière des condor des Andes, urubus à tête rouge et caracaras montagnards
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Condor des Andes
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Caracara montagnard
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Volière des Jabirus d’Afrique, vautours percnoptères et corbeaux pies
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Jabirus aux couleurs nationales
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Percnoptère
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Corbeaux pies
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Volières pour aigle royale
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L’enclos en vis à vis de ces volières est celui des tapirs terrestres, fourmiliers géants et capybaras. Les tapirs vivaient avant au bord du bateau et on déménagé à cet endroit quand le monde africain fût créé. Ils y ont rejoint les capybaras et un nouvel arrivant : le fourmilier géant. Le couple de tapir fait partie des premiers gros mammifères accueillis par le parc. Ce n’est qu’en 2017 que le premier bébé a vu le jour. Il y a déjà eu de la reproduction chez les capybaras ainsi qu’une naissance chez les fourmiliers. Malheureusement, la femelle fourmilier serait morte suite à un conflit avec le mâle. Ce dernier a d’ailleur été fortement blessé il y a quelques années par Carlos, le tapir mâle. Le gros point noir de cet enclos est pour moi ce seul et unique passage entre l’extérieur et les loges internes des animaux, les obligeant à emprunter une sorte de goulot pour entrer ou sortir de leur bâtiment. Il me semblerait plus judicieux que chaque espèce ait son propre accès à l’extérieur.
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Sur la photo suivante, on peut voir la tour Saint-Bernard, qui serait le plus vieil édifice du site.
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Le point d’eau est une rivière naturelle qui traverse le parc, la Dendre. A cet endroit, elle a une profondeur qui permet aux tapirs de s’immerger entièrement.
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Le point d’eau s’étend jusqu’aux abord de la brasserie d’où il est parfois possible de voir les tapirs dans l’eau depuis la terrasse.
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Jeune tapir né en 2017. Il s’agit d’une femelle.
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Le bâtiment plus petit du côté de la rive où je me trouve est le moulin. Il a été reconstruit à l’identique et est un point de restauration.
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A cet endroit se trouve aussi la petite gare du train des mondes. Pour 5 € (tarif 2018) un train à vapeur traverse le parc en passant par la plage des phoques, l’enclos des kangourous, offre un panorama sur une des îles des gorilles, sur l’enclos des hippopotames et des rhinocéros. Le train quitte ensuite l’enceinte du parc pour traverser la réserve des éléphants et des bisons et ensuite revenir à son point de départ en passant le long du futur projet The Last Frontier. Le fait que différents projets ont été réalisés sans tenir compte du passage du train a pour conséquence que le parcours est parfois ponctué de zone vierge ou sans réel intérêt.
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Il est possible d’accéder à la brasserie par sa droite. On y trouve une cuisine plutôt traditionnelle avec des plats de brasserie typiques : morceaux de boeuf grillés, pâtes, poisson et garniture, filet américain (steak tartare pour nos amis français), …
L’abbaye de Cambron a un passé brassicole et le parc a renoué avec cette tradition en 2013. On se trouve d’ailleurs à l’endroit de l’ancienne brasserie. Quatre bières d’abbaye sont produites en association avec la brasserie Dubuisson, qui est la plus ancienne brasserie de Wallonie et produit les bières Bush et Cuvée des Trolls. La bière est produite avec une eau de source qui se trouve dans la parc.
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Le long du chemin, 3 volières abritent des hiboux. Elles sont assez semblables et doivent certainement dater de l’ouverture du parc. Elles sont en partie adossées au mur du cimetière des moines.
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Sur le chemin, on trouve également une station météo typique des lieux.
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Chouette hulotte
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Chouette à lunettes
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Chouette de l’Oural
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Au bout du chemin, où se trouve une autre entrée de la brasserie, mais ici, plutôt pour la partie boisson et glace/dessert, se trouve une volière pour grand géocoucou.
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D’un côté de la tour, se tient l’espace de repos des oiseaux qui participent à la démonstration de vol. Depuis 2018, la zone a été cachée par une palissade en bois contre laquelle des sapins ont été plantés. Il y a souvent eu des plaintes par le passé concernant les rapaces enchaînés au sol. On pourrait penser que cette palissade est un cache misère mais différents box en bois y ont été construits pour les oiseaux.
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Non loin de là, se trouve l’entrée de la crypte. Ce n’est pas réellement une crypte sur le plan architectural mais plutôt un sellier.
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Après avoir traversé le tunnel végétal à l’entrée, on traverse une lourde tenture opaque pour pénétrer dans cet espace voûté où les chauves-souris sont en vol libre tout autour de nous. Les visiteurs peuvent contourner l’espace. Il y fait très sombre et la lumière vient uniquement d’un petit puit de lumière au plafond ainsi que d’une petite zone éclairée au dessus des panneaux nominatifs des espèces. On y trouve des roussettes d’Egypte et des chauves souris à queues courtes. (je ne suis plus certain s’il s’agit bien de la deuxième espèce que je mentionne)

Jusqu’en 2017 il y avait également des renards volants de Lylé, mais ces derniers ont déménagé ailleurs dans le parc en 2018.
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Je vous rassure pour les photos. Je n’ai pas utilisé de flash mais j’ai mis l’iso de mon appareil au maximum.

On emprunte ensuite un passage derrière une autre tenture qui nous amène dans une sorte de souterrain. Il y a quelques années, on trouvait dans cet espace un bassin “touch pool”. Il s’agissait une fois de plus d’une activité inédite en Belgique. Il y avait aussi toute une série de vivarium avec divers serpents venimeux, scorpions, mygales et dendrobates. Ce secteur a fermé. Certains objets ethniques y sont maintenant entreposés en attente de la création d’un nouveau monde qui leur sera destiné : l’Amérique du sud.
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Il y a plusieurs années que le parc a acheté une momie sud américaine qui a inspiré une des bandes dessinées Tintin. Elle est entreposée dans la crypte.
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Du côté des animaux, les microcèbes qui vivaient dans l’Oasis ont déménagé dans un enclos de type nocturama depuis 2018.
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On trouve aussi tout un réseaux de galerie pour des rats-taupes nus.
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Il y a ensuite une partie dont le parc ne communique quasi jamais dessus. Différents vivariums présentent des amphibiens locaux menacés. Cette présentation est en association avec la Pairi Daiza Foundation. Il y a divers panneaux qui expliquent les raisons de leur disparition et ce qui est fait ou faut faire pour les protéger. Je trouve dommage que ce lieu intéressant n’est pas mieux mis en valeur ainsi que le rôle que joue le parc dans la reproduction en captivité de ces espèces.
Sonneur à ventre jaune
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Salamandre tachetée
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Triton empereur (photo floue, désolé)
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Triton à tâches jaunes
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Il y avait un autre vivarium mais sans indication de l’espèce
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Il y a également un enclos à l’abandon. Il a abrité par le passé, des chauves-souris, des tatous et aussi des crabes des cocotiers.
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La sortie se situe au niveau de la plaine de jeux de Cambron Plage.
candlemass
 
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Re: PAIRI DAIZA 2018

Messagepar candlemass » Dimanche 24 Mars 2019 13:49

L’Oasis est une serre de 7000m² qui a été inaugurée en 2000. Il s’agit du premier gros projet du parc. On y trouve différentes volières et petits enclos ainsi qu’un restaurant (self-service). Depuis peu, on y trouve les guichets pour les abonnements. Il y a également une plaine de jeux au dessus du self.

On peut accéder à L’Oasis par 3 entrées. Une à côté de la volière des Ara en passant par le jardin Andalous (photos), une autre du côté du site où se déroule la démonstration de vols (à l’endroit qui ressemble à une nef) et une troisième depuis 2018, du côté de l’enclos des dromadaires.
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Une partie assez conséquente est utilisée pour la restauration. Il s’agit d’un self-service où l’on peut se servir en plat froid ou chaud. Le self se trouve dans une partie inaccessible aux animaux. Les différentes tables sont réparties sous des huttes. Du côté des guichets, les tables sont entourées par la végétation et offrent une ambiance un peu plus intimiste. Il y a une dernière partie qui ressemble plus à un réfectoire, mais toujours dans la serre. C’est ici que mangent les groupes (sous réservation) et cet espace est aussi utilisé les jours de forte affluence. Dans tous les cas, il n’est donc pas rare, ou je devrais dire qu’il est plutôt courant de voir différents oiseaux voler au dessus de sa tête lors du repas.
La zone semble avoir adopté une thématique orientale pour le restaurant sans pour autant que la cuisine ou les biotopes suivent la même direction.
Zone repas
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La toiture est composé de double panneaux de verre parallèles et mobiles afin de gérer la température interne en fonction de l’extérieur. Plus ou moins au milieu il y a une partie plus haute, sorte de nef, sous laquelle on trouve un point d’eau et une île qui a abrité différents habitants au cours des années.

L’Oasis comporte un chemin principal qui fait le tour du site. Il est très aisé de tout voir sans avoir l’impression de tourner en rond ou de trop revenir sur ses pas. La végétation est tropicale (non humide) à sèche.
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L’Oasis a eu droit à quelques nouveautés lors de la saison 2018. Premièrement, toutes les volières existantes ont été rehaussées. Ensuite, il y a eu quelques déménagements au sein du parc. Les microcèbes, le paresseux, et les reptiles ont migré vers d’autre zones du parc. Les toucans, suricates, tortues géantes, ouistitis pygmés, calao à joues d’argent ont pris leurs quartiers dans la serre. L’Oasis a aussi accueilli de nouvelles espèces comme les agoutis (qui n’y sont pas resté longtemps), les chinchillas, les cavias, les mainates religieux.

L’oasis a hébergé énormément d’espèces. J'essaierai de les énumérer au fur et à mesure de mes explications.

Lorsque l’on entre par l’entrée du jardin andalous, le restaurant se trouve en face et les guichets à gauche. Dans la zone des guichets, on trouve quelques tables ainsi qu’une cascade où les oiseaux en vols libres vont souvent se rafraîchir. La végétation est un peu regroupée en petits îlots aux formes quelconques.
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Dans cette zone, on trouve deux nouvelles volières. Dans la plus grande, on trouve un couple de calao papou. Ils vivaient avant dans le temple de Ganesha.
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Une autre volière abritait des mainates religieux, mais en cours de saisons ils ont déménagé dans une autre volière de l’Oasis.
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A droite de l’entrée on peut suivre le chemin qui serpente dans toute la partie “safari” de l’Oasis. Le premier enclos que l’on rencontre se trouve quasi en face de l’entrée. Il s’agit d’un bassin de taille assez réduite où l’on trouve un petit groupe de flamants nains. L’espèce ne s’est jamais reproduite au parc. Ils vivaient avant sur l’île principale des lémuriens où ils pouvaient bénéficier de toute l’eau qui entourait les îles. Mais avec la construction des volcans pour les gorilles la présentation dans cette zone s’est terminée.
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Le voisin direct est un calao à joues d’argent. Bien connu par les abonnés du parc, il vit dans l’Oasis depuis 2018.
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En face de lui, se trouve une sorte de falaise percée de trous. L’oasis a abrité un groupe de guêpier pendant de longue année. Je ne sais pas avec certitude pourquoi cette espèce n’est plus présentée. La falaise permettait de recréer un site de nidification naturel pour cette espèce. Au dessus, il y a une volière d’acclimatation pour deux aras bleus qui sont en vol libre.
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Juste à côté, sur la droite en continuant, se trouve la volière des mainates religieux. En début de saison, elle abritait des ouistitis pygmés. Les premiers individus venait de la serre Tropicalia (autre serre du parc) et ils ont ensuite été remplacés par deux autre individus. Je crois qu’un problème avec l’enclos a fait que ces derniers sont probablement en backstage dans l’attente d’un nouvel enclos. Tout ce qui se trouve derrière le panneaux nominatif des mainates est une autre volière où l’on trouve le couscous des Célèbes.
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La volière du couscous est assez spacieuse. Il y avait un couple, mais suite au décès de la femelle, il ne reste plus que le mâle. Cette espèce est une rareté zoologique. Il vit en cohabitation avec deux petits kanchil de Java. Par le passé, le parc a déjà hébergé cette espèce à Ganesha.
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Cette volière était avant une zone de contact avec loris (oiseaux).
A l’avant de la volière, une petite zone entourée d’un muret a abrité un échidné. Il serait maintenant aussi en backstage et le parc y a placé des cavias en 2018.
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Cavia
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Couscous des Célèbes
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Petit kanchil
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En vis à vis, se trouve la volière des calaos à casque plat.
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On trouve ensuite une zone un peu plus dégagée où l’on croise un enclos pour les grands tatous velus. Ces derniers changeront de place en 2019.
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A cet endroit, on trouvait avant un grand espace pour tortues géantes qui passait sous le chemin et donc était visible de part et d’autre du chemin. La zone a été depuis réaménagée pour les tatous et pour les chiens de prairies en deux enclos séparés. Mais l’enclos des tatous sera annexé à celui des chiens de prairie en 2019.
Enclos des chiens de prairie avec argus géant en vol libre dans l’enclos. On peut voir le passage sous le chemin qui reliera les deux enclos.
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Leur enclos englobe aussi un enclos où vivaient des caïmans et une espèce de tortue d’eau. On peut descendre quelques marches pour voir l’enclos via les anciennes vitres du bassin d’eau.
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Le chemin continue vers l’ancien enclos des loutres d’Asie. La fenêtre maintenant obstruée donnait sur la loge interne. On y trouve des suricates depuis 2018.
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Le bassin des loutres a maintenant été rempli de gros graviers. On y a disposé un dispositif avec chambres et tunnel mais les suricates ne semblent pas l’avoir encore utilisé.
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A cet endroit, on est dans la partie où la végétation est à tendance désertique avec une multitude de cactus.
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C’est à cet endroit que l’on trouve la volière des tamarins pinchés.
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L’enclos des mangoustes naines se situe juste après. Il s’agit de l’ancien enclos des suricates.
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Au détour du chemin on arrive de l’autre côté de l’enclos des suricates.
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Nouvelle volière pour la saison 2019 juste après les suricates
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On arrive ensuite sous la nef. Les enfants et les grands aventuriers peuvent emprunter une passerelle suspendue à travers l'Oasis au niveau de la nef, lieu où la hauteur sous plafond est la plus haute. Le chemin emprunté passe sous la passerelle et débouche sur un point de vue sur l'île.
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L'île a d'abord abrité des tamarins pinchés. Mais ils arrivaient à s'en échapper facilement. Ensuite le presseux y a élu domicile jusqu'en 2018 où il a rejoint la serre Tropicalia. Ces dernières années le paresseux a d'ailleurs pu profiter de tout l'Oasis. En 2018, des agoutis d'Azzara y ont été placé. Mais ils ont rejoint une volière en extérieur en cohabitation avec des sakis. Pour la saison 2019 elle accueillera à nouveau les tamarins pinchés.
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Un faux tronc d'arbre sert de passage entre l'île et la loge de nuit. Image

En continuant le chemin, on perd un peu d'altitude pour arriver à la volière du couple de calao festonné. Les deux individus sont parmis les plus anciens habitants de l'Oasis.
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Il y a ensuite un chemin vers la droite qui mène à la sortie côté démonstration de vols.
Vers la gauche on descend vers l'île en passant près d’une volière pour les inséparables et les tisserins.
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Volière des inséparables de Fischer et tisserins de Speke
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Tisserin de Speke
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A ce niveau, la végétation est très luxuriante.
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On arrive ensuite le long du point d'eau qui entoure l'île. Sur la droite, 3 espaces vitrés abritent des colibris. L’espèce présente s’appelle ariane de Lesson. Il y a deux mâles et deux femelles. Il s'agit en fait des anciens enclos pour microcèbes et reptiles qui ont été réaménagés en 2018 pour les oiseaux.
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On passe ensuite sous une cascade ou se tient le vivarium des Chinchillas. L'année précédente il était occupé par des lemmings.
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Après avoir contourné l'île, on arrive dans la zone restaurant. Pour rejoindre le grand réfectoire il faut aller sur la droite. Des volières y sont aménagées pour la saison 2019. On devrait y voir les calaos papous et les calaos festonnés.
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Futures volières (le réfectoire est dans mon dos)
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Au bout, quasi à l'entrée côté démonstration de vols, se trouve la dernière nouveauté de la saison 2018 : l'enclos des tortues d'Aldabra. Suite à la transformation de la serre aride, ces dernières ont dû déménager. Je ne sais pas si c'est temporaire. Fin 2018, leur enclos était modifié en vue de devenir une volière. Il me semble qu’il y a deux espèces de tortues dans l’enclos.
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Il m’a semblé que l’année 2018 a été moins fournie en oiseaux en vol libre. En 2017, je me souviens qu’il y avait des carpophages blancs, agamis et pintades huppées. Mais je ne me rappelle pas en avoir croisé en 2018. Les oiseaux qui suivent sont ceux dont la présence est indiquée sur des panneaux. La seul espèce que je n’ai pas pu prendre en photo est le spréo royal.
Goura de Scheepmaker
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Perruche omnicolore
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Ara bleu
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Rollier à longs brins
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Toucan toco
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Ibis du cap
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La dernière zone de Cambron Abbaye est la zone des perroquets. Il s'agit une promenade en arc de cercle agrémentée d'une succession de petites volières. Au cours des années, un grand nombres d'espèces s'y sont succédées, parfois de façon épisodique. Depuis 2018, des singes ont fait leur apparition dans cette zone.
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au milieu de la zone, on trouve l'enclos des dromadaires qui vivent avec 2 petits ânes gris. La loge de nuit des dromadaires se trouve ailleurs dans le parc. Ils font le parcours en caravane chaque matin et chaque soir, généralement quand les visiteurs ne sont plus là.
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Dromadaire
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On trouve aussi un snack au milieu de la zone (en arrière plan sur la photo précédente). Il y a une volière derrière. Le snack, la volière et l’enclos des dromadaires se situent sur une zone herbeuse circulaire, agrémentée de plantes ornementales.

Dans la première volière, on trouve un couple de saki à face blanche, dont le premier bébé est né début 2019. Au départ prévu en cohabitation sur une des îles aux singes, la mésentente avec les singes hurleurs a débouché sur un déménagement dans cette volière. Les sakis y sont beaucoup moins stressés. Ils cohabitent avec des agoutis d'Azzara. La volière abritait avant des cariamas huppés et des aras (bleu ou ararauna).
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Dans la volière suivante vivent deux aras hyacinthe, qui seraient prêtés par le zoo d'Anvers d'après le panneau informatif. Pairi daiza gère le programme EEP de cette espèce.
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La volière voisine a accueillis en 2018 deux faisans de Bulwer mâles en provenance du Al Wabra Wildlife Conservation. Si je ne me trompe pas, ce centre qataris a fermé ses portes suite au décès du fondateur. Suite à l'absence d'un repreneur, beaucoup d'animaux ont été répartis à travers le monde. La fermeture de ce centre a permis à Pairi Daiza d'obtenir un grand nombre de raretés au cours de l'année 2018. En 2019, les deux faisans seront dans l’Oasis avec une femelle coq-de-roche péruvien.
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A l'endroit précis de ces 2 volières devrait se dresser la futur clinique vétérinaire ainsi qu'un centre de reproduction pour perroquets. Après l'ouragan Maria qui a frappé la République Dominicaine en 2017, Pairi Daiza a obtenu plusieurs couples reproducteurs d'amazones impériales et d'amazones de Bouquet en collaboration avec les autorités locales. Ces deux espèces ont été fortement touchées par les intempéries. Actuellement, ces oiseaux ne sont pas visibles du public. Ca sera peut être le cas en 2019 avec ce nouveau projet.

Volière des aras de Coulons
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Volière des Nestors kea.
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Volière des sapajous jaunes. Il s’agit ici des individus qui vivaient sur l’ancienne île de Madidi. La nouvelle île relocalisée aux abords du bateau accueille un groupe reproducteur de saïmiris à tête noire. Les sapajous on dans un temps été hébergé en backstage avant d'être à nouveau présenté au public au cours de la saison 2018. Il s’agit d’un groupe d’individus âgés et de ce fait la reproduction de cette espèce n’est plus envisagée au parc. Quand on a connu Madidi, c’est très triste de voir les singes évoluer dans cette cage.
Si je ne me trompe pas, il y avait des conures soleil à cet endroit. Les sapajous ont depuis quitté le parc pour un autre zoo.
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Il y a une volière qui n’était plus habitée en fin de saison. Pendant quelques semaines un cacatoès des Moluques y a vécu. Un couple de vasa a également vécu dans une des volières.
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A ce niveau, on peut accéder à la volière centrale adossée au snack. On y trouvait le calao à joues d'argent, un couple de lophophore resplendissant et des cacatoès. Récemment, les volières ont été réaménagées en une seul pour accueillir les cariamas huppés.
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Volière des cacatoès corella. Les deux petits vivent dans cette volière depuis le début que je visite Pairi Daiza. Certains visiteurs ont développé une forte relation avec le plus téméraire des deux.
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Le voisin direct était Calin, un cacatoès des Moluques. Cet oiseau parleur est la mascotte du parc et y vit depuis probablement l'ouverture. Vu son âge avancé, il vit maintenant dans une volière aménagée pour lui dans les bureaux afin de suivre au mieux l'évolution de sa santé. Il arrive parfois qu'il fasse une balade dans le parc avec un soigneur. Depuis 2017, un deuxième cacatoès des Moluques est arrivé. On trouve également des cacatoès rosalbins dans cette volière.
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Cacatoès rosalbin
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La dernière volière abrite depuis peu 2 de touracos géants.
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Vue de la zone central avec le château (aquarium)
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A cet endroit, il est possible d'accéder à la zone asiatique via la volière cathédrale ou bien par un autre chemin qui mène au coeur de la zone.

Je vais continuer la visite par le château, où se situe l’aquarium de Pairi Daiza.
On pénètre donc dans une nouvelle zone : Cambron-sur-mer.
candlemass
 
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Re: PAIRI DAIZA 2018

Messagepar candlemass » Dimanche 24 Mars 2019 13:51

CAMBRON-SUR-MER
Dans cette zone, on retrouve sans grande surprise une faune aquatique. Elle regroupe l’ancienne zone nommée “La Porte des Profondeurs” qui comportait l’Aquarium (appelé Nautilus) et Algoa Bay. Depuis 2017, on trouve une plage aux phoques qui a été agrémentée d’un phare en 2018.

L’aquarium (2001) se trouve dans le château. L’édifice date de 1854. Il abritait une brasserie à l’ouverture du parc. Il a subi une transformation importante pour être transformé en aquarium, au grand dam des défenseurs du patrimoine architectural de la région. Un beau double escalier en pierre à toutefois été conservé. Je trouve l’organisation un peu chaotique et les zones très mal délimitées. De plus, les indications des espèces se font sur des écrans rendant la lecture assez compliquée et je doute qu’elles soient toutes à jour.

Entrée de l’aquarium et façade nord du château
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La première partie du parcours est une sorte de caverne où l’on trouve un seul aquarium vitré pour les poissons aveugles.
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Il y a ensuite une succession de bassins, dont un surmonté d’un pont. On y trouve des espèces d’eau de mer, il me semble des espèces que l’on peut trouver sur la côte belge et française atlantique : plie commune, mulet lippu, mulet cabot, turbot, bar commun.
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Pont au dessus du bassin des turbots
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On change ensuite de décors en pénétrant dans ce qui ressemble à l’intérieur d’un sous-marin. On y trouve d’ailleurs une représentation du capitaine Nemo dans l’ambiance musicale d’un orgue.
En pénétrant dans le lieu, on est face à un aquarium en tube avec des anémones ainsi qu’une espèce de poisson. (mulet ou bar)
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Aquarium tube pour la pieuvre
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Captain Némo
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On croise ensuite divers aquarium aux encadrements métalliques et rivets afin de connoter l'ambiance sous-marins. Cette zone est dédié à la mer méditerranée.
Bécasse de mer et sanglier de mer
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Roi des rougets et barbier commun
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Sar commun, oblade. Il devrait y avoir aussi des congres, labres et grondins.
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Zone de l’océan indien
Demoiselle azur, chirurgien jaune, gobie à joue bleue, demoiselle à queue dorée, idole des maures
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Apogon pyjama, chirurgien à poitrine blanche, demoiselle bleue, demoiselle à queue blanche, carangue royale.
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On croise ensuite un haut aquarium entouré d’un escalier. Au dessu de ce dernier, il est possible d’observer les poissons par le haut. Pour les personnes à mobilité réduite, il y a un ascenseur. Liste des espèces dans cet aquarium : poisson soldat, poisson-ange français, poisson-ange à six bandes, chirurgien bleu, barbier rouge, poisson-ballon à taches blanches, baliste bleu, poisson-papillon cocher, barbier rouge.
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Le poisson jaune sur la dernière photo me semble être un poisson-ballon à taches noires. Mais il n’y avait pas d’indications pour cette espèce.

L’aquarium suivant est celui des hippocampes. Il n’y en avait pas à la fin de la saison. Le parc reproduit cette espèce mais ils sont parfois en backstage. Ils sont en cohabitation avec des poissons pomme de pin.
Hippocampe à gros ventre et poisson pomme de pin
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L’aquarium suivant a contenu des nautiles pendant des années. Les derniers individus sont probablement morts. On y trouve maintenant des bars communs.
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Murène javanaise, labre nettoyeur commun, baliste bleu, baliste picasso clair, rascasse.
Rascasse et murène javanaise
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On pénètre ensuite dans le lagon. Je crois qu’il s’agit de la dernière grosse nouveauté de l’aquarium. Le lagon est un bassin récifal que l’on peut observer par un chemin classique ou en empruntant un caillebotis en bois. Mais cette dernière option n’est pas la plus intéressante car avec le mouvement de l'eau et les reflets de l’éclairage, il n’est pas fort aisé d’observer les tous petits poissons.
On y trouve : poisson-ange nain multicolor, chirurgien bleu, poisson-papillon cocher, chirurgien jaune, poisson-papillon rayé.
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Il existe aussi un long bassin, ancien touch pool, où l’on peut voir des crevettes.
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On trouve aussi une petite caverne dans le coin droit au fond. On y trouve un bassin avec des requins et raies. Le nom des espèces n’est pas indiqué.
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Le tunnel des requins est de forme simple en angle droit. Les visiteurs sont en immersion parmis diverses grosses espèces : requin nourrice fauve, carangue royale, requin à pointe noire, vivaneau bourgeois, requin-corail à pointes blanches, nason à éperons bleus, demoiselle à trois points, chirurgien à voile, loche géante. On trouve aussi des tortues de mer dans cet aquarium. Le parc a accueilli des tortues des Maldives blessées il y a quelques mois. Une est dans cet aquarium. Je crois que ce sont des tortues caouannes.
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On revient ensuite à une scénographie plus cavernicole.
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Aquarium pour baliste bleu, mérou de Grace Kelly, vieille de corail, barbier rouge, requin-chabot à taches blanches, mérou à taches oranges.
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Carangue royale, nason à éperons oranges, chirurgien bleu, demoiselle à queue dorée,
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Chirurgien bleu, poisson-ange à demi cercle, labre nettoyeur commun.
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Il y a ensuite un grand aquarium en angle avec des kelps. Pas d’info sur les poissons que l’on y trouve.
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Zone des récifs coralliens.
Chelmons à bandes cuivrées, gramma royal, labre nettoyeur commun
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Un zone sombre entourée de miroir et garnie d’aquariums en tube abrite quelques méduses et des poissons.
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Aquarium du poisson-pierre
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La dernière partie à l’étage, où se trouve le fameux escalier comporte quelques aquarium pour méduses.
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Escalier
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De retour au rez, il reste une partie avec les poissons d’eau douce.
Amphilophus citrinellus
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Bassin africain : entre autre, poisson-lune d’Afrique, poisson-lune argenté
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Bassin amazonien : entre autre, pacu blanc géant, poisson chat à queue rouge.
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Piranhas
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Poisson-couteau ocellé, gourami géant, labéo bicolor
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Scalaire, poisson-chat nain
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Tétra empereur, discus commun, pléco bouledogue, poisson-chat d’Adolf
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La visite se termine par un passage dans la cabinet de curiosité.
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La sortie se fait par une porte latérale du côté de la zone asiatique.
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Algoa Bay a été construit en 2002. La structure en faux rocher abritent des otaries à fourrure. Ces dernières ont déménagé un temps au bateau, où l’enclos des tapirs avait été réaménagé pour les accueillirs. Les phoques communs les ont remplacé un temps jusqu’à l’obtention de leur propre enclos. Les otaries sont ensuite revenues à Algoa. En 2018, l’enclos des manchots du cap a fusionné avec celui des otaries. Pour 2019, il devrait retrouver son indépendance pour accueillir des manchots pygmés.
Enclos des otaries à fourrure
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Passage vers l’ancien enclos des manchots du cap
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Ancien enclos des manchots du cap et futur des pygmés (?)
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La zone derrière le château comporte une grande plaine de jeux et un nouveau point de restauration composé d’un charmant kiosque.
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Face sud du château
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Une grotte passe sous Algoa Bay et permet une vision sur le bassin.
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Sortie avec vue sur le bassin des manchots
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Vue sur Cambron plage avec le phare et la nouvelle plaine de jeux
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Dans le but de retrouver la vision sans obstacle d’antan sur la face sud du château, il a été décidé de raser complètement l’île de Madidi (créée en 2001) et de la réaménagée ailleurs. Ce projet à la simplicité déconcertante était le coeur de Pairi Daiza et était très cher aux visiteurs. Il s’agissait d’un chemin légèrement sinueux, accessible par un pont électrifié. La végétation y était dense et les ramures se rejoignaient de part et d’autre du chemin, si bien que l’on avait l’impression d’évoluer dans un tunnel végétal. Des ouvertures dans la végétation offraient de magnifiques vues sur le temple de Ganesha qui se situait de l’autre côté du lac. Le chemin débouchait dans une clairière habitée de petites huttes et l’on pouvait quitter la zone via un autre pont. Ce morceau de paradis était l’île des saïmiris (sapajou jaune). Plusieurs fois par jours il y avait une séance de nourrissage avec les soigneurs. Comme dans beaucoup d’endroit du monde, ce magnifique endroit “naturel” fût rasé pour la saison 2017 dans le but de créer une plage...

La plage sert d’enclos aux phoques communs et aux manchots du cap. La cohabitation ne se passe pas très bien. Les manchots ne pénètrent quasi jamais dans l’eau. Au début, ils se rassemblaient tous dans un coin de l’enclos. Leur zone de replis à ensuite été condamnée par des barrières en bois et, à l’opposé, on leur a placé des grosses pierres dans l’eau afin de leur réserver un espace aquatique sans phoques. L’eau disponible aux animaux est en fait un des lacs du parc. La zone est délimitée par le pont du train. Ce dernier dont les rails passent juste au dessus du niveau de l’eau comporte une clôture sous l’eau. Un bâtiment central (dans l’eau) sert de loge pour les phoques. Il est possible de se rendre sur le bâtiment via une passerelle accessible de l’enclos via des escaliers. La passerelle passe au dessus de la dendre (rivière) et donne accès à la plaine de jeux et rejoint le chemin où se trouve la sortie de la crypte. En 2018, un phare a été ajouté au dessus du bâtiment. On y trouve un snack de crêpes salées et sucrées.

Il s’agit d’un enclos où le visiteur y pénètre. Il est composé d’un chemin en bois pour les visiteurs et il est possible de marcher sur le sable dans la partie délimiter avec une corde dans la zone du phare. Évidemment, il arrive que des visiteurs se promènent dans les zones interdites pour profiter d’un transat décoratif… (photo 3)
Plage côté manchot
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Manchot du cap
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Zone aquatique aménagée pour les manchots
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Phare et bâtiment des phoques
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Phoque commun
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Du côté de la plage où se trouvent les manchots du cap, on trouve un autre vestige important de l’Abbaye : le grand escalier.
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AUSTRALIS CAPE
En 2011, Pairi Daiza ouvre Mura Mura territory. A la base une simple volière, quelques kangourous et une promenade entourée de fougères arborescentes, le projet a évolué au gré des arrivées. Le parc possédait déjà des wallabies et des oiseaux australiens disséminés dans le parc. Avec ce projet, il pouvait les rassembler (en partie) dans une zone géographique.
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On peut pénétrer dans la serre via un passage du côté de la plage. Le passage est une sorte de petit tunnel où l’on doit traverser deux portes battantes. Le contraste entre intérieur et extérieur est bluffant. Le petit jeux de dénivelé, le fait d’avoir l’impression se sortir de terre au pied d’une colline, la terre rouge, la façade majestueuse de la maison australienne dans le fond et les dizaines d’oiseaux en vol sont dépaysants.
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Vue vers l’entrée
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Vue vers la colline au dessus de l’entrée
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Maison australienne
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Liste des espèces :
Aigrette à face blanche
Cacatoès à huppe jaune
Cacatoès rosalbins
Calopsitte
Colombine longup
Diamant mandarin
Dragon d’eau d’Australie
Grand eclectus
Ibis australien
Lori écarlate
Lori sombre
Loriquet à tête bleue
Oedicnème bridé
Perruche de Pennant
Perruche de Sparrman
Perruche ondulée
Perruche royale

3 dorcopsis à raies blanches ont également vécu dans la serre de 2015 à début 2018. Ma dernière observation (photo) date d'août 2017.
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Perruche de Pennant
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Grand eclectus
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Grand eclectus mâle et perruche ondulée
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Colombine longup
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Aigrette à face blanche
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Ibis d’Australie
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Calopsittes
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Dragon d’eau d’Australie. Ils ne sont visible que quand le temps le permet.
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Oedicnème bridé
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Colombine longup et perruche ondulée.
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Cacatoès rosalbin
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La sortie se fait sur la droite du côté de la maison australienne, à hauteur du point d’eau. A cet endroit, on entre directement dans l’enclos de contact des kangourous. Un chemin en cul-de-sac pénètre dans l’enclos sur la droite. Et il est possible d’en sortir rapidement en prenant vers la gauche.
On trouve dans cet enclos des kangourous roux, des kangourous gris ainsi que des pélicans à lunettes.
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Kangourou roux
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Pélican à lunettes. Le train passe dans cet enclos, on peut voir les rails sur la photo.
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La scénographie de la zone est réussie autant par la végétation que par les éléments décoratifs. Sur la photo suivante, on peut voir des équipements métalliques typiques du bush australien qui se situent du côté de la sortie. Sous cette butte, il est possible de pénétrer dans une mine pour y observer une immense améthyste.
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Les kangourous ont leur espace de nuit dans la maison australienne. Au premier étage, les balcons ont été aménagés en volières pour les kookaburras.
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Une fois sorti de cet enclos, on arrive sur la promenade des fougères arborescentes. Ces plantes viendraient toutes de Tasmanie. L’importation est interdite, mais ces dernières se trouvaient sur un site voué à devenir une autoroute. Elles ont donc été achetée par le parc via une vente dont l’argent a été investi dans la protection de l'environnement. Le parc a reçu environs 700 fougères. En hivers, elles sont protégées du froid. Les plantes en difficultés se refont une santé dans l’Oasis.

La maison australienne sert aussi d’abris au couple de casoar à casque dont l’enclos est directement à gauche de la promenade.
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Fougères arborescentes
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Des brumisateurs ont été installés entre les fougères.
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Au bout de la promenade se trouve l’enclos des diables de Tasmanie. Le parc a reçu deux frères du zoo de Copenhague en 2017. Un est malheureusement mort. Un nouveau diable est arrivé juste avant la saison 2018 du même zoo. Pairi Daiza est le premier zoo belge qui a détenu cette espèce… quelques semaines avant Planckendael qui, étant ouvert toute l’année, a été le premier parc à présenter cette espèce au public en Belgique.
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Le fond de l’enclos des diables est séparé par un fossé de l’enclos des émeus et wallabies bicolores. Le train passe aussi dans cet enclos.
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En sortant de cette zone, on arrive le long de la dendre (rivière) qu’il faut longer pour rejoindre le dernier point fort de la zone australienne : la maison des koalas. Pairi Daiza était en discussion avec le coordinateur européen afin d’acquérir des koalas. Les négociations ont évidemment capotées du fait que ces animaux étaient déjà présents en Belgique dans deux autres zoos… Comme rien n’arrête Pairi Daiza, ils se sont débrouillés pour obtenir leurs koalas via une autre filière légale : l’Australie elle-même. Pairi Daiza a reçu 3 femelles nommées Carina, Coco et Zelda du Lone Pine Koala Sanctuary de Brisbane en 2016. Cette arrivée imprévue a été une grande nouvelle pour le programme EEP de l’espèce, important ainsi du sang neuf en Europe. C’était aussi un grand “Et Toc” à la concurrence. Malheureusement, la fête a été de courte durée. Le premier août 2018, Zelda est décédée d’une gastro-entérite sévère. Le 20 août, c’est Carina qui est décédée du koala rétrovirus. Les koalas sont des animaux très sensibles et la mortalité chez cette espèce est fréquente, même dans les parcs qui ont une longue expérience dans l’élevage.

La maison des koalas est une construction en bois avec de larges baies vitrées. C’est une maison 4 étoiles. La température et l’humidité y sont régulées. Leur espace de vie suit un cahier de charge draconien. Il y a différents espaces dans la maison interdits au public pour stocker l’eucalyptus, zone de quarantaine, zone de soin, d’isolement. L’étage comporte toute les parties techniques. La toiture en verre est portée par des modules composés d’un poteau excentré qui supporte une structure carrée via une ramification en métal. Chaque module est identique. En les alignants sur deux rangées en prenant soin que chaques poteaux ne soient pas dans le même axe, on obtient un effet forestier en cassant la rigueur de l’alignement. Le verre de la toiture a été spécialement conçu pour le projet. Il s’agit d’un prototype qui permet le passage des rayons UV. Il y a aussi un store sur le toit de la maison. Personnellement, je trouve que ce projet est une réussite.

Maison des koalas, accès le long de la dendre.
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En face, de l’autre côté de la dendre, un bois marécageux abrite des grues antigone. Quelques espèce de grues issues du jardin chinois habitent ce lieu très sauvage. J’y reviendrai plus tard quand je parlerai de la partie asiatique.
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Enclos intérieur du koala
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Enclos des potoroos à long nez
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Vue de l’enclos intérieur du koala depuis le fond du bâtiment (potoroo en avant plan)
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Potoroo à long nez
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Koala
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Enclos extérieur des koalas
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Ailleurs dans le parc, on trouve des wombats. Il est question de construir un bâtiment semi souterrain recouvert ensuite de fougère. Le projet devrait être un peut dans l’idée de leur enclos actuel qui se trouve à Ganesha.
candlemass
 
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Re: PAIRI DAIZA 2018

Messagepar candlemass » Dimanche 24 Mars 2019 13:53

ZHONG-YUAN
Ce terme signifie plaine centrale en Chinois. Mais je pense qu’il faut ici plutôt le traduire par “terre du milieu”.

Le jardin chinois de Pairi Daiza date de 2006 et il est le plus grand d’Europe. Il est aussi le deuxième plus grand jardin chinois hors de Chine, juste après celui de Montréal. Tous les matériaux et éléments de décors proviennent de Chine. Le parc a de bonne relation avec l’ambassade de Chine qui a très souvent organisé des visites de diplomates dans ce lieu, du fait de son authenticité.

Je commence le compte-rendu du monde asiatique à la fin de la zone des perroquets.

Juste après l’enclos des touracos géants, il y a un chemin vers la volière cathédrale. Le joli sous-bois qu’il fallait traverser a été rasé pour créer les enclos des ours à collier.
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Les ours à collier étaient prévu de longue date à Pairi Daiza, dans le cas où le projet des pandas géants n’aboutirait pas. Ils sont donc arrivé plus tard, en 2017. Le parc avait gardé le secret et cette arrivée a été une grosse surprise pour les visiteurs. Une mère et ses deux petits sont arrivés au parc.

Il existe en fait deux enclos de part et d’autre du chemin. Pairi Daiza devrait se lancer dans la reproduction de cette espèce, c’est pour cela qu’un enclos plus petit existe afin d’isoler une mère et ses petits. Le grand enclos se trouve sur la droite. On y trouve quelques arbres, dont un énorme qui a été taillé. Les deux plus jeunes semblent aimer y grimper et y faire la sieste. De ce côté de l’enclos, on a une vision direct avec les animaux. Il existe un dénivelé qui permet un passage sous le chemin pour rejoindre l’enclos de droite à celui de gauche, occupé par Tian Bao, le bébé panda.
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Il y a aussi une structure en bois, sorte de terrasse où les ours peuvent se prélasser au soleil ainsi qu’un point d’eau de taille très correcte.
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Arbre avec ours perché
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Il y avait un peu plus de végétation au début, mais les deux oursons ont détruit beaucoup de jeunes arbres et buissons.
Au départ, une cohabitation avec les cerfs du père David a été tentée. Mais cette idée a vite été abandonnée.

D’autre points de vue existent sur cet enclos via un autre chemin. J’y reviendrai un peu plus tard.

Vu que le parc n’a pas encore reçu d’autres spécimen, l’enclos de gauche a accueillis Tian Bao en 2018. Le bébé panda né en 2016 des fruits d’une insémination y a pris ses quartiers en même temps que son indépendance. Si je ne me trompe pas, il devrait quitter le parc en 2020 ou 21 pour la Chine. Dans le futur, le parc construira certainement un autre enclos plus proche de la zone des pandas pour accueillir les futurs bébés.
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Tian Bao (en début de saison)
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La volière cathédrale date de l’ouverture de Paradisio. Vu que pour y accéder, il faut passer entre les ours à collier et Tian Bao, j’ai décidé d’inclure ce lieu dans Zhong-Yuan. A l’époque, il s’agissait de la plus grande volière du genre en Europe. On y trouve une multitude d’oiseaux en vol libre. Le chemin légèrement sinueux traverse la volière en son centre. L’intérieur reste très naturel, les arbres et buissons font office de perchoirs. Un petit ruisseau longe le chemin et se jette dans un petit étang après être passé sous une passerelle en bois.
Il existe aussi un parcours suspendu. En l'empruntant, on sort du lieu et on continue une balade aérienne jusqu’à la plaine de jeux de Cambron-sur-mer.
Entrée de la volière
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Intérieur de la volière
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Liste des espèces :
Aigrette garzette
Bernache néné
Canard mandarin
Cigogne d’Abdim
Eider à duvet
Erismature rousse
Flamant de Cuba
Grue à cou blanc
Grue demoiselle
Héron garde-boeuf
Huitrier-pie
Ibis chauve
Ibis hagedash
Ibis rouge
Lophophore resplendissant
Pintade huppée
Savacou huppé
Spatule rosée
Talève sultane
Tantale ibis

Pintade huppée
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Ibis chauve
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Ibis chauve, ibis rouges et hérons garde-boeuf
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Grue à cou blanc
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Lophophore resplendissant (mâle puis femelle)
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Oies néné
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Cigognes d’Abdim
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Spatule rosée
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Talève sultane
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Flamant de Cuba
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Grue demoiselle
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En sortant de la volière, la serre Tropicalia nous fait face. Sur la droite, se trouve le belvédère des pandas roux. (voir plus tard)
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Tropicalia
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Tropicalia fait aussi partie des ancêtres des lieux. Il s’agissait d’une succession de 3 serres. Une première tropical, une seconde aride et une troisième dédiée aux colibris qui est ensuite devenue une serre aux orchidées. Lors de mes premières visites, des zostérops et des petites perruches vertes étaient en vol libre avec des étourneaux de Bali dans la serre aux orchidées. On y trouvait aussi une volière contenait des roulouls couronnés, gallicolombes poignardées et caurales soleil.

La première serre n’a pas subi de gros changements mis à part un élargissement du chemin central qui traverse la petite serre dû à l’augmentation de la fréquentation. L’ambiance est chaude et humide et la végétation luxuriante. Malgré l’étroitesse des lieux, c’est un véritable petit poumon vert que le parc a recréé. On y trouve principalement des oiseaux et depuis 2018, un couple de paresseux à deux doigts très difficile à observer. Il s’agit du mâle qui vivait dans l’Oasis, rejoint par une femelle en provenance d’Italie. Jusqu’en 2017, 3 femelles tamarins pinché vivaient dans la serre.

En 2018, le parc a reçu des paradisiers du Al Wabra Wildlife Conservation. Les 3 volières présentes dans Tropicalia semblent avoir été réaménagées dans un but d’élevage.
Le parc aurait reçu un couple de paradisier petit émeraude du Qatar ainsi qu’un ou plusieurs individus de la même espèce de Walsrode au mois d’août. Il a aussi reçu 5 paradisiers grand émeraude mâle du Qatar. En dehors de Pairi Daiza, la première espèce ne serait visible en Europe qu'en Italie (Sant Alessio) et la seconde espèce à Walsrode.

Il y a une petite cascade à l’entrée ainsi qu’un petit étang au bout de la serre.
Intérieur de Tropicalia
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Tous les oiseaux ne sont pas indiqués sur les panneaux et parmis ceux annoncés, certains semblent manquer à l’appel. Il n’est pas toujours évident de tous les voir dans la végétation.
Spréo superbe
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Foudis de Madagascar
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Gallicolombe poignardée
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Calao couronné
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Pigeon de Nicobar
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Goura de Scheepmaker
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Agami trompette
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Tortue d’eau (espèce non mentionnée)
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Choucador superbe
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Martin-chasseur à tête grise
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Etourneau de Bali
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Caurale soleil
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Paresseux à deux doigts
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Je ne pense pas me tromper en affirmant qu’il y a également des cossyphes à calotte neigeuse, un crabier malais, des jacanas à poitrine dorée et des roulouls couronnés.
Par contre, je n’ai plus vu de méliphages à oreillons bleus ni de zostérops oriental. Mais cela ne signifie pas qu’il n’y en a plus.

Les paradisiers sont donc répartis dans 3 volières. Les paradisiers grand émeraude vivent dans 2 des volières. La première est celle qui se trouve au milieu de la serre, sur la gauche du chemin. Cette volière à abrité par le passé, entre autre, des ouistitis pygmés, tamarins pinché, aras de Coulon. La deuxième volière se trouve au fond à droite et abritait le couple de toucan toco. Les deux volières ont été agrandie et/ou compartimentée.
Première volière des paradisiers grand émeraude
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Derrière cette volière, une autre volière occultée dans le fond abritait un talégalle des arfak. Je sais que le parc a détenu un exemplaire de la sous-espèce aepypodius arfakianus arfakianus de 2003 à 2007. L’oiseau venait de Rotterdam et est parti à walsrode. De 1994 à 2011 un talégalle de la sous-espèce aepypodius arfakianus misoliensis a vécu dans cette volière.

Deuxième volière. Ces 2 photos date du début de la saison 2018, lorsqu’elle servait de lieu d’acclimatation à la femelle paresseux.
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Paradisier grand émeraude
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Paradisier grand émeraude en parade
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Sur la gauche, se trouve la volière des paradisiers petit émeraude. (date du début de la saison) Des étourneaux de Bali, méliphages et souimangas y ont vécu par le passé.
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En sortant de Tropicalia on pénètre dans l’ancienne serre aride qui a été complètement transformée. On y trouve maintenant un enclos vitré pour les panthères nébuleuses et un espace en vol libre pour roussettes de Lylé en cohabitation avec des écureuils asiatiques.

Le parc a d’abord obtenu deux panthères nébuleuses femelles il y a deux ans. Elles ont vécu dans le temple des tigres, privant ainsi ces derniers d’une partie de leur enclos extérieur. Il a été décidé de leur créer leur propre enclos dans la partie chinoise. La femelle âgée est morte et depuis un mâle est arrivé d’un zoo allemand. Le couple n’a pas encore été mis en contacte, la femelle encore jeune étant assez craintive. Un travail sur l’effet naturel a été fait dans cet enclos, mais point de vue taille il est un peu pauvre. Il y a cependant quelques endroits où les panthères peuvent se mettre à l’abris.
Enclos des panthères nébuleuses
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Panthère nébuleuse
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Les roussettes de Lylé vivaient avant dans la crypte. Le nouvel enclos offre une nouvel expérience aux visiteurs, permettant de mieux observer ces animaux mais aussi de les regarder se mouvoir, que ça soit au sol, sur un grillage, des arbres ou en plein vol. Un problème de chaleur excessive dans la serre a fait que le verre du toit a été peint en blanc.
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Dans la serre on trouve aussi deux espèces d’écureuils. Quelques exemplaires d’écureuils à ventre rouge qui habitaient à Ganesha ainsi qu’un tout petit écureuil de Swinhoé.
Ecureuil à ventre rouge
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Ecureuil de Swinhoé
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En sortant de la serre, on peut rejoindre un chemin qui longe Tropicalia sur la gauche. On longe donc l’autre côté de l’enclos des panthères. Bien qu’il soit vitré des 2 côtés, la partie extérieur est camouflée par de la végétation sur la plus grosse partie de la façade.
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La troisième serre (des orchidées) a été complètement rasée. Elle fait place maintenant à un bassin avec des carpes, koïs et esturgeons. De part et d’autre, deux bâtiments rouges à l’allure chinoise abrite chacuns un enclos vitré. Celui de gauche abrite des aligatores de Chine. A droite, on peut voir 2 à 3 salamandres géantes. Ces dernière sont encore très petites. Les aménagements sont assez semblables et entièrement couvert de galets.
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Aligatore de Chine
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Salamandre géante de Chine
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En 2019, les aligatores de Chine vivront dans le bassin des poissons qui, je suppose sera réaménagé.

Le haut bâtiment au fond est en fait le toit du temple Bouddhiste Taoïste.
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Ce temple a été inauguré en 2014, en même temps que l’agrandissement de la zone chinoise avec l’arrivée des pandas géants. Ayant été béni, il est possible au visiteur d’y pénétrer que sur une petite zone à l’entrée.

Temple
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Détail toiture
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Intérieur du temple, 3 grandes statues font face aux visiteurs.
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La photo suivante date du jour d’arrivée des pandas. (23/02/2014) A la base, un accès pour personnes à mobilités réduites était prévu à l’arrière du temple. Mais lors de la conception du projet, les équipes ignoraient qu’une fois béni, l’accès au temple allait être interdite. Le temple n’étant pas encore béni vu que les travaux étaient toujours en cours, il était possible pour les personnes présentes de le visiter. La photo montre la statue qui se trouve derrière les 3 grandes statues qui font face aux visiteurs quand ils pénètrent dans le temple.
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Le temple se trouvant en hauteur, il offre un beau point de vue sur le jardin chinois.
A gauche, entrée de la zone panda, en avant plan sculptures représentants des montagnes chinoises.
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Autres sculptures et chemin de la guérison
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Depuis cette terrasse, on peut soit descendre devant le temple via deux escaliers en pierre ou reprendre le chemin qui longe tropicalia. Ce dernier débouche au belvédère des pandas roux.

Vue du chemin qui longe Tropicalia à gauche et chemin de droite qui descend vers le jardin chinois depuis l’entrée du belvédère des pandas roux.
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Belvédère des pandas roux
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L'enclos des pandas roux est pentu et garni de superbes grands arbres. Malgré les quelques aménagements en bois, il a un rendu très naturel. Pendant une ou deux saisons, des muntjacs ont cohabité avec le couple de petit panda. Cette espèce se reproduit couramment au parc.
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Depuis le belvédère, on a une vue sur le jardin chinois.
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En sortant du belvédère, en tournant à gauche, un chemin longe la volière cathédrale et continue vers la zone des perroquets et l'aquarium. Il s'agit du deuxième chemin d'accès vers le jardin chinois dont je parlais quand on termine la zone des perroquets. (le deuxième chemins à gauche après les touracos géants)
Entrée du belvédère des pandas roux vu depuis ce chemin
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Entrée du chemin depuis la fin de la zone des perroquets. L'enclos des ours à colliers se trouve juste derrière les végétaux à gauche.
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Ce chemin mène donc au jardin chinois. En vis à vis, il y un accès à gauche vers l’enclos des ours et à droite vers le restaurants chinois. Commençons par la gauche!
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On pénètre en fait dans l’ancien enclos des grues du japons. Le chemin de visite ainsi que le préau et son point d’eau ont été conservés. Des baies vitrées ont évidemment été ajoutées dans les encadrements du préau. De ce côté de l’enclos, tout est observable sous vitre.
Partie visiteur
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Enclos des ours à collier côté zone des perroquets
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Enclos des ours à collier côté volière cathédrale
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Ours à collier
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Je trouve dommage que l’enclos ait été dépouillé de ses végétaux. Il aurait ressemblé à une petite forêt et ici, le rendu est très dépouillé.

Le chemin de droite mène donc au restaurant chinois Le Temple des Délices. Il est bordé d’un magnifique jardin sinueux en pente qui permet de descendre derrière le restaurant et rejoindre la plaine de jeux et l’Orangerie, un autre point de restauration type McDonald’s.
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Le bâtiment à droite sur la photo suivante est l’aquarium. (Château)
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Détail de la toiture
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Vue du restaurant depuis le bas du chemin
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A ce niveau, on entre au restaurant par le premier étage, l’Orangerie se trouve au rez du bâtiment que l’on atteint en poursuivant le chemin sinueux. Le restaurant est un buffet à volonté avec entrées chaudes et froides, soupes, plats divers et desserts. On y trouve une cuisine asiatique originaire de plusieurs pays d'extrême orient. L’intérieur magnifique tout en bois prend place sur deux étages. Tout est construit par tenons et mortaises, sans clous ni vis. De par sa complexité, cette technique se perd et même en Chine, elle est peu courante.

Au niveau de l’entrée du restaurant, se situe la Cour du Marchand de Thé. Cet endroit est un des plus beau du parc. On y trouve La Maison des Saveurs qui propose des nouilles et des sushis.
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Détail architectural dans la Cour
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Dans la Cour, on trouve une rareté botanique dont le panneau explicatif a malheureusement disparu. Niché dans les rochers de la cascade, on peut admirer une variété de bambou assez rare dont les noeuds sont aplatis et donc plus épais que le chaume (la tige).
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Cour du Marchand de Thé (Restaurant Temple des Délices au fond)
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En quittant la cours en empruntant quelques marches, on passe devant le cabinet du docteur Wu. Dans ce lieu, on trouve des bassins en marbre avec des poissons pédicures garra rufa.
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On revient ensuite au chemin qui mène aux petit-pandas en longeant la volière cathédrale. On emprunte ensuite un petit chemin sur la droite qui même au coeur du jardin chinois.
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candlemass
 
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Re: PAIRI DAIZA 2018

Messagepar candlemass » Dimanche 24 Mars 2019 13:55

Entrée vers le jardin chinois via une porte de lune
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Dans cette partie, un chemin étroit en pente sous le couvert des arbres serpente vers le bas du jardin, au pied de l’enclos des pandas roux. Cette partie du jardin est plutôt centrée sur les végétaux, pierres et autres éléments architecturaux ou décoratifs. On y trouve quelques espèces animals. On longe l'ancien enclos des muntjacs. Les ouvertures dans le mur était autrefois obstruée par deux grosses tiges de bambous. Quand les muntjacs ont déménagé, ils ont été remplacés par les binturongs. A ce moment, des disgracieux grillages ont fait leur apparition sur les fenêtres. Depuis 2018, des chiens viverrins y ont élu domicile, un mâle et 3 femelles toutes blanches.
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En continuant de descendre, on arrive sur un belvédère qui surplombe l’enclos des loutres géantes. Il s’agit de deux mâles qui vivent maintenant au parc depuis quelques années. A la base un enclos pour les aligatores de Chine, le présentation a été abandonnée suite à des soucis techniques. Dans l’attente d’une zone sud-américaine, ces animaux vivent donc dans la partie asiatique. L’espace est loin d’être énorme, mais le bassin tout en longueur offre un espace aquatique correcte.
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Vue d’une porte d’entrée du jardin chinois ainsi que du Chemin de la Guérison. (chemin sous le toit vert) Le pont suspendu est celui qui provient de la volière cathédrale.
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Vue du belvédère des loutres géantes depuis le chemin de la guérison. On voit les parois vitrées de leur bassin.
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Sur la photo, on voit également une maison perchée dans un arbre. Il s’agit d’un “bureau” d’Eric Domb. Il se dit que ce dernier y dort mais il s’agit d’une légende urbaine.
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Juste à côté du belvédère (on le voit à gauche sur la photo suivante) se trouve la loge des gibbons à favoris blancs. Le couple est arrivé en 2017 avec une reproduction en 2018. Malheureusement, le petit est mort lors d’une chute. Leur espace intérieur a été aménagé dans l’ancienne maison des ibis chauves à laquelle une volière était adossée. Il est possible de pénétrer dans la maison et de voir l’espace interne via une baie vitrée. Un bébé est né en 2019.
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De la maison, on peut descendre via un joli double petit chemin vers le bas du jardin.
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Vue d’en bas. Restaurant asiatique à gauche, cabinet du docteur Wu au milieu et maison des gibbons à droite
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Chemin entre le restaurant et la maison des gibbons
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Restaurant chinois (Orangerie au rez et restaurant chinois aux étages 1 et 2)
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Maison des gibbons. On peut y apercevoir un tube en filet. C’est via cet élément qu’ils peuvent rejoindre leur île qui se trouve dans le chemin de la guérison.
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Le chemin de la guérison est un corridor qui évolue dans une grande partie du jardin chinois. Il y a un accès à hauteur du bas du restaurant, mais je reviendrai à ce lieu plus tard en commençant sa visite par l’opposé pour terminer par l’île des gibbons.
Vue du chemin de la guérison
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Le tout premier temple construit à Pairi Daiza est un temple bouddhiste qui se situe dans le jardin chinois. Il est possible aux visiteurs d’y brûler de l'encens. C’est à cet endroit que l’on trouve aussi la fameuse cloche que l’on entend résonner dans les lieux.
Temple bouddhiste
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Cloche (enclos des pandas roux à gauche)
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Jardin du temple
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Étang et cascade
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A hauteur de cet étang, en vis à vis, on a une vue sur le deuxième enclos des pandas roux qui se situe dans le Chemin de la Guérison.
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Un peu plus loin, vue sur l’enclos du cerf-cochon (Chemin de la Guérison)
Il y a un ruban rouge et blanc sur le haut de la clôture. Au moment de la photo, le cerf venait d’arriver et cela aide à éviter son évasion.
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Aux alentours du temple
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Juste après, on trouve le jardin Yin et Yang, aménagé en 2017. A la base, ce secteur était une plantation de thé, mais le climat belge n’a pas été propice à l’évolution des plantes.
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On trouve dans ce jardin une volière en cloche où vivent des loriots de Chine et des léiothrix
jaunes. Il y avait à la base également un couple de tragopan satyre, mais ils ont été retirés suite à l’étroitesse des lieux.
Loriot de Chine
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Léiothrix jaune
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Vue du temple Bouddhiste Taoïste depuis le jardin Yin et Yang
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Enfin, on termine avec une série de 5 sculptures dans le jardin des montagnes sacrées. Taillées en Belgique avec des pierres belges, elles représentent les 5 montagnes suivantes : le mont Tai, le mont Song, le mont Hua, le mont Heng du nord et le mont Heng du sud.
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Vue du temple Bouddhiste Taoïste depuis le jardin des montagnes sacrées. Les trous dans la façade grise ont été réalisés dans le but que des oiseaux sauvages puissent y nicher.
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On arrive ensuite dans la zone inaugurée en 2014 avec l’arrivée des pandas. On y pénètre de ce côté du parc via une tour chinoise qui précède un préau dans lequel on pénètre via des portes de lune.
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Ce préau offre un panorama sous vitre de l’enclos de la panthère des neiges. Il s’agit d’un mâle. La femelle est morte de maladie il y a peu et le double enclos a été réaménagé en un seul. Une femelle est arrivé de Thoiry et sera présentée en 2019. L’enclos devrait subir un réaménagement pour l’occasion. J’avais trouvé cet enclos assez petit, surtout que derrière, il y a tout un espace exploitable. On ne dirait pas sur les photos, mais les panthères peuvent grimper en haut des rochers pour s’y reposer.
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Panthère des neiges
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L’enclos suivant est celui des takins dorés. Les individus viennent du zoo de Liberec en République Tchèque. Ils sont les premiers représentants de cette sous-espèce en Belgique. Il y a eu une reproduction au parc mais le bébé n’a pas survécu. Leur enclos est herbeux et assez escarpé. Une cohabitation avec des bharals a été envisagée (et je crois réalisée) puis abandonnée sans en expliquer la raison.
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Les pandas géants sont arrivés le dimanche 23 février 2014 et on eu droit à un accueil digne d’un président, voir mieux. A l’aéroport, le premier ministre ainsi que d’autres représentants du gouvernement étaient sur place. Le convois a été escorté par la police jusqu’à Pairi Daiza et suivi en direct à la télévision, comme un Tour de France en juillet.

Cette euphorie était le fruit de mois de négociations acharnées entre le parc et la Chine afin de répondre au mieux au cahier de charge draconien pour accueillir l’espèce.

Mais cette arrivée a également soulevé un problème communautaire dans le pays nommé Panda Gate!

Cette affaire a fait couler beaucoup d'encre en Belgique. L’été 1987, un couple de panda géant a séjourné au zoo d'Anvers pendant 3 à 4 mois. Il s'agissait de Wan Wan et Xi Xi. Ils ont habité dans l’enclos des lions où ils sortaient à tour de rôle. Ce couple a en fait été prêté par le zoo de Xian en Chine. Une rumeur disait que le zoo d’Anvers aurait fait une demande dans les années 2000 à la Chine. Cette demande n’aurait pas abouti. Mais je ne suis pas certain de la véracité de cette information.

C'est bien des années plus tard que Pairi Daiza a lancé la longue et difficile procédure d'acquisition des pandas. Les problèmes ont commencé au moment de la finalisation de cette procédure. Pairi Daiza avait gardé son projet secret et quand le feux vert a été donné par la Chine, le volet politique est arrivé. La Chine signe toujours l'accord final avec le représentant du pays hébergeur. Dans ce cas précis Elio Di Rupo, premier ministre originaire de la ville voisine de Mons.

L'annonce de la signature de cette accord a été vécu comme un tremblement de terre par le zoo d'Anvers. Le zoo a de suite lancé une offensive dans la presse via sa porte parole qui reprochait que le zoo n'avait pas été prévenu de l'arrivée des pandas. Ils avançaient aussi leur expérience (de 3 mois il y a plus de 20 ans) avec cette espèce et le fait que le côté historique du zoo était un argument de taille. Le zoo a même été jusqu’à demander une réunion avec le premier ministre et Pairi Daiza afin de déterminer quel parc était le plus apte à accueillir les pandas.

A cela c'est ajouté l'intervention de quelques politiciens nationalistes, de la conseillère communale aussi douteuse que ses arguments au présidents de la formation qui insistait sur le fait que le Premier aurait favorisé un parc de sa région. Il affirmait aussi que la place des pandas n'était pas dans un parc d'attraction...

Anvers avait déjà stoppé son partenariat économique avec Pairi Daiza (avantages pour les abonnés des deux parcs) et il était clair qu’une sorte de concurrence commerciale se dessinait entre les deux parcs.

L’opinion publique n’a pas vraiment soutenu le zoo d’Anvers, ce dernier étant toujours dans les moeurs perçu comme une vieille ménagerie où les animaux sont enfermés dans de tout petits espaces. De plus, la révélation des énormes subsides que le zoo reçoit du gouvernement est mal passée dans le nord du pays.

Les deux parcs semblaient en guerre froide. Jusqu'à la naissance d'un éléphanteau à Planckendael. Pairi Daiza a félicité l'événement via Facebook et toutes les autres à coups de "nos amis d'Anvers". On peut dire que Pairi Daiza n’a pas eu de rancoeurs et eu le triomphe modeste.

A ce jour, aucun partenariat n'a repris. Les échanges EEP et autres ont toujours lieux.

Il faut pénétrer dans une grotte pour accéder aux espaces intérieurs des pandas. La technique de construction qui a été utilisée est probablement une première. Des sac de sables ont été disposés afin de représenter le “vide” de la grotte. Ils ont été recouvert d’un mélange de terre, sable et gravillons. On a ensuite placé la structure métallique sur laquelle on a coulé le béton. Il suffisait ensuite de retirer les sacs pour obtenir la grotte. Le fait que les sacs aient été recouverts du mélange de terre, donne un rendu effritable au touché.

Les deux espaces internes sont plutôt sombres, une parois de verre amovible permet de relier les espaces entre eux. Ils ont chacuns un petit puit de lumière ainsi que de grandes baies vitrées vers l'extérieur. Ils sont agrémentés de pierres et de diverses structures en bois. Chaque espace possède sa propre zone privative de medical training. Le parc a enregistré une naissance, Tian Bao, né le 2 juin 2016 suite à une insémination artificielle.
Espace interne du mâle Xing Hui (on ne voit qu’une partie de l’espace)
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Espace de la femelle Hao Hao
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Sortie de la grotte côté femelle
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Les deux enclos extérieurs sont en longueur et côte à côte, séparés par une double clôture et une plantation de bambou entre les deux. Cela permet des échanges olfactifs et sonores entre les animaux.
Enclos extérieur de la femelle.
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En continuant le chemin et en tournant deux fois à droite, on parvient à l’enclos du mâle.
Entrée vers l’enclos du mâle
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Depuis ce chemin, on a une vue sur l’enclos des cerfs du père David (Chemin de la guérison)
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Espaces extérieur du mâle
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A cet endroit, on revient à l’enclos des takins dorés. En revenant vers celui des panthères des neiges, se trouve la fin du Chemin de la Guérison. Je vais donc le commenter à l’envers mais ça n’a vraiment pas d’importance.

Le Chemin de la Guérison existe depuis la création du jardin chinois. Le long corridor prend place sur une ancienne promenade existante dans un marais composés d'îlots. Les différents îlots ont abrités une belles collections de grues et autres cigognes. Il y a également eu des kiangs et je crois des buffles asiatique où se trouve l’actuel enclos des takins. A l’époque, il s’agissait d’une petite plaine. Dernièrement, la zone a été fortement modifiée, perdant son côté sauvage et accueille cervidés, gorals et singes. Les aménagements ne sont pas toujours esthétiques et la zone a perdu de son cachet. Quelques grues ont quitté la zone pour d’autres lieux du parc. Mais certaines y vivent toujours et cohabitent parfois avec les nouveaux arrivants. L’ancienne valeur zoologique de cette zone à donc été maintenue au parc dans son ensemble. Une espèce de cette zone qui n’est plus présentée au parc est la cigogne noire.

Le premier îlots abrite une cohabitation entre un couple de binturongs, 3 femelles bharals (mouton bleu) et une grue à cou noir. Il y a eu un mâle bharal mais le parc n’a pas communiqué sur son sort. Les binturongs bénéficient d’un parcours en planches de bois qui évolue entre les arbres ainsi que de divers box en bois avec lampes chauffantes. Le rocher qui se trouve dans l’enclos s’y trouvait déjà. Cet enclos est entouré de faux bambous dont la couleur verte flashy est pour moi une faute de goût.
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Binturong
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Bharals et grue à cou noir
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Bharal
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Depuis 2018, le parc héberge 3 macaques japonais femelle qui ont été rejointes par un mâle. Il s’agit ici de l’ancien enclos des cigognes et des cygnes de Bewick. Au milieu de l’enclos, se trouve un énorme rocher dont tout un pan est occupé par une cascade. Les singes peuvent y grimper. L’enclos est très végétalisé et change énormément des fosses ou des rochers à singes que l’on voit ailleurs. Des bassins, que le parc appel “jacuzzi”, devraient contenir de l’eau chaude comme l’on trouve dans leur milieu naturel au Japon. Cet îlot a la particularité que l’on peut en faire complètement le tour. Le corridor se sépare en deux pour se rejoindre de l’autre côté de l’îlot.
Enclos des macaques japonais
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macaques japonais
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Sauf erreur de ma part, l’enclos suivant regroupe les anciens espaces des cigognes noires, jabirus et grues antigone. On obtient donc une surface assez conséquente pour les cerfs du père David. Suite à l’échec de la cohabitation avec les ours, ils ont au final gagné au change avec cet enclos composé de nombreux îlots. Ils ont été rejoint par deux muntjacs indiens et une grue du Japon. Les animaux bénéficient d’un pré-enclos.
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Muntjac indien
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Le dernier animal à être arrivé au cours de la saison 2018 est une femelle cerf-cochon. Elle a rejoint deux grues à cou blanc dans un enclos à tendance forestière avec petite plaine dégagée. Il pourrait contenir aisément un beau petit groupe de cerf. Il s’agit de l’ancien lieu de vie des grues de paradis. En 2019, la femelle sera rejointe par une femelle et un mâle.
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Grues à cou blanc
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Cerf-cochon
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Sortie du Chemin de la Guérison vers le petit temple bouddhiste
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Pairi Daiza avait annoncé espérer accueillir des singes dorés chinois en 2016. Je ne sais pas si le projet est toujours d’actualité. Le parc a toutefois accueillis une autre espèce de singe en 2018 : le langur de François. Il s’agit de 5 mâles que le parc héberge dans le cadre du projet EEP. L’enclos se trouve dans un endroit où le corridore forme une boucle. Des vitres ont été insérées dans les encadrements. L’intérieur a été aménagé avec quelques structures grimpantes. La loge de nuit des singes est un minuscule pavillon en bois. Point de vue espace, ce n’est pas exceptionnel. Je me demande s’il ne serait pas possible de leur donner accès aux îlots des cerfs du père David Mais ça nécessiterait sûrement beaucoup trop d’intervention pour les “contenir” dans l’enclos.
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Langur de François
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Une autre boucle contourne l’ancien enclos des grues demoiselles. Depuis 2017, on y trouve un couple de pandas roux. L’enclos convainc moins que le précédent dans le jardin chinois. Il possède quand même quelques arbres où les animaux peuvent grimper.
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Pandas roux
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On trouve aussi dans cette zone du parc, la réplique de la plus vieille maison de thé de Shanghai. Les architectes sont allés sur place et ont effectué un relevé complet afin de réaliser la maison dans ses moindres détails. On peut y consommer des glaces et divers thés.
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Façade latérale de la maison de thé
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L’îlot suivant est resté tel quel et est le dernier espace qui reflète l’ambiance qu’était le Chemin de la Guérison il y a encore quelques années, où les plantes sauvages donnaient le ton. On y trouve des grues du Canada qui déménageront probablement dans le projet The Last Frontier en 2019.
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Le dernier enclos se compose de 2 à 3 îlots. On y trouve le couple de gibbons à joues jaunes, un couple de gorals gris et des grues du Japon.
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La maison des gibbons se trouve de l’autre côté d’un étang et ils se rendent sur leur île via un tunnel en filet.
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Gibbon à joues jaunes femelle
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Goral gris
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Les gorals regagnent leur loge de nuit via un passage dans l’eau moins profond que le reste du bras d’eau qui entoure les îlots.

Derrière la maison de thé, se trouve le petit bois qui longe la dendre (rivière). Ce bois est resté tel quel depuis l’ouverture du parc et est un vestige de ce qui n’a pas encore été transformé. La surface est très humide et marécageuse. Il a été compartimenté afin d’héberger des grues issues du Chemin de la Guérison. On y trouve un couple de grues de Sibérie, ainsi que de grues antigone. Il y a également eu des grues du Japon dans cette zone. Un chemin en bois traverse ce magnifique espace boisé et j’espère que le parc le conservera ainsi. Les grues de Sibérie devraient déménager dans The Last Frontier.

Passage en bois dans le marais
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Enclos des grues antigone
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Grue antigone
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Grue de Sibérie
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Façade arrière de la maison de thé
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Du côté des grues antigone, on passe un pont qui arrive à la maison des koalas et permet de rejoindre un autre monde en traversant un passage à niveaux : l’Afrique.
candlemass
 
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Re: PAIRI DAIZA 2018

Messagepar candlemass » Dimanche 24 Mars 2019 13:59

IZILWANE SANCTUARY
La zone africaine ouvre en 2012 sous l'appellation Terre des Origines. Le parc possédait déjà quelques animaux issus de ce continent dont l’éléphant d’Afrique Suzy qui vivait avec les éléphants d’Asie. Avec cette nouvelle zone, le parc allait accueillir ses premiers fauves.

A la base, la “savane” abritait autruches, gnous, sitatungas et zèbres en cohabitations avec des maras et des antilopes cervicapres. Mais c’est deux dernières espèces s’échappèrent rapidement et vécurent en semi-liberté dans le parc. Il n’était pas rare de croiser des maras sur la pelouse dans la zone des perroquets et il arrivait qu’un petit groupe de cervicapres sautille entre les visiteurs en débouchant d’un bosquet vers un autre. La savane était immense, s’apparentant plutôt à un grand pré, allant des enclos autours du bateau au mur d’enceinte. Un grand bâtiment ressemblant à une grange abritait les animaux la nuit. Il a été englobé dans le projet et complètement caché par des rochers. Il me semble que le parc a hébergé un temps des cobes de Mrs Gray.

Je n’ai pas effectué de visite du parc en 2012. Je voulais éviter une nouvelle zone en travaux comme ce fût le cas pour des projets antérieurs. De plus, sauter un an permettait de de redécouvrir le parc sous un nouvel angle. Le budget investi dans cette zone a été colossale : 15 000 000 €, le double de ce qui était prévu.

Le parc a accueillis le Big 5 sur ses terres africaines : buffle, éléphant, léopard, lion et rhinocéros. Je ne sais pas à quel point le parc en a joué en 2012, mais j’ai trouvé la communication sur le Big 5 très discrète les années qui ont suivi.

On entre ici dans la zone africaine côté maison des koalas. On débouche directement sur l’enclos des gorilles et colobes guérézas.
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A la base il s’agissait d’une île à la végétation naturelle recouverte de hauts peupliers. La maisonnette à l'architecture typique servait déjà de loge au colobes guérézas. Avec l’arrivée des gorilles, il a été décidé que les deux espèces partageraient cet espace. Malheureusement, le projet à complètement rasé la basse végétation et amputé les peupliers de leurs sommets. Il faut préciser que ces dernières années, des orages violents ont frappé la Belgique durant les étés et de nombreuses chutes d’arbres ont eu lieu un peu partout dans le pays dont à Pairi Daiza. Le parc a d’ailleur développé une procédure d’évacuation en cas d’orage. Ainsi, de nombreux grands arbres ont été abattus ou élagués après une étude de leur état de santé. Les peupliers commencent à reverdir à leur base, mais le rendu final de cet enclos est assez pauvre en végétaux.
Enclos extérieur (photo avril 2017)
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Colobe guéréza
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Gorille des plaines de l’ouest
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Les gorilles des plaines de l’ouest sont arrivés en 2016. Deux infrastructures ont été créées pour les accueillir. Le parc espère ainsi répondre aux conditions du coordinateur qui souhaite un enclos pour un groupe reproducteur et un deuxième pour des mâles. Le but est à moyen terme d'accueillir des femelles, mais il faut pour ça du temps et de bons et loyaux services.

Le projet devait à la base représenter deux collines, je suppose avec un rendu assez naturel. C’est devenu ensuite deux volcans (les loges internes) qui, avec les différentes contraintes liées à l’espèce, ne ressemblent plus à grand chose. Personnellement, je trouve que ce projet est le plus mauvais du parc.

Pairi Daiza a réalisé ses volcans en faux rochers, chose à laquelle le parc n'avait pas trop habitué ses visiteurs. Le rendu est approximatif voir raté.
Entrée du premier volcan
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L'intérieur des volcans est circulaire avec un couloir externe en arc de cercle pour les visiteurs. On peut observer les gorilles à travers de grandes baies vitrées. Pairi Daiza a essayé d'accueillir au mieux ses primates. Substrat au sol, plantes, arbres, température contrôlée, brumisateur, l'espace est plus technique qu'il n'y paraît. Il y a aussi des loges annexes pour le medical training. Les plantes semblent tenir le coup dans ce volcan. Il y a également un puit de lumière et un éclairage chaud réparti dans l'espace. On pourrait se croire dans l'ombre des grands arbres de la jungle africaine. Mais, qui dit arbre dit évidement protection électrique. Et donc des réductions par-ci par-là de l'espace praticable pour les animaux. Enfin, différentes structures en bois complètent cet aménagement.
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Ce projet a été fortement critiqué sur les forums. C'est l'espace, que je trouve réduit du fait de l'imposante structure du volcan, qui pour moi me dérange le plus. Un projet plus classique aurait pour moi été plus optimale sur le plan fonctionnel. Par contre, ’ai vu beaucoup d'enclos pour gorille à travers l'Europe, et celui de Pairi Daiza est très loin d'être le pire.

Ce premier volcan abritait deux gorilles de 12 ans originaire de La Vallée des Singes, Sango et Lomako. Sango a quitté le parc pendant sa fermeture annuelle pour Berlin. Deux nouveaux mâles arriveront en 2019 : Tebogo du zoo de Dublin et Indigo du zoo de Jersey.

En sortant du volcan, on débarque sur une sorte de pont qui rejoint la berge à gauche avec vue sur le deuxième espace extérieur des gorilles.
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A droite, on pénètre dans Nosy Komba. Cet espace dédié aux lémuriens a ouvert en 2001 la même année que Madidi. On y trouvait 3 îles dont 2 où le public pouvait évoluer sur un sentier. Sur la plus grosse des 2 îles vivait un groupe de maki catta et sur la deuxième île, plus petite, des varis roux. La troisième petite île, inaccessible, abritait les varis noirs et blancs. Le deuxième volcan et son terrain externe ont pris place sur les deux petites îles. Il ne reste donc plus que la grosse île des makis catta où les 2 espèces de varis les ont rejoint. Les maisons des lémuriens ont été complètement refaites pendant les travaux pour les gorilles. Elles sont plus grande et l'aménagement interne semble plus fonctionnel. Bien que l’île des lémuriens a perdu une partie de sa végétation sur sa rive du côté du deuxième volcan, son centre est resté très végétalisé. Les lémuriens bénéficient donc d’un chouette espace forestier au milieu. Par contre, la construction des volcans a brisé l’intimité et l’immersion de la zone. Surtout que cette île offre un point d’observation sur les gorilles du deuxième volcan. Il y a donc toujours beaucoup de monde sur l’île.
Entrée sur Nosy Komba
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Sur la photo précédente, le premier bâtiment à gauche est une boutique. On y vend des souvenirs sur le thème des gorilles et lémuriens. On peut également acheter un seau de sable truffé de pierres colorées que les enfants peuvent passer dans des tamis (sous la structure en bois qui se trouve sur la partie gauche de la photo) pour les recueillir. Il n’est pas rare que les makis y entrent pour tout renverser. Il arrive aussi d’en trouver un assoupi dans les peluches. Donc, si vous choisissez une peluche qui vous mord où essaie de vous arracher le visage, remettez-là en rayon, elle n’est pas à vendre.
Photo suivante, “village” de Nosy Komba
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Maison de nuit des lémuriens
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Île des lémuriens
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L’île a un relief assez haut en son milieu, en témoigne cette cascade du côté des gorilles
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Les makis catta du parc font partie d’un groupe reproducteur et il y a des naissances chaque année. Les varis sont tous de sexe masculin.
Maki catta
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Vari noir et blanc
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Vari roux
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Chaque après midi a lieu un nourrissage en présence des soigneurs.

Vue de l’enclos des gorilles et colobes depuis Nosy Komba
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Un chemin circulaire contourne l'île. Il donne accès au village Tamberma et au deuxième volcan. Entre ces 2 accès, les visiteurs ont une vue sur l'arrière de l'enclos des sitatungas. Cette partie de l’enclos pentue et boisée leur offre intimité et libre accès au bras d'eau.
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Sitatunga
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Vue de l’enclos des sitatungas (à gauche) et île des lémuriens
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La deuxième île des gorilles est un peu plus étroite et posséde un peu plus de structures grimpantes. C'est par contre toujours aussi pauvre en végétaux.
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L'intérieur est semblable au précédent mais ici, les arbres semblent avoir souffert.
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On y trouve 3 gorilles mâles : Wazungu du zoo de Schmiding en Autriche et les frères Dayo et shomari du zoo d'Amsterdam.
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Pour ses grands singes, Pairi Daiza développe sur place toute sorte d’enrichissements/distributeurs afin de les stimuler pour accéder à de la nourriture.
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En sortant du volcan, on passe une passerelle sur l'eau qui mène aux hippopotames et leur bassin en aquavision.
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Une vitre immense d'un seul tenant offre une vue sous marine de ces gracieux nageurs. Le parc possède un couple et leur rejeton. Le parc a eu 2 ou 3 naissances. Il y aurait une autre femelle en backstage. Mais je n'en suis pas certain.
Photos de 2014
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Quand on monte ensuite au dessus, on commence la visite de la savane africaine. Dans le projet initiale, la savane africaine devait être en fait un ensemble de plusieurs enclos connectés. Hippopotames, rhinocéros et éléphants n'auraient jamais dû de se croiser. Seul les antilopes (et peut être les zèbres) auraient eu la possibilité de se déplacer d'un enclos à l'autre via de petites ouvertures. Mais la précipitation du chantier pour finir dans les temps aurait avorté le projet, se soldant par une présentation successive d’enclos plus classiques.

Le bassin des hippopotames et son bord sont pavés dans le but d'obtenir une certaine clarté. De puissants filtres filtrent l'eau en permanence. On trouve quelques poissons dans le bassin mais il n'y a aucune communication sur les espèces. Les hippopotames bénéficient également d'un petit espace sablonneux où se prélasser au soleil. Le premier enclos pour cette espèce situé aux abords du bateau était beaucoup plus spacieux. De plus, l’ajout du chemin de fer dans le fond de l’enclos ainsi que le pont qui passe au dessus du passage vers la loge de nuit a fortement réduit l’espace terrestre de l’enclos.
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Juste après se trouve l'enclos des rhinocéros blancs. Sauf erreur de ma part, les premiers individus viendraient d'une ferme sud-africaine. Mais des échanges de mâles ont déjà eu lieu avec d'autres zoos. Après une insémination infructueuse, le premier mâle présent au parc s'est reproduit avec une des femelles juste avant son départ. C'est le 22 mars 2016, jour des attentats de Bruxelles et Zaventem, qu'est né Sethemba, Espoir en zoulou, le premier bébé rhinocéros de Pairi Daiza. Pour 2019, deux autres bébés sont attendus.
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Les rhinocéros vivent en cohabitation avec un groupe de phacochères. Au départ parqué dans un enclos boueux encastré dans l'enclos des rhinocéros, le tout a fusionné après environs 2 ans.

Suite à la tragédie de Thoiry en 2017, le parc a décidé de réduire les cornes de ses rhinocéros la même année.

En vis à vis, on trouve l'autre partie de l'enclos des sitatungas. Cette partie est un peu plus dégagée et l'on y voit plus souvent le mâle déambuler alors que les femelles préfères la partie boisée. Cet enclos semble bien correspondre à ces discrètes antilopes. Elles bénéficient également d'un pré-enclos sablonneux où se trouve leur maison. En fin de saison 2018, ce pré-enclos abritait des moutons du Cameroun. Au cours de la saison 2018, on y a ajouté des marabouts et des grues de paradis.
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Maison des sitatungas
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Grue de Paradis
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A l’ouverture de la savane, les gnous ont été installés dans cet enclos suite à une altercation avec un zèbre. Les sitatungas n'ont donc pas directement profité de leur enclos.

La savane de Pairi Daiza a subit des modifications et des essais de cohabitations. Elle comporte 3 terrains. Deux répartis de part et d'autre du bloc de pierre (qui cache le bâtiment de nuit) et 1 dans le fond du deuxième.

A droite du rocher se trouve les deux éléphants d'Afrique, Suzy et Gitana. Suzy provient du parc Harry Malter. Ce parc belge a été fondé par les anciens propriétaires du cirque Piste, parce qu'ils n'arrivaient pas à se séparer de leurs animaux après la fermeture du cirque. Suzy, orpheline originaire du Botswana, y est arrivé très jeune et y a vécu 21 ans avant de rejoindre Pairi Daiza en 2010. Les infrastructures du parc Harry Malter n'étaient plus adaptées et Suzy était le dernier éléphant du parc. Il a donc été décidé de l'envoyer à Pairi Daiza. Malgré les années, elle conserve toujours un comportement stéréotypé.

Gitana provient d'une saisie judiciaire dans un cirque allemand. L'Allemagne a confié l'éléphant à Pairi Daiza. La cohabitation avec Suzy se passe très bien. Il n'est pas prévu que Pairi Daiza se lance dans la reproduction de cet espèce. Il n'y a en tout cas aucune infrastructure pour héberger un mâle. De plus les deux éléphantes sont d'un tempérament très calme. Toutefois, des modifications ont été apportées à la savane il y a quelques années afin d'en améliorer la sécurité de son périmètre. Si dans le futur le parc accueille d’autres éléphants africains, il est fort probable qu’il s’agira d’individus provenant d’un cirque.
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Suzy et Gitana
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Les sitatungas ont vécu de façon très discrète dans cet enclos ainsi que les autruches et dromadaires dans un enclos secondaire qui maintenant est une route de service entre les enclos pour rhinocéros et éléphants.

Il y a un projet de relier les deux savanes au niveau du rocher, mais la cohabitation entre les éléphants et les ongulés ne semble pas encore porter ses fruits. Cette partie a toutefois été adaptée dans le but de créer un large passage.
Rocher et cascade entre les deux savanes.
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La deuxième savane abrite les ongulés africains. On y trouve zèbres, gnous, koudous, impalas et blesboks. On y trouve aussi des grues couronnées noires ainsi que des pintades. Mis à part les zèbres et les gnous, les animaux peuvent franchir le fossé qui sépare le troisième terrain à l’arrière où vivent 3 buffles du cap femelle. Un couple originaire d'Anvers va les rejoindre en 2019. Il y aura aussi un oryx algazelle.
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Pintades de Numidie
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Zèbres de Burchell (sur le panneau, d’après zootierlist il s’agirait de zèbres de Grant)
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Grue couronnée noire
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Buffle du cap (on voit le fossé à l’avant)
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Gnou
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Damalisque à front blanc (blesbok)
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En vis à vis de la savane des éléphants, se trouve une terrasse qui contourne une sorte de large tour couverte de bois. Il s'agissait à la base d'un enclos technique dans le but d'isoler un lion, la maison des lions se situant en dessous de la terrasse.
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Cet enclos est devenu le gros point noire de la zone, souvent nommé la tour des léopards. On y a aménagé des passerelles pour créer différents niveaux pour ces bons grimpeurs. Bien que l'enclos ait reçu de bonnes critiques par des spécialistes, son côté austère a engendré un grand nombre de critique. Si bien que les 2 léopards ont été relocalisé dans un nouvel enclos l'année suivante. Un projet avait pourtant été dessiné à la base pour les léopards mais n'a jamais été concrétisé.

On y a ensuite logé temporairement les tigres blancs et ensuite les panthères nébuleuses dans l'attente de leurs nouveaux enclos respectifs. Le parc hébergeait 2 vieux léopards africains. A la mort de Nilli, son frère Nalli a terminé sa vie dans la tour où il est mort début 2019 à l'âge de 22 ans.

Depuis la terrasse, on a différents points de vue sur les enclos en contrebas ainsi que sur le village Tamberma où se trouve le restaurant Au Bon Foufou.
Enclos des lions
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Enclos des hyènes tachetées (lions à gauche)
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Hyène tachetée
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Vue au loin de l’enclos des guépards
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Sur les hauteurs, en vis à vis de la savane des ongulés, il reste un dernier enclos de bel taille pour les guépards. Le parc peine à reproduire l'espèce la femelle ayant des soucis aux ovaires. Elle a subit il y a quelques temps un traitement pour améliorer le problème.
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Il est possible d'observer leur enclos depuis le haut, au dessus de leur maison.
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Juste avant l'enclos des guépards, un chemin escarpé permet de rejoindre le bas de la zone. Le chemin offre de beaux points de vues sur l'enclos des guépards, des hyènes et sur celui des girafes.
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Enclos des guépards
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Enclos des hyènes (enclos des lions en arrière plan sur la deuxième photo)
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Les girafes (girafe de Rothschild) bénéficient d'un préau depuis 2018 où s'y trouve un poste d'observation pour les visiteurs. Il existe aussi un autre poste d'observation articulé autour d'un arbre. Elles vivent avec des watusis et des autruches.
Vue depuis la terrasse des lions (préau à gauche, arbre à droite)
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Préau et différentes vues depuis le préau
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L’enclos de nuit des girafes se situe dans le bâteau. L'inconvénient est que le chemin de visite passe entre l’enclos et le bateau. Je trouve dommage qu’elles n’aient pas bénéficié d’une nouvelle loge avec le projet africain. Un système de clôture amovible permet le passage des animaux le matin et le soir. Mais dans le cas où une girafe refuse de sortir, elle se retrouve donc coincée dans le bateau, ne bénéficiant que d’un mince couloir extérieur entre le bateau et le chemin de visite.

Le village Tamberma se compose de plusieurs cases africaines de différentes tailles. Parmis les plus grandes, on trouve le restaurant Au Bon Foufou qui sert des spécialités africaines, dont une quiche aux insectes. Le long de l’enclos des lions la zone repas se situe sous de grandes cases ouvertes.

On y trouve la loge des watusi et autruches et un enclos pour potamochère et mangouste jaune. Cette dernière espèce est arrivée en 2018 et y remplace les suricates. L’enclos est sablonneux, avec quelques rochers et arbustes.
Enclos des potamochère (date de 2016, c’est pourquoi on y voir des suricates)
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Mangouste jaune
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Derrière le restaurant, on trouve une volière avec des becs ouverts africain, bucorves du sud et marabouts.
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Bec-ouvert africain
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Marabout
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Volière des gris du Gabon (On y trouvait des inséparables)
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En vis à vis, on peut voir l’enclos des lions à travers un grillage
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En descendant vers l’île des lémuriens la maison des Sitatunga se situe sur la droite et à gauche, il y a un long enclos herbeux pour les tortues sillonnées.
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A l’opposé, le village lacustre africain est représentatif de l'Afrique de l'ouest francophone. Entièrement sur pilotis, on y trouve diverses cases aux thématiques différentes, du marchand de poulet, au chamame en passant par l'école.
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Bâti en partie sur l'ancien enclos des tapirs terrestres, le parcours sur pilotis offre une belle vue sur l'enclos des hippopotames nains. Le parc possède un couple qui je crois n'a pas encore été mis en contact direct.

Il y a deux enclos. Un grand avec une petite zone forestière et un plus petit qui ressemble plus à une plage. Chaque espaces possède sont point d'eau. Dans le plus grand, il y a également un groupe de pélicans blancs.
“Grand” enclos pour hippopotame nain
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Petit enclos
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C'est dans le grand enclos que vivaient les otaries à fourrure.

A côté, se trouve la volière des becs-en-sabot. Pairi Daiza est le premier zoo au monde qui a réussi à reproduire cette espèce. Les deux premiers oeufs ont éclos en 2008 et on été élevé à la main. Un troisième oeuf a éclos fin août, élevé par les parents dans un nid qu'ils avaient confectionnés en extérieur. Malheureusement, la température a chuté rapidement en septembre avec l'arrivée de grosses pluies et le petit n'a pas survécu. Il y aurait actuellement 4 becs en sabot au parc, 1 mâle et 3 femelles. Le mâle et une des femelles sont ceux nés au parc. Mais le parc annonce la présentation de 2 couples pour 2019.
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Les becs-en-sabot et les hippopotames nains vivent dans le bateau, nommé Mersus Emergo, notre prochaine étape.

LE MERSUS EMERGO
Le bateau abrite donc du côté Afrique les becs-en-sabot, hippopotames nains et les girafes.

De l'autre côté on trouve les îles qui faisaient partie du monde La Lagune en 2017. Il est difficile de savoir dans quel monde le bateau et ces îles se situent actuellement.

On peut pénétrer dans le bateau via un passage qui se situe du côté des becs-en-sabot. L'entrée de droite mène au pont via des escaliers et l'entrée de gauche nous amène à l'intérieur du bateau.

Le bateau est apparu en 2003. Il s'agit en fait de la réplique d'un baleinier. On y trouve la quasi totalité des reptiles du parc. La plupart des reptiles sont gérés par l'asbl Carapace. Cette dernière recueille des reptiles et invertébrés saisis par les douanes ou chez des particuliers et abandonnés. Ils sont disposés dans une longue succession de vivariums. Mais il y a également beaucoup de reptiles en backstage ou en quarantaine.

Le point négatif du bateau, outre sa laideur externe, est l'ambiance pesante qui y règne. Dans les couloirs sombres, l'air y est vraiment malsain et il y règne une odeur de renfermé.

La visite commence par un couloir droit dont les hublots à gauche donnent sur les loges des girafes.
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On tourne ensuite sur la droite et on franchit quelques pièces de type salle des machines et une sorte d'exposition d'objets saisis issus du trafic animale. On entre ensuite dans la partie des reptiles. Les noms des espèces sont indiqués sur des écrans et sont parfois manquants.

Il y a quelques vivariums assez artificiels comme celui des serpents des blés, connotant une salle des machines.
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Différents aquariums abritent des tortues d’eau et batraciens.
Tortue hargneuse
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Tortue pseudogéographique
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Tortue à cou de serpent
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Grenouille en forme de feuille (nom non communiqué)
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Il y a ensuite un pièce avec des vivariums de différentes tailles et des bacs au centre de la pièce.
Crapaud psychédélique (photo), dendrobate doré, rainette marsupiale des Andes
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Couleuvre ratière
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Bacs au milieu de la pièce
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Cobra des forêts
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Cobra du cap
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Espèce de boa non communiquée
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On trouve ensuite de plus gros vivariums.
Tortue léopard et varan des savanes
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Python améthyste. Dans ce vivarium, on trouve aussi des diamants mandarins
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Tortue charbonnière (cohabite avec une espèce de boa)
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Python réticulé
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Alligator et tortue à tympans jaunes (?)
On peut en faire le tour via une plateforme en vision directe
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Agame aquatique et tortue forestière asiatique
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On trouve une deuxième espèce de tortue dans ce vivarium
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Tortue grecque
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Le chemin de visite commence à monter par palier.

Cistude d’Europe et tortue d’Hermann
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Tortue terrestre (espèce non communiquée, tortue à soc?)
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Zonosaure de Karsten et pyxide arachnoïde
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Tortues charbonnières et iguane vert
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On trouve également une espèce de caïman dans cet enclos
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Varan des sables
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Tortue boîte à 3 carènes et couleuvre ratière de Taiwan
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Iguane (espèce non communiquée)
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Tortue de Hamilton et python molure
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Couleuvre souffleuse jaune
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Mur des invertébrés
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On peut y voir : mygale à deux couleurs, punaise à deux gouttes, mygale avicularia metallica, scorpion géant d’Arizona, carabe, mygale de Smith, ténébrion, veuve noire, mygale saumonée.
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Tortue d’Egypte
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Tortue plate et cordyle
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Cordyle
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Ancien vivariums des varans de Komodo.
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Tortue rayonnée
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Tortue à soc
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Gecko diurne de Madagascar et caméléon panthère
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Gavial du Gange, arrivé en 2018
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Locaux internes et quarantaines
Bébés tortues nés au parc
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Zone interne avec autres reptiles non visibles
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Dans les toilettes, on trouve aussi un vivarium avec une espèce de batracien (theloderma corticale?)
Toilettes homme
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Vue des locaux internes depuis les toilettes
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Il y a quelques années, il existait une pièce avec des serpents en libertés que l’on pouvait traverser.

A la fin de la visite il y a un snack avec une salle de restaurant. On est ici à hauteur du pont du bateau qui fait en partie office de terrasse pour le snack. En faisant le tour du bateau, on peut avoir des vues sur les différents enclos et zones autour du bateau.
Enclos des hippopotames nains et village lacustre
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Volière des becs-en-sabot
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Enclos des girafes
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Chemin d’accès sinueux vers le préau des girafes et le haut du temple cambodgien (panthère de Java). En 2019, un jardin sensoriel y prendra place.
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Temple cambodgien (temple des tigres)
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On a ensuite des vues plongeantes sur New Madidi, les îles (de contacts) aux singes


NEW MADIDI
On pénètre sur les îles de Madidi via un pont spécialement conçu pour empêcher que les singes ne le traversent. La première île se situe sur ce qui a été le premier enclos des éléphants d'Asie. Elle est beaucoup moins végétalisée que l'ancienne île de Madidi. Dans la zone de l'île la plus éloignée du bateau, les arbres y sont présents depuis des années. Cette zone a donc un côté plus sauvage et plus haut que le reste. Par contre l'autre partie de l'île a été réaménagée avec des plantations pas toujours adéquates, comme des palmiers. Leur lente croissance ne contribue pas à obtenir rapidement un milieu plus "jungle". Par contre, les végétaux côté bateau, où les saïmiris rejoignent leurs loges de nuit via des troncs de bambous, se développent beaucoup mieux. Sur la première île vivent des saïmiris à tête noire.
Première île de Madidi Image

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3 fois par jour, il y a une séance de nourrissage avec les soigneurs.

La deuxième île joignable par un autre pont abrite un couple de singes hurleurs noirs. Il y a un deuxième mâles qui est séparé car il est assez agressif envers les autres. Il devrait d'ailleurs quitter le parc. La cohabitation avec les sakis à face blanche devait se dérouler sur cette île. Lors des travaux à Nosy Komba, les lémuriens ont vécu sur cette île. Ici aussi c'est la “vieille” végétation de l'enclos qui semble mieux correspondre aux singes qui passent leur temps dans les hauts arbres au détriment des nouveaux. Ils n’en descendent que pour s’alimenter. De plus, une plantation d'arbustes mort a été placée au milieu de l'enclos sans réel intérêt pour cette espèce. Cet endroit était l'enclos des hippopotames et ensuite d'un tapir malais mâle qui a vécu quelques mois au parc.
Île des singes hurleurs noirs
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Au bout de l'île, un joli ponton offre un joli panorama sur l'île des siamangs. Cette île est présente depuis le début et devait accueillir des atèles pour remplacer les siamangs en 2018. Ainsi, l'archipel aurait parfaitement été dans le thème sud-américain. Les siamangs devaient déménager chez les orangs-outans mais, une grossesse surprise chez ces derniers à empêcher le déménagement. Il y avait une crainte de générer un stresse pendant la grossesse avec l’arrivée de nouveaux animaux.
Île des Siamangs
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Un petit groupe familiale vit depuis plus de 10 ans sur cette île. Le petit dernier est né en 2018. Leurs chants s'entendent dans tout le parc quand ils grimpent tout en haut des poteaux de bois.
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On regagne la sortie via un autre passage sur l’île des saïmiris.
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A cet endroit, se dresse le majestueux temple cambodgien qui fait partie du monde de Kerajaan Ganesha.
candlemass
 
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Re: PAIRI DAIZA 2018

Messagepar candlemass » Dimanche 24 Mars 2019 14:01

KERAJAAN GANESHA
Le royaume de Ganesha a été inauguré en 2009. Il a nécessité plus d'un an de travaux. Le temple est entièrement composé de pierres volcaniques importées de Bali. Toutes les statues et ornements ont été taillés sur place par des artisans indonésiens. Le temple hindouiste balinais est probablement le seul du genre en Europe. Le temple étant béni, sa visite est réglementée selon des rites et coutumes. C'est pour cela qu'une partie est inaccessible aux visiteurs. La communauté balinaise de Belgique peut bénéficier du temple pour leurs cérémonies religieuses.

Malgré la taille du projet, le parc n'y a pas développé une attractivité zoologique marquante. Les éléphants asiatiques sont arrivés la même année, et malgré le fait que leur bain en public se passait dans une partie du temple, ils ne faisaient pas réellement partie du projet. Et si c'était le cas, la communication du parc a fait défaut.

L'Asie du sud-est s’est donc invitée au parc avec les macaques des Célèbes, paddas de Java, étourneaux de Bali, eperonniers Napoléon, calaos papous, écureuils à ventre roux, petit-kanchils, porcs-épics et buffles asiatiques. Autour de la “pyramide”, on trouvait des loutres asiatiques et des... suricates.

Le coût de l'investissement de cette zone a certainement joué sur le fait que le parc y a présenté une collection réduite. De plus, les espèces présentées entraient dans le cadre des compétences de l'équipe zoologique de l'époque.

La zone a subit quelques modifications et y a depuis accueilli ses premiers grands singes. Toutefois, on ne peut que regretter de ne pas y avoir développé à fond le projet avec des espèces comme le tigre de Sumatra, le tapir malais, le babiroussa, l'anoa. Il y avait moyen aussi d'accueillir une multitude de petites espèces. Le projet a vraiment manqué d'ambition et malgré sa beauté inégalée, le manque de vision à long terme y est très marquant.

Je vais présenter Kerajaan Ganesha en 3 étapes. La première avec Ganesha (rizières et temples), ensuite le Temple des Tigres pour terminer avec la Réserve des éléphants.

Le temple de Ganesha repose sur une butte dont le versant est garni de rizières où des plants de riz y sont plantés chaque année par des élèves d'une école d'horticulture.
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Un enclos pentu en forme de corne qui se termine dans un bassin d'eau abrite des buffles asiatiques. Il existe un passage sous un pont, au niveau du bassin, le long de l'enclos qui communique avec le lac du parc. Actuellement, ce le niveau du bassin est plus haut que le niveau du lac grâce à un moyen de contention de l'eau. Il existe un projet d'ouvrir ce passage pour permettre aux buffles de bénéficier du lac dans une zone clôturée au bord de la rive.
Vue depuis le haut de l’enclos
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Depuis au moins 2 ans, les buffles partagent leur enclos avec 4 sangliers des Visayas femelles arrivées de France 2 par 2.
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Dans le projet initiale, il n’y avait pas de rizières mais des terrasses couvertes d’herbe et de plantes. C’est plus tard que les terrasses ont été transformées en rizière.

Un escalier central monte vers les hauteurs du temple. De l'autre côté de l'escalier on trouve une autre rizière et juste après, les hautes baies vitrées de l'enclos des macaques des Célèbes.
Rizières côté macaques des Célèbes. La cabane est un grenier à riz Toraja, ramené d’Indonésie par Eric Domb. Malheureusement il a été complètement détruit lors de vent violents la nuit du 10 au 11 mars 2019. Ce grenier à riz était un hommage de Pairi Daiza à Devi Sri, déesse balinaise du riz.
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Enclos des macaques des Célèbes
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L'escalier central mène directement au temple. Il est possible sur la droite d'accéder à l'enclos des macaques des Célèbes en empruntant un autre escalier.
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En empruntant à droite, un passage étroit dans la gueule d'une sculpture de bois mène les visiteurs vers les hauteurs du temple. La caverne contient quelques objets ethniques des cultures Asies-Océanies.
Entrée
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Caverne
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Sortie dans le haut de la zone
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L'espace aurait pu être exploité pour des reptiles d’Asie du sud-est ou encore un nocturama.
Le haut du temple est consacré à quelques espèces animales. Le nombre d'espèce s'est fortement réduit ces dernières années.

Parmis les espèces qui y vivent depuis le début on trouve donc les macaques des Célèbes dont l'enclos est visible par le haut à cet endroit. Le parc ne possède que des mâles. Il y a quelques années, le groupe reproducteur de Planckendael aurait dû rejoindre Pairi Daiza, mais le projet ne s’est jamais concrétisé.
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La plage au bord du lac est le lieu du “nouveau” bain des éléphants. J’y reviendrai plus tard.
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Il était possible à l'époque de voir les loges intérieures des macaques des Célèbes, mais elles sont maintenant occultées.
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Vue des rizières et du parc depuis les loges des macaques (phare, château, restaurant chinois. Volière australienne en avant plan)
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Rizière
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Depuis 2018, les volières des paddas de Java et des étourneaux de Bali / eperonniers ont été transformées en 2 vivariums pour les 3 varans de Komodo du parc. Des écureuils à ventre rouge y ont également vécu.
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Un peu plus loin vivaient des chevrotins en cohabitation avec une espèce d'écureuil asiatique et des calaos papous possédaient leur volière à l'arrière. Après modification, on y trouve des wombats. On pénètre maintenant dans un couloir sombre. Deux terriers superposés contre une vitre permettent d'observer les wombats comme s'ils étaient sous terre. Les terriers donnent accès à deux espaces extérieurs qui peuvent être séparés. Il y a actuellement 3 wombats. Leur déménagement à Australis Cape (en projet) ne semble pas à l'ordre du jour.
Terriers dans l’ancien enclos des kanchils
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Enclos extérieurs sur l’ancienne volière des calaos papous.
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En vis à vis on trouve les porc-épics à crête, une des espèces du début de Ganesha. Leur enclos de sable a récemment été agrandi.
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Le temple béni s'appelle Agung Shanti Bhuawana. C'est ici que la communauté balinaise de Belgique peut pratiquer ses rites. Il a été conçu selon des calculs symboliques, numérologiques et astrologiques.
Temple Agung Shanti Bhuawana
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Intérieur du temple (fermé au public)
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Au dernier étage se trouve un temple en forme de pyramide : le temple des fleurs ou Candi Kurung qui représente l'air et le vent. Une magnifique cascade coule sur l'un de ses flancs.

Les suricates et loutres asiatiques ont vécu dans les extrémités arrières du temple. La partie arrière centrale devait accueillir les varans de Komodo mais le projet n'a jamais abouti. Les binturongs ont également vécu où vivait les suricates.
Candi Kurung
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Vue vers le bas de Ganesha depuis le temple des fleurs
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En 2016 et 2017, Pairi Daiza a accueilli des orangs-outans de Sumatra. Ujian, Sari et leur petit Berani sont les derniers à avoir rejoint le parc en provenance du zoo allemand d'Heidelberg. Ils vivent dans le temple des fleurs qui a été spécialement réaménagé pour eux. L'infrastructure regroupe tous les enclos qui y ont existé ou étaient prévu dans le lieu.

Un temple de la religion hindoue Jaïn y a été reconstitué en marbre blanc du Rajasthan.
Espace visiteurs
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Loge interne des orangs-outans.
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Sculptures dans le chemin des visiteurs
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Les 3 orang-outans bénéficient d'une grande île toute en longueur ou différentes structures sont reliées à de grands arbres par des cordages. Une cabane avec un distributeur de noix se tient au bout de l'île.
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Berani
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Une cohabitation avec les loutres asiatiques a été abandonnée après quelques semaines. Je suppose que le parc va les reloger ailleurs. Elles vivent actuellement dans un local sous terre près du temple et sortent en alternance avec les orang-outans.

On trouve du côté de la cascade un village de Timor. On y trouve des gazebos, sorte de petits pavillons en bois sculptés, idéal pour y prendre son pic-nic. On y trouve énormément de sculptures en bois du folklore locale. De nombreux artisans indonésiens ont sculpté le village à Pairi Daiza.
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Un peu plus haut se trouve la maison de l'artisan. Cette maison est composée de colonnes de bois provenants d'une véritable maison thaï en partie détruite par un incendie.
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La maison de l'artisan est sur pilotis. On y accède par un escalier et on peut y admirer d'innombrables sculptures en bois. Une étable a été construite à l'arrière et laissait présager la présentation des cervicapres ou d'un cervidé asiatique. Mais un tout autre projet y a vu le jour. L'étable a été rasée et un bâtiment pour orangs-outans a été construit.
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Temple bouddhiste dédié aux éléphants.
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Le bâtiment pour orangs-outans est bordé de baies vitrées d'où on peut regarder les animaux en déambulant sous la maison de l'artisan.
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Par rapport au temple des fleurs, il y a un côté moins scénographique. Il y a deux espaces dont un plus petit qui devait abriter les siamangs. La hauteur correspond à deux étages. Dans l'ensemble, la taille n'est pas exceptionnelle.
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Partie qui devait être dévolue aux siamangs et dont le couple bénéficie également.
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Les orang-outans de Sumatra présents sont Gempa et Sinta, les premiers à être arrivés au parc en 2016. Ils se seraient choisis par écrans interposés et ca marche vu qu'un bébé a vu le jour en novembre 2018. Il se prénomme Sangay.

Ils possèdent également une île (ou plutôt une presqu'île vu que le fond est entouré de parois de verre) assez chargée en arbres, cordes, structures et éléments décoratifs qui ont une fonction de structures grimpantes.
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Sur plan, le projet montrait un lien via une corde entre les deux îles, passant au dessus des visiteurs. Ce détail n’a pas été réalisé.

Il était prévu que les siamangs rejoignent Gempa et Sinta mais l'idée a été abandonnée quand cette dernière est tombée enceinte. Certainement dans le but d'éviter le stresse de l'arrivée d'une nouvelle espèce en cohabitation. Je ne sais pas si cette idée est toujours d’actualité pour les mois à venir ou pas.

De retour au temple Agung Shanti Bhuawan, un chemin longe le temple, surplombant la rizière et mène au bain des éléphants et au temple Cambodgien.
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Vue du temple depuis ce chemin
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Vue sur les rizières depuis ce chemin
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Le chemin arrive au dessus de l’enclos des buffles et des visayas
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Bassin des éléphants à la fin du chemin
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Vue du bassin de l’opposé
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Parmis les nombreux éléphants qui vivent au parc, seul deux utilisent ce bassin et participent à une activité de nourrissage de l'autre côté du bassin, au pied du temple des fleurs. Il s’agit de Mala et Aye Chan May qui a donné naissance début 2019.
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En 2015, le parc a modifié la partie de Ganesha du côté du bateau. Les éléphants quittant définitivement le bateau l'accès à leur bain devenait inutile de ce côté. Une petite partie de Ganesha a donc été détruite et on y a dressé un temple Cambodgien. Si fidèle, que des nationalistes de ce pays se sont attaqués à Pairi Daiza sur les réseaux sociaux, accusant le parc d'avoir démantelé un temple au Cambodge avec la complicité du gouvernement de ce pays pour le reconstituer en Belgique...
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Le parc a accueilli 2 tigres blancs, certainement dans le but de faire le buzz économique. Une des craintes d'Eric Domb serait de voir son parc déserté par les visiteurs. Il aurait été plus judicieux d'accueillir un couple de tigre de Sumatra plutôt que de présenter une avarie génétique entretenue par l’homme. S'il est vrai que l'information sur le leucisme est présente, le choix de présenter ce genre d'animaux n'a rien de louable. Au lieu de parler des autres sous-espèces menacées le parc ferait mieux de consacrer cet espace à l'une d'entre elle. De plus, le parc va jusqu'à utiliser l'appellation ridicule "tigre blanc royale" au lieu de tigre du Bengal. Il s'agit ici d'un frère et d'une soeur. La reproduction n'est donc heureusement pas envisagée.

Le terrain des tigres blancs est en forme de "L". Il est possible de le séparer en deux en fermant des portes vitrées. Il faut savoir qu'à l'ouverture du projet, les panthères nébuleuses ont vécu dans la partie haute de l'enclos, les tigres ne bénéficiant que de la partie en pente le long d'un grand plan d'eau. L'année suivante, avec le départ des panthères pour un autre lieu, ils ont pu bénéficier de l'entièreté du terrain.

L’enclos des tigres peut être observé par le haut.
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Partie haute de l’enclos
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Partie basse le long du point d’eau
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En empruntant un escalier entre le temple et l’enclos des buffles asiatiques, on accède à un corridor ouvert (en face de Madidi) avec une vue plongeante sur l’enclos. Le corridor tourne ensuite à droite et est garni de baies vitrées qui donnent directement dans l’enclos. Le grand plan d'eau est alimenté par une source naturelle.
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Dans l'ensemble, ça manque cruellement de végétaux. Et les hauts murs ne permettent pas une exposition solaire suffisantes pour une bonne croissance des végétaux.

Un grand chemin pavé monte du temple des tigres jusqu'au temple d'Ani, reliant ainsi le Mersus Emergo aux hauteurs de Kerajaan Ganesha. Pour cela, il faut passer sous la haute tour cambodgienne. Les tigres blancs se trouvent le long du chemin à droite et plus haut à gauche on trouve une autre partie de temple qui est en fait la première partie construire. On y trouvait les 2 léopards africains... en Asie.
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En 2018, une panthère de Java y est arrivée. Le mâle assez timide et discret, nommé Pelangi est déjà une star chez les nombreux photographes du parc.
Son enclos devrait subir des modifications pour 2019. Les loges de nuit sont probablement en lien avec les loges des guépards que l'on trouve juste derrière.
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On arrive ensuite au temple d'Ani, un temple nommé en l'honneur d'un éléphant mort au parc.

Les premiers éléphants d'Asie sont arrivés à Pairi Daiza en 2009. Ils vivaient sur un terrain juste à côté du bateau où leurs box de nuits s'y trouvaient. Petit à petit, au gré des arrivées, des terrains limitrophes se sont ajoutés ci et là, à l'endroit où se dresse maintenant le temple des tigres. L'arrivée des éléphants a été assez hasardeuse et a parfois fait preuve d'incompétence et de manque de professionnalisme.

Le parc à reçu 3 femelles Claudy, Sandry (04/2009 à 11/2012) et Rani (11/2012 à 11/2015) du Knie's Kinder Zoo dans le but de tomber enceinte à Pairi Daiza et d'ensuite retourner en Suisse. Ce n'est pourtant qu'en 2015 que le cirque Knie a pris la décision de retirer les éléphants de ses spectacles et de se lancer dans l'élevage à vocation conservatoire. Et ce n'est pas un secret que les éléphants du Knie’s Kinder Zoo partaient en tournée avec le cirque. Pairi Daiza a été accusé par des associations de protection des animaux d'aider à reproduire des éléphants pour les cirques.

Il y a eu Sammy d'Amersfoot aux Pays-Bas (07/2009), mâle nerveux et réputé assez difficile. Un autre mâle, Po-Chin, est arrivé de Bellewaerd (04/2010) ainsi que Mala, une femelle âgée de 48 ans en provenance du zoo d'Hambourg (07/2012).

La plus surprenante arrivée fût le couple d'éléphants de Sumatra, Valentino et Ani. Ce couple est arrivé en août 2009 du Taman Safari à Bogor, en Indonésie. Les 2 éléphants étaient encore jeunes à leur arrivée. De plus il y avait Suzy, l'éléphante d'Afrique (arrivée en 08/2010) qui était au parc avant la création du monde africain. Elle a donc vécu une grande proximité avec ses cousins d'Asie.

Le premier drame a été la mort soudaine de Sammy, seulement 3 mois après son arrivée. Ensuite une erreur du parc fût fatale à la jeune Ani. Il faut savoir qu'à l'époque, le parc ne possédait pas les infrastructures dont les éléphants disposent actuellement. De ce fait, les différents éléphants ont été mélangés. Il semblait clair pourtant que le parc allait se lancer dans la reproduction de l'éléphant de Sumatra avec les deux individus confié par le zoo Indonésien. Mais avec seulement deux individus de cette sous-espèce et les éléphants étant des animaux sociaux, il a été jugé bon, peut être naïvement, de les rassembler.

Ainsi, Ani et Sandry sont tombées enceinte de Po-Chin. Le parc n'a pas semblé se soucier du problème d'hybridation, célébrant cette nouvelle sur les réseaux sociaux.

Malheureusement, en 2013, des complications sont arrivées avec un dénouement très triste pour Ani. De par son jeune âge mais aussi peut-être à la petite taille de sa sous-espèce par rapport à un éléphant du continent, le bébé était trop gros pour la mise à bas. Le bébé a fini par mourir et une intervention a eu lieu pour le faire sortir. De cette intervention, Ani est morte quelques jours plus tard en mars 2013. Sandry (enceinte) et sa mère Claudy avaient déjà quitté le parc pour la Suisse. L'absence de ces naissances tant attendues jeta un voile sombre sur le parc.

Cet événement a été un choc pour le parc. Mais a aussi soulevé beaucoup d'interrogations sur sa capacité à garder de tel animaux.

Des années auparavant, deux éléphants de Sumatra femelles étaient arrivées au zoo de Halle, également du Taman Safari. Elles ont ensuite été transférée au Tierpark de Berlin où Valentino les a rejoint en septembre 2014. Tous les éléphants de Sumatra européens vivent maintenant au zoo de Madrid depuis septembre 2015. A noter qu'au Tierpark il y aurait également eu de la reproduction "hybride".

Quelques mois après la mort d'Ani (en 2013 donc), le parc inaugurait un nouvel espace pour les éléphants. Le temple qui sert de bâtiment de nuit, aux inspirations indienne et moghole, fût baptisé Temple d'Ani.

Au début de la saison 2013, il restait au parc Rani, Mala, Po-Chin et Valentino. Ils furent rejoint par Aye Chan May (07/2013) et son fils Khin (parti depuis septembre 2014 au zoo d'Heidelberg) en provenances du zoo de Cologne.

Certains éléphants demeurèrent aux abords du bateau jusqu'en 2015, jusqu'à la fin des travaux du temple des tigres. Un mur en béton temporaire les protégeait des nuisances.

Peu à peu les pachydermes intégrèrent le temple d'Ani. Bien que magnifique, cette écurie à éléphants était, pour moi, une aberration anachronique. Alors que la plupart des zoos développent des grands espaces internes pour leurs éléphants, Pairi Daiza a construit un temple pour éléphants comme on le faisait au milieu du siècle passé. De plus les espaces extérieurs n'étaient franchement pas géniaux. Composés de sables avec quelques troncs, ils sont bordés d'un fossé d'eau dont l’accès n'est pas permis aux animaux, malgré les marches qui y pénètrent. Cela dit, les fossés ne sont de toute façon pas bien larges. Un chemin mène directement au temple entre les deux enclos. Il n'est pas possible de pénétrer dans le temple mais on peut y voir une salle dont le centre est une sorte de bac à sable. Les éléphants y prennent souvent un repas. Je ne sais pas si elle a été utilisée comme loge de nuit. Se trouvant au milieu du temple et face au chemin, la salle fait un lien entre les deux loges de part et d'autre du temple. Le(s) mâle(s) se trouvaient dans l'enclos de droite et les femelles à gauche (enclos le plus grand). Une partie du fond a ensuite été clôturée pour Valentino avant son départ. Ensuite, on y a souvent vu Rani, Mala et Aye Chan May. Chaques ailes du temple comportent probablement au moins deux loges internes. Je suppose donc qu’elles ne doivent pas être de tailles exceptionnelles.

En février 2014, un colosse a débarqué du zoo d'Amersfoort. Chamundi s'est installé dans la partie droite du temple. A ce moment, je me suis demandé si le temple n'avait pas été conçu à la base pour les petits éléphants de Sumatra. Car, j'ai appris que lors de sa première nuit, Chamundi avait arraché tout ce qui était au plafond de sa loge de nuit. Apparemment, le bâtiment n'avait pas été conçu pour un éléphant si grand... Chamundi, d’apparence très calme est un éléphant peu sociable. Il peut aussi faire preuve de douceur et de finesse, comme quand il attrape un par un avec sa trompe de minuscules pétales qui flottent dans le fossé d'eau.

Temple D’Ani
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Enclos du temple partie gauche (groupe familiale)
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Enclos du temple partie droite.
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Au départ réservé aux mâles, les dernières occupantes de l’enclos de droite sont Jana et Praya. C’est deux femelles asiatiques proviennent du zoo d’Amiens. Elles se seraient très bien adaptées au parc et il est envisagé de les intégrés dans le groupe familiale. Des gaurs ont été annoncés dans le temple pour la saison 2019, probablement dans cet enclos. Il faut savoir que le parc devait accueillir des rhinocéros indiens dans le temple. Suite au projet de la Réserve (à suivre), le temple devenait obsolète. Mais le département architecture aurait été contre l'idée. Dans les vieux zoos, on voit souvent un bâtiment construit pour une espèce en particulier et ensuite reconverti pour d'autres espèces, parfois plus petites. Par exemple quand les nouvelles normes imposent des règles impossibles à réaliser dans le bâtiment. L'équipe a voulu éviter ce genre de phénomène. Pourtant, l'idée n'était pas mauvaise.

Temple d’Ani
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Eléments de décoration du Temple d’Ani
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En face des enclos, on trouve un parterre d’herbe et quelques arbres qui sont encore épargnés d’un éventuel nouvel enclos. Du côté de l’enclos de la panthère de Java, on trouve un snack réparti dans deux cabanons en bois.
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Ce bassin d’eau devait à la base accueillir un restaurant thaï sur pilotis. La dalle de pierre sur la droite est en fait le toit de la loge interne du bâtiment de nuit des loutres asiatiques. Elles bénéficient d’un chemin d’accès vers l’enclos des orangs-outans du temple des fleurs. Il serait bien de créer un accès vers ce bassin, ainsi elles bénéficieraient d’un enclos extérieur permanent.
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Le parc a donc décidé de créer une réserve pour éléphants qui a ouvert au cours de la saison 2015, dans le but de participer activement au programme EEP de l'éléphant d'Asie. Pour la première fois, alors qu’on avait toujours garanti le contraire, Pairi Daiza s'est développé extramuros. On parlait d'une savane avec un vrai bâtiment intérieur dont la taille était à la mesure de ses hôtes. Le projet était en tout cas prometteur.

Ce projet annoncé en 2014, s’est concrétisé à la fin de la même année avec l'arrivée de 5 éléphants du zoo d’Hanovre. Une matriarche nommée Khaing Hnin Hnin, ses 3 filles Farina (enceinte), Soraya et Malay et sa petite fille Amithi (fille de Farina).

Mais s'était sans compter les envies d'Eric Domb... Car ce qui devait être un super projet devint une cacophonie d'idées qui ont complètement dénaturé l'idée de base.

Il faut savoir que la nouvelle route d'accès au parc passe non loin derrière la muraille. Ce qui signifie que en fin de compte, on n'y bénéficie pas d'une profondeur extraordinaire.

Je pensais que le parc allait percer la muraille qui se trouve juste derrière le temple d'Ani et prolonger ce dernier. Offrant ainsi une vision sur les installations internes en prévision d'une éventuelle ouverture en hivers. De plus, un accès au toit aurait pu offrir un beau panorama sur l'enclos extramuros.

C'est finalement un bâtiment de type agricole industriel qui a été construit avec j'imagine les adaptations nécessaires aux éléphants. Par contre, il fut décidé que le train passerait dans la réserve. Ce qui rétrécit énormément la surface disponible. Le train passe dans le fond de l'enclos puis devant le bâtiment des éléphants (l’enclos du mâle se situe entre le chemin de fer et le bâtiment). Il ne faut pas être plein de bon sens pour savoir qu'avec des éléphants, il n'est pas possible de faire rouler le train directement dans l’enclos. Ainsi, vu qu'une butte à été créée dans le fond de l'enclos, qu'il faut ajouter un gabarit pour le passage du train et qu'il faut créer un fossé entre l'enclos et le train, on se retrouve avec une surface utile vachement rognée. Il faut aussi créer un lien sous le chemin de fer pour relier l'enclos du mâle qui se trouve entre le chemin de fer et le bâtiment. Au final beaucoup de dénivelé et pas grand chose de visible depuis le poste d'observation au delà des rails... à moins de prendre le train. Ce dernier effectue un arrêt pour observer les animaux mais il n’est pas possible de tout observer à son aise.

L'aménagement du terrain n'est franchement pas exceptionnel. Je me demande toujours où est la Réserve. Certe il y a de l'herbe (rase), des gros troncs plantés, quelques jeux pour les animaux, un grand bassin bétonné avec douche et une partie sablée. Mais le rendu est vraiment triste. Ce qui se vendait comme une fenêtre ouverte sur l'Asie sauvage n'est en fait qu'un pré à éléphants.

Même si le fond est planté d'arbres, 3 ans après la nature n'a toujours pas jouer son rôle de cache misère.

Ensuite, Eric Domb a eu une autre de ses idées. Faire de Pairi Daiza le plus grand centre d'accueil pour éléphants de cirque. Je ne doute pas que cette décision part d'un bon sentiment, mais c'est incompatible avec la volonté du parc de créer un grand groupe familiale dans un cadre EEP.

3 éléphants d'Asie sont arrivés d'un zoo allemand en juillet 2015 : Deli, Maia et Laika. En novembre de la même année, c'est un drôle de couple qui est arrivé d'un cirque suédois. Daela, femelle africaine et Dunja, femelle asiatique. Daela devait rejoindre Suzy et Gitana dans la savane et Dunja un des groupes asiatiques. Mais ayant vécu ensemble de longues années, la séparation aurait causé un trop gros traumatisme pour les animaux.

Quand la Réserve a ouvert, Chamundi est le premier a y avoir emménagé. Le groupe de Hanovre a été mis en lien avec May et Mala et elles se partageait le grand enclos du temple et la Réserve de façon alternée avec le trio allemand. Quand aux suédoises, elles sont restées dans le petit enclos du temple.

Changement de programme en 2018. Un autre groupe d'éléphants débarquent de Hanovre, 3 femelles et 2 jeunes mâles : Sayang et ses deux filles Saphira et Sitara, son fils Ravi et Thambi, le fils de Safira. Ces éléphants ont un lien familiale avec le premier groupe arrivé en 2014.

Ayant un besoin de place avec l’arrivée de cette famille, les éléphants de cirque ont quitté le parc. Le trio est parti en Italie et le "couple" en Macédoine.

La réserve semble maintenant sur les rails avec le plus grand groupe d'éléphants d'Europe. 2 mâles en âge de procréer, 13 femelles et 3 jeunes mâles se partagent 7 hectares où l'on trouve savane, conservatoire et un temple. Pour 2019, les deux groupes de Hanovre devraient être regroupés.

Point de vue des naissances, mis à part Ani, le parc en compte 4 dont 3 viables. La première a été Nang Faa, né le 20 mai 2015 de Farina, arrivée enceinte. Aye Chan May a ensuite mis bas le 31/07/2016 mais malheureusement, le petit mâle n’a pas survécu des suites d'insuffisance respiratoire dû à une malformation. Khaing Hnin Hnin a mis bas un mâle le 19/09/2017 nommé Ta Wan. C’est ce dernier qu’Eric Domb a décidé de relâcher dans la nature… Aye Chan May a à nouveau mis bas début 2009 de la petite Malee. Farina devrait mettre bas à nouveau l’été 2019.

Pour terminer, une précision importante. Pairi Daiza gère ses éléphants en contact direct. Seulement deux éléphants quittent les enclos pour prendre un bain et participer à une animation au temple Ganesha : Aye Chan May et Mala. Elles marchent aussi au milieu des visiteurs avec leurs cornacs.

On accède à la réserve des éléphants par une passerelle en bois située entre le temple et l'enclos des orangs-outans de la maison de l'artisan. Il est possible de rejoindre la maison de l'artisan via cette passerelle qui longe les baies vitrées du fond de l'enclos des orangs-outans.

Autre fait. La réserve est souvent séparée en deux. Contenant ainsi les éléphants dans un secteur. Il était question de la compartimenter pour y placer les différents groupes d’éléphants. Mais vu que le parc ne devrait constituer qu'un seul groupe, ça n'est probablement plus d'actualité.

Vues sur la Réserve depuis le poste d’observation
Partie gauche de la Réserve, derrière le Temple d’Ani
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Réserve avec passage du train sur la droite
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Première famille d’éléphant d’Asie de Hanovre arrivée au parc
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Séparation de la Réserve
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Partie droite de la Réserve avec bâtiment des éléphants au fond (je suppose ce que le parc appel Conservatoir)
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Enclos pour éléphant mâle (la bande de terre au fond, derrière le pont) La barrière sous le pont permet un contact entre le mâle et les femelles)
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Dans la réserve, les éléphants ne sont pas seul. Depuis quelques années on peut y voir des antilopes cervicapres et un groupe de cerfs d'Eld. Ces animaux semblent s'être accoutumés de la présence des éléphants. Par contre, ça ne semble pas trop plaire à ces derniers sans pour autant que ça soit une catastrophe. Je ne sais pas si cette cohabitation va durer. Je trouve juste dommage que Pairi Daiza n'indique nulle part la présence de ces animaux dans la réserve.
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Antilope Cervicapre
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Cerf d’Eld
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Cette structure en pierre dans la partie droite de la Réserve sert probablement de passage pour les ongulés. De l’autre côté, il y a un bâtiment, probablement leur étable, visible depuis la passerelle qui relie le point d’observation à la maison de l’artisan.
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La passerelle passe donc derrière l’enclos extérieur des orangs-outans. Depuis le bas de la maison de l’artisan, il est possible d’emprunter un chemin en bordure du périmètre de Karejaan Ganesha. Un joli chemin sinueux descend jusqu’au lac en bordant le mur de l’enclos des macaques des Célèbes. Bien caché par la végétation en autre chemin solidement clôturé permet à la famille d’éléphant de rejoindre le lac depuis la Réserve.
Chemin sinueux
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Chemin des éléphants
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Une plage leur a été aménagé et depuis mi-2018, il est possible de les observer se baigner dans le lac. Il existe une clôture à fleur d’eau pour éviter toute évasion.
Plage depuis Ganesha
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Plage
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Au fond du bâtiment, on peut voir une grand construction en bois. Il s’agit du restaurant Izba, emblème actuel de la prochaine et dernière zone : La Terre du Froid
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Re: PAIRI DAIZA 2018

Messagepar candlemass » Dimanche 24 Mars 2019 14:02

LA TERRE DU FROID

Je ne suis pas certain d’utiliser la bonne dénomination pour cette zone, car en 2018, le plan n’indiquait plus de nom pour cette zone. C’est dans cette zone que les différents projets dont Pairi Daiza parle depuis des années sont en train d’être bâtis. On aperçoit d'ailleurs quelques grues sur les photos précédentes. Rebaptisée un temps Wilderness, la première partie qui ouvrira s’appellera The Last Frontier.

Le chemin forestier qui part de Ganesha vers La Terre du Froid comportait une série de volières cubiques de petite tailles. On pouvait y voir des hoccos, un calao couronné, des étourneaux de Bali, des argus et divers petits rapaces. Les oiseaux ont quasi tous été relogés ailleurs dans le parc. Les volières ont fait place à une exposition sur les dinosaures pour la saison 2018. Fin 2019, devrait ouvrir la dernière partie de La Terre du Froid qui sera probablement nommée autrement. A côté de la Maison de l'artisan prendra place un espace pour les ours polaires et les morses. On y trouvera aussi, le long du chemin des éléphants une caverne pour manchots. Je crains hélas que les arbres à gauche sur la photo ne soient en partie abattu car à cet endroit, un nouvel enclos pour les rennes ainsi qu'un autre pour les tigres de Sibérie s'y succèderont.
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Dans cette partie du parc des logements seront également intégrés aux enclos comme dans l’autre nouvelle partie, The Last Frontier.

Au bout du chemin, on arrive dans une sorte de village garni de grosses bâtisses en bois, mais avant cela, je vais présenter la petite faune que l’on trouve dans cette zone. Contrairement aux autres mondes, cette partie se fera très rapidement.

C’est plus ou moins à cet endroit que se trouvait d’ailleurs l’ancien enclos des chiens de prairies et porcs-épics d’Amérique. On retrouve ces derniers dans un enclos assez semblable mais beaucoup plus grand en cohabitation avec des ratons-laveurs.
Passerelle qui entoure l’enclos et mène au dessus de la muraille.
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Enclos des ratons-laveurs et porcs-épics
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En bordure, on trouve l’enclos des rennes. Il s’agit de l’ancien enclos des bisons. Il a été séparé en deux pour accueillir les rennes et les dromadaires. La partie dromadaire a maintenant été rasé pour les travaux des ours blancs.
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Derrière le cabanon des rennes, on trouve une grue de Sibérie dans son pré-enclos.
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Renne
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Tout en haut de la passerelle on a un point de vue sur l’immense terrain des bisons américains. Il était question d’y ajouter des mustangs. Ici, le train traverse la zone sans protection particulière.
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Je n’ai pas compris l'intérêt d’un si grand espace pour les bisons alors qu’ailleurs dans le parc, les m² sont comptés.

Le village en contrebas comporte un hangar à hydravion, un atelier à locomotives et l’Izba, un restaurant aux spécialités de l’hémisphère nord.
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Atelier à locomotive. Des chèvres domestiques vivent sur le toit végétalisé.
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Hangar à hydravion
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Izba. L’Izba est construite en bois avec une technique de construction ancienne typiquement russe. Le parc à d’ailleurs eu du mal à trouver les bons artisans capables de les aider en Russie.
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Depuis l’Izba, un chemin longe le chantier de The Last Frontier pour nous ramener au village des rapaces.

Conclure en quelques lignes sur Pairi daiza me paraît aussi laborieux que ce compte-rendu. Il y a tellement à dire en négatif et en positif que je ne sais pas par quoi commencer.
Le parc semble toujours en mutation. Il est difficile de prédire ce qu'il en sera d'ici quelques années tellement les idées de développement et les projets futurs sont nombreux. La ligne de conduite du parc est parfois compliquée à suivre. Le parc est capable du meilleur comme du pire selon les envies de son patron. Je ne pense pas me tromper en affirmant que l'âge d'or de Pairi Daiza se situe dans les projets que sont le jardin chinois et Ganesha. Même si le parc a développé de bonnes idées, il y a toujours eu un couac. Souvent, c'est une ouverture précoce avec des travaux bâclés sur la fin qui ont soit dénaturé un bon projet où finit par une présentation des animaux sur du gazon fraîchement posé.

Je ne voudrais pas être mauvaise critique envers Eric Domb. Je crois qu'il doit être une personne très intéressante avec une énorme culture et une grande connaissance du monde grâce à ses nombreux voyages. Mais parfois, j'ai l'impression qu'il agit en vrai girouette lors de la conception d'un projet. En témoigne la Réserve des éléphants qui au final n'en est plus une suite aux différents changements de cap. J'ai parfois l'impression d'un homme capricieux, voir d'un collectionneur.

A Pairi Daiza, le développement d'une zone met l'accent sur la culture mais pas spécialement sur un biotope particulier. Ainsi la collection est plutôt représentative du lieu et l'aspect conservation n'est pas vraiment marqué. J'ai ressenti cela avec l'Afrique où l'obtention du Big 5 semblait prendre le pas sur la conservation. C’est encore plus fort dans le projet The Last Frontier. A part les otaries de Steller, il n'y a pas vraiment d'espèces en danger. On représente la Colombie britannique avec des ours bruns... européens! On dirait qu’il faut des ours en fonction des lodges. J'ai perdu tout intérêt pour cette nouvelle zone quand j'ai appris que les hébergements du parc allaient être intégré au projet. Le doublon ours-loups n'a de raison que de divertir les "clients".

Alors que le parc quittait la bourse en 2015 via une OPA dans le but d'investir davantage dans des projets à but non lucratifs, dans sa fondation et donc la protection des espèces menacées, ainsi que le développement d'activités culturelles, chose en inadéquation avec l'actionnariat. La mutation du parc en zone hôtelière a du certainement étonner les anciens actionnaires lucratifs...

Concernant les projets, on ressent fortement un manque de communication entre concepteurs, soigneurs et le reste du parc. Comme si personne n'osait se mouiller. Il y a énormément de problèmes de conception de base : absence de pré-enclos, chemins exigus pour accéder à l'enclos extérieur et certains animaux solitaires ne possèdent qu'un espaces extérieurs. J'ai déjà entendu dire que les enclos sont vides de végétaux parce que personne ne sait dire ce que l'on peut y planter ou non. Ainsi beaucoup d'enclos ressemblent à des pelouses grossières, comme chez les gorilles.

Le parc perd aussi son côté naturel et sauvage. Tout est de plus en plus régi par des jardins ou des bâtiments. C’est triste à dire mais je trouve que le parc est de plus en plus un exemple du contrôle de l’homme sur la nature.

Avec 2 000 000 de visiteurs, le parc est devenu un site touristique de masse. Je pense parfois à ces petites îles paradisiaques en Thaïlande où l'afflux massif de visiteurs a complètement ravagé les lieux. On est évidemment et heureusement très loin de cette catastrophe mais le parc a perdu de son charme et surtout de sa tranquillité. Il y a du monde partout, les incivilités et dégradations sont nombreuses, les animaux sont parfois volontairement dérangés. La Pairi Daiza Foundation met à disposition des bénévoles dans différents lieux du parc, principalement sur les îles aux singes, afin d’assurer une surveillance des lieux. Mais le comportement de cheftaine de certain(e)s ainsi que leurs incessantes remarques condescendantes est très énervant.

On a beaucoup reproché au parc le fait d'investir trop de sous dans les décors et pas assez dans le bien être animal. J'ai toujours eu des gros doutes que le bien être animal soit
secondaire à Pairi Daiza. Le parc a comme caractéristique de donner 2,5 fois minimum la surface légale à ses animaux. Je ne sais pas si cela est exact pour tous, mais dernièrement, les nouveautés n’ont pas brillé par leur grandeur.

Il y a aussi quelques panneaux manquants, notamment dans les serres, volières ou dans les grands espaces. Le visiteur passent souvent à côté d'espèces très intéressantes. Le parc devrait mieux développer son approche éducative et communiquer sur les différents projets ex-situ auxquels il participe.

C'est via sa fondation que le parc semble le plus actif dans la conservation. Comme avec la reproduction des amphibiens en danger mais aussi via divers autres projets en Belgique et dans le monde. Je peux citer la pose de fishdomes au large de Bali pour restaurer le récif corallien, la gestion durable du massif forestiers du domaine de Saint Michel-Freyr, réintroduire le vautour moine, le tétras lyre et l'ara de Spix, ainsi que la recherche scientifique dans le domaine de l'herpès de l'éléphant et la reproduction du panda géant. Le parc collabore beaucoup avec des universités dans le domaine de la recherche.

A ses débuts, la fondation a participé à un programme pour la conservation de l'antilope rouanne et il y a eu un projet de réintroduire la loutre en Belgique. Il n'est pas toujours très clair de savoir tout ce que fait la fondation. En tout cas, le website n'est pas hyper communicatif. Depuis ses débuts, Pairi Daiza a beaucoup oeuvré ex-situ comme son don de 250 000€ pour créer une air de protection pour les éléphants de Sumatra dans la province de Riau. J'ai parfois l'impression que la fondation jouera le rôle de gestionnaire du parc quand Eric Domb prendra sa retraite, s'il l'a prend un jour.

A côté de cette prochaine nouveauté commerciale, le parc a récemment accueillis quelques espèces menacées dont certaines très rares en zoo. Reste à voir comment Pairi Daiza gérera au mieux ces arrivées. Plus que jamais, avec ses nouveaux projets, Pairi Daiza devient l'archétype du "zoo témoin". Celui où les animaux du parc sont les ambassadeurs de ceux qui vivent libres mais sous la menace de la pression humaine.

Si il y a une chose extraordinaire à Pairi Daiza, c’est bien le dépaysement. Les mondes sont riches en authenticités. Une telle expérience n’est visible nulle part ailleurs. Il faut savoir que quasi tout ce qui se trouve dans le parc est acheté lors des voyages d’Eric Domb où commandé plus tard à des artisans qu'il a rencontré ou qu’il invite à Pairi Daiza. Cela va parfois jusqu'à acheter un objet qu'il voit dans le jardin d'un habitant. Je pourrai aussi parler de la qualité de la nourriture servie dans le parc, des centaines de petites zones et détails que l’on trouve dans les moindre recoins des différents mondes. J’aurais pu fair un chapitre rien que sur les toilettes.

Pour conclure je dirais que Pairi Daiza semble rester fidèle à son concept de jardin des mondes animaliers. Mais il faudrait faire attention à ce que les animaux ne soient pas mis en second plan dans des enclos de plus en plus petits. Le développement de la collection zoologique a été fulgurant ces dernières années, mais ils ne faut pas confondre collection de raretés et conservation. Car obtenir un exemplaire unique, n’a aucun intérêt conservatoir. En parallèle, le parc met énormément de place à disposition d'espèces non menacées alors que le contraire serait plus judicieux. Et s’il est vrai qu’ex-situ, Pairi Daiza soutient énormément de projet, peut-on alors se demander si les zoos ont une utilité?
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Re: PAIRI DAIZA 2018

Messagepar Clemsy67 » Dimanche 24 Mars 2019 15:38

Un grand merci pour ce travail colossal candlemass !

Ton récit est d'autant plus passionnant que tu as une vision historique du parc, permettant de comprendre les évolutions de chaque espaces.
Au fil du compte-rendu, on est frappé par le nombre "d'essais" : cohabitations, enclos tout y passe, et rien ne semble définitif. Le parc semble en constant mouvement, et n'hésite pas à essayer tel ou telle chose avant de revenir dessus plus tard.

Tu m'as beaucoup donné envie d'y aller, mais je te rejoins sur tes conclusions. On a une réelle impression de folie de la collection, comme s'il fallait d'abord accumuler, avant d'organiser. C'est d'autant plus triste que le parc est un joyau architectural et culturel, il a donc un sérieux avantage sur les autres zoos.
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Re: PAIRI DAIZA 2018

Messagepar candlemass » Dimanche 24 Mars 2019 16:03

Clemsy67 a écrit:Un grand merci pour ce travail colossal candlemass !

Ton récit est d'autant plus passionnant que tu as une vision historique du parc, permettant de comprendre les évolutions de chaque espaces.
Au fil du compte-rendu, on est frappé par le nombre "d'essais" : cohabitations, enclos tout y passe, et rien ne semble définitif. Le parc semble en constant mouvement, et n'hésite pas à essayer tel ou telle chose avant de revenir dessus plus tard.

Tu m'as beaucoup donné envie d'y aller, mais je te rejoins sur tes conclusions. On a une réelle impression de folie de la collection, comme s'il fallait d'abord accumuler, avant d'organiser. C'est d'autant plus triste que le parc est un joyau architectural et culturel, il a donc un sérieux avantage sur les autres zoos.


Je suis d'accord avec ce que tu avances. Comme tu dis, l'avantage sur les autres est mal exploité. Je trouve en plus que dernièrement, les nouveautés un peu à la va vite font que Pairi Daiza ressemble à un zoo classique où qu'il se développe de façon un peu hasardeuse.

En fait, il attrape les maladies des vieux zoos.
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Re: PAIRI DAIZA 2018

Messagepar Simon38 » Dimanche 24 Mars 2019 16:54

Merci pour ce compte-rendu que je lirais à tête reposée bientôt ! En attendant : ta chouette hulotte au début est une leptogramme. :wink:
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Re: PAIRI DAIZA 2018

Messagepar candlemass » Dimanche 24 Mars 2019 18:25

Simon38 a écrit:Merci pour ce compte-rendu que je lirais à tête reposée bientôt ! En attendant : ta chouette hulotte au début est une leptogramme. :wink:


Je me suis référé au panneau sur la volière. Mais tu as raison. C'est le panneau qui m'a induit en erreur.
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Re: PAIRI DAIZA 2018

Messagepar Antoine6259 » Dimanche 24 Mars 2019 19:04

Bravo pour ce compte-rendu ! Cela fait longtemps que je n'en avais pas vu pour ce parc, et je n'imagine même pas le temps que ça a pu te demander.

J'ai repéré une petite erreur : Dans mes souvenirs, les arbres chez les colobes (maintenant chez les gorilles) étaient des aulnes. Arbre que l'on devrai plus souvent utiliser dans les parcs, car il a un aspect assez neutre.
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Re: PAIRI DAIZA 2018

Messagepar guirosama » Dimanche 24 Mars 2019 23:35

Mon dieu ! Mais c'est pas un compte rendu ça, c'est un historique du parc ! Bravo en tout cas pour ce roman avec plein d'opinions.
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Re: PAIRI DAIZA 2018

Messagepar candlemass » Lundi 25 Mars 2019 1:22

Antoine6259 a écrit:Bravo pour ce compte-rendu ! Cela fait longtemps que je n'en avais pas vu pour ce parc, et je n'imagine même pas le temps que ça a pu te demander.

J'ai repéré une petite erreur : Dans mes souvenirs, les arbres chez les colobes (maintenant chez les gorilles) étaient des aulnes. Arbre que l'on devrai plus souvent utiliser dans les parcs, car il a un aspect assez neutre.


C'est bien possible. J'avais en tête qu'il s'agisssait de peupliers, mais je me suis probablement tromper. En tout cas, il y avait plusieurs essences différentes sur l'île avant le projet des gorilles.

La crainte que les gorilles cassent des arbres plus petits et s'en servent comme projectile justifie peut être le débroussaillage.
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