Zoo de Vincennes - version alternative

Zoo de Vincennes - version alternative

Messagepar caracalla » Mardi 24 Septembre 2019 17:47

Bonjour à tous,

En rangeant mon ancien bureau dernièrement, je suis retombé sur des dessins que j'avais faits au début des années 2010 dans la lancée de la rénovation du Zoo de Vincennes. Le projet inital de TnPlus m'avais à l'époque fasciné, et je m'étais amusé à préparer un projet alternatif pour la rénovation du zoo.
Je me suis dit que ça pouvait en intéresser quelques-uns ici. J'ai donc fait une description de la visite du parc sur la base de mes schémas et croquis, et j'ai fait une carte schématique du parc. Je vous propose de découvrir cette version alternative du Parc Zoologique de Paris :

Image

L’entrée du côté Porte Dorée se fait par un grand parvis régulièrement planté de frênes. Deux guichets de part et d’autre du parvis permettent d’acheter un ticket d’entrée et d’obtenir un plan du parc zoologique. On peut voir un bronze de Francois-Xavier Lalanne au centre du parvis. Directement sur la droite s’étend un vaste enclos au sol nu et clair, délimité par un étang rocailleux bordé de bosquets de cotonéastres, de baguenaudiers, d’euphorbes et d’aubépines. Un parapet de béton, imitant les faux-rochers caractéristiques du zoo, sépare les visiteurs de l’étang. Cet enclos est le lieu de vie d’un petit groupe d’oryx algazelles (Oryx dammah). En poursuivant, on découvre une zone herbeuse parsemée de robiniers et d’arbustes fleuris, au milieu de laquelle plusieurs troncs d’essences diverses servent d’abri à des colonies d’abeilles maçonnes (Osmia spp.). Un panneau pédagogique rappelle l’importance de ces insectes dans le fonctionnement des écosystèmes.

Pavillon de la domestication

A l’opposé de ce premier enclos, on découvre un espace planté de savonniers, de sureaux, de yuccas, de troènes et de citronnelles, légèrement en contrebas par rapport au chemin. Là encore un parapet de béton sépare les visiteurs de cette prairie arbustive, qui héberge des cariamas huppés (Cariama cristata), des ortalides (Ortalis canicollis), des guanacos (Lama guanicoe), des cobayes sauvages (Cavia aperea) et de cobayes halophiles (Dolichotis salinicola). En direction de l’ancien rocher des singes, on découvre un petit bâtiment de pisé, en partie enterré et au toit végétalisé. Des lettres en métal sur la façade annoncent le « Pavillon de la domestication ». L’intérieur est très sobre, un sol de béton ciré et des murs gris sur lesquels de grands panneaux pédagogiques abordent les relations homme-animal et de l’impact de l’agriculture et de l’élevage sur le vivant, en mettant notamment l’accent sur les deux espèces domestiquées de l’enclos. Une grande baie vitrée permet d’observer les animaux au niveau du sol.

Pavillon de l’endémisme

En ressortant de ce pavillon on approche des anciennes fosses aux singes, qui sont aménagées en espace de jeu et de repos pour les visiteurs, qui peuvent y manger, s’allonger et jouer dans les anciens enclos reconquis par la végétation. Un petit bâtiment semblable au pavillon précédant, mais en béton brut, est accolé au faux-rocher, avec les mêmes lettres de métal annonçant cette fois le « Pavillon de l’endémisme ». L’intérieur est également très sobre, présentant sur de larges panneaux pédagogiques le phénomène de l’endémisme, et particulièrement celui de Madagascar. Sur la droite, un sas amène à entrer dans un vaste enclos intérieur sous plusieurs puits de lumière. Une passerelle en bois longe la paroi de droite, avec un léger parapet de métal qui sépare les visiteurs de l’enclos, divisé en deux sections. L’une, plus petite et formant un fossé encaissé, et la seconde un grand plateau. Le sol est sablonneux, de nombreux arbustes secs, des ocotillos, des arbres-bouteilles, des euphorbes diverses et des sésames forment un fourré dense. La première section héberge un couple de fossa (Cryptoprocta ferox), et la seconde des makis catta (Lemur catta), des sifaka de Verreaux (Propithecus verreauxi), des chirogales (Cheirogaleus medius), des couas géants (Coua gigas), des inséparables à tête grise (Agapornis canus), des pigeons de Madagascar (Nesoenas picturata), des mésites monias (Monias benschi), des brachyptérolles à longue queue (Uratelornis chimaera), des tortues rayonnées (Astrochelys radiata), et des caméléons d’Antimena (Furcifer antimena). Une fois sorti du pavillon, on peut s’orienter vers le Grand rocher et s’enfoncer dans une forêt de pins, de hêtres, de frênes, de châtaigniers, parsemée de buissons et d’hautes herbes.

Pavillon local

On emprunte une passerelle de bois suspendue au-dessus d’un vallon encaissé. Au-dessous, une meute de loups ibériques (Canis lupus signatus) évolue dans le bois, autour d’un grand monticule de terre. En poursuivant on aperçoit des lynx boréaux (Lynx lynx). Cette zone est également un refuge pour de nombreux oiseaux et insectes sauvages, répertoriés sur un panneau pédagogique. On entre ensuite dans le grand rocher par une large ouverture débouchant sur un atrium dépouillé, baigné de lumière par une ouverture zénithale. On peut alors soit emprunter l’ascenseur qui amène au belvédère du sommet, et qui permet d’observer les isards (Rupicapra pyrenaica) vivant sur le rocher, soit se rendre dans le « Pavillon local », indiqué par des lettres gravées dans le béton. De nombreux panneaux pédagogiques ainsi qu’une maquette figurant les parcs naturels français occupent l’espace précédant le pavillon. On entre alors dans une galerie, épurée et plongée dans une semi-obscurité. Un grand vivarium, à moitié immergé, reconstitue un étang, avec une roselière, de nombreux troncs hors et sous l’eau, et héberge des cistudes d’Europe (Emys orbicularis), des tritons marbrés (Triturus marmoratus), des sonneurs à ventre jaune (Bombina variegata), des gerridés (Gerris spp.) et des dytiques (Dytiscus marginalis). Un second vivarium, semblable au précédent, présente des tritons communs (Lissotriton vulgaris), des grenouilles des champs (Rana arvalis), des rainettes vertes (Hyla arborea) et des moustiques (Culex pipiens), Un grand aquarium agrémenté de nombreux troncs d’arbres présente des brochets (Esox lucius), des brèmes (Abramis brama), des ombres (Salvelinus alpinus) et des esturgeons d’Europe (Acipenser sturio). Un terrarium rocheux parsemé de mousses et d’herbes héberge des salamandres de Lanza (Salamandra lanzai), des lézards ocellés (Timon lepidus) et des orvets (Anguis fragilis). Un vaste terrarium présente ensuite une garrigue peuplée de couleuvres de Montpellier (Malpolon monspessulanus), de tortues d’Hermann (Testudo hermanni) et de grillons (Gryllus spp.). Un dernier vivarium au sol couvert d’aiguilles de pins permet d’observer en vue sous-terraine une colonie de fourmis (Formica rufa). La galerie se termine par un plan incliné amenant à une plateforme d’observation à flanc de falaise. Un grand filet est tendu au-dessus d’un éboulis agrémenté d’argousiers, de pins et de sorbiers, et d’un plan d’eau encaissé et caillouteux. Cette première volière héberge des ibis chauves (Geronticus eremita), des percnoptères (Neophron percnopterus), des cigognes noires (Ciconia nigra) et des pélicans frisés (Pelecanus crispus). Le parcours retourne dans le rocher avant de déboucher sur une autre plateforme d’observation au-dessus de la seconde volière, plantée de hêtres, de frênes et de bouleaux, avec un petit plan d’eau entouré d’une roselière très dense. On peut y observer des hérons cendrés (Ardea cinerea), des bihoreaux gris (Nycticorax nycticorax), des butors étoilés (Botaurus stellaris), des courlis (Numenius arquata), des bécasses (Scolopax rusticola) et des combattants variés (Philomachus pugnax). Une fois cette seconde volière dépassée, on longe une grande cavité dans la roche, très arborée de conifères, derrière une baie vitrée. Cette dernière volière abrite un couple d’hiboux grands-ducs (Bubo bubo).

Pavillon des ressources

Une fois ressorti du grand rocher, l’on découvre sur notre gauche un grand enclos en contrebas, bordé par un parapet de béton, une prairie arborée de hautes herbes, de graminées, de grands bouquets de robiniers, de sorbiers, d’argousiers et de baguenaudiers, duquel on est séparés par un petit point d’eau. Cet enclos héberge un groupe de girafes du Kordofan (Giraffa cameleopardalis antiquorum), de bucorves d’Abyssinie (Bucorvus abyssinicus) et de guibs harnachés (Tragelaphus scriptus). On peut alors revenir sur nos pas pour aborder les autres espaces de la zone africaine. On se retrouve face à un grand tumulus entouré d’un fossé, couvert d’épais massifs de cotonéastres, de baguenaudiers, d’aubépines et de robiniers, et accueillant un groupe important de babouins de Guinée (Papio papio). Une fois cet enclos dépassé, on aperçoit un faux rocher entouré de robiniers. Un petit bâtiment de béton permet d’y entrer, Il s’agit du « Pavillon des ressources », avec la même signalétique en lettres métalliques sur la façade. Les murs sont couverts de larges planches de bois sombre, et des panneaux pédagogiques présentent les relations d’exploitation et de marchandisation de certaines espèces par l’Homme, ainsi que leur impact sur les écosystèmes. Un premier grand enclos intérieur couvert de feuilles mortes, de manguiers sauvages arbustifs, de gardénias et de branchages, abrite plusieurs cricétomes des savanes (Cricetomys gambianus) et deux pangolins à longue queue (Manis tetradactyla). Les panneaux pédagogiques présentent la domestication progressive du cricétome et la chasse extensive dont sont victimes les pangolins. En poursuivant, on surplombe un vaste enclos intérieur sous plusieurs puits de lumière. Une grande plage rocheuse parcourue par une fine rivière aboutit à un grand bassin jonché de troncs. Des sapotiers et des tamariniers s’élèvent au-dessus de la rivière. On peut y observer des crocodiles nains (Osteolaemus tetraspis), des gris du Gabon (Psittacus erithacus), des euplectes vorabé (Euplectes afer), des cordonbleus à joues rouges (Uraeginthus bengalus), des étourneaux améthyste (Cinnyricinclus leucogaster), et emprunter un couloir amenant à une grande baie vitrée sur le bassin, permettant de voir des bancs de tilapias (Oreochromis niloticus) et de perches du Nil (Lates niloticus). Les panneaux pédagogiques alertent sur l’exploitation du cuir des crocodiles, la capture de oiseaux à des fins domestiques, l’importance piscicole des deux espèces de poisson et leur impact environnemental sur les lacs et rivières africaines. On peut alors ressortir du pavillon via une passerelle de bois au-dessus d’un point d’eau caillouteux parsemé de roseaux et de papyrus. Sur la gauche s’étend alors un vaste enclos, en contrebas, ponctué de monticules plantés de robiniers, de féviers et d’aubépines. Un point d’eau s’étend du côté des visiteurs, séparés par un petit parapet de béton. Il héberge un couple de rhinocéros blancs (Ceratotherium simum), d’addax (Addax nasomaculatus), de gazelles dorcas (Gazella dorcas) et de pintades vulturines (Acryllium vulturinum). Les panneaux pédagogiques présentent les risques pesant sur ces espèces à cause de l’exploitation qui est faite de leurs corps pour des raisons économiques ou récréatives.

Pavillon des relations trophiques

On peut ensuite se diriger vers un espace herbeux arbustif. Au premier plan, on aperçoit une cuvette cerclée par un parapet de béton, couverte de hautes herbes, de graminées, de terriers et de massifs d’aubépines. On y voit un groupe de lièvres de savane (Lepus microtis). Derrière cette cuvette s’étend un vaste enclos, au centre duquel on aperçoit un grand monticule de terre. L’enclos est planté de hautes herbes, de graminées, et parsemé de sorbiers, de robiniers et de baguenaudiers. C’est le lieu de vie d’un couple de guépards (Acinonyx jubatus). Les visiteurs peuvent observer les guépards au-travers d’un grillage. Au bout de cet enclos on aperçoit un petit bâtiment de béton discret, au toit végétalisé, qui communique avec un faux rocher. Des lettres de métal sur la façade annoncent le « Pavillon des relations trophiques ». L’intérieur est noir, et des panneaux pédagogiques blancs décrivent les relations interespèces de la chaîne alimentaire. Un premier terrarium, au sol sableux, parsemé de graminées et de branchages, présente une colonie de criquets pèlerins (Schistocerca gregaria). Un second aménagé similairement des mouches tsé-tsé (Glossina morsitans). La médiation met l’accent sur le rôle de ces deux espèces dans les équilibres alimentaires de leurs environnements. En poursuivant on passe devant une baie vitrée permettant d’observer les guépards, puis un grand enclos intérieur sous plusieurs puits de lumière, aménagé en une savane sèche arbustive, avec branchages, herbes sèches et buissons épineux, s’articulant autour d’une grande termitière (Macrotermes spp). On peut y observer des souris rayées (Lemniscomys striatus), des barbicans à tête rouge (Trachyphonus erythrocephalus), des calaos à bec rouge (Tockus erythrorhynchus) et un couple de caméléons africains (Chamaeleo africanus) derrière un léger parapet métallique. La médiation présente les relations d’interdépendance qui lient ces espèces. En laissant l’enclos intérieur on découvre une baie vitrée donnant sur un enclos similaire à celui des guépards, avec un monticule en terre. Il est le lieu de vie d’un groupe de lions (Panthera leo leo) et de mangoustes ichneumon (Herpestes ichneumon).

Pavillon des sociabilités


En ressortant de ce pavillon, l’on peut poursuivre en longeant l’enclos des carnivores, et observer un groupe de patas (Erythrocebus patas) évoluer dans une vaste fosse parsemée de sorbiers, d’euphorbes, de robiniers et de hauts troncs d’arbres nus. Attenant, on découvre un vaste enclos semblable à ceux des lions et guépards quoique moins arboré. Il héberge une meute de lycaons (Lycaon pictus). On devine deux longs faux rochers en arrière-plan de l’enclos. On avance vers une entrée dans le faux rocher, où des lettres de métal annoncent le « Pavillon des sociabilités ». A l’intérieur, un grand cube de verre central présente une grande colonie d’abeilles (Apis mellifera), relié au toit et à l’extérieur par de longs tubes de verre. Des panneaux pédagogiques présentent les sociétés animales et leur fonctionnement, ainsi que les deux espèces présentent à l’extérieur. Un grand terrarium semi-désertique présente, en partie en coupe sous-terraine, une colonie de termites (Amitermes spp.). On découvre ensuite un grand enclos intérieur au sol sablonneux couvert d’herbes sèches et de buissons épineux, organisé autour d’une formation rocheuse et d’un bosquet d’acacias gommiers. Il présente un groupe de rats palmistes (Xerus erythropus), de damans du cap (Procavia capensis) et de tisserands gendarmes (Ploceus cucullatus).

Pavillon des mouvements

En ressortant du pavillon, on fait face à un grand enclos herbeux semblable à celui des girafes, qui héberge un groupe de cobes de Buffon (Kobus kob) et plusieurs perchoirs élevés qui servent de nids à des cigognes blanches (Ciconia ciconia). On entre ensuite dans un petit bâtiment de béton brut au toit végétalisé, attenant à un faux-rocher. Il s’agit du « Pavillon des mobilités », signalé sur la façade en lettres de métal. L’intérieur est épuré et présente les migrations animales et les mouvements d’espèces, à l’instar des deux espèces présentes dans l’enclos attenant. Un grand terrarium sec présente une colonie de fourmis (Dorylus spp.) connectée par des tubes de verres à un grand enclos intérieur, fortement arboré d’acacias gommiers, de nombreux branchages, et présentant des huppes fasciées (Upupa epops), des guêpiers d’Europe (Merops apiaster), des guêpiers écarlates (Merops nubicus), des rolliers d’Abyssinie (Coracias abyssinicus) et des gangas tachetés (Pterocles senegallus). Une fois ressorti, on fait face à un vaste enclos herbeux parsemé d’aubépines, de robiniers et de féviers, séparé des visiteurs par un point d’eau et un parapet de béton. L’enclos héberge des antilopes rouannes (Hippotragus equinus), des bubales roux (Alcelaphus buselaphus), des ourebis (Ourebia ourebi) et des outardes à ventre noir (Lissotis melanogaster). A l’arrière-plan s’étend un vaste point d’eau bordé de roseaux et de branchages, qui héberge un grand groupe de flamants roses (Phoenicopterus roseus).

Pavillon des métabolismes

On peut alors se diriger dans un long faux rocher bordant les enclos précédents, et s’engager dans le « Pavillon des métabolismes », gravé dans le béton. L’intérieur est éclairé de manière mouvante, et présente les différences de rythmes de vie dans le vivant. On découvre alors trois grands enclos intérieurs se suivant. Le premier, que l’on surplombe, au sol vaseux striés de petits cours d’eau, est occupé par un dense forêt de palétuviers, séparée des visiteurs par une large baie vitrée, et présente un groupe d’ibis rouges (Eudocimus ruber), de caurales soleil (Eurypyga helias) et de spatules rosées (Platalea ajaja). Des panneaux pédagogiques présentent la vie dans les mangroves, dépendantes de rythmes fluviaux et tidaux. Le second, très ombragé, parsemé de grands troncs artificiels à contreforts, de feuilles mortes, d’hévéas, de goyaviers et de palmiers, présente la vie au sol de la forêt. On peut y voir des agoutis dorés (Dasyprocta leporina) et des hoccos globuleux (Crax globulosa). On peut y lire sur la stratification forestière. Le troisième, que l’on surplombe de plus trois mètres, très densément arboré de cédrèles, d’acajous, de noyers du brésil, de lianes, de broméliacées et de palmiers, héberge deux unaus (Choloepus didactylus), des sakis à face blanche (Pithecia pithecia), des saïmiris (Saimiri sciureus), des amazones vineuses (Amazona vinacea), des amazones à front jaune (Amazona ochrocephala) et des motmots houtouc (Momotus momota).

Pavillon de l’évolution

On ressort de ce pavillon en longeant un très long enclos forestier, séparé par un parapet de béton, parsemé de faux-vernis, d’aralias, de noyers, de lauriers, de bambous et de citronnelles. C’est le lieu de vie de céphalophes zébrés (Cephalophus zebra), de céphalophes à dos jaune (Cephalophus silvicultor), de bongos (Tragelaphus eurycerus), d’un couple d’okapis (Okapia johnstoni) et de paons du Congo (Afropavo congensis), On peut alors s’aventurer dans le bâtiment dé béton attenant à un faux rocher, le « Pavillon de l’évolution », qui présente le phénomène de diversification et d’adaptation du vivant à son environnement. L’intérieur est parsemé de petites rigoles lumineuses sur le sol et au mur figurant les lignées phylogénétiques. Un premier terrarium arboré et fourni de branchages présente une colonie d’abeilles (Hoplitis spp.) et le phénomène de variation clinale. Un terrarium fourni de branchages et de feuilles mortes héberge des phasmes (Carausius spp.), et un autre identique des mantes-feuille (Popa spurca), et l’adaptation par le camouflage. On avance ensuite vers un grand terrarium semi-immergé présentant un plan d’eau entouré de roches, et surplombé par des kapokiers, des tamariniers et des branchages. Il héberge des martins-pêcheurs pie (Ceryle rudis), des martins-chasseurs à poitrine bleue (Halcyon malimbica) et des tortues moles du Nil (Trionyx triunguis), et l’adaptation à l’environnement par la physionomie. Un grand enclos intérieur au sol couvert de feuilles mortes, de petites termitières (Macrotermes spp), richement fourni en branchages et stangeria, présente enfin des galagos du Sénégal (Galago senegalensis), un couple d’oryctéropes du Cap (Orycteropus afer) et des pétrodromes à quatre orteils (Petrodromus tetradactylus), accompagné d’installations pédagogiques illustrant l’évolution des primates et des afrothères. En sortant du pavillon, on découvre une vaste fosse entourée d’un parapet de béton, couverte d’une végétation semblable à celle de l’enclos des herbivores, abritant un groupe de cercopithèques diane (Cercopithecus diana) et de drills (Mandrillus leucophaeus). En face, on trouve un enclos au sol boueux, séparé du public par un parapet de béton et un vaste plan d’eau, entouré d’une végétation semblable aux autres enclos de la zone. Cet enclos héberge un couple d’hippopotames pygmées (Hexaprotodon liberiensis), de genettes panthères (Genetta maculata), des ombrettes (Scopus umbretta) et des touracos verts (Tauraco persa). Sur la gauche, alors que le couvert végétal de bambous se densifie, une roselière fournie et parsemée de branchages autour d’un petit point d’eau sert d’abri à des becs-en-sabot (Balaeniceps rex) et des ouettes d'Égypte (Alopochen aegyptiaca). On peut alors sortir vers la Porte de Charenton.
caracalla
 
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Re: Zoo de Vincennes - version alternative

Messagepar Antoine6259 » Mardi 24 Septembre 2019 18:43

Merci pour cette présentation très détaillée, qui méritera que je la relise plusieurs fois.
Je n’arrive pas encore parfaitement à tout visualiser, mais ça semble intéressant.
Le seul doute est sur la complexité du projet pour le public lambda ?
Antoine6259
 
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Re: Zoo de Vincennes - version alternative

Messagepar zoobeauval25 » Mercredi 25 Septembre 2019 21:06

Antoine6259 a écrit:Merci pour cette présentation très détaillée, qui méritera que je la relise plusieurs fois.
Je n’arrive pas encore parfaitement à tout visualiser, mais ça semble intéressant.
Le seul doute est sur la complexité du projet pour le public lambda ?


Je ne pense pas que la complexité soit un frein pour l'attractivité. Au contraire, je pense que cela plaît, car c'est original.

Bravo pour ton projet ! J'ai juste quelques petits doutes :
Tout d'abord, tu ne présentes finalement pas beaucoup d'espèces vraiment très attractives pour les visiteurs, qui pourraient augmenter la fréquentation. La conservation et le fait de vouloir suivre les pas de Gerald Durrell, c'est bien, mais l'économie et la viabilité d'un parc, s'est important aussi.
Ensuite, je trouve que le projet n'est pas assez poussé architecturalement parlant : je sais que cela ne plait pas à tout le monde, mais il serait quand même plus sympa de voir autre chose que des blocs de béton et de verre.
Enfin, je m'interroge de la cohérence des pavillons entre eux ?
zoobeauval25
 
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Re: Zoo de Vincennes - version alternative

Messagepar okapi » Jeudi 26 Septembre 2019 7:52

Merci pour ce projet passionnant! Enfin un zoo qui ne ressemble pas à un zoo! La complexité est un atout plutôt qu'un frein: c'est une démarche ambitieuse et c'est bien plus intéressant qu'un pseudo découpage en fausses zones continentales. Ce concept, c'est très précisément ce que Vincennes aurait du être! Et le public y aurait largement trouvé son compte: des girafes, des rhinocéros, des guépards, des lycaons, des lémuriens, des antilopes et une foule d'espèces étonnantes, c'est bien plus attirant que le cortège habituel que nos parcs s'obstinent à valoriser.
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Re: Zoo de Vincennes - version alternative

Messagepar JulesDomalain » Jeudi 26 Septembre 2019 9:06

En effet, projet très intéressant, le découpage en pavillon pédagogique est thématique semblant très intéressant et rendant la visite probablement bien plus instructive que les sempiternels simples panneaux pédagogiques de nos parcs.
Si j'ai bien compris, le parc ne couvrirait donc que l'Afrique, l'amérique du Sud (bien moins d'espèces que dans le Vincennes actuel cependant?), et l'Europe, laissant Asie et Océanie à la ménagerie?

C'est difficile de juger simplement en lisant, mais le nombre d'espèces attractives semblent suffisant pour assurer une fréquentation conséquente, et il y a de la diversité, rongeurs, reptiles, amphibiens, et invertébrées étant bien représentés.

Description très détaillé en tout cas, c'est sympa d'avoir les noms d'arbres, même si je ne comprends pas la volonté de mettre le terrible robinier, invasif et catastrophique pour les espèces natives, partout.

Quelques remarques annexes sur des problèmes de cohérence :
-les oiseaux éjointés (ortalide et cariama) me semblent à bannir d'un parc moderne, et le pavillon domestication, avec qu'un seul enclos rempli à moitié d'espèces sauvages m'intriguent, et ne me semblent pas la meilleure option pour parler de domestication
-dans la zone Madagascar, il n'y aurait que deux enclos (fossas et les autres?) Ca me parait difficile de faire cohabiter tant d'espèces ensemble (j'ai toujours vus les sifakas seuls notamment)
-Quelques incohérences au niveau des vivariums : le sonneur ne vit jamais en étang, mais dans des ornières et mares temporaires, la salamandre de lanza vit en forêt de montagne, alors que le lézard ocellé en garrigue, et milieu sec.
-pareil dans la volière européenne, la bécasse fait un peu intrus puisque forestière contrairement à tous les autres oiseaux, plutôt aquatiques
-certaines cohabitations semblent osées, voir risquées, notamment les genettes avec des oiseaux.

Bravo en tout cas!
JulesDomalain
 
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Re: Zoo de Vincennes - version alternative

Messagepar Therabu » Jeudi 26 Septembre 2019 10:08

Merci pour ce projet intéressant de zoo se visitant tel une encyclopédie de biologie. J'aime l'approche par thèmes, et faute de le visualiser correctement, tu sembles avoir pensé à une véritable unité architecturale.

Parmi les critiques, la première est que j'aimerais bien voir un plan, car l'une des plus fortes contraintes de Vincennes est l'espace.
En ce qui concerne la collection, je la trouve déjà fantaisiste, nombre d'espèces ne sont pas présentes en captivité et ne le seront pas moyen terme. D'autre part, il ne semble pas y avoir beaucoup d'emphase sur les priorités de conservation. Enfin, cela me semble insuffisamment attractif pour attirer les visiteurs, aussi puissant que soit le concept. Il y a beaucoup d'antilopes, des loups ET des lycaons, et finalement ni ours, grand félin, anthropoïde, loutre ou pinnipède.

Enfin je finirais avec les présentations qui ne me semblent pas être pensées pour l'élevage des animaux et tel de vrais lieux de vie. Les cohabitations sont au mieux stressantes voire dangereuses. Et la présentation de certaines espèces doit être repensée : les guépards ne doivent pas être présentés en couple, tout comme les rhinocéros blancs qui vivent en groupe.

Encore merci d’avoir pris le temps de partager ton projet.
Therabu
 
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